Sunday, August 12, 2018

ÉCONOMIE DES PHILIPPINES SEMESTRE 1 / 2018


ÉCONOMIE DES PHILIPPINES AU PREMIER SEMESTRE 2018

Au niveau de la compétitivité globale les Philippines font mieux que le Myanmar, le Cambodge et le Laos, mais moins bien que le Vietnam et l’Indonésie par exemple.

Si Singapour, la Thaïlande et la Malaisie caracolent en tête, les Philippines se sont vues dépassées par le Vietnam et l’Indonésie en termes de compétitivité, ceci dans la majorité des secteurs d’activité durant ces deux dernières années.

Ce qui ne veut pas dire que les Philippines n’ont pas amélioré leur compétitivité ces dernières années, mais moins que ses voisins et concurrents directs. C’est plus particulièrement durant les 
années 2010 à 2015 que les efforts accomplis ont porté leurs fruits.


Depuis l’avènement du Président Duterte, alors que les autres pays accéléraient leurs réformes, les Philippines sont demeurées quelque peu statiques, situation que l’on pourrait attribuer à la mise en place et aux ajustements nécessaires à la nouvelle administration.
Néanmoins, après trois ans de Gouvernement Duterte, l’on ne sait toujours pas vraiment pour quelles grandes orientations économiques cette administration semble vouloir opter.

Essayons maintenant de comparer l’état de l’économie d’aujourd’hui à celui qu’il était il y a trois ans, avant la prise de pouvoir de Monsieur Duterte.

En étudiant les données disponibles nous constatons immédiatement que l’économie demeure forte et que les fondamentaux sont bons ; néanmoins, quelques faiblesses apparaissent ici et là, faiblesses qui pourraient s’avérer néfastes dans un proche avenir, si rien n’est fait rapidement pour y remédier. 

Le Gross Domestic Product (GDP), l’équivalent du Produit Intérieur Brut (PIB), était de 6, 9 % en 2016, de 6, 7 % en 2017 et il est de 6, 8 % au premier semestre 2018.
Il faut noter que c’est la première fois, dans l’ère post-libération, que les Philippines affichent dix trimestres consécutifs avec une croissance supérieure à 6, 5 %.


Au niveau de la demande, les moteurs de l’économie ont été tirés par la dépense publique, la formation et la consommation des ménages. Cette dernière a toutefois ralenti cette année du fait de l’augmentation du prix des matières premières et donc des prix à la consommation.

Du côté de l’offre, le secteur des services a progressé de 6, 8 % en 2017 et de 7 % au premier trimestre 2018. Le secteur industriel a progressé de 7, 3 % en 2017 et de 7, 9 % en 2018.

Ces chiffres sont importants, ils montrent que le secteur industriel croit plus rapidement que le secteur des services. Cela prouve que la fabrication dans le pays est en expansion et que l’industrialisation est en bonne voie.
Par contre, la croissance du secteur agricole demeure faible, pour ne pas dire décevante, à 2, 4 % en 2017 et à 1, 5 % au premier semestre 2018.

Dans l’ensemble la croissance du PIB en 2017 a été supérieure à celle enregistrée en 2015 (6, 7 % contre 5, 8 %). La croissance moyenne durant l’Administration Aquino a été de 6, 3 %.

Du fait de la bonne tenue de l’économie, le revenu moyen per capita a considérablement augmenté, passant de 6.875 US$ en 2015 à 8.229 dollars en 2017. Soit une augmentation de revenu de près de 20 %.

De nombreuses entreprises françaises !

Les chiffres du chômage et du sous-emploi ce sont également améliorés.
L’amélioration de la situation du chômage dans le pays résulte en grande partie d’une augmentation des investissements directs étrangers et donc des emplois créés qui en découlent. Ces investissements étrangers (IDE) sont passés de 6, 64 milliards de dollars en 2015 à 10, 05 milliards en 2017.

