Friday, November 30, 2018

ET SI JAMAIS ... QUE FERIEZ-VOUS ?


J’aurais dû ajouter « et où iriez-vous », si vous en aviez le temps et la possibilité ?

C’est une question que je me suis déjà posée, c’est pourquoi, en partie tout du moins, je vis aux Philippines. En visionnant une vidéo, https://www.youtube.com/watch?v=JdaOLeZ9jdc ‘’Where I can hide if the economic system collapses’’, en français ‘’où pourrais-je me cacher (m’abriter), si le système économique s’effondrait’’, j’ai fait un mini inventaire de ce qui pourrait arriver de catastrophique pour les habitants de l’Europe et plus précisément pour mes compatriotes.  

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Certains me diront que le système ne peut pas complètement s’effondrer !
Et pourtant, réfléchissons un tant soit peu ; dans l’éventualité où la zone Europe éclaterait brutalement, avec la disparition de l’euro en tant que monaie, que pourrait-il se passer ?

Une petite centrale nucléaire qui explose et contamine toute ou partie d’une région, voire d’un pays. Et pourquoi pas plus, je rappelle que les particules atomiques ne connaissent et ne respectent pas les frontières. Non Monsieur, le nuage radioactif ne s’arrêtera pas à la frontière.

Une guerre civile, qui pourrait commencer en France et se propager sur toute ou partie de l’Europe.
Cette guerre civile pouvant être attisée et renforcée par une guerre de religion.

Une guerre entre les USA (via l’OTAN) contre la Russie, puis OTAN/Europe contre la Russie, puis OTAN/Europe/USA,  toujours contre la Russie. Dans ce cas, l’on peut se poser la question de savoir ce que ferait la Chine ?

Quelques petites explosions solaires, détruisant tout ce qui est électrique et électronique.
Avec des conséquences qui pourraient être très graves, sur les centrales nucléaires pour donner un exemple.

Un brusque réchauffement climatique, dû non pas à l’activité humaine, mais à l’activité solaire ;  arrêt du Golf Stream.
Météorite tombant dans l’Atlantique. (Je préfère l’Atlantique au Pacifique, j’en suis plus éloigné).

Envahissement de l’Europe par des hordes affamées venues d’Afrique.
Prolifération d’un nouveau virus décimant les populations par millions, du genre Peste Noire, voire Grippe Espagnole.



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Multiplication d’actes terroristes de plus en plus violents, obligeant les populations à se terrer ou à se tirer.

J’arrête là, mais je suis certain que la liste pourrait être plus longue et complète.  

Dans la plupart des scénarii décrits ci-dessus, l’administration risque fortement d’être perturbée, voire même à l’arrêt.

Les populations les plus vulnérables ne pourront plus recevoir les minimaux sociaux qui leur sont indispensables pour survivre.

Rupture brutale de la chaîne d’approvisionnement alimentaire.
Plus d’eau, plus d’électricité, etc.
Les films catastrophes, les sites et écrits sur le survivalisme sont assez nombreux pour que je vous fasse grâce d’un petit laïus à ce sujet.

Le propos de ce billet n’est pas de vous affoler, mais d’essayer de faire une sélection des pays où il serait possible de se replier en cas de gros problème en Europe. Idem pour les USA.

N’oubliez jamais que le risque zéro n’existe pas.

Donc, où pourriez-vous vous replier afin de vous mettre, vous et votre famille, à l’abri en cas d’un effondrement total du système, d’une guerre ou d’une catastrophe, naturelle ou non, majeure ?

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Revenons à la vidéo, que nous dit le narrateur ?

Pour lui, le pays numéro un pour se replier serait la Nouvelle-Zélande et là je suis tout à fait d’accord avec lui.
La Nouvelle-Zélande c’est en fait un archipel d’environ six-cents îles et îlots, dont soixante-douze sont habitées (72) et qui se situe dans l’hémisphère Sud, en dessous et à  l’Est de l’Australie.

D’une surface totale de 268.000 kilomètres carrés, l’archipel n’est peuplé que de cinq millions d‘habitants (92 % d’origine européenne, 8 % de Maoris et d’asiatiques).
La population est majoritairement urbaine (73 %) et la ville d’Auckland compte plus d’un million six cents mille habitants.  La langue parlée est l’anglais à plus de 95 %.

