Thursday, March 16, 2017

SAUREZ-VOUS VOUS ADAPTER ?

S’adapter aux Philippines

Un autre monde, nous vivons dans un autre monde, mais il n’est pas toujours évident de s’en rendre compte, surtout au premier abord. 

Cela peut nous amener, très souvent, trop souvent, à faire des erreurs de jugement et de comportement.

Pour les nouveaux arrivés, pour ceux qui souhaitent nous rejoindre, je vais écrire une série d’articles, des petits billets sur comment comprendre et se comporter avec nos hôtes Philippins.

Car ils font tout comme nous et pourtant pas comme nous !

Ne lui dites jamais ''J'en mettrais ma tête à couper''

La société philippine fonctionne avec, ce qu’un ami américain nomme S.I.R : Smooth Interpersonal Relations.

Pour ceux qui connaissent, pour ceux qui vivent ici depuis un certain temps, avez-vous remarqué comment le philippin perd difficilement son calme et son sang-froid. L’on pourrait prendre cela pour de la passivité, mais pas du tout, c’est simplement sa façon normale de se comporter.

Avez-vous déjà vu un Philippin se mettre en colère, hurler et tempêter, faire des gestes obscènes et déplacés, faire des remontrances, se plaindre ouvertement, invectiver ou même menacer quelqu’un, en public ?

Il n’y a plus d’argent dans la machine ATM (la tirette), ou celle-ci est hors service … pas un mot, pas une remarque, aucun geste de colère ou déplacé, notre Philippin va aller vers une autre machine et même si la prochaine machine est hors service, son humeur, son comportement ne va en aucun cas se modifier.

Plus de stock dans un magasin, il va dans un autre ; un jeepney qui fait tranquillement son demi-tour sur la route principale, il ralentit, s’arrête, sourit et attend patiemment que le passage se libère. Toujours pas un mot déplacé, pas de doigt ou de bras d’honneur, aucune insulte ne va sortir de sa bouche, c’est normal, cela se passe ainsi au pays des 7.107 îles.

Et ça, il va vous falloir vous y habituer, soit vous faites comme eux, soit vous passez pour un être invivable et pas fréquentable.

A quelques très rares exceptions près, toutes les personnes que j’ai pu voir et entendre se plaindre à haute voix, toutes les personnes qui faisaient scandale en public, tous ceux qui criaient tempêtaient, hurlaient ou faisaient des gestes déplacés, étaient des étrangers, des ‘’Kanos’’.

Comme je le dis souvent, même si je ne suis pas complètement adapté (intégré dans une certaine mesure), je pense que je n’y serai jamais, je reste persuadé que je ne me suis pas mal ajusté. 

L’on vient parfois me chercher pour aplanir quelques difficultés entre un ‘’Kano’’ et un ou des locaux, c’est vous dire si mon ajustement est en bonne voie.


Ils portent désormais des tee shirts, mais...

À quoi cela va-t-il vous servir de vous mettre dans une colère noire aux Philippines ?
A vous faire très mal voir, à faire monter votre pression sanguine, à risquer l’infarctus, à augmenter votre stress ?

Un exemple.

Vendredi dernier je me trouvais au ‘’Fort’’, Fort Bonifacio pour ceux qui connaissent ce nouveau quartier de Manille, afin d’aider un ami à déménager. 

En fait transporter des meubles anciens d’un appartement situé au 18ème  étage d’une tour, à un nouvel appartement situé au 16ème étage d’une autre tour distante de 300 mètres de la première.

Rassurez-vous, ne vous inquiétez pas pour moi, il y avait des ascenseurs de service dans ces tours et de plus nous avions des aides. 

Ce qui était obligatoire, le meuble de pharmacie chinoise, vous connaissez, celui qui a plein de petits tiroirs, doit faire au moins deux cents kilogrammes... sans les tiroirs.