L’investissement dans les infrastructures est à ce jour la pièce maitresse de l’administration Duterte.
Le ratio des dépenses d’infrastructure rapporté au PIB est passé de 4, 3 % en 2015 à 5, 3 % en 2017.
Il est à noter que c’est la première fois en cinquante ans que ce ratio est supérieur à 5 %.
Si le programme de l’administration Duterte est respecté, ce ratio devrait passer à plus de 7 % entre 2019 et 2022.

L’INFLATION

Malheureusement tout n’est pas si rose.

La forte croissance du PIB est grandement menacée par la poussée de l’inflation.
Le mois dernier, juin 2018, l’inflation a atteint 5, 2 %, portant la moyenne de cette dernière sur les six premiers mois à 4, 3 %. Rappelons qu’en 2015 l’inflation était négligeable, à hauteur de 1, 41 %.

Le mois de juin dernier était le quatrième mois consécutif qui voyait dépassées les prévisions de la Banque Centrale concernant l’inflation. Alors que cette dernière tablait sur une inflation, pour l’année 2018, se situant entre 2 et 4 % dans ses prévisions les plus pessimistes, nous savons que ces pourcentages seront dépassés.


L’augmentation de l’inflation résulte principalement de la mise en vigueur de la loi TRAIN, donc des hausses des taxes sur les produits pétroliers, les automobiles et autres moyens de transport, les boissons sucrées et alcoolisées, le tabac, l’éducation et les soins de santé, etc.

L’augmentation du prix des produits pétroliers induit automatiquement une hausse des produits manufacturés que les fabricants répercutent directement sur les prix aux consommateurs.
Augmentation du prix des transports et de la logistique, de l’électricité, de la nourriture et des boissons, des meubles et de l’électroménager, de l’éducation et des soins de santé, des véhicules, etc.

Afin de faire face à ces hausses de prix, les consommateurs vont puiser dans leur épargne.
Moins d’épargne, donc moins de fonds disponibles pour l’investissement, d’où un certain ralentissement de l’économie.

Une inflation élevée incite généralement les autorités monétaires à augmenter les taux d’intérêts ; d’où un argent plus cher (et plus rare dans certains cas) pour les emprunteurs.
Ce qui veut dire un argent plus cher pour les fabricants et fournisseurs de services ; ces derniers vont alors répercuter ces coûts supplémentaires sur les prix de vente aux consommateurs de leurs produits et services.

Les prêts hypothécaires et à la consommation deviendront également plus chers, ce qui risque de compliquer l’achat de maisons, de véhicules, de meubles et d’électroménager. 
Des taux d’intérêts élevés absorbent les liquidités sur le marché.
Cela freine les dépenses de consommation et entraine une baisse du PIB.

Pour les exportateurs, le coût élevé de l’argent, de l’électricité, du transport et de la logistique, érode leur compétitivité sur le marché mondial.
En réalité, une forte baisse des exportations philippines est déjà constatée.



Une inflation élevée provoque des fluctuations de taux de change.
La volatilité du peso affecte les exportations, les importations, les transactions commerciales et financières transfrontalières. Cela alimente également l’incertitude des entreprises.

Les investisseurs étrangers potentiels réfléchiront à deux fois avant d’investir dans un pays aux prix instables et à la monnaie erratique. 

Une inflation élevée a de nombreux effets toxiques qui peuvent atténuer, voire annuler, les avantages d’une croissance supérieure à 6 %.


UNE DETTE À LA HAUSSE

La dette croissante doit être une source d’inquiétude.
La dette publique est passée de 115, 6 milliards de dollars en 2015 à 129, 16 milliards de dollars à la fin 2017. En juillet dernier le gouvernement a annoncé son intention d’emprunter une somme de 22, 4 milliards de dollars (1.189 milliards de pesos), afin de financer son plan de dépense pour 2019.

Ceci en plus des 16, 75 milliards (888, 23milliards de pesos) qu’il empruntera cette année.
Le ratio dette publique / PIB était d’environ 41 % en 2015 et devrait augmenter d’au moins trois points en raison des emprunts de l’État. Cela est gérable, à la condition que balance commerciale et compte courants soient sains… le problème est que les deux se détériorent rapidement.

