Wednesday, December 20, 2017

HEUREUX QUI COMME TERRY ... AUX PHILIPPINES !

Je ne vous ai encore jamais parlé de Terry, de Terry Lugao, de celui qui a toujours souhaité vivre heureux et qui vit heureux !

À sa façon tout du moins.




Mais je vous dois quelques explications et éclaircissements.
Terry, nous avons fait sa connaissance au tout début de notre arrivée à Ternate, il y a de cela un certain temps, près de dix-huit ans tout de même… Comme le temps passe !


Terry, qui de nos jours approche dangereusement la soixantaine, s’est installé dans cette petite ville un peu avant que nous emménagions. Marié avec Liza, ils ont deux enfants, deux garçons dont l’aîné doit avoir dépassé la trentaine et le cadet, je sais qu’il est un plus âgé que ma grande fille, doit avoir un peu plus d’une vingtaine d’années.

L’aîné, bien que toutes les pièces soient là, bien que présentant un corps à ce qu’il semble complet, deux bras, deux jambes, des mains des pieds… non, c’est au niveau de la tête, plus précisément au niveau du cerveau qu’il y ait eu quelque erreur de conception, un mélange de pièces ou un montage défectueux. Toujours est-il que ce jeune homme parle aux oiseaux quand le temps n’est pas trop chaud ; il parle le langage des oiseaux, mais le langage des signes des oiseaux. Non pas en battant des ailes, mais en battant des mains et il passe ainsi des heures, dans son monde, à battre des mains, à parler aux oiseaux.

En fait, je soupçonne fortement une tentative d’avortement ratée.
Ne pas oublier que l’avortement est toujours interdit au pays des 7.107 îles et qu’il était, à l’époque, il y a plus de trente ans de cela, lourdement sanctionné.




Les estimations, pour l’année 2010, donnent un chiffre de cinq cents mille avortements clandestins (500.000) et plus de quatre-vingts dix mille femmes (90.000) victimes de complications suite à ces interventions. Combien d’enfants handicapés ? Je n’ai trouvé aucune statistique à ce sujet, mais j’en connais plusieurs, rien qu’ici à Ternate.

Ce n’est que depuis 2013 que la contraception, pilule et préservatif uniquement, est autorisée aux Philippines.
L’Église Catholique a perdu une bataille, mais pas encore la guerre qu’elle mène contre l’avortement.


À noter toutefois que certaines femmes se font ligaturer les trompes, mais ce n’est pas une pratique très répandue dans les campagnes.


Est-ce du fait de la naissance de cet enfant handicapé que Terry a décidé un jour de changer radicalement de mode de vie ?
Je ne sais pas, mais il se pourrait que cela ait influencé sa décision.


Petit employé dans une grande Banque de Manille il décide, il y a une vingtaine d’années de cela, de venir s’installer à Ternate. Il a une recette spéciale et son rêve, cuisiner et vendre du Lugaw. Pourtant, comparé à la majorité des Philippins, il avait une vie tranquille Terry. Un avenir assuré à défaut d’être brillant ; la retraite à cinquante-cinq ans et  il aurait pu espérer terminer sa carrière comme adjoint de direction dans une petite agence de banlieue.

Eh bien non, un jour Terry a tout plaqué pour aller vendre du Lugaw à Ternate, à cinquante-cinq kilomètres au Sud-ouest de Manille !
Plus d’horaires, plus de chefs, plus de contraintes. Il veut être son propre Boss et décider où, quand et comment il doit travailler, à son rythme, sans se presser et surtout sans stress. Plus de costume cravate, plus de chaussures fermées, plus d’erreurs de caisse, plus de clients irascibles, plus de chefs pour lui faire des reproches, plus de responsabilités, plus de comptes à rendre. Libre, il voulait être libre Terry ! Libre pour être heureux.



Mais qu’est-ce que le Lugaw, pour ceux qui ne connaissent pas les Philippines ?
Également appelée Congee, c’est en fait une bouillie de riz, un des plats favoris des populations d’Asie du Sud-est.


C’est facile à manger, réconfortant, parfait pour les jours pluvieux ou sous une météo hivernale, car c’est un plat qui se mange chaud… très chaud.


Lugao, lugaw, aroz Caldo ou porridge.
Ce plat est appelé ‘’bubur’’ en Indonésie, ‘’chok’’ en Thaïlande et ‘’babaw’’ au Cambodge.
Le Lugaw de Terry se composait de riz en bouillie, de gingembre, de quelques herbes aromatiques et de petits morceaux de bœuf. 
Bœuf qu’il allait chaque jour, en fin de matinée, acheter à Naïc. Naïc, une ville qui se situe à une dizaine de kilomètres de Ternate et qu’il rejoignait en empruntant le bus de l’unique compagnie qui nous desservait à l’époque.


