Monday, April 24, 2017

ÉCONOMIE, TOURISME, PHILIPPINES ET ASEAN !

Quelques Informations économiques sur les Philippines et autres pays de l'ASEAN.

Tourisme
Pour ce qui est de l'année 2015, l'Organisation Mondiale du Tourisme a donné les chiffres  suivants pour l'ensemble du monde : Arrivées de touristes internationaux 1.186 millions,
Recettes du tourisme international 1.260 milliards d'US$.


La zone Asie Pacifique a accueillie 279 millions de touristes pour un montant de 418 milliards d'euros. À titre de comparaison l'Europe a accueilli 608 millions de touristes  pour 451 milliards d'euros de recettes. Ce qui me fait dire que la zone Asie Pacifique a fait pratiquement autant de recettes que l'Europe avec deux fois moins de visiteurs.

Les Philippines auraient reçu environ 6.055.000 touristes internationaux entre février 2016 et janvier 2017.
À avoir :

Février 2016 ................................. 550.000
Mars .........................................      510.000
Avril  .......................................        470.000
Mai  .........................................       450.000
Juin  ........................................        460.000
Juillet  .....................................        560.000
Août  ........................................      500.000
Septembre  ...............................     425.000
Octobre  ....................................     440.000
Novembre  .................................    480.000
Décembre  ...................................  580.000
Janvier (2017)...............................  630.000

Si les arrivées sont plus ou moins régulières tout au long de l'année, l'on constate une légère augmentation de ces dernières en juillet et août (grandes vacances en Europe et aux USA) et surtout en décembre et janvier (saison fraiche sur l'archipel).

Les flux touristiques ont été influencés par trois facteurs principaux en 2015 / 2016 : les variations d’une ampleur inhabituelle des taux de change, la baisse des cours du pétrole et d’autres produits de base, et les préoccupations croissantes dans le monde concernant la sûreté et la sécurité.


Au niveau des régions de l’OMT, les Amériques et l’Asie Pacifique ont toutes les deux enregistré près de 6 % de croissance des arrivées de touristes internationaux. L’Europe, la région la plus visitée au monde, a affiché pour sa part 5 % de croissance. Les arrivées ont augmenté de 2 % au Moyen-Orient alors qu’elles ont connu une baisse de 3 % en Afrique, imputable surtout à la faiblesse des résultats de l’Afrique du Nord (terrorisme).

Les recettes du tourisme international ont augmenté de 4,4 % en termes réels (compte tenu des fluctuations des taux de change et de l’inflation), le total des recettes dans les destinations s’élevant à l’échelle mondiale, d’après les estimations, à 1 260 milliards de dollars en 2015 (1 136 milliards d’euros).

Paradoxe au Cambodge ; alors que le nombre de touristes est en augmentation, les recettes sont en baisse. Alors que le rapport annuel du ministère du tourisme montre une croissance continue en 2016 pour le secteur, avec une augmentation de 5 % des visites de touristes, franchissant ainsi la barre des cinq millions, les recettes touristiques sont en diminution de cinq cents mille dollars US (- 13 %).

Les raisons de ces courbes contradictoires ne sont pas mentionnées, mais à savoir si  le choix du tourisme de masse au détriment de la vente de séjours à une clientèle plus aisée et à fort pouvoir d'achat n'est pas à l'origine d'une tendance contradictoire, visiteurs en hausse et recettes en baisse... Le rapport indique également qu'à la fin de 2016, il y avait 647 hôtels, 1.996 chambres d'hôtes, 1.844 restaurants, 588 agences de tourisme et 5088 guides enregistrés dans le royaume. Enfin, l'enregistrement des entreprises de tourisme a augmenté de 5 % tandis que les recettes provenant de ces licences n'ont que légèrement augmenté (+1%).


La croissance économique du Cambodge restera forte, à 6,9%, cette année et l'année prochaine, indique le rapport ''Global Economic Prospects: Weak Investments in Uncertain Time''. La croissance économique de cette année reste au même rythme que le Myanmar et les Philippines, mais légèrement inférieure à celle de la RDP du Laos (7%), souligne le document.