À la fin de 2017 le déficit commercial (Exportations moins importations) était de 28, 786 milliards de dollars, le plus fort enregistré par le pays. À la mi 2018, ce déficit était déjà de 15, 77 milliards de dollars, ce qui veut dire qu’il devrait dépasser les trente milliards cette année.
Ce qui en ferait un nouveau record.



Les importations progressent à pas de géant du fait des besoins de produits pétroliers, de combustibles minéraux, de fer et d’acier, utilisés dans le programme de développement des infrastructures du gouvernement Duterte.

Il y a eu également une forte augmentation des importations de machines, engins et équipements dans le cadre de ce programme.
Si ces équipements sont correctement maintenus (maintenance/entretien) dans le temps, ils demeureront productifs, ce qui est une excellente chose.

Toutefois, les exportations n’ont pas progressé à un rythme pouvant compenser la hausse de la facture des importations. En fait, les exportations ont baissé, passant de 28, 33 milliards de dollars au premier semestre 2017 à 26, 914 au premier semestre 2018. En fait de janvier à mai 2017 et 2018. Soit une diminution de 5 % en glissement annuel.

L’objectif du gouvernement, visant à accroitre les exportations, de neuf pour cent (9 %), n’est d’ores et déjà  plus réalisable, principalement du fait de produits manufacturés devenus non compétitifs.

Le déficit augmente aussi dans le compte courant du pays (PNB).
D’un excédent de 601 millions en 2015, il entre en territoire déficitaire en 2017 (- 2, 52 milliards de dollars). Il devrait s’aggraver en 2018 pour atteindre un montant de – 3, 1 milliards de dollars US.

Les envois de fonds des OFW (travailleurs philippins de l’étranger), les revenus tirés des IT-BPO, le tourisme et les investissements étrangers dans le pays ne suffisent plus à couvrir les besoins en devises.

Normalement l’on devrait assister (l’on peut s’attendre) à un affaiblissement du peso contre les principales devises.



Il n’y a pas de problème à accumuler des dettes… à la condition que l’on puisse rembourser !

Le problème est que les réserves internationales brutes (RIF)
se sont également détériorées.
GIR représente le montant des dépôts en devises, des obligations, de l’or et des Droits de Tirage Spéciaux (DTS), détenus par un pays.
D’un montant de 86, 12 milliards de dollars en septembre 2015, il est tombé à 80, 669 milliards de dollars à la fin 2017 et s’est effondré à 77, 68 milliards en mai 2018.
La chute est brutale.

Les Philippines sont encore loin d’une crise de la dette ; mais la hausse de la dette, conjuguée à une érosion du compte courant et des réserves en devises, peut être source d’inquiétude.


ET APRÈS, QUEL FUTUR ?

La Présidence Ramos a vu l’essor de l’industrie électronique ; l’époque du Président Arroyo a été marquée par le développement du secteur IT-BPO ; l’administration Aquino a inauguré la reprise du secteur manufacturier et des partenariats Public / privé.

Trois ans après son arrivée au pouvoir, l’on ne sait toujours pas quel secteur le gouvernement Duterte à l’intention de promouvoir ! Quel secteur, industriel, commercial, de service, financier ou autre, il entend développer.



Attention que le développement des infrastructures n’est pas une industrie ; les infrastructures ne sont qu’un catalyseur de l’industrie.

La nécessité de développer de nouvelles industries est plus urgente que jamais, dans la mesure ou la plupart des sources de devises sont menacées.
Dans le secteur IT-BPO, l’arrivée de l’intelligence Artificielle (IA) remplacera très bientôt l’externalisation de nombreux métiers basés sur la voix. Ce sont ainsi des millions d’emplois qui vont disparaitre.