Donc, arrivé à Ternate, notre Terry achète un bout de terrain. Pas bien grand le terrain, une centaine de mètres carrés tout au plus.
Mais cela lui suffit ! Sur ce terrain, sur lequel se trouve un gros acacia, il construit sa maison, selon ses goûts et préférences,
Entièrement faite de bambou, elle semble tout droit sortie du passé de l’archipel. Un Bahay Kubo comme l’on dit ici. Une pièce principale, deux chambres, une cuisine minuscule, une petite terrasse sur le devant, le tout surélevé d’une cinquantaine de centimètres.


Vous dire si la maison dénote dans ce quartier de Ternate où chacun veut avoir sa maison moderne ; sa maison faite de parpaings, de ciment et couverte d’un toit de tôles ondulée. Une véritable fournaise ces maisons, alors que le Bahay Kubo de Terry, couvert de ’’nippa’’, ce palmier nain qui pousse dans les estuaires, demeure frais tout au long de l’année. De plus, il a pris la précaution de construire sa maison en partie sous l’arbre, sous l’acacia qui lui offre son ombre.

Pas superstitieux le Terry, avec toutes ces êtres étranges de la mythologie philippines qui ont pour habitude de se cacher dans ces grands arbres !

Les meubles et appareils électriques, apportés lors de son déménagement, vont rapidement disparaître. Les lits, les armoires, puis la table et les chaises, le tout de qualité, pour être remplacés par du mobilier en bambou.



Il avait également un poste de télévision et un karaoké plus quelques bricoles électriques, tout est peu à peu vendu.
Mauvais calcul du budget ou inutilité des choses ?

Il faut dire qu’il n’y avait pas l’électricité chez Terry. Volonté du bonhomme ou budget trop serré ?


De nos jours il a tiré une ligne à partir du compteur d’un voisin et sa petite maison de bambou, en cette période de Noël, est celle qui est la plus illuminée du quartier.

Une fois installé, Terry va se faire fabriquer une sorte de voiture de marchand des quatre saisons qui, en fait, ressemble plus à un énorme landau ; sa boutique ambulante montée sur trois roues et qu’il va trimballer, en la poussant, dans les ruelles de Ternate.

L’emploi du temps de Terry, à l’époque, était le suivant : il se levait de très bonne heure, vers trois heures du matin et faisait cuire le riz dans un grand chaudron sur un feu de bois. Bois qu’il récupérait de-ci, de-là lors de ses tournées quotidiennes. Il épluchait les morceaux de gingembre, sortait le bœuf qui attendait dans une glacière, coupait ce dernier en petits cubes et l’incorporait, avec quelques herbes et le gingembre, dans le riz, une fois ce dernier cuit… lugaw (en bouillie). 

Deux, parfois trois grands chaudrons et notre vendeur ambulant pouvait commencer sa tournée.

Il commençait toujours par le seul et unique terminal de bus que nous avions à l’époque.
Ses premiers clients, les journaliers qui partaient travailler à Manille ; ceux qui bien souvent n’avaient pas eu le temps d’avaler un café et qui partaient le ventre vide.


Nous nous trouvons sur des îles et, bien que nous soyons sous le tropique du cancer, je peux vous assurer qu’il fait frais au petit matin, presque froid diront certains. Alors que le thermomètre affichait un bon trente-quatre degrés hier après-midi, il nous donne tout juste un petit vingt-quatre ce matin. Presque froid, je vais mettre ma petite laine.

De ce fait, ces travailleurs, ces voyageurs qui prenaient le bus afin de se rendre à Manille, étaient bien heureux de pouvoir se réchauffer avec le Lugaw de Terry. Il faut savoir que, du fait de la climatisation qui souvent n’est pas ajustable, les bus philippins sont de véritables glacières, il y règne une température sibérienne.



À dix pesos le grand bol de lugaw, c’était à la portée de la bourse d’un travailleur philippin ; cela apportait un peu de chaleur tout en calant l’estomac.  

Puis, après six heures, il faisait la tournée de ses clients réguliers.
Souvent le petit-déjeuner de familles qui venaient juste de se lever. Pas de cuisine à faire, pas de feu à allumer, pas de riz à faire cuire…
service à domicile. Même de nos jours, la majorité des habitants de notre petite ville font cuire leurs aliments sur un feu de bois ou de charbon de bois.


Vers sept heures il s’installait devant l’école principale de la ville, la grande école, celle qui recevait les élèves de douze à dix-sept ans.
Et il vendait Terry, il vendait son Lugaw à des jeunes qui bien souvent n’avaient pas eu de petit déjeuner à la maison.


C’est à ça que sert en partie le Bahon, l’argent de poche que chaque enfant doit avoir pour aller à l’école. Pas de Bahon, pas d’école !


Vers sept heures trente, parfois huit heures, Terry prenait le chemin du retour, direction son Bahay Kubo. De-ci, delà, il servait encore quelques consommateurs, quand il lui restait quelque chose à vendre.