Selon le rapport, l'économie de la République démocratique populaire du Laos devrait connaître une croissance de 7% en 2017 et de 6,8% en 2018; le Myanmar serait  à 6,9% et 7,2%; l’Indonésie, à 5,3% et 5,5%; la Malaisie à 4,3% et 4,5%; et les Philippines à 6,9% et 7%.

La Thaïlande serait à 3,2% et 3,3%; et le Vietnam, à 6,3% cette année et l'année prochaine.

Si l’on s’attend à une faible croissance pour la Thaïlande, l’on peut néanmoins constater que le pays a reçu un record de 35, 59 millions de touristes internationaux en 2016, ceci avec des revenus qui ont battu les plus fortes estimations.  Les prévisions du Ministère du tourisme tablent sur une augmentation des arrivées de 10 % pour l’année 2017. La Thaïlande demeure populaire et ce, malgré une série d’attaques terroristes et la mort du Roi Bhumibol Adulyadej, ce qui a imposé une période de deuil dans tout le pays.

L’industrie touristique en Thaïlande a généré 71, 4 milliards de dollars US en 2016, en hausse de 11 % comparé à 2015. Les revenus du tourisme pour toute l’année 2017 pourraient dépasser les estimations les plus optimistes qui tablent sur 78, 5 milliards de dollars US. La Thaïlande et le onzième pays le plus visité au monde et la sixième industrie touristique. La plupart des visiteurs viennent de Chine, de la Corée et du Japon, attirés par le chaud climat qui prévaut tout au long de l’année (certainement pas que le chaud climat).


Le Laos a enregistré l’arrivée de 4, 3 millions de touristes en 2015,
Le Vietnam a enregistré l’arrivée de l’ordre de 10 millions de touristes en 2016,
La Malaisie a reçu plus de 26 millions de touristes internationaux, également pour l’année 2016.

Nous constatons que, compte tenu des arrivées de touristes internationaux aux Philippines, la marge de progression potentielle est très grande. En ce qui concerne la création de stations balnéaires, les Philippines ont certainement, avec l’Indonésie, le plus gros potentiel.

Les Philippines présentent l’inconvénient d’être un archipel où les infrastructures sont encore sous- développées.

Si quelques îles pourront (en projet) être reliées par des ponts, le développement de liaisons aériennes desservies par des aéronefs de petites capacités est, à mon avis tout du moins, une des solutions. La création et l’aménagement de plans d’eau pour hydravions pourraient venir compléter un maillage plus dense des liaisons aériennes.

Si la station balnéaire de Boracay commence à être bien desservie via l’aéroport de Caticlan, (voire Kalibo + bus) il n’existe aucune liaison aérienne Manille Puerto Galera.  Hormis la possibilité de louer un hydravion de faible capacité. Le trajet en bus ou en voiture particulière, complété par une traversée maritime, prend au moins cinq heures entre Manille et Puerto Galera, quand ce n’est plus du fait des embouteillages. Ce trajet pourrait être de vingt à trente minutes en hydravion.


Les touristes en provenance d’Europe et d’Amérique du Nord passent plus ou moins 24 heures dans les transports aériens avant de rejoindre Manille, Cebu ou Davao (Plus 24 H au retour). Ce qui fait que leurs vacances sont déjà amputées de deux jours. Ces personnes ne tiennent pas spécialement à passer plusieurs autres jours dans les transports.

Pour ceux qui souhaiteraient monter un resort sur l’archipel, sachez que :
- Il va vous falloir faire venir quatre-vingts pour cent de votre clientèle de l'étranger, donc un gros effort de marketing en perspective.

- Vous devrez impérativement faire en sorte que votre resort soit accessible à moins de deux, voire trois heures au grand maximum, d’un aéroport international.

