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Wednesday, April 4, 2018

UN PEU PERDU À L'ARRIVÉE ?


Un peu perdu à l’arrivée ?

Je trouve toujours étonnant que l'on puisse être effrayé à l'idée de venir aux Philippines. Et pourtant ! Vous êtes nombreux à m’avouer avoir eu de grosses frayeurs en posant le pied hors de l’aéronef qui vous avait amené.

KLM, B777

Et tous ces gens dans l’aérogare, ces employés, ces voyageurs, n’ont-ils pas des mines patibulaires ?
Enfin, pas vraiment tibulaires… mais presque !

Qu’est-ce que je suis venu faire ici, que va-t-il m’arriver ?
Au secours « Maman », je veux rentrer !

Il faut dire que les informations distillées par nos médias bien-pensant, qui sont loin de refléter la réalité des choses, y sont certainement pour quelque chose.

Comme je m’y rends assez souvent, je prends pour exemple le Terminal 3 de l’aéroport de manille. La présence policière est des plus réduite dans cette aérogare et pas un seul militaire à l’horizon.
Alors que je vous rappelle que la Loi Martiale est toujours en vigueur sur l’île de Mindanao et ce jusqu’au 31 décembre 2018.

Ça, c'est à Paris !

Oui,  il y a bien des portiques de détection de métaux, mais n’est-ce pas le cas dans tous les aéroports du monde ?

À la sortie de l’aérogare vous êtes surpris, pas de chars, pas d’auto mitrailleuse ou autres engins blindés, pas de barrages ou de contrôles de police, c’est calme, tranquille, tout se passe nonchalamment dans la douce chaleur tropicale de l’archipel philippin.
Si vous arrivez d’Europe par la KL 807, le vol KLM, Amsterdam (Schiphol), Taïpee, Manille, votre débarquement se fera au Terminal 3.

C’est un Terminal moderne, de dimension humaine, le plus grand et le plus récent des terminaux du Niño Aquino International Airport.
Il est clair, facile d’accès, relativement bien organisé, propre et les parkings se trouvent seulement à quelques dizaines de mètres du hall d’arrivée ; pas de longues courses avec les bagages pour les passagers qui arrivent.

En fait le NAIA, pour Niño Aquino International Airport, se compose de quatre terminaux bien éloignés les uns des autres. Les terminaux 1, 2, 3 et 4. C’est un peu comme si nous avions quatre aéroports en un seul !

Ça, c'est à Manille !

Le Terminal 1, je ne suis pas certain que ce soit le plus ancien, a été construit durant la Présidence de Ferdinand Marcos (décembre 1965 à février 1986). Extérieurement il ressemble plus à un blockhaus qu’à un aéroport.
Si la plupart des grandes compagnies internationales arrivent et repartent du Terminal 1, certaines comme la KLM, ANA, Delta Airlines et quelques autres arrivent désormais au Terminal 3.

Le problème que rencontrent ceux qui sont venus attendre des passagers à ce Terminal, est qu’ils n’ont pas accès directement à l’aérogare, ou alors très difficilement. Il leur faut attendre au rez-de-chaussée, au niveau des parkings. Pour les rejoindre, les passagers devront sortir de l’aérogare, traverser la route d’accès et descendre une rampe afin de rejoindre famille et amis venus les attendre. 

Partie du Terminal 1

Au cours des années 1990, du fait de la forte augmentation du nombre de départs et d’arrivées de passagers à Manille, il a été décidé de construire une nouvelle aérogare située non loin du Terminal 1, le Terminal 2.

Entrée en opération en 1999, cette aérogare, qui devait être un hub pour les vols intérieurs, est devenue le Terminal exclusif de la compagnie nationale Philippines Airlines (PAL), aussi bien pour ses vols domestiques que pour ses vols internationaux.

Construit par Aéroports de Paris pour accueillir neuf millions de passagers, le Terminal se présente sous la forme d’un bâtiment central de six étages, avec deux ailes en arc de cercle ; l’aile Nord et l’aile Sud.
L’aile Nord est utilisée pour les départs et les arrivées des vols internationaux de PAL, tandis que l’aile Sud est réservée aux vols domestiques.
La capacité de ce Terminal est de 9 millions de passagers par an.