Nettoyage des chaudrons, des bols, de la ‘’voiture’’, déchargement du bois ramassé en cours de route et vers onze heures il partait pour Naïc acheter son bœuf. Vers treize, parfois quatorze heures, il y avait peu de passage de bus, car peu de voyageurs en début d’après-midi, il était de retour dans son home sweet home où il lui arrivait parfois de s’accorder une petite sieste.

Vers dix-sept heures, avant que la nuit tombe, il profitait des dernières lumières du jour pour préparer sa deuxième tournée, celle du soir, celle qui pouvait s’éterniser tard dans la nuit, parfois jusqu’au petit matin. Et bien oui, notre Terry aimait et aime toujours bien boire !

Il lui arrivait assez souvent de s’oublier dans un des bars qu’il y avait alors à Ternate.
Si jamais il avait bien vendu, il se mettait à boire plus que de coutume, ce qui n’est pas peu dire et il chassait la gueuse.


Ces jeunes filles et jeunes femmes qui faisaient la réputation des petits bars philippins, ces GRO pour Guest Relation Officer. Ces jeunes filles qui faisaient aussi bien le service, qu’accompagner un client dans sa beuverie, que chanter, voire plus si affinités de portes- monnaies.


Il lui arrivait parfois, suite à une nuit par trop arrosée, d’être dans l’incapacité d’assurer sa tournée du matin. Qu’à cela ne tienne, il faisait en sorte de se rattraper dans sa tournée nocturne, quitte à pousser sa ‘’voiture’’ un peu plus loin que d’habitude, quitte à rallonger son parcours de quelques centaines de mètres. Il était rare qu’il n’ait pas au moins deux bouteilles de Ginebra, ce gin à base de cane à sucre qui fait dans les quarante degrés, dans son véhicule. Une horreur ce truc, un tort boyau comme j’en ai peu rencontré, du kérosène, pour tout dire un pur poison.



Une gorgée de Ginebra, suivie de deux gorgées d’une eau fraîche en provenance d’une bouteille plastique conservée dans la glacière.
Il fonctionne ainsi Terry, au kérosène et c’est une grosse cylindrée qui consomme… oh oui, au moins ! 


Pour se donner du courage les jours de grande chaleur, se donner du cœur au ventre et se réchauffer lorsque la fraicheur se fait sentir ou quand tombe une pluie pénétrante de mousson.       
Je sais que certains soirs, souvent aux petits matins, après avoir usé et abusé de breuvages fermentés, il se retrouvait à dormir ou plutôt à distiller sur le bas côté de la route. Incapable de rentrer, dans la totale incapacité de pousser sa charrette devenue lourde comme un cheval mort, un véritable tombereau.  
                                          
Ces dernières années il a quelque peu modifié ses occupations ; fini le lugaw, il est désormais récupérateur le matin et vendeur de Balut le soir.

Est-ce du fait de l’âge, de l’ennui qui naquit de l’uniformité ou pour une tout autre raison, franchement je ne saurais vous dire.

De plus il s’est équipé d’un mini-vélo auquel est attaché une sorte de side-car, side-car ouvert sur le dessus et grillagé sur les quatre côtés.
Chaque matin, si le temps le permet, il fait sa tournée et récupère verre, ferraille,  plastique, carton et autres bricoles qu’il va revendre au junkshop qui se trouve près de son domicile.

Mais, dans le side-car se trouvent toujours les deux bouteilles de ginebra, prêtes à servir et la  glacière avec l’eau n’est pas bien loin.


Il est ainsi Terry, toujours souriant, jovial, plaisantant sans cesse, blaguant en montrant ses bouteilles de gin, à toute heure prêt à vous offrir « One Shoot »… Tout à sa joie, dans sa satisfaction à savourer son plaisir, dans son contentement de petite vie que nous qualifierions de minable, oui, mais il est heureux Terry. Et si vous lui posez la question « Are you happy Terry », il va partir dans de grands éclats de rire, avant que de vous répondre « Sure I am ! »

Joie, plaisir, satisfaction, contentement.
Comme la majorité des Philippins, il est égocentrique, égoïste même ; il fait ce qu’il veut, ce qui lui plait, sans trop penser à la famille, laissant à la femme la plupart des tâches et des responsabilités. Budgéter, tenir la maison, s’occuper des enfants, etc. tout cela incombe à l’épouse, lui se contentant d’apporter le minimum d’argent afin d’assurer le gîte et le couvert.

Il répare le Bahay Kubo quand ce dernier menace de s’écrouler et rapporte à la maison de quoi assurer la survie de la famille.


N’oublions pas que la chanson fétiche du Philippin est « My Way », ma voie, mon chemin, mon destin et que celle-ci se poursuit souvent par Desperado (Eagles) et Soldier of fortune (Deep Purple). Tout un programme. Heureusement que Terry n’a jamais entendu parler de Moustaki et de ma Liberté.
Ma Liberté, c’est toi qui m’a aidé, à larguer les amarres. Pour aller n’importe où, pour aller jusqu’au bout des chemins de fortune…

Mais quand est-il de sa famille, de Liza et des enfants ?