Le climat est du type tempéré maritime.
C’est un pays avec des infrastructures développées, plus de quatre mille kilomètres de chemin de fer et onze aéroports internationaux. Les produits alimentaires comptent pour 55 % dans les exportations du pays, suivi par le bois 7 %.

La Nouvelle-Zélande c’est certainement le pays le plus éloigné des zones de conflits potentiels ; que ce soit Chine/Japon/Corée, États-Unis d’Amérique, Europe ou Moyen-Orient.
Donc, nous avons un pays tempéré, les habitants, encore peu nombreux, y sont à plus de 90 % d’origine européenne, l’on y parle l’anglais, il y a encore de nombreuses terres à mettre en culture ; la zone économique maritime y est une des plus étendues du globe et plus de 40 % de l’énergie produite est d’origine géothermique ou hydroélectrique.

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Par contre, la vie y est chère, l’immigration très surveillée et l’achat de terrain (quand c’est possible) revient très cher. C’est pour cela que seuls des milliardaires et millionnaires (principalement américains) y ont fait l’acquisition de propriétés. À noter toutefois que l’ancien premier ministre anglais Cameron y possède une propriété.

Néanmoins, quitte à insister, je répète qu’il s’agit là certainement du meilleur endroit au monde pour mettre sa famille à l’abri en cas de catastrophe majeure.
Attention toutefois aux tremblements de terre, aux éruptions volcaniques et aux tsunamis, tous fréquents dans cette région.

L’Australie pourrait être également une possibilité.
Quelques milliardaires y ont fait récemment des achats de ranchs.

Pour les Français il y aurait également la possibilité de se replier sur la Nouvelle Calédonie et pourquoi pas sur la Polynésie et nos territoires du Pacifique.
Je ne sais si les Kanaks apprécieraient grandement de voir débarquer quelques dizaines à quelques centaines de milliers de personnes venues de la métropole. Quant aux territoires du Pacifique, les places sont limitées et la vie pourrait plus ressembler à celle de Robinson qu’à celle que vivent actuellement nos compatriotes qui se trouvent dans l’hexagone.

Une autre éventuelle possibilité le Vanuatu, ex Nouvelles Hébrides.
Mais, petite surface de 12.000 kilomètres carrés, pénurie d’eau, 270.000 habitants et peu de terres arables. Encore une difficile vie de Robinson ?



Dans sa vidéo, le narrateur englobe des pays comme la Birmanie, la Thaïlande, le Cambodge, le Vietnam, la Malaisie, l’Indonésie, la Papouasie Nouvelle Guinée et les Philippines, mettant tous ces pays dans le même panier. Je ne suis pas tout à fait d’accord avec lui.

J’aurais tendance à dire que Thaïlande, Cambodge et Vietnam pourraient être des candidats potentiels. Malaisie et Indonésie (mise à part l’île de Bali), sont des pays majoritairement musulmans et j’aurais tendance à les éviter.

Papouasie Nouvelle Guinée ; si vous connaissez un peu, ce n’est pas évident.
Climat tropical, maladies endémiques, terrain difficile, montagnes et jungles, tribus tout juste sorties de l’âge de pierre et qui de plus sont dépendantes des aides humanitaires et gouvernementales pour survivre… À proscrire.

Japon, Corée, risque important de conflit avec la Chine ; de plus ce sont des pays où la vie est chère.
Sans parler des typhons, tremblements de terre et fuites radioactives.
La Chine… à éviter.

De plus, l’on peut s’interroger sur ce que pourrait être la réaction de la Chine en cas d’un conflit armé entre l’Europe, les USA et la Russie. (Lire ou relire « Tempête Rouge » de Tom Clancy, pour un possible conflit sur le sol européen).
Ne serait-elle pas tentée d’employer la force pour reprendre Taïwan, qu’elle considère toujours comme une de ses provinces ? Ne pousserait-elle pas son avantage en avançant ses pions sur les Paracels et les spratly’s ? Ceci en tenant compte du fait que les États-Unis pourraient rencontrer quelques difficultés à combattre sur deux fronts en même temps ?  Wait and see !