Terminal 2

Le Terminal 3, le plus grand et le plus récent ; c’est celui que je préfère du fait de son accès aisé à partir du Cavitex, l’autoroute qui joint Manille à la Province de Cavite. Il y a sur l’autoroute une bretelle qui amène directement à ce Terminal. Oui, je sais, c’est payant, mais que de temps gagné !

Cette bretelle nous amène directement aux portes des arrivées et des départs ainsi qu’aux parkings ; comme c’est devenu facile de venir attendre des passagers. Je suis devenu un habitué du vol KL 807, celui qui nous arrive quotidiennement de Schiphol via Taïpee. À noter que ce vol, dont l’arrivée est estimée à 18 h 45, arrivait régulièrement l’an dernier entre 18 h 10 et 18 h 15 ; j’ai failli, à plusieurs reprises, manquer ceux qui nous arrivaient d’Europe. En cette saison il arrive vers 18 h 45 et vers 19 h 30 lorsque l’Europe est à l’heure d’hiver.

Nous nous parquons aussi proche que possible de la Gate number one, c’est là que je donne rendez-vous à ceux qui arrivent de France (via Amsterdam Schiphol). À cet endroit les fumeurs pourront en griller une, après une abstinence qui pour certain aura duré près de vingt-quatre heures !

La capacité du Terminal 3 est de 13 millions de passagers par an.

Terminal 3

Le Terminal 4, en fait le plus ancien, car utilisé depuis 1948, rassurez-vous il a été rénové à de nombreuses reprises, reçoit les compagnies qui assurent des vols locaux et régionaux comme Cebgo, AirSWIFT, Air Asia (Philippines) et SkyJet.
Il est également appelé le Manila Domestic Passenger Terminal.

Il y a en projet la construction d’un cinquième Terminal, mais je n’ai à ce jour aucune autre information à vous donner concernant ce projet.

Le projet de la construction d’un nouvel aéroport à Cavite (Sangley Point), à l’emplacement de la Danilo Atienza Air Base, semble avoir été abandonné et ne devrait donc pas sortir des cartons.

Pourtant, le projet était bien avancé et j’étais presque persuadé qu’il s’agirait là de la réalisation phare de  la présidence Aquino. Je m’étais trompé ! Certainement trop proche du NAIA, (j’en ai parlé dans un autre billet), ce qui fait que ce dernier aurait dû être fermé, partiellement tout du moins.

Il semblerait que nous nous dirigions, afin de désengorger le NAIA arrivé à saturation avec plus de quarante millions de passagers par an, vers l’utilisation de l’aéroport International de Clark qui se situe à quatre-vingts kilomètres au Nord de Manille dans la province de Pampanga.

Terminal 4

Le NAIA n’a qu’une seule piste pour les gros porteurs ; une 06 / 24, piste orientée au 061º et au 241º  d’une longueur de 3737 mètres.
La seconde piste, dite piste secondaire, d’une longueur de 2.367 mètres, la 13 / 31, orientée au 136º et au 316º, ne sert que pour les décollages des petits porteurs du genre A 320, ATR 42 et 72, Dornier 328, etc. et l’aviation privée.

Actuellement et dans sa configuration, le NAIA ne peut assurer plus de 40 décollages et atterrissages par heure. Des solutions sont ou ont été envisagées afin de porter les mouvements d’aéronefs à 60 par heure.

Outre le projet de Sangley pointe, qui comprenait deux pistes parallèles et un métro aérien joignant l’aéroport au centre-ville de Manille, la construction d’une seconde piste au Sud de la piste 06/24, piste qui aurait eu une longueur de 2.100 mètres, a également été abandonnée.


Pistes actuelles et Terminaux du NAIA

Il semblerait que nous nous dirigions vers :
La relocalisation des vols privés du NAIA à Sangley Point, avec interdiction de vol de 07 h à 15 h,
L’utilisation quasi simultanée des deux pistes pour les décollages.
Et surtout, une utilisation de plus en plus importante de l’aéroport international de Clark.

Clark, c’était jusqu’en 1991 la plus grande base aérienne américaine en dehors des États-Unis.

Suite à l’éruption du Mont Pinatubo et au violent cyclone qui a suivi cette catastrophe, la base a été totalement détruite. Les Américains ont rétrocédé cette base aux Philippines et l’aéroport a rouvert en 1993 sous le nom de Clark Special Economic Zone.