Le lit Thaï, du style à baldaquin, vieux de 400 ans et qui pèse aussi … son poids.

Problème avec le manager de la première tour qui ne nous autorise pas à passer les meubles par le lobby, il nous faut descendre les meubles dans le deuxième sous-sol et comme le camion, trop gros, ne peut accéder au sous-sol … il faudrait se trimbaler les meubles sur plus de deux cents mètres, de plus avec des marches.

Du côté de Caramoan

Longue discussion avec le Manager, tractations entrecoupées de plaisanteries, on parle famille, du temps, on propose au manager de porter un meuble (celui qui fait plus de deux cents kilogrammes), et … après une heure nous serons autorisés à passer les meubles les plus lourds par le lobby.

Laissons au temps le temps de prendre son temps et discutons, le Philippin adore discuter.
Le même problème va se poser dans la deuxième tour pour monter les meubles par le lobby.
De la même façon, en prenant notre temps, nous allons persuader le manager de nous autoriser à passer les meubles les plus lourds par le lobby.

Moralité, ce qui en France aurait pris au grand maximum deux heures, nous en a demandé six !
Mais sans ‘’stress’’, Koooooool !

Donc, ce dont je veux vous parler aujourd’hui dans le cadre de SIR, c’est de l’intermédiaire, du go-between, du médiateur, de celui que l’on nomme ici le ‘’Tigpataliwala’’.

Je pense que tous ceux qui connaissent un peu les Philippines ont entendu parler du médiateur, de cet interlocuteur intermédiaire qui va aplanir le terrain et rendre la discussion ou la transaction plus facile. 

L’utilisation d’un intermédiaire est quelque chose de très commun aux Philippines, que cela soit dans le cadre des affaires ou pour préserver ou restaurer les relations entre personnes.

Mon épouse philippine est fâchée, souvent pour une broutille, avec une amie de longue date.
Elle va faire appel à un intermédiaire, souvent une amie commune, qui va se charger de transmettre le message de réconciliation possible … et dans 99,99 % des cas, cela fonctionne.

Mais mon épouse ne peut pas directement transmettre le message à la personne avec laquelle elle a un différent. 


Du côté de Palawan

Cela ne ce fait pas, pas aux Philippines !

Vous avez un différent avec un Philippin ?

Un employé qui pour vous ne fait pas correctement son boulot,
Un voisin qui est particulièrement bruyant,
Des gamins un peu chapardeurs,
Des squatters sur votre terrain,
Etc.

Faites appel à un intermédiaire !

Cela peut être votre épouse, votre Kapitano (toujours rester en bons termes avec son Kapitano), un ami ou relation commune, le Maire ou un Conseiller Municipal, éventuellement un policier, mais que de préférence vous devez connaître personnellement.

Nous avons tendance, nous occidentaux, à régler nos problèmes directement, souvent un affrontement en face-à-face, ce qui n’est pas de mise aux pays des 7.107 îles (il en est de même pour pratiquement tous les pays d’Asie). 

Nous avons quelque chose à dire à quelqu’un, nous lui disons en face, parfois (souvent) en présence de tiers, peu importe ce que nous avons à dire, souvent des injures plus ou moins accompagnées de gestes équivoques … je le répète, ici cela ne ce fait pas, sous aucun prétexte.

Vous avez un différent avec un local … faites intervenir un intermédiaire ! 

Cela doit devenir pour vous un réflexe, quelle que soit la situation je reste calme et imperturbable, je pense à comment je vais faire intervenir mon intermédiaire.

Attention que parfois un profond différent avec un local peut très mal se terminer.

Toujours être en bons termes avec la Police

Encore et toujours, laissons au temps le temps de prendre son temps.

Quelle-que soit la situation, on garde son calme, perdre son sang-froid est la pire des choses à faire.


Respirez un bon coup, comptez vos pulsations cardiaques si vous le souhaitez, mais ne perdez jamais votre calme, c’est un signe de faiblesse en Asie.