Autrement vous deviendrez comme ces nombreux resorts que l’on trouve un peu partout sur l’archipel, tous plus magnifiques les uns que les autres… mais déserts. Et au bout de quelques années, comme de très nombreux autres avant vous, votre perle de resort ne sera plus que l’ombre d'elle-même, avant que de tomber en ruines.

 À tous et à toutes je souhaite une excellente semaine, que la force soit avec vous.

Vous avez aimé Hollande, vous allez adorer Macron, le dauphin! 


Expériences, avis, critiques et commentaires, comme d’habitude sont les bienvenus.

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Prendre sa retraite aux Philippines,
Pourquoi ?
7107 îles, plus de 36.000 kilomètres de côtes,
   des  milliers de plages de sable blanc, le soleil toute l’année ;
des montagnes qui culminent à près de 3.000 mètres,
la jungle, les forêts, des paysages grandioses.

Une population chaleureuse et accueillante, des tribus colorées.
Un excellent service de santé à un prix abordable. Le coût de la vie,
   un des plus bas au monde ; de nombreux avantages offerts aux retraités,
pas d’impôts ni de taxes.

      Rendez-vous sur la page livres pour en savoir plus.




Épouser une Femme Philippine”,

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S’adresse à tous les hommes occidentaux  qui souhaitent trouver aux pays des 7.107 îles celle qui deviendra la compagne de leur vie.


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Enquêtes et Investigations
                   Aux Philippines

Monday, April 17, 2017

DENGUE ... VACCINATION AUX PHILIPPINES !

Depuis l’année dernière, le ministère de la Santé, en collaboration avec le ministère de l’Éducation, a mis en place une campagne de vaccination contre la Dengue dans les écoles publiques de l’archipel. Ceci afin d’enrayer, sinon de mettre fin à l’augmentation des cas de Dengue dans le pays.

Cette année, le vaccin contre la Dengue devient plus accessible à la population. Il est désormais disponible sans ordonnance dans les magasins Watsons. Watsons est ainsi le premier détaillant à offrir ce vaccin sur le marché, ce qui est partie de sa mission de faire du pays aux 7.107 îles, un endroit où les Philippins, ainsi qu les étrangers qui visitent ou qui résident « Look Good and Feel Great ».


La chaine de vente au détail propose déjà des vaccinations, contre la grippe, la pneumonie et le cancer du col de l’utérus, à des intervalles réguliers tout au long de l’année.
Il est important de noter que toutes les injections sont administrées en magasin par des médecins.

Le directeur commercial de la branche santé de watsons, Danilo Chiong, déclare que : « Dans le cadre de notre engagement à améliorer la vie et la santé des Philippins, en rendant les soins de santé plus accessibles, nous avons décidé d’offrir une vaccination contre la Dengue dans nos magasins, ceci à l’échelle nationale ».

« La Dengue est une maladie épidémique récurrente dans le pays, aussi nous reconnaissons l’importance qu’il y a à protéger les populations locales contre cette maladie mortelle par la vaccination ».

Le premier vaccin efficace contre la Dengue, Dengvaxia, a été crée par Sanofi Pasteur, une multinationale experte dans le développement des vaccins.


Le vaccin, qui a nécessité plus de vingt années de recherche et de développement, a été soigneusement testé sur la base des lignes directrices de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).  Les tests ont été effectué sur plus de 41.000 personnes, ceci dans quinze pays dont les Philippines.

En février 2017, le vaccin a été approuvé dans quatorze pays dont Singapour, le Mexique, le Brésil et les Philippines. Ce vaccin également reçu l’aval de la Société Philippine pour la microbiologie et les maladies infectieuses, ainsi que par l’Ordre des médecins philippin.

Selon une étude réalisée par l’Institut National de l’Université des Philippines, le vaccin devrait réduire les cas de Dengue dans le pays de plus de vingt-quatre pour cent sur une période de cinq ans.

La vaccination est réalisée en trois injections espacées de trois à six mois et peut protéger des quatre souches du virus connues à ce jour. Elle peut-être administrée aux personnes dès l’âge de neuf ans et ce jusqu’à quarante-cinq ans. Pour les plus anciens, comme moi par exemple, vous pouvez aller vous faire brosser ! Je n’ai aucune idée du pourquoi ou du comment de la chose, mais c’est ainsi.