Il faut savoir que Liza a été mariée très jeune à un Américain et qu’elle a vécue dans le Sud des Etats-Unis d’Amérique ; en Louisiane je crois savoir. Donc, elle a connu une tout autre vie, une vie dans laquelle elle avait une véritable maison, des meubles, une voiture, dans une certaine mesure de l’argent…  Un autre monde ! Comment a-t-elle pu accepter les conditions de vie qui sont les siennes depuis une bonne  vingtaine d’année ?

De plus, elle approuve et je dirais même défend parfois le choix de vie de Terry. «L’amour ? », j’en doute.

Il faut dire que son mariage avec l’Américain a été un fiasco, il la battait régulièrement et elle a du s’enfuir afin d’échapper à une mort certaine.

Le fils aîné, celui qui parle aux oiseaux, n’aurait-il pas eu une vie quelque peu différente s’il avait eu la possibilité de bénéficier de soins, voire d’intégrer un institut spécialisé ? Le deuxième fils ne reproche-t-il pas, ou ne va-t-il pas reprocher un jour à Terry de ne pas avoir eu une scolarité normale, faute de moyens financiers ?  


Étonnement le Philippin qui part travailler à l’étranger devient subitement ‘’travailleur acharné’’ et, dans une certaine mesure, discipliné !

Celui qui demeure sur l’archipel aurait tendance à être fataliste, résigné, quelque peu détaché de la réalité des choses de la vie.
Ce n’est pas de l’indolence comme l’on peut en trouver en Afrique,  ni un refus de travailler, plutôt une forme de renoncement.
Ici il n’y a rien à faire… mais à l’étranger, oui ! Alors que le différentiel de salaire est peu conséquent, quelques milliers de pesos tout au plus.

En y regardant de plus près il est possible de voir que ce sont les femmes qui, la plupart du temps, montent et dirigent des entreprises qui tournent. Je veux prendre pour exemples des business qui se trouvent à Ternate et dont je connais bien les dirigeant(e)s : à savoir une entreprise de grossiste en poisson, une entreprise de matériaux de construction, une société de catering, un élevage de poissons, etc. Toutes ces sociétés sont dirigées par des femmes, le mari se contentant, au mieux, d’une place de chauffeur.

Le Philippin homme, aurait-il tendance à être un contemplatif ? Peut-être un philosophe… à sa manière ?

Je ne sais, toujours est-il que cela perdure ainsi depuis des siècles ; les Espagnols, du temps de la colonisation, avaient même été obligés de prendre des mesures draconiennes afin d’obliger les hommes à travailler un minimum. J’aurais certainement l’occasion d’y revenir, cela vaut son pesant de cacahuètes. Je précise que valoir son pesant de cacahuètes était aussi important que valoir son pesant d’or pour les Olmèques, les Toltèques, les Zapotèques, les Mixtèques, les Aztèques et les Mayas, ainsi que pour les Incas, les Moches, les Chibchas et les Cañaris.


Ce qui m’étonne également, c’est de voir ces OFW, ces travailleurs philippins revenus de l’étranger, replonger dans le système local à peine rentrés de leurs années passées à l’étranger. Chassez le naturel, il revient au galop !
Ils ne sont pas tombés dedans quand ils étaient petits, ils sont nés dedans.

Un beau-frère, revenu de huit années passées au Qatar et en Arabie Saoudite, avait de grands projets. Un peu d’argent de côté et un business plan que je lui avais préparé… tombé à l’eau de la Mousson.

Que pensez-vous de cette attitude du Philippin, au regard du travail, lorsqu’il se trouve sur l’archipel ?



Un pays ne peut se développer que s’il est souverain et cette souveraineté est incompatible avec la soumission au capital mondialisé.


À tous je souhaite une excellente fin de semaine,  JOYEUX NOËL, que la Force vous accompagne.

Avis, critiques et commentaires, comme d'habitude sont les bienvenus.

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Tuesday, November 14, 2017

VIVRE HEUREUX AVEC DEUX CENTS EUROS AUX PHILIPPINES ?

Peut-on espérer  une vie heureuse avec des revenus de dix mille pesos mensuels aux Philippines ?

Après plus de vingt années passées sur l’archipel du sourire, je répondrais oui !

Dans leur grande  majorité les Philippins vivent heureux, plus spécialement en province, j’aurai l’occasion d’y revenir et souvent avec des revenus inférieurs à ceux annoncés ci-dessus.

On attend plus que vous !

Maintenant et afin d’éviter toute polémique, je précise et j’insiste sur le fait que je parle de Philippins et non pas d’étrangers venus vivre « au Paradis sur terre ».  