Cela fait maintenant … combien au fait ?
Un an, deux, trois, cinq, dix ans que vous vivez aux Philippines ?
Voyons voir comment vous vous êtes ajusté !

L’adaptation complète peut-être pas encore, peut-être jamais, mais vos ajustements à la vie philippine, vos ajustements à la vie de tous les jours ? Regardons cela d’un peu plus près.

Souvent l'eau chaude est en option

Si vous me suivez sur mes petits blogs depuis un certain temps, vous savez que vivre aux Philippines requiert de notre part, nous les ‘’Kanos’’, ‘’les expats’, les ‘’foreigners’’, un minimum d’ajustements.

Nous sommes loin ici  de retrouver les mêmes choses, les mêmes mentalités, les mêmes habitudes, les mêmes façons de voir et de faire les choses, que ce que nous avons connu dans une autre vie, une vie plus occidentalisée pour la plupart d’entre nous.

Avant que de totalement vous adapter à la vie aux Philippines, il y a de grandes chances pour que vous passiez par divers stades d’humeurs qui vont de la colère à la résignation, du mépris à l’indifférence, de l’indignation à l’ennui, de la rage à l’amertume …

La bassine ou le seau et le ''tabo''

Néanmoins, au fil du temps vous allez, sans réellement vous en apercevoir, presque sans en prendre conscience, faire les petits ajustements nécessaires qui vont grandement faciliter votre vie quotidienne au pays des 7.107 îles.

Toutes ces petites choses de la vie quotidienne qui n’apportent que des contrariétés et des désagréments vont être gommées, vous n’allez même plus les sentir, les ressentir, les voir, même ne plus les apercevoir.


Utililisation du tabo pour prendre une douche

Premier test, vous montez dans un taxi, vous indiquez au chauffeur votre destination et vous lui demandez de mettre en marche le compteur. Il vous répond que celui-ci ne fonctionne pas et donc qu’il est inutile de le mettre en route. Quelle va être votre réaction : vous ouvrez la portière que vous claquez violemment après être sorti du véhicule, vous commencez à hurler après le chauffeur en l’invectivant avec les mots les plus osés de votre vocabulaire local ; vous le menacez de lui faire perdre sa licence, car vous avez des amis hauts placés … ou vous réitérez calmement et poliment votre demande de voir le compteur se mettre à fonctionner pour la course, avant que des descendre et de chercher un autre taxi s’il ne veut rien savoir ?

Il fait chaud et décidez de prendre une douche. Direction la salle de bain avec des vêtements de change. Vous vous positionnez sous la pomme, vous tournez le robinet prêt à subir la fraicheur de l’eau et … rien, l’eau n’arrive pas, même pas un petit filet, nada, rien, pas même un glouglou.

Qu’elle va-t-être votre réaction ? Vous donnez des coups de pieds dans la tuyauterie en hurlant « c’est toujours la même chose à chaque fois que je veux prendre une douche », à peine rhabillé vous foncez en colère chez le propriétaire et le menacez de ne pas payer le loyer si l’eau ne revient pas dans les dix minutes, ou vous vous rendez au bureau de la coopérative d’eau locale pour faire un scandale ?

Si vous êtes avec nous depuis un certain temps, vous allez, comme nous tous, vous replier sur le plan B. Le plan B consiste à avoir une grande bassine, et quand je dis grande c’est très grande, remplie d’eau et accompagnée de son ‘’Tabo’’, l’indispensable ‘’Tabo’’. Avec le ‘’Tabo’’, qui est une sorte de petite casserole en plastique, vous allez puiser l’eau dans la bassine et vous arroser copieusement.

Chiens jamaïcains aux Philippines ?

Le tabo, le shampoing, le tabo le savon, le tabo et le rinçage finale.
Vous avez pris votre douche, tout en restant calme.