De plus, connaissant un peu la maladie, je peux vous assurer qu’elle est plus particulièrement mortelle pour les enfants en bas-âges et les personnes âgées. Donc, je me rabattrai sur la Tawa-Tawa, une plante médicinale qui pousse dans les environs de Ternate et qui a prouvé son efficacité.



Lire ou relire à ce sujet mon billet intitulé « Une histoire de Dengue ».

Plus de quarante-cinq ans, nous devons être considérés comme des animaux de rebut… bon pour l’abattoir ! 
Une retraite de moins à verser.

Dans un exposé, le Docteur Rotgene Solante a déclaré que le vaccin avait prouvé son efficacité dans 93, 2 % des cas de Dengue sévère, dans 80, 8 % des cas de personnes hospitalisées et dans 65 % des cas de Dengue symptomatique. Ce qui en fait, à ce jour, le moyen le plus efficace d’enrayer la maladie.

La vaccination contre la Dengue coûtera tout de même Php 4.000 par dose, soit Php. 12.000 (€ 240) pour les trois doses nécessaires, ce qui n’est pas à la portée de toutes les bourses philippines !

La première vaccination, dans les magasins Watsons,  est prévue pour le 30 avril, avec une deuxième injection le 9 octobre et la dernière injection le 29 avril 2018. Une seconde session est prévue les 14 mai, 12 novembre et 13 mai 2018.


Excellente journée à tous et à toutes, que la Force soit avec vous..
Il est onze heures du matin, la température est de 32º C., le vent faible du nord et quelques cumulus se forment sur les montagnes.

Expériences, avis, critiques et commentaires, comme d’habitude sont les bienvenus.

Pour plus d'information ou des explications, vous pouvez me contacter en laissant un commentaire à la fin de ce billet ou en me contactant par e-mail :
jevisauxphilippines@gmail.com

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Thursday, April 13, 2017

VIVRE SIMPLE ... AUX PHILIPPINES !

Un exemple parmi tant d’autres du changement drastique, mais pas dramatique, de la vie d’un homme à la recherche d’un sens à sa vie.

Dave, un Américain d’une cinquantaine d’années, décrit ainsi sa vie : « Si je te disais qu’il y a encore cinq ans je pesais cent soixante kilos, que j’étais malade, dépressif et pas bien dans ma peau, me croirais-tu ? »

C’était en 2011, je me trouvais aux États- Unis et ma vie était au point mort.
Comme pour de nombreux occidentaux la vie n’avait pas été très indulgente avec moi jusqu’à ce début d’année 2011. Et pourtant, je pense que j’avais suivi ce qui est la norme dans mon pays.


La grande valise noire

J’avais subi un divorce, des mises à pied, une faillite, des difficultés du fait de troubles mentaux et je constatais une détérioration rapide de mon état de santé. S’il me fallait résumer ce que ma vie était devenue, trois mots me viennent à l’esprit : misérable, chaotique et désordonnée.

À mon avis, j’avais fait tout ce qui est censé être fait afin de réaliser le ‘’Rêve Américain’’.
J’étais allé à l’université, j’avais travaillé dur, je m’étais marié, j’avais fait des enfants, j’avais gravi les échelons dans mon entreprise, j’avais acheté une maison et je pensais être dans la norme, parfaitement intégré dans la le système. J’achetais les choses que les médias et le gouvernement nous disaient d’acheter pour notre bonheur, pour être heureux… En fait, je n’étais que l’un de ces moutons qui faisait ce que l’on lui disait de faire, sans réfléchir, sans demander pourquoi, j’étais totalement conditionné.

Au tout début de l’année 2011, j’ai été gravement malade et sur mon lit d’hôpital j’ai fait le point.