Quelques chiffres :

Les revenus moyens mensuels d’une famille philippine sont de l’ordre de vingt-deux mille deux cents pesos par mois (22.500) et une famille moyenne se compose de cinq à sept personnes. (Ceci est mon estimation, je n’ai trouvé aucun chiffre précis sur la composition exacte d’une famille philippine type).

Le salaire minimum à Manille, salaire qui est le plus élevé de l’archipel, se situe aux alentours de cinq cents pesos (précisément 512 pesos pour les travailleurs non employés dans l’agriculture ou le commerce de détail) par jour et ce pour un mois qui se compose généralement de vingt-cinq jours travaillés (total mensuel 12.500 pesos). Pour plus d’information consulter le site du Department Of Labor and Employment, DOLE : 


Mais, et ce afin d’éviter toute mauvaise interprétation, je déconseille vivement à tout étranger d’essayer de vivre sur un tel budget ; pourquoi me direz-vous ?

One shoot ?

Je vais vous donner quelques explications.
D’après les statistiques gouvernementales quatre-vingt-trois pour cent (83 %) des Philippins sont couverts par le système de santé PhilHealth ; un peu l’équivalent de notre Sécurité Sociale et nombreux sont ceux qui le sont gratuitement. Celui qui dispose dans sa « maison » d’un poste de télévision, d’un ventilateur et de quelques ampoules électriques pour s’éclairer ne va pas, ou presque pas payer pour sa consommation électrique. Ici plus vous consommez de kilowattheures et plus vous payez ; en fait vous payez pour les plus pauvres. Nous sommes loin du tarif dégressif de notre société de consommation.

Pas d’hiver aux Philippines. Pas besoin de chauffer les pièces afin de ne pas grelotter, un simple ventilateur qui consomme cinquante watts et vous passez la nuit comme un bienheureux.

Une très grande majorité des Philippins sont logés gratuitement, soit au sein de la famille, soit en squattant, ce qui est fortement toléré par le gouvernement, ceci au grand dam du FMI et consorts (cela ne rapporte pas).

Je reprends ce que j’écrivais au début de ce billet, peut-on vivre heureux sur un budget mensuel  de € 200 ?
Et je veux dire heureux, non survivre !


La plage du Roy Marcus

Il faut savoir que des millions de Philippins le font et croyez-moi, ils sont nombreux ceux qui pourront vous confirmer que le Philippin semble plus heureux que la majorité des gens qui vivent dans les pays dits développés, ces pays occidentaux où tout le monde semble faire la gueule.

Il n’y a aucun moyen de mesurer le degré de bonheur d’une population, néanmoins, nous pouvons trouver quelques indications en comparant, par exemple, les taux de suicides : trois virgule huit aux Philippines (3, 8), douze virgule six aux USA (12, 6),  quatorze, virgule sept (14, 7) en France et près de cent (100) dans certains pays du Nord de l’Europe, ceci par tranche de cent mille (100.000) habitants.

La consommation d’anxiolytiques, d’antidépresseurs et autres drogues médicinales, est sans aucune mesure entre les pays occidentaux et les Philippines (pays où la majorité de ces produits sont interdits).

Le fait que trois fois plus d’Américains et quatre fois plus d’Européens se suicident, choquerait probablement les Philippins s’ils en étaient informés, eux qui considèrent ces pays comme la terre promise, alors que ces pays sont en fait des pays où l’on s’ennuie à mourir.
Essayons de comprendre pourquoi ces différences.

Qu’est-ce qui pourrait faire la différence, qu’est-ce qui pourrait expliquer que le Philippin vit une vie simple et heureuse (avec peu d’argent), alors que l’Occidental semble stressé en permanence, qu’il court après le temps et donc après l’argent, selon ses critères ; qu’il est toujours sous pression, souvent pas bien dans sa peau et semble-t-il atteint de la maladie du mal  de vivre ?  


Emperador bien présenté

Combien de policiers, combien de paysans se suicident chaque année en France ? Pourtant, le paysan, celui qui vit de la terre, au milieu de la nature et des animaux, ne devrait-il pas être le plus heureux des hommes ?

Et bien non, vous vous êtes laissé avoir par le système, ce système qui veut vous transformer en robot, je dirais plus, en robot esclave ; oui, mais, même les robots peuvent avoir des états d’âme.

Le policier n’est plus là que pour faire de la répression, pour faire du fric, il a des quotas à respecter, il faut qu’il rapporte au système, faute de quoi il est puni. L’on peut parfaitement comprendre, tout du moins je le comprends, que certains n’acceptent pas d’être traité de la sorte, ils ne sont pas entrés dans la police pour remplir les caisses de l’État. Ils sont entrés dans la police pour faire respecter la loi, pas pour servir de pompe à fric.