Si vous vivez aux Philippines vous devez vous attendre à subir de nombreuses coupures d’eau, à avoir des pressions variables, parfois à ne pas avoir d’eau pendant plusieurs jours. La grande majorité des maisons individuelles ont un puits annexe, auquel est souvent adjoint une pompe électrique et un réservoir, sous pression ou fonctionnant par gravité. Ce n’est pas toujours le cas en ville où vous risquez de dépendre uniquement de la coopérative locale.
Donc, dans chaque salle de bain, la bassine et le tabo.

J'suis pas pressé... et vous ?

Deux heures du matin, vous dormez sur vos deux oreilles, quelque chose que je ne suis jamais arrivé à faire, je dois avoir les oreilles mal placées et … le concert des chiens de la rue débute.

Vous vous levez avec la rage, rage que vous allez refiler aux cabots en les mordants ? Vous leur tirez dessus avec le fusil de votre femme, nous ne sommes pas autorisés à avoir une arme, ou vous leur lancez les pétards que vous avez préparés la veille ?

Peut-être, après avoir enfilé un pantalon, allez- vous secouer les grilles des voisins qui n’ont pas rentré leurs chiens pour la nuit ?

N’est-ce pas Pascal ? Et vous vous retrouvez avec la Police sur le pas de votre porte au petit matin.

Non, rien de tout cela, en ce qui me concerne j’ouvre le tiroir de ma table de chevet, je prends mes boules Quies que j’ajuste dans mes orifices auditifs et je me rendors, sur le côté, sur une seule oreille. Dans la matinée j’irai faire une petite visite au Capitano, notre Barangay Captain. Je me ferais accompagner d’un ‘’long neck’’ de Fundador ou d’Emperador, ces bouteilles d’alcool très prisées dans les barangays halls.

Vous décidez d’aller faire quelques courses au supermarché local et vous constatez qu’à chaque caisse il y a plus d’une dizaine de clients qui font la queue avec des caddies pleins, je ne vous dis pas comment ils sont pleins.

Ohlala (exclamation locale), il y en a du monde à faire la queue aux caisses !
Contrarié, vous pensez tout haut, en maugréant … « je reviendrai plus tard ».


Après quelque temps... on s'y fait !

Plus tard cela sera la même chose, ne vous faites pas d’illusion, il y a toujours la queue aux caisses des supermarchés et groceries.

Quand je vais dans un supermarché et que je vois une dizaine de personnes qui attendent aux caisses pour payer leurs achats, je me dis : « Ohlala (toujours une exclamation locale), je pense tout haut : « J’ai de la chance aujourd’hui, il pourrait y en avoir vingt ». En un sens, les choses ont changé, j’ai fait mon ajustement.

La conduite, en voiture ou en motocyclette, l’anarchie contrôlée, l’indiscipline totale ou la discipline à la Filipino.

En êtes-vous toujours à invectiver les autres conducteurs, à faire des tentatives d’intimidation, des doigts d’honneur, des bras d’honneur, des légions … d’horreurs ?

Vous profitez maintenant de la moindre occasion pour doubler ou dépasser, à droite à gauche ou au milieu ( !), vous forcez un peu le passage, vous révisez les règles des priorités, vous tournez sans clignotants, vous roulez de nuit tous feux éteints, tout en souriant de toutes vos dents … croyez en mon expérience, vous êtes sur la bonne voie de l’adaptation et vous êtes déjà bien ajusté.

Etes-vous devenus sourds aux ‘’Hey Joe’’, what’s ur name, aux sollicitations d’argent, aux ‘’can I borrow’’ ?

Oui … félicitations,  vous êtes sur une très bonne voie ! En persévérant un peu, peut-être allez-vous arriver à l’intégration.

Ceci n’est qu’une toute petite partie des problèmes d’adaptation que vous pourriez  avoir à surmonter. Plus vite vous trouverez la façon de vous ajuster et plus tranquille, calme, reposante, douce et cool sera votre vie entre tropique du Cancer et Equateur.