J’ai compris que tout ce que j’avais fait jusqu’à maintenant ne me menait à rien. Le système ne fonctionnait pas pour moi, je demeurais insupportablement malade, misérable et solitaire.
J’ai alors compris qu’il me fallait drastiquement changer le cours de ma vie.

Chez moi le changement a pris la forme d’une rencontre sur internet.
Une jeune femme qui vivait à plus de douze mille kilomètres de chez moi, une jeune femme philippine dont je suis tombé amoureux après quelques semaines d’échanges sur le net. Ce qui est étrange, c’est que j’ai tout de suite compris qu’elle m’aimait aussi.


Le bus aux sièges étroits

Je connaissais un tout petit peu les Philippines, pour y avoir fait un rapide voyage afin d’écrire un rapport, du temps où je me trouvais à l’université.

Chaque jour ma relation avec Sonia s’épanouissait. Peu à peu elle arrivait à m’extirper de la coquille dans laquelle je m’étais enfermé. Je ne pensais plus qu’à une chose, la rejoindre sur la toile le plus souvent possible  Petit à petit, les engrenages rouillés de mon cerveau malade se sont remis à fonctionner et mon esprit est devenu plus clair. J’ai enfin compris qu’il me fallait m’échapper de ma vie actuelle qui n’était plus qu’une corvée. Je savais désormais que je voulais épouser Sonia et qu’il allait me falloir pour cela apporter quelques modifications draconiennes à mon mode de vie.

J’ai commencé à faire des plans.
Je dois dire que ces plans n’ont pas été vraiment du goût de ma famille.
J’allais laisser tout ce que j’avais et ceux que je connaissais pour partir aux Philippines.
Certains ont dit que j’étais fou, mais ça je le savais déjà, d’autres ont simplement secoué la tête et ont souri.

Un jour je me suis assis et j’ai réellement songé à ce que je prévoyais de faire.
J’allais partir pour un endroit du monde situé aux antipodes, un endroit que la majorité considère comme un pays du tiers monde, qui ne présente aucune sécurité et j’allais y épouser une jeune femme de dix-huit ans ma cadette, une femme que je n’avais jamais vue en chair et en os.

La pensée que je faisais peut-être une grosse bêtise m’a bien effleuré, mais lorsque je retrouvais Sonia sur le net, toutes mes peurs et mes angoisses disparaissaient. J’avais lu des histoires horribles de jeunes Philippines qui ne se faisaient épouser que pour venir aux États-Unis et qui, une fois sur place, abandonnaient les pauvres imbéciles qui les avaient fait venir.
Mais je m’étais engagé dans un plan et rien ni personne ne pouvait désormais me faire changer d’avis.

Arrivée au NAIA

Après avoir acheté mon billet d’avion je me suis rendu compte que, le plus que je puisse emporter était mon ordinateur portable et une seule et unique valise. Il me fallait tout faire tenir, ce qui veut dire cinquante ans de vie, dans une seule et unique valise.

Comme la grande majorité, j’en avais accumulé des choses durant ces années… des choses dont je devais absolument me séparer pour vivre mon rêve d’une nouvelle vie. Le problème, je ne savais même pas par où commencer.

Trois semaines plus tard, je me suis retrouvé dans le salon de mon appartement désormais vide.

À mes pieds le sac de mon ordinateur portable et une grande valise noire. Désormais tout ce que je possédais de matériel se trouvait dans cette grande valise noire.
Étonnement, le sentiment de savoir que je ne possédais plus rien, hormis ce qui tenait dans cette valise, eut un effet libérateur. C’était comme si le poids énorme que j’avais eu jusqu’à ce jour sur mes épaules s’était envolé. Magique, je me sentais tout à coup libéré.
Tout ce qui m’avait appartenu avait été vendu, donné ou mis aux ordures.

Quelle quantité de choses inutiles, je m’en rendais compte maintenant, j’avais pu accumuler !
C’était ma deuxième étape et elle s’était passée plus simplement que je le pensais.
Mon billet d’avion, ma valise avec le minimum… j’étais prêt à expérimenter une nouvelle vie, une nouvelle vie aux Philippines où j’allais apprendre à vivre différemment.