Sous la Présidence de Fidel V. Ramos (1992-1998), il avait été décidé que Clark devienne, une fois le NAIA arrivé à saturation, l’entrée principale du transport aérien sur l’archipel.
Utilisé principalement par les avions cargo venus charger les produits fabriqués dans les deux zones franches de Subic Bay et de Clark, l’aéroport a petit à petit été utilisé par les compagnies low cost ; principalement du fait de ses redevances aéroportuaires nettement moins élevées que celles appliquées au NAIA.

En 2003, sous la présidence de Gloria Magapagal Arroyo, l’aéroport a été nommé Diosdado Magapagal airport, puis Clark International Airport en 2012.

Clark International Airport

L’agrandissement du terminal, terminé en 2008, permettait d‘accueillir jusqu’à 2 millions de passagers.

En 2013, la deuxième phase de l’agrandissement du terminal, permet à ce dernier d’accueillir jusqu’à 4,2 millions de passagers.

La construction d’un deuxième terminal, construction qui devrait être achevée courant 2020, portera la capacité de Clark International à 12, 2 millions de passagers par an.  
La construction de deux nouveaux terminaux, qui devrait s’achever en 2025, portera la capacité totale de Clark International Airport à 110 millions de passagers.

Le principal avantage de Clark est que l’aéroport dispose de deux pistes parallèles, orientées 020º/200º.
La piste principale, la 02R/20L, d’une longueur de 3.200 mètres et d'une largeur de 60, est équipée d’un système d’atterrissage aux instruments de précision.
La piste secondaire, la 02L/20R, d’une longueur de 3.200 mètres et d'une largeur de 45 mètres, est utilisé pour les vols à vue (VFR), car ne possédant pas de système d’atterrissage aux instruments.

Il est prévu, à court terme, de faire passer la longueur des deux pistes de 3.200 à 4.000 mètre et d’installer un système d’atterrissage aux instruments de précision sur la piste 02L/20R.

Airbus A380

Quelles sont les compagnies aériennes qui utilisent actuellement cet aéroport ?
AirSWIFT, Asiana Airlines, Cathay Deagon, Cebu Pacific, Emirates, Jetstar Asia Airways, Jin Air, Philippines Airlines, Platinum Skies Aviation, Qatar Airways et Scoot. 


Principal inconvénient de l’aéroport de Clark.
Même si la ville d’Angeles (Clark) est désormais reliée à la capitale Manille par une autoroute, cette  dernière, seulement à deux voies, est parfois bien encombrée. Si l’on peut estimer à une heure trente le trajet Clark / Nord de Manille, ceux qui ont un vol de connexion en partance du NAIA devront s’y prendre bien à l’avance. Joindre le North Luzon Expressway (Nord de Manille) au NAIA, en passant par EDSA (Epifanio De los Santos Avenue), puis Roxas Boulevard et enfin Airport Road, peut prendre des heures.

Pour ceux qui ne le sauraient pas, je rappelle que : si le tampon de l’Immigration sur votre passeport 
vous donne droit à un séjour de trente jours sans autre formalité, il vous est également possible de demander un visa de deux mois lors de votre passage à l’immigration. 

D’autre part, je conseille aux nouveaux arrivants de faire l’achat d’une carte SIM et d’un mois d’Internet illimité ; le coût 1.000 pesos. La jeune fille chargée de la vente des cartes SIM se fera un plaisir de l’installer dans votre portable sans aucun problème.

Profitez également du fait que vous êtes à l’aéroport pour faire du change.
Ces derniers temps, c’était la BDO (Banco De Oro) qui offrait le meilleur taux Euro/Peso.



Un peu perdu à l'arrivée ?
Contactez-moi.

Notre van et son chauffeur viendront vous accueillir à votre descente d'avion.
Que ce soit pour toute destination sur Luzon ou pour venir à Ternate me rencontrer.
La distance qui sépare l'aéroport de Ternate est de cinquante kilomètres et le trajet s'effectue normalement en une heure et quinze minutes.

Van de dix places, mais limité à six passagers avec bagages. 

À toutes et à tous je souhaite une excellente fin de semaine, que la force soit avec vous.

Expériences, avis, critiques et commentaires, comme d'habitude sont les bienvenus.