Mabuhay sur l’archipel du sourire !

À tous et à toutes je souhaite une excellente fin de semaine et de bons ajustements pour ceux qui nous ont rejoint récemment.


Expériences, avis, critiques et commentaires, comme d’habitude sont les bienvenus.

Mon dernier billet, sur ''ma retraite aux Philippines'' vous parle de Balikbayan Box :
Ces dernières semaines j’ai reçu par deux fois des courriels similaires, en provenance de personnes installées aux Philippines de longue date et ainsi rédigés : « Est-il possible d’utiliser des ‘’Balikbayan boxes’’ (des boîtes Balikbayan) des Philippines en direction de l’Europe ? » Pour ce qui est de l’une de ces personnes, une relation de longue date, je me


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Pourquoi ?
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   des  milliers de plages de sable blanc, le soleil toute l’année ;
des montagnes qui culminent à plus de 3.000 mètres,

la jungle, les forêts, des paysages grandioses.

Une population chaleureuse et accueillante, des tribus colorées.
Un excellent service de santé à un prix abordable. Le coût de la vie,
   un des plus bas au monde ; de nombreux avantages offerts aux retraités,
pas d’impôts ni de taxes.
                 
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Sunday, March 12, 2017

COMME UNE PERLE ... POSÉE SUR L'EAU !

Si vous suivez ce blog, vous le savez, l’archipel philippin se compose de sept milles cent sept îles.
Nombreuses sont celles qui sont inhabitées et certaines ne possèdent même pas de nom officiel. Les locaux leur en donnent bien un, mais ces noms n’apparaissent sur aucune carte.


Canigao Island

Qui dit îles, dit plages ; nous sommes sous les tropiques et avec plus de trente-six mille kilomètres de côtes, ce ne sont pas les plages qui manquent.

Je souhaite vous faire découvrir des plages qui se situent en dehors des sentiers battus, des plages qui se trouvent sur des îles dont vous n’avez certainement jamais entendu prononcer le nom.

Pour ceux qui aiment les belles plages, la nature et surtout découvrir de nouveaux horizons, des endroits où l’on trouve la tranquillité, des places où il est possible de gouter pleinement au calme et à la décontraction, tout en contemplant des paysages magnifiques…  suivez-moi.

Je comprends parfaitement que nombreux sont ceux d’entre vous, surtout parmi les plus jeunes, qui aiment les endroits où ça bouge, où ça remue, où l’on s’amuse entre amis dans une ambiance de fête. Ceux la préféreront assurément  les plages à la ‘’mode’’ comme Boracay, Puerto Galera, El Nido, voire Samal Island ou San Fernando la Union. Rassurez-vous, il y en a d’autres, des plages à la mode.

Suivez-moi, nous partons aujourd’hui pour Canigao Island, un îlot perdu qui se situe au large des côtes de la province de Leyte.
Quand je dis au large… pas plus de trois, peut-être quatre kilomètres au grand maximum. Je ne saurais que vous conseiller de prendre la météo avant de partir, l’îlot ne présente aucun abri en cas de typhon.

Nous prenons l’avion à l’aéroport de Manille (RPLL-MNL) en direction de Tacloban (RPVA-TAC). Un peu plus d’une heure de vol et nous arrivons à l’aéroport D.Z. Romalduez, l’aéroport de Tacloban. Prenons un taxi, ou un van pour les groupes (70 à 120 pesos) et demandons au chauffeur de nous emmener au terminal des bus, terminal qui se situe en centre-ville. 


Airbus A330 de Cebu Pacific

Là nous avez le choix, le bus ou le van… le van est climatisé, le bus pas toujours, mais d’un autre côté, à mon avis tout du moins, il y a plus de place dans le bus que dans le van. Nous demandons au conductor, celui qui donne les tickets et empoche le prix de la course, de bien vouloir nous indiquer quand nous serons arrivés à Matalom et de bien vouloir nous arrêter en face de la place municipale de cette ville. Le coût du transport, cent cinquante pesos par personne (P.150) pour un trajet qui va durer environ quatre heures.