 Pour ce qui est du paysan, on lui demande de produire de plus en plus à un coût toujours plus bas et ce n’est pas lui qui va récolter les fruits de son labeur ! Ce sont généralement de grosses sociétés, des multinationale, des transnationales et la grande distribution qui vont faire leur beurre (oui, j’ose) sur le dos de nos paysans. Et comme cela ne leur suffit pas, ces grandes entreprises vont aller planquer leurs bénéfices dans des paradis fiscaux, échappant ainsi à l’impôt qui aurait pu servir à réparer la route qui mène à la ferme de notre paysan, à réparer l’école du village ou le pont qui menace de s’écrouler et surtout à alléger l’impôt, que dis-je, les dizaines d’impôts qui pèsent sur le citoyen français lambda.



Même les Kanos s'y mettent
    
En Occident, plus tu en as, plus tu en veux, la possession est devenue gage de réussite.
Mais avez-vous réfléchi ? Tout ce que vous achetez ne fait que nourrir, pour ne pas dire goinfrer le système, cette infime minorité qui vit sur le dos de la société, sur votre dos !
Posséder des choses matérielles est devenu plus important que les rapports que l’on peut avoir entre humains et tout est fait afin de vous pousser dans ce sens, vous pousser à acheter encore et encore, tout en devenant de plus en plus individualiste.

Ce n’est certainement pas l’accumulation de choses et de biens qui vont vous rendre heureux. Deux, trois Rolex, une Radon, une Breitling et après… cela va-t-il changer le temps dans lequel vous vivez ? Une simple Swatch pourrait aussi bien vous donner l’heure, peut être avec un petit peu moins de précision, mais êtes-vous à quelques secondes près ?
De plus, il s’agit souvent d’achats compulsifs, vous vous faites plaisir sur l’instant, un petit moment de ce qui vous semble être le bonheur. Accumuler pour le plaisir d’accumuler ?

La foi en Dieu et en la vie d’après continuent à guider le Philippin.
Pas tous, néanmoins le « après la mort » continue à guider de nombreux comportements.


Mayon, volcan actif

 Le suicide, fortement réprouvé par la religion catholique, est certainement mieux accepté en Occident, ce qui peut, dans une certaine mesure, expliquer les différences de taux.
Le climat et le manque de soleil affectent fortement les pays du Nord de l’Europe, mais pas que le Nord de l’Europe. Allez passer un hiver à Anchorage, (Alaska) vous m’en direz des nouvelles. Donc, nous pouvons raisonnablement dire que le climat joue un rôle important dans la vie du Philippin et ce ne sont pas les quelques typhons et autres catastrophes naturelles qui vont affecter son moral… ou alors si peu. Fatalisme me direz-vous ? Non, plutôt la foi en Dieu, c’est comme ça, car Dieu le veut.

Généralement le Philippin s’amuse, se détend et prend plaisir à s’entretenir, à discuter et à boire avec d’autres Philippins. Soit sous le Kubo, entre amis, lors de sessions Imperador et Red-Horse, soit dans des bars où parfois se trouvent des jeunes filles accueillantes. Mais la tendance récente serait à la désertion des bars au profit du Kubo. Les prix des alcools et cigarettes ont fortement augmenté ces dernières années et les jeunes filles, munies de téléphones portables, préfèrent chasser via SMS.

Hommes et femmes se mélangent  rarement ; pas de femmes sous le Kubo, elles sont généralement non loin de là, parfois à boire de l’Emperador dilué dans un jus de fruits, toujours à parler de choses souvent insignifiantes et à chanter sur le karaoke de la maison,. Les prix de ces appareils ayant fortement chuté ces derniers temps, ils sont ainsi devenus abordables pour de nombreux locaux.

L’occidental lui, aurait plutôt tendance à choisir des divertissements solitaires.


Pêcheur solitaire

Il va prendre sa voiture ou sa moto pour faire un tour, se défouler un peu, bien que cela devienne de plus en plus difficile, répression oblige ; il va se réfugier dans son bureau et s’installer devant son ordinateur, bricoler pour le bricoleur, jardiner pour l’amateur de légumes et fruits frais ; tondre sa pelouse, laver sa voiture, aller à la pêche, etc. mais seul, toujours ou presque en solitaire. 

L’individualisme occidental contre une forme de collectivisme du Sud-est asiatique. Attention, ne vous méprenez pas, aux Philippines ce que je nomme collectivisme correspond à la famille… très élargie. Un cousin au cinquième degré est un proche et il y a tous les Kompadre et Komadre !

Regardez les enfants philippins, ils sont toujours en train de sourire, quand ils ne rigolent pas franchement… ils sont heureux d’aller à l’école, ils ont leur uniforme, leur Bahon (argent de poche), leur sac à dos. Ils ne pensent pas à taguer, voire à saccager leur école, ils respectent leurs maîtres et professeurs, ils sont heureux d’apprendre, même si le système éducatif laisse à désirer (mais, toujours selon nos critères d’occidentaux).

Mais au fait, qu’en est-il du nôtre ?               
Où certains voudraient que l’on enseigne l’arabe dès la maternelle, la théorie des genres ( ?), l’éducation sexuelle et la masturbation dès le primaire… ils ont raté une marche et sont tombés sur la tête ?