Rien qu’aux Philippines, ce sont plus de 1, 3 millions de personnes qui étaient employées dans ce secteur d’activité en 2017. De plus, avec des salaires dépassant largement le salaire moyen local, c’est une classe moyenne qui était en train d’émerger. Il se pourrait que ce secteur atteigne un pic de 1, 7 millions d’employés en 2018 / 2019, avant que de rapidement décliner.

Remplacé par quoi ?

 Dans le secteur de l’électronique, l’apparition de nouvelles générations de circuits intégrés et de semi-conducteurs rend obsolètes nombre d’entreprises locales impliquées dans ce secteur.

Faute d’attirer de nouvelles compagnies à la pointe de la technologie, par des incitations fiscales et des facilités d’implantation, ainsi que d’offrir des possibilités de modernisation aux entreprises déjà  implantées sur place, les revenus actuels de 32 milliards de dollars vont très certainement fortement diminuer.

Pour faire court, il semble nécessaire et impératif que les Philippines développent rapidement de nouveaux secteurs porteurs à l’exportation.
Certains « experts » ont suggéré que les Philippines pourraient être compétitives dans les secteurs agro-industriels, la construction navale, les appareils ménagers et les produits chimiques.


Ventes de motocyclettes 2016 et 2017

Pour résumer, le Departement of Trade and Industry (DTI) doit redoubler d’effort pour développer ces industries. Le pays a besoin de nouvelles sources de devises et il en a besoin maintenant, ne serais-ce que pour demeurer économiquement solide.

Malheureusement, le Président Duterte, lors de son discours sur l’état de la nation, discours prononcé le 23 juillet dernier, n’a donné aucune indication sur un possible développement de ces nouvelles industries.

Tout juste la possibilité de la création d’un fond spécial destiné à la filière ‘’noix de coco’’.



À tous je souhaite une excellente semaine, que la Force vous accompagne.

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Thursday, July 26, 2018

UN ÉTÉ POURRI ... AUX PHILIPPINES !


Étonnant comme quelques degrés Celsius de plus ou de moins de la température ambiante peuvent faire la différence !

La différence entre une sensation de bien-être relative et une sensation d’oppression contre laquelle il est difficile de lutter. Rien à faire, même en forçant, le corps ne suit plus ou plutôt il semble se mettre en mode économique. 

Une des plages de Ternate

Ce n’est pas la première fois, loin de là, que je remarque le phénomène, mais il me semble que plus j’accumule les années au compteur et plus le phénomène se fait sentir.

Nul besoin d’aller consulter le thermomètre, je sais que nous avons dépassé les trente-sept degré Celsius, que la température de l’air est supérieure à la température interne de mon corps.

Je ne sais si vous êtes comme moi, mais autant je suis actif, aussi bien physiquement qu’intellectuellement, jusqu’à des températures de trente à trente-cinq degrés, autant mon corps semble se mettre en léthargie une fois que la température de l’air a dépassé celle de mon corps.

Du Côté des Calaguas

Le cerveau, lui, semble ne pas trop ressentir le phénomène, l’esprit demeure clair et lucide ; il faut dire que nous sommes encore bien éloigné de la température d’ébullition.
Je dois également vous avouer que je déteste le froid, froid qui littéralement me paralyse.
Disons que la plage (j’adore me baigner) de température qui me convient parfaitement s’étend de vingt-quatre à trente-quatre degrés Celsius. En dessous de cette plage j’entre en hibernation, au-dessus en léthargie.

Ces derniers jours étaient accompagnés d’orages qui tournaient aux alentours ; nous avons même eu quelques averses dont deux sévères. Mais depuis hier… rien, pas un petit cumulonimbus à l’horizon, même pas de cumulus congestus, encore moins de castellanus, rien pour nous apporter une petite ondée rafraichissante. J’ai beau scruter la carte météorologique avec le plus grand soin, pas un nuage sur l’archipel du sourire entre central Luzon et le Nord des Visayas.

Un petit coup d’œil au thermomètre, c’est bien ce que je pensais, trente-sept huit, il a de la fièvre ! 