La circulation à Manille

Quelques jours plus tard je disais au revoir à mes deux garçons et à mes parents avant de monter dans l’avion qui me conduirait à Manille via Tokyo. Je dois préciser que, mis à part mon court séjour aux Philippines et une sortie d’ivrogne au Mexique, je n’avais jamais quitté les States.

Donc, en matière d’immigration et de douane je n’y connaissais pas grand-chose, sauf ce que j’avais pu lire ici et là. Heureusement, quand je suis arrivé à Manille, il y avait là de nombreuses personnes qui souhaitaient m’aider pour un peu d’argent. Je devais vraiment avoir l’air totalement perdu et stupide, car nombreux sont ceux qui me proposaient leur aide.

J’ai finalement franchi tous les obstacles, le dernier étant la douane et je me suis retrouvé en dehors du bâtiment de l’aéroport, dans la chaleur humide et moite de l’air Philippin.
Il était convenu que je rencontre Sonia à l’extérieur, là où se trouvent les taxis, l’accès au parking des véhicules particuliers et, précision supplémentaire, en face du Duty Free shop. Malgré mon inexpérience, je n’avais guère de chances de me perdre. Le Duty Free, je traverse et là, j’ai l’impression que des centaines d’inconnus me dévisagent. Impression désagréable que je ressens au plus profond de mon être.  Mais peut-être était-ce la fatigue qui me faisait réagir ainsi, vingt-trois heures que j’étais parti et impossible de fermer l’œil du fait de l’excitation du voyage.

Finalement, j’ai repéré Sonia. Je n’oublierai jamais l’expression de son visage quand elle m’a vu pour la première fois dans toute la splendeur de mon mètre quatre-vingt-cinq et de mes cent soixante kilos. Pendant quelques instants j’ai eu comme l’impression qu’elle allait changer d’avis à mon sujet, mais rien ne se matérialisa dans son regard qui demeurait fixé sur moi. 

Tourista... vous connaissez ?

Quelques instants de gêne bien vite dissipés et bientôt nous étions en train de parler, de rigoler et nous avons même échangé un premier baiser.
Le lendemain matin nous avons quitté Manille pour son appartement situé dans la province de Cavite.

Vous dire que j’ai subi un choc culturel lors de ce premier déplacement serait un euphémisme.
Les embouteillages, le bruit, la chaleur, cette foule, ces vendeurs à la sauvette qui montaient dans le bus…

J’ai très vite compris que les nombreux moyens de transport locaux n’étaient pas adaptés à la corpulence d’une personne comme moi. J’étais le bon et doux Kano, coincé sur un siège de bus, une sorte de Teddy- Bear qui tentait de faire contre mauvaise fortune bon cœur en conservant un sourire figé sur son visage.

Le trafic était terrible et anarchique, le bus n’avançait pas. De nombreux vendeurs montaient et descendaient, proposant qui des bombons, qui des cacahuètes, de l’eau minérale et des sodas glacés, des journaux et d’autres choses que je ne connaissais pas.

Mais, une fois sorti de Manille, le bus a pris de la vitesse et là, avec la manière dont les gens conduisent ici, j’ai commencé à avoir peur. Mais Sonia m’a rassuré en prenant ma main en sueur dans la sienne et en la conservant ainsi durant tout le trajet.

Hôpital philippin

Quand nous sommes arrivés à son appartement, j’ai à nouveau eu un choc ; celui-ci était de la taille de mon ancienne chambre à coucher, il y faisait abominablement chaud et l’air y semblait collant.
Adaptation difficile pour l’Américain que j’étais, habitué à vivre en permanence en air conditionné.

Mais je ne me suis jamais plaint, je vivais mon rêve et je m’étais préparé mentalement à ces changements, sachant que tout serait différent.

Après quelques semaines passées ensemble à Cavite, nous avons décidé de nous rendre à Bacolod City afin que je rencontre sa famille et que je puisse officiellement demander la main de Sonia à ses parents.