Pêcheurs philippins, jamais seuls

Le premier qui se pointe et qui me dit que mes enfants doivent apprendre à se masturber dès leur plus tendre enfance,  je lui fous mon poing dans la gu…..,  je le déchiquète et ne le laisse pas repartir vivant !  À mort les pédos, laissons à nos enfants la possibilité de vivre leur enfance en enfant, sans intervention aucune d’adultes dépravés.

S’ils songent à jouer au docteur, comme nous sommes nombreux à l’avoir fait, il n’y a aucun probl
ème, mais par pitié, laissez les enfants jouer ensemble et découvrir ensemble leur sexualité. Pas d’ingérence malsaine d’adultes.

Je suis le père de cinq enfants aux Philippines, deux filles et trois garçons et je peux vous certifier que je n’accepterais pas ce qui est en train de se mettre en place au niveau de l’Éducation Nationale en France. Heureusement et je dis bien heureusement, mes enfants ne sont pas scolarisés en France. C’est du délire total et cela émane de l’OMS, l’Organisation Mondiale de la Santé. 


Il faut le voir pour le croire !

Donc, notre Philippin avec ses 10.000 pesos mensuels vit heureux !
Vous me direz que vivre avec 10.000 pesos par mois… c’est la misère.

Plage sans pêcheur

Essayons de comparer ce qui est comparable. Combien vous coûtent votre loyer ou vos remboursements de crédit pour l’habitation ? Combien vous coûtent le chauffage et la production d’eau chaude sur une année ? Combien vous coûtent votre ou vos voitures ? Combien vous coûtent les assurances diverses et obligatoires ? Combien payez-vous de taxes et impôts sur douze mois ? Combien payez-vous de consommation de gaz et d’électricité ? Combien vous coûtent l’habillement et les chaussures ? Combien laissez-vous aux banques et institutions financières en intérêts, agios, tenue de compte et autres frais bancaires ?

Le Philippin de province, la majorité de ces dépenses il ne connait pas.
Pour vivre le Philippins se contente d’une pièce, voire d’une portion de pièce, il n’a nul besoin de sa chambre et de sa salle de bain individuelle. De plus, la plupart du temps il vit dehors.
Le chauffage il ne connaît pas, par contre il va utiliser un ou deux ventilateurs de cinquante watts chacun pour se rafraîchir aux heures les plus  chaudes de la journée et pour éloigner les moustiques durant la nuit. Rares sont les Philippins, même chez les riches, qui disposent d’un système de chauffage de l’eau.

Pour ce qui est des rares déplacements qu’il pourrait avoir à effectuer, le Philippin utilise les transports en commun ; tricycles pour les petits parcours et bus pour les parcours un peu plus longs. Ternate / Naïc, une distance de dix kilomètres, en bus vous payez quinze (15) pesos, soit un quart d’euro. Les assurances, sauf à avoir un cyclomoteur ou exploiter un jeepney, il ne connait pas. Les impôts et taxes il ne va pratiquement pas en payer.  Ce qui correspond au  foncier est très faible, de plus souvent divisé entre plusieurs membres d’une même famille, voire plusieurs familles qui vivent sous le même toit. Pas de taxe d’habitation, juste une taxe foncière payée par le propriétaire.

Ternate, Cavite

Pour ce qui est de l’habillement, du premier janvier au trente et un décembre, le philippin fait au plus simple.
Short et teeshirt et aux pieds les ‘’Genelas’’, flip-flop ou sandales. Deux-cents à deux-cents cinquante pesos et il a une tenue. Trois quatre tenues et il fait l’année ! Oh, il a bien de côté une chemise à manches longues et un pantalon ainsi qu’une paire de chaussures… le tout réservé aux grandes occasions.

Pour ce qui est des finances, quatre-vingt-six pour cent (86 %) des Philippins n’ont pas de compte bancaire !

En cas de gros problème de santé, la solidarité va jouer afin d’apporter le complément au système de santé PhilHealth.

Nombreux sont ceux qui ont quelques revenus supplémentaires, l’économie souterraine, aussi appelée informelle est très importante aux Philippines. Le peintre, le plombier, l’électricien, le maçon, le charpentier, vont travailler quelques heures, généralement chez des gens ’’riches’’, souvent des OFW, afin d’arrondir leurs fins de mois.
Une partie de cet argent va servir à acheter une bouteille d’Emperador, cette imitation de Brandy, sans quoi une discussion entre Kompadre ne saurait-être complète.

D’autres possèdent un petit Sari-sari store, cette minuscule épicerie qui se retrouve sur la devanture d’une maison sur cinq dans les rues philippines.  Souvent tenue par la grand-mère ou une des filles de la famille, cette activité génère quelques centaines de pesos par semaine et permet de consommer des produits moins chers, car achetés en gros.