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7107 îles, plus de 36.000 kilomètres de côtes,
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Saturday, August 26, 2017

PARLER ... SE FAIRE COMPRENDRE ... AUX PHILIPPINES !

PARLER …  SE FAIRE COMPRENDRE AVEC UN PHILIPPIN

Parler, discuter avec un Philippin est une chose, se faire comprendre en est une autre. La communication n’est pas toujours des plus faciles. Êtes-vous sûr qu’il a bien compris ce que vous vouliez lui dire ? Etes-vous certain d’avoir employé les mots corrects, dans l’ordre correct et qu’il n’y a pas eu mauvaise interprétation de sa part ?

Difficile, parfois très difficile, même les Américains qui vivent ici se plaignent souvent de ce problème de communication avec les Philippins. Ce n’est, dans la plupart des cas, pas une question de mauvaise volonté, ni d’un côté ni de l’autre, mais une profonde différence de culture des uns et des autres.

Louis de Funes

Essayons d’expliquer : parfois (souvent), anglais et américains ont des difficultés à se comprendre, alors qu’apparemment ils parlent le même langage. Oui, mais il y a de grandes différences dans les mentalités, les cultures, les expressions utilisées, les mots n’ont pas toujours la même signification d’un côté ou de l’autre de l’Atlantique et … sans parler des accents régionaux ou locaux.

George Bernard Shaw a dit un jour que : ‘‘Anglais et américains sont séparés par un langage commun’’. La séparation est encore plus grande entre philippins et américains ou anglais, ou avec toute autre personne qui parle ‘’anglais’’.
Cela est encore plus vrai pour nous français, qui somment, pour la plupart d’entre nous tout du moins, loin d’être bilingue.

C’est une chose à laquelle nous devons songer très sérieusement. Comment nous exprimer et faire passer nos idées sans heurter la très susceptible mentalité  et le bouillant tempérament philippin. Quelque chose qu’il nous faut étudier si nous souhaitons avoir de bonnes relations ici, faute de quoi nous risquons de perdre nos amis, voire de nous faire des ennemis.

My Liz is rich

La chose est que le Philippin a quelque part sa propre voie de pensée, sa propre vision au sujet de lui-même, de sa famille, de son pays, des autres, du monde en général … et il est très facile de heurter sa sensibilité, sa susceptibilité. De par expérience je peux vous dire que si vous heurtez la susceptibilité d’un Philippin, cela peut prendre du temps avant que votre relation se rétablisse … des mois, des années, parfois jamais !


Différence de culture entre l’ouest et les Philippines je suppose.

Quand vous parlez avec des membres de la famille ou d’autres Philippins, souvenez vous que l’anglais est leur seconde langue et que depuis l’indépendance cette seconde langue, parlée par une majorité, a suivi sa propre évolution. Qui n’est pas forcement l’évolution suivie par l’anglais et l’américain … c’est pour cela que l’on nomme, entre nous, ce langage le ‘’Philglish’’.

Le Philippin emploie très souvent un mot anglais, mais qui pour lui ne veut pas forcement dire ce qu’indique la définition officielle du dictionnaire. Le ‘’brown-out’’ est l’expressison locale qui en anglais se traduit par ‘’blackout’’; le ‘’short-cut’’ c’est en fait un ‘’short-circuit’’ un court-circuit en français, le tricycle c’est une motocyclette avec un side-car, etc.

Un jour que je discutais avec un Philippin et que je lui faisait remarquer que l'expression exacte pour coupure de courant était ''blackout'', il m'a répondu qu'aux Philippines l'on utilisait ''brown- out'' du fait qu'il ne fait jamais tout à fait noir.


Brown-out philippin

Pour tout arranger il y a la prononciation qui peut également varier … sensiblement. Par exemple ‘’Doll’’, la poupée, va se prononcer ‘’Dalle’’, ‘’flour’’, la farine, se prononce ‘’flaour’’ et encore … le mieux étant de demander de la Harina si vous avez besoin d’acheter ce produit.

Et oui, pour corser le tout, ils utilisent également des mots et expressions espagnoles  ou dérivés de l’espagnol ! Les jours de la semaine ainsi que les chiffres et les heures sont très souvent en espagnol. Attention, pour les jours de la semaine en espagnol, nous retrouvons les lunes, martes, miercoles, jueves, viernes et sabados, mais ils utilisent ‘’lingo’’ (tagalog) pour dimanche. Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?