La rivière Maragondon


Je plains les personnes qui se trouvent bloquées à Manille.
Si à Ternate, la ville se situe aux pieds des Monts Panay et en bord de mer, nous avons toujours un petit souffle de vent, c’est en général le calme plat dans la capitale philippine.
C’est donc d’un à deux degrés qu’il faut augmenter la température de l’air de Ternate afin d’avoir celle qui règne à Manille.

Le ventilateur, positionné au maximum, brasse un air chaud, lourd et humide. Les pales de ce dernier semblent engluées dans cet air épais.
Même les mouches, particulièrement nombreuses du fait des premières pluies, ont cessé toute activité. Elles gisent sur les meubles, accablées par la chaleur et ont même arrêté toute activité sexuelle, c’est pour vous dire !


Ce dont je viens de vous informer ce passait fin mai et sur les premiers jours de juin… depuis les choses ont bien changé, au niveau de la météorologie tout du moins.  

Que d’eau, que d’eau, que d’eau, une véritable histoire d’O !

Tout a commencé dans les premiers jours de juin avec le changement brutal et soudain du régime des vents. Alors que, depuis le mois de novembre nous nous trouvions sous le régime de ce que nous appelons la « Mousson du Nord-est », nous sommes passés au régime de la « mousson du Sud-ouest », sans transition aucune.



Amihan et Habagat.

Habagat c’est la mousson du Sud-ouest, également appelée saison des pluies, celle qui nous apporte  parfois des journées dignes d’un premier novembre, avec tout de même des températures qui oscillent entre vingt-quatre et vingt-huit degrés Celsius.
Amihan c’est la mousson du Nord-est, celle qui nous apporte fraicheur en décembre et fortes chaleurs de mars à mai.

Sur la façade Ouest de l’archipel et je précise bien, sur une grande partie de la façade Ouest de l’archipel du sourire,  Habagat s’étend de mai / juin à novembre / décembre, alors que, Amihan débute généralement en novembre pour se terminer fin mai.

Il semblerait que depuis quelques années les moussons soient un peu décalées dans l’année, débutant fin mai pour la mousson du Sud-ouest et début décembre pour la mousson du Nord-est.

Alors que ces dernières années le passage du régime des vents, donc de Amihan à Habagat, s’étalait sur une semaine, voire une dizaine de jours, en cette année 2018 la transition fût brutale… du jour au lendemain. Je me souviens avoir observé, le deux ou trois juin, le changement du régime des vents qui est passé brutalement du secteur Est au secteur Sud-ouest. Le 6, toujours du mois de juin, certains habitants de la capitale avaient de l’eau jusqu’à la poitrine dans les rues de Manille.

Depuis, les inondations sur Central Luzon ont été incessantes.


Mes enfants, dont la rentrée des classes était le 4 juin, ont déjà manqué plus de trois semaines d’école !

Tout cela, la faute à qui ?
La faute aux nombreuses dépressions et tempêtes tropicales qui se succèdent depuis le début du mois de juin. Plusieurs de ces phénomènes s’étant même transformés en typhon, comme Maliksi et Maria par exemple. Dépressions et tempêtes qui aspirent et renforcent la mousson du Sud-ouest en nous apportant de fortes pluies et des inondations. 

Non, je n’ai pas la berlue et je n’ai encore rien bu de la journée, pourtant il me faut allumer la lumière alors qu’il est tout juste trois heures de l’après-midi.


Nous sommes le 22 juillet et, depuis ce matin, les averses, parfois de véritables déluges, se succèdent sur l’archipel du sourire ! La visibilité horizontale ne dépasse pas les trois cents mètres ; quant à la visibilité verticale elle est nulle, ciel invisible !

La semaine dernière c’est tout juste si nous avons vu le soleil faire de brèves apparitions à de trop rares reprises.

Quand j’écris un été pourri… pour être un été pourri, c’est un été pourri.   



À toutes et à tous je souhaite une excellente fin de semaine, que la force soit avec vous.


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