Certains vont faire du charbon de bois, d’autres coupent du bois qui va servir à la cuisson, d’autres encore coupent des bambous qu’ils vont revendre, etc.

Enfants philippins, mga batas sa Filipinas

Il y a quelques poules, ainsi que des coqs de combats dans les cours, les arbres fruitiers, tels manguiers, goyaviers, papayers, bananiers et autres, sont légions dans la campagne philippine. Et puis, il y a le cocotier et ses noix.
Le Philippin n’éprouve même pas le besoin d’avoir un petit jardin pour y faire pousser des légumes.

Marchez le long d’une rue philippine, que voyez-vous ?
Des gens assis sur des bancs ou sous le Kubo, certains assis sur la chaussée, qui devisent entre eux. En général les discussions ne sont pas d’un niveau intellectuel des plus élevés, Einstein n’a pas été invité. Les enfants, en Barkada, (en bandes), jouent dans cette même rue ; les chiens se reniflent le derrière, aboient et la caravane passe. Même dans la rue hommes et femmes sont séparés, un groupe d’hommes ici, un groupe de femmes un peu plus loin. 

Souvent les hommes apportent une table et quelques chaises, une bouteille d’Emperador va venir garnir la table, accompagnée de deux verres, d’un pichet d’eau et de glace. Ils prennent ainsi possession d’une portion de la rue sans que personne n’y ait à redire.

Si jamais vous passez à proximité d’une de ces cessions Emperador, il ya de grandes chances que vous soyez invité pour ‘’One shoot’’, même si vous ne connaissez personne. Votre qualité d’étranger fait que l’on doit vous inviter.

La majorité des OFW, pour Overseas Filipino Workers, ces travailleurs partis à l’étranger afin de bénéficier de meilleurs salaires, après deux ou trois séjours sur des terres étrangères, reviennent au pays. Soit ils ont mis assez d’argent de côté pour monter un petit business, soit, si la famille a dilapidé l’argent au fur et à mesure des envois, ils réintègrent le clan pour revivre leur vie d’avant. Surtout pas de stress !

Ici le temps n’a pas la tout à fait la même valeur qu’il peut avoir en Occident. Ici le temps c’est plus une notion qu’une réalité ; il fait jour ou il fait nuit, nous sommes le matin ou l’après-midi et tous ou presque laissent filer le temps au rythme philippin. À noter que souvent le temps est dicté par l’estomac !

Rien ne les arrête

Malheureusement et je dis bien malheureusement pour eux, le système est en train de les formater.

Surtout les plus jeunes, via internet, les jeux, la publicité et les réseaux sociaux, il faut transformer toute cette population grandissante en consommateurs avides de produits standardisés. Que ce soit au niveau de l’alimentation avec la pléthore de fastfood que l’on trouve sur l’archipel, avec l’habillement ou encore avec les Iphones, Smartphones et autres du même acabit ; motocyclettes et tous les accessoires annexes, qui deviennent peu à peu obligatoires, sont également très prisés du fait d’un marketing agressif.

Même à Ternate, petite ville tranquille de province, la société de consommation arrive au pas de course.

La grande tendance, ces derniers temps, est la multiplication des magasins de proximité. Au 7/Eleven que nous avons depuis trois ans viennent de s’ajouter deux « AlphaMart ». Alcool, cigarettes, grand choix de boissons gazeuses et sucrées, produits laitiers, chocolats, gâteaux, conserves, produits d’entretien, de soins du corps, etc.  et toute la gamme de la malbouffe, chaude comme froide. La disparition prochaine du traditionnel Sari-sari store ?

Les Philippines de la campagne, c’est un peu la province française d’il y a soixante ans.
Mais le système, à marche forcée, devrait les transformer rapidement. Johnson & Johnson, PepsiCo, Procter & Gamble, Unilever, Nestlé, Coca-Cola, Philip Morris, Colgate-Palmolive, DANONE, Kellogg, etc. ,  ne peuvent passer à côté d’un marché de cent dix millions d’habitants.  Ils vont envahir le marché philippin, pour le plus grand profit de leurs actionnaires et au détriment du peuple philippin qui, dans vingt ans, sera au niveau des peuples occidentaux d’aujourd’hui.

Si rien ne change d’ici là !
L’espoir fait vivre.


Des îles nous en avons 7.107

Pour résumer, le Philippin qui vit heureux aujourd’hui, pourrait bien connaître prochainement la désillusion de la vie à l’occidentale. Déjà que, nombreux sont ceux qui me disent qu’ils vivaient mieux du temps d Marcos, du temps du protectionnisme, du temps ou l’état protégeait ses industries, son agriculture, son commerce et l’élevage.

Un pays ne peut se développer que s’il est souverain et cette souveraineté est incompatible avec la soumission au capital mondialisé.

À tous je souhaite une excellente fin de semaine, que la Force vous accompagne.

Avis, critiques et commentaires, comme d'habitude sont les bienvenus.

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