C’est en arrivant à l’aéroport que j’ai su que quelque chose n’allait pas bien ; j’étais malade. Durant le vol, qui a duré un peu plus d’une heure, je me sentais de moins en moins bien. Heureusement diarrhée et vomissements n’ont pas commencés avant que nous soyons arrivés à la ferme des parents de Sonia.

La gentillesse du personnel hospitalier

Là, j’ai eu ma première véritable leçon sur ce qu’est la culture philippine. J’étais un gros, pour ne pas dire plus, un vieil étranger suant, certainement puant, de plus j’étais malade comme une bête et pourtant la famille de Sonia prenait soin de moi comme si je faisais partie de la famille. Durant toute une journée, tout ce que j’ai été capable de faire consistait à rester allongé, à transpirer à gosses gouttes et à faire de nombreux allers et retours entre mon lit et les toilettes. Ils n’ont même pas rigolé lorsque j’ai demandé où se trouvait le papier toilette.

Le lendemain, j’étais à l’hôpital !

Un hôpital privé dans lequel j’avais une chambre individuelle et dans laquelle est passée une armée d’infirmières et de médecins tous plus gentils les uns que les autres. À la différence des hôpitaux occidentaux, où l’on se sent plus client que patient, aux Philippines le personnel hospitalier est aux petits soins pour le malade. Chacun prend le temps de discuter avec vous et ils veulent tout savoir. D’où vous venez, ce que vous faites aux Philippines, si vous avez des enfants et lorsque j’ai dit que j’étais là pour épouser Sonia… comme une traînée de poudre la nouvelle a fait le tour de l’hôpital et tout le personnel a défilé dans la chambre afin de nous féliciter.

Retour à la case départ...pour quelques petits mois

Une autre grande différence, pour le Kano que je suis, est qu’il y a un lit d’appoint dans les chambres. Un ou plusieurs membres de la famille peuvent ainsi rester vingt-quatre heures sur vingt-quatre avec le patient. Sonia ne s’en est pas privée, elle est restée avec moi les quatre jours qu’a durée mon hospitalisation. Mais, durant le jour elle n’était pas seule, deux ou trois membres de sa famille se trouvaient là en permanence et, avec les infirmières jamais pressées de partir, je ne manquais pas de compagnie.

Après trois jours sous perfusion et médicaments, j’ai eu droit à ma première crème glacée à la mangue, un délice et il m’a été possible de m’alimenter normalement. Sonia sortait deux fois par jour afin de m’acheter hamburger, pizzas et quelques plats philippins, dont le minudo que j’ai grandement apprécié.

Au moment de partir j’ai eu un grand choc, il me fallait payer la totalité des frais d’hospitalisation avant d’être autorisé à sortir. Mais, quand j’ai pris connaissance du montant qui m’était demandé, l’équivalent de quelques centaines de dollars, j’ai payé avec un grand sourire. L’excellent niveau de soins que j’ai reçu vaut bien plus que ce que j’ai payé.

Nous sommes restés quelques jours dans la famille, le temps pour moi de reprendre quelques forces et de goûter aux plats philippins, dont des soupes délicieuses.

Puis nous sommes retournés à Cavite.
Quelques semaines plus tard nous étions mariés.
La cérémonie de mariage s’est faite en Tagalog, ce qui fait que Sonia traduisait au fur et à mesure, le Kano que j’étais alors ne parlant pas un mot de cette langue difficile.


Fillette de parents mixtes

Nous avons séjourné quelques mois à Cavite. J’avais trouvé un emploi de professeur d’anglais dans un collège pour Coréens, où j’étais payé sept dollars de l’heure et pour la  première fois de ma vie je me sentais pleinement heureux. Une vie simple, avec une femme que j’aimais profondément et qui me le rendait bien et surtout une vie calme, sans pression, sans stress.
Sonia est alors tombée enceinte et nous avons décidé que nous devrions nous rapprocher de la famille.
Quelques semaines après avoir pris cette décision, nous nous installions dans la ferme près de Bacolod City.