Donc le Philippin utilise des mots et expressions anglaises qui vont avoir une signification différente de celle que vous connaissez. La prononciation peut ne pas être la même, il emploie également des mots et expression espagnoles, quant à l’accent qu’il pense être du pur américain …

De plus nous ne sommes pas, loin de là, tous ‘’fluent in english’’ !

Ce qui peut et ce qui va très certainement amener à des quiproquos et là … danger.
Oui danger et j’explique : je vais prendre un exemple extrême de façon à bien me faire comprendre.



Ugly daughter ?

Vous discutez de choses et d’autres avec un copain, un ami, une connaissance, en résumé un Philippin que vous connaissez assez bien. Lors de la conversation vous souhaitez lui faire savoir que vous trouvez sa petite fille jolie et vous lui dites ‘’Your young daughter is really ugly’’. Vous vous êtes trompé, vous avez employé ’’ugly’’ en lieu et place de ‘’pretty’’ … et là, il y a danger.

Si vous étiez en discussion avec un américain ou un ressortissant d’un pays de l’ouest, aucun problème, il prendrait cela en souriant,  il répondrait : "comment ? Mais elle est très belle ma petite fille", ‘’she is so pretty’’ et vous vous apercevriez automatiquement de votre erreur. Vous rectifieriez immédiatement et … vous en rigolez encore tous les deux aujourd’hui.
Mais cela ne va pas être la réaction du Philippin. Il va prendre cela au premier degré, sans jamais penser que vous vous êtes trompé de mot, que vous avez confondu ugly et pretty.

Et là, vous vous êtes très certainement fait un ennemi.

Le plus grave c’est que, dans un cas comme celui là, le Philippin va se souvenir que vous êtes son ennemi, mais très souvent il aura oublié le motif, le pourquoi de la chose. Si vous lui posez la question pourquoi X est son ennemi, dans la plupart des cas il vous répondra : « je sais que c’est mon ennemi, mais je ne me souviens plus pourquoi ! »

Différence de culture

Dans les affaires, en cas de négociations difficiles et s’il y a plusieurs interlocuteurs, je conseille vivement aux gens, même ceux qui parlent un anglais courant, de prendre un traducteur qui servira d’amortisseur. Ceci afin d’éviter d’entrer en conflit ouvert, sans même s’en apercevoir.

Un autre exemple d’incompréhension mutuelle. Il y a quelques années je me trouvais au restaurant avec quelques amis français et nous commandons. Comme nous avons des plats qui sont différents, les temps de cuisson ne sont pas les mêmes.

Le cuisinier fait en sorte que nous soyons tous servis en même temps. Problème, la pièce de bœuf saignante d’un des convives est froide.
Il appelle le serveur et lui demande : « Please could you bring it back to the kitchen, it’s cold ». Le serveur emmène la pièce de bœuf en cuisine et après dix minutes notre ami demande : « May I have my piece of beef, please ?»
« Yes Sir ». Et la pièce de bœuf revient … froide. Cela se répète deux autres fois, la pièce de bœuf repart en cuisine et revient froide.

Mon ami change de tactique, amène lui-même son assiette dans la cuisine, demande au chef d’ouvrir le four, y met la pièce de ‘’beef’’ et tourne le thermostat. Tout le monde est surpris en cuisine, chacun pensait que le client changeait d’avis, qu’il ne voulait plus de son bœuf, puis qu’il le voulait à nouveau.


Pièce de boeuf aux allers-retours

Moralité de l’histoire expliquez, aussi clairement et simplement que possible, ce que vous souhaitez.

‘’Sorry but the beef is cold, could you cook it in the oven a few more minutes, please’’. D’autre part, n’oubliez jamais que le Philippin ne sait pas dire ‘’Non’’. Même s’il n’a rien compris à ce que vous voulez, il répondra par oui … il aurait l’impression de perdre la face s’il vous répondait ‘’Non’’.

Avez-vous été confronté à ce genre de problème, vous êtes-vous retrouvé dans des situations d’incompréhension du fait de la langue ? Partagez votre expérience en laissant un commentaire.


Expériences, avis, critiques et commentaires, comme toujours sont les bienvenus.

À toutes et à tous excellente semaine, bonnes vacances aux aoûtistes.


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