Le bus s’arrête en face de la place, nous descendons et demandons au premier passant de bien vouloir nous indiquer la direction du quai où se trouvent les Bangka qui se rendent à Canigao. Le quai se situe à quelques centaines de mètres de là et il est tout à fait possible de s’y rendre à pied. Il y a aussi la possibilité de prendre un tricycle, le prix de la course est de sept pesos (P. 7).  

Arrivés sur le quai, une petite cabane où l’on achète son ticket pour l’aller et le retour.
Sauf changement récent, vous devriez payer soixante pesos (P. 60) pour l’aller retour.
Attention que, plus de transport après dix-sept heures, la Bangka ne reprendra du service qu’au petit matin, quand le jour sera levé.


La Bangka qui fait la navette

Nous montons à bord avec armes et bagages et, après un bon quart d’heure d’attente, c’est le départ.
Le moteur démarre, un matelot fait reculer la barque avec une perche, un cent quatre-vingt degrés et ‘’vogue la galère’’ en direction de Canigao Island que l’on distingue au loin, une touffe de verdure sur le bleu de l’océan. 

En approchant de l’île nous distinguons une longue plage de sable blanc, quelques habitations (?), en fait des huttes locales et la verdure de la végétation. Le phare, qui se trouve de l’autre côté de l’île, n’est pas visible.

Ce qui n’était, il y a encore peu, qu’un simple abri de pêcheurs, est en train de devenir un lieu touristique des Visayas Orientales. Aussi, je vous déconseillerais de vous y aventurer durant les mois de mars, avril et mai (plus particulièrement les week-ends), mois qui sont aux Philippines la période des grandes vacances scolaires. Bien que, sauf durant la semaine Sainte, il n’y a pas foule.

Que faire à Canigao ?
Vous pouvez installer, ou faire installer un hamac, vous allonger, fermer les yeux et vous laisser bercer par la brise légère qui baigne régulièrement cette perle posée sur la Himo-aw Baie. Écouter le bruit des vaguelettes qui viennent mourir sur la grande plage de sable blanc, ouvrir les yeux et, tel un capitaine de galion, scruter l’horizon où se détache la presqu’île de Leyte. À la recherche de quelque danger qui pourrait menacer votre navire… Et oui, vous vous étiez assoupi, peut-être est-il temps d’aller faire une petite trempette dans l’eau turquoise afin de vous rafraîchir les idées. Magellan a visité ces côtes lors de son atterrissage sur l’archipel, l’île de Limasawa se situe à moins de soixante kilomètres dans le Sud-est de Canigao.  


Arrivée sur Canigao Island

Vous pouvez faire le tour de l’île, pieds nus, le sable blanc, contrairement à celui de granit, n’absorbe pas la chaleur et vous ne vous brûlerez pas la plante des pieds. Des plantes (pas de pieds), des fleurs, des essences rares, des arbres des régions tropicales et subtropicales, des coquillages et ces pêcheurs souriants qui vous font des signes de la main.

Nager, se baigner tout du moins, c’est ce que font tous ceux dès qu’ils arrivent. Les eaux claires et transparentes sont une invitation à la baignade que l’on ne peut refuser. Il est impossible d’y résister. Un masque et un tuba et partez à la découverte du monde sous-marin.
Les espaces maritimes du Nord et de l’Est de l’île sont des sanctuaires marins. Ce qui explique la richesse des fonds autour de Canigao. Jardins de coraux, poissons multicolores, coquillages et autres créatures aquatiques sont un enchantement pour les yeux.