Durant ces premiers mois d’expérience aux Philippines, j’ai appris quelques précieuses leçons de vie.

La première est que l’on peut vivre heureux avec très peu de choses, à partir du moment où vous avez de quoi mettre quelque chose à manger sur la table. Ici beaucoup, que dis-je, énormément de riz.

La seconde est d’avoir sa famille avec soit et j’ai également découvert l’importance qu’il peut y avoir à prendre soin les uns des autres.

Comme j’ai dû retourner en urgence aux États-Unis, pour un problème de santé antérieur à mon arrivée sur l’archipel que j’avais négligé, j’ai raté la naissance et les premières semaines de la vie de ma fille.
Si la séparation fût difficile, elle fût néanmoins un peu atténuée du fait que je savais que ma femme avait une famille qui allait s’occuper d’elle et du bébé.


Petit appartement de banlieue

Quand je suis revenu aux Philippines nous avons loué un petit appartement et acheté une voiture.

La vie était parfois dure, Sonia et moi avons eu nos problèmes, comme la plupart des couples durant les premières années d'un mariage. Ces dernières années nous avons vécu dans différentes maisons, à la recherche de l’endroit idéal. Je dois avouer que nous avons traversé des moments difficiles, mais chaque jour notre amour grandissait et nous étions de plus en plus heureux. J’ai ainsi découvert qu’il n’était nullement besoin d’avoir plein de choses dans une maison pour vivre heureux. Tout ce dont on a besoin c’est d’un toit sur la tête, un peu de nourriture sur la table et beaucoup d’amour.

Nous vivons une vie simple, tranquille et nous sommes pleinement heureux.

En quelques années je suis devenu un autre homme, un être beaucoup mieux dans sa peau, une personne différente et bonifiée. Je suis en meilleure santé, j’ai perdu soixante kilos, nous venons d’acheter une nouvelle voiture et après quelques tâtonnements sur l’internet, me voici de retour dans mon business.

Ma relation avec Sonia est tout simplement incroyable, après ces années j’ai toujours l’impression d’être en période de lune de miel.

Ma fille de trois ans se porte comme un charme, mes deux grands garçons et mes parents sont en bonne santé et la famille aux Philippines fait de bonnes affaires avec la ferme.
Je suis arrivé ici avec une seule valise, mais de nombreux bagages, des problèmes à la fois émotionnels et physiques. J’ai brisé la coquille dans laquelle je m’étais enfermé et maintenant, aux Philippines que j’appelle mon chez moi, je suis heureux et je m’épanouis.


Ceci n’a pas de prix !



À toutes et à tous je souhaite une excellente journée.


Expériences, avis, critiques et commentaires, comme d’habitude sont les bienvenus.

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Prendre sa retraite aux Philippines,
Pourquoi ?
7107 îles, plus de 36.000 kilomètres de côtes,
   des  milliers de plages de sable blanc, le soleil toute l’année ;
des montagnes qui culminent à près de 3.000 mètres,
la jungle, les forêts, des paysages grandioses.

Une population chaleureuse et accueillante, des tribus colorées.
Un excellent service de santé à un prix abordable. Le coût de la vie,
   un des plus bas au monde ; de nombreux avantages offerts aux retraités,
pas d’impôts ni de taxes.

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Épouser une Femme Philippine”,

sous titré, 

Chercher Trouver et Marier une Pinay,





S’adresse à tous les hommes occidentaux  qui souhaitent trouver aux pays des 7.107 îles celle qui deviendra la compagne de leur vie.


Un livre complet qui aborde tous les sujets sans tabous.

Plus d’information sur la page ‘’livres’’



Mon petit livre 

101 façons de Générer des Revenus aux Philippines, pour y vivre’’ est maintenant disponible. 




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 EST-ELLE réelle ?
              Est-elle celle qu’elle
                Prétend être ?

Enquêtes et Investigations
                   Aux Philippines