Partez à la pêche avec des locaux. Les habitants de l’île sont parmi les plus amicaux de l’archipel, ce qui n’est pas peu dire de l’accueil qu’ils vont vous réserver. Il faut dire, qu’en plus de la gentillesse légendaire du Philippin, ceux-ci ont compris que le tourisme rapportait nettement plus que la pêche.

 Il n’y a pas de kayak ou de jets ski de disponibles à la location sur l’île. Néanmoins, pour ceux qui souhaiteraient faire du kayak ou du jet ski, sachez que les autorités locales autorisent tout un chacun d’apporter ses propres équipements. Il y a des aires spécialement dédiées à la pratique de ces sports.

Petite partie de la plage

Le volley-ball et le frisbee sont largement pratiqués, n’hésitez pas à vous joindre à un groupe qui pratique ces activités (en saison).

Au milieu de l’île se trouve un phare qui est l’un des plus anciens de la province de Leyte. Il est possible de le visiter, mais uniquement le matin. Du haut  de cette tour une vue panoramique époustouflante vous attend. Les îles des Camotes, Cebu, Bohol, Cagayan, Limasawa et de nombreuses autres s’étalent devant vos yeux. N’oubliez pas votre appareil photo, si possible avec un zoom puissant.

Un petit tour au marché où il est possible de trouver quelques souvenirs fabriqués par les artisans locaux ainsi qu’un peu de nourriture et des boissons. Mais ne vous faites pas d’illusions, il n’y a ni bar, ni café, pas de restaurants ni de pub et aucun supermarché ou même supérette. Soyez prévoyant, apportez quelques provisions avec vous. Dans les sari-sari il vous sera possible de trouves les basiques, mais sans plus. Savon, shampoing, quelques conserves, eau minérale, jus de fruits et sodas, peut-être de la bière et de l’Emperador si vous êtes chanceux. 

Donnez votre préférence aux poissons et crustacés, à partir de cinquante pesos (P. 50), que les locaux se feront un plaisir de vous préparer sur un feu de charbon de bois.

Il nous faut maintenant trouver un abri, que pensez-vous de cette ‘’maison’’, ou plutôt de cette cabane perchée dans l’arbre ?
Il doit faire frais là dedans à quelques mètres du sol. Ou alors un ‘’cottage’’ (500 à 700 pesos), une petite hutte qui laisse passer l’air  à travers des croisillons de bambou. Avez-vous emmené votre tente et le matériel de camping ?

Non ! Qu’à cela ne tienne, vous avez la possibilité de louer une ou plusieurs tentes. En plus de la location vous devrez également, en fonction de la surface utilisée, payer votre emplacement.
Vous souhaitez une table, des chaises ? Pas de problème, tout ceci est disponible, moyennant finances bien évidemment.  Pour ceux qui souhaiteraient un peu plus de confort, quelques chambres sont disponibles au prix fixe de mille cinq-cents pesos par jour. Mais, pour ce prix, vous bénéficiez d’une certaine intimité.

Tree house

Dix-sept heures et bien oui, il est déjà dix-sept heures, ici l’on dit 5 pm. Nous n’avons pas vu le temps passer. Prenons notre appareil photo et cherchons le meilleur emplacement  afin de prendre des photos de l’astre du jour qui va descendre rapidement avant de s’engloutir dans les flots. Quand la nuit sera venue, bien noire du fait qu’il n’y aura pas de lune, il nous sera possible de contempler la voute céleste dans toute sa splendeur, des myriades d’étoiles s’offriront alors à nos yeux.

Pas de pollution électrique sur Canigao Island, la Fée électricité n’y a pas encore donné son coup de baguette magique. Il doit bien y avoir quelques générateurs électriques, il faut bien faire fonctionner l’indispensable vidéoke et le phare, mais l’île n’est pas reliée au réseau.  

Une petite vidéo d'une minute tournée sur la plage.

À tous et à toutes, quelque soit l'endroit où vous vous trouvez sur la planète, je souhaite une excellente semaine.

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la jungle, les forêts, des paysages grandioses.

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