Les Philippines présentent de nombreux avantages.
C’est un pays qui se développe rapidement, un pays où la vie est relativement peu chère, un archipel composé de plus de sept mille îles (il y en a certainement une pour vous) ; de plus, la population est à majorité chrétienne (plus de 80 %), accueillante vis-à-vis des Européens et parle anglais.

Coupé du monde, le pays devrait être capable de vivre en autarcie durant plusieurs années.
Je précise que l’archipel n’a aucune frontière terrestre commune avec un autre pays.

Mis à part quelques heurts et soulèvements sporadiques très localisés, principalement sur la grande île du Sud Mindanao (Zamboanga, Marawi), le pays est assez calme. Même la « New People Army », le bras armé du Parti Communiste Philippin est, semble-t-il, rentré dans le rang.

Birmanie, je ne m’y risquerais pas. Il en est de même pour Bangladesh, Inde et Pakistan.
Les pays du Moyen-Orient… oublions.

L’Afrique, il y a certainement quelques niches où il serait possible de vivre dans une certaine sécurité ; mais elles sont relativement peu nombreuses.

Madagascar, Maurice ?


L’Europe  et plus particulièrement l’Europe de l’Ouest, je n’en parlerai pas ; dans la mesure où c’est précisément le lieu où se situerai la catastrophe qu’il faudrait fuir.



Le narrateur de la Vidéo insiste sur la stabilité de la Suisse ; oui mais elle se situe en Europe.
Comme les autres pays aux alentours, elle serait touchée dans plusieurs des cas catastrophique que j’ai envisagés et cités en début de ce billet. En cas de guerres civiles éclatant en Italie, France, Autriche et Allemagne, par exemple, elle risquerait d’être envahie par des hordes de réfugiés voulant échapper aux guerres.
N’oublions pas qu’il y a quelques années, l’armée Suisse avait été mise en alerte et entraînée à répondre et à repousser une telle invasion.

Ce même narrateur revient sur la sécurité que pourraient offrir les pays scandinaves.
Même si nos médias mainstream préfèrent ne pas en parler, ces pays rencontrent de plus en plus de problèmes avec la politique migratoire menée par l’Union Européenne. J’élimine.

L’Islande pourrait être une solution envisageable, à la condition toutefois d’aimer le froid et le poisson. À noter que le pays est énergétiquement indépendant… par contre la langue, indépendante également.
Le Groenland… passons notre chemin.


Le Canada, il devrait être possible d’y faire son trou, principalement dans le Nord.
Le pays est encore relativement peu peuplé et, toujours à la condition d’aimer le froid, il devrait être possible d’y survivre. L’eau y est abondante, les lacs et rivières offrent des possibilités de mobilité, pour celui qui a l’âme bien trempée d’un trappeur, ce devrait être faisable.

Les États-Unis, j’oublie.
En cas de crise économique majeure ou de guerre, ce pays sera grandement impacté et je ne pense pas qu’il autoriserait.
. des dizaines de milliers de réfugiés à venir s’installer sur son sol.

Mexique, trop proche du Sud des États-Unis.

Sur l’Amérique du Sud, que je connais très mal, je retiendrais le Pérou, le Chili, le Costa-Rica et l’Uruguay.  Les Caraïbes pourraient également offrir quelques possibilités, particulièrement sur les plus petites îles.

Imaginez une guerre entre l’OTAN et donc une partie de l’Europe, contre la Russie.

N’oubliez jamais que les deux dernières grandes guerres en Europe ont été déclenchées par le manque de rendement du capital. De nos jours, la bourse ne rapporte plus, les intérêts sur le capital sont négatifs et les obligations, qui risquent de ne jamais être remboursées, offrent un intérêt marginal. Vite, une bonne petite guerre, avant que le système ne s’écroule… peut-être pour longtemps ?



Une petite guerre civile qui se propagetait, faisant suite à un écroulement économique généralisé qui priverait les populations de tout. Banques fermées et DAB vidés, supermarchés et commerces dévalisés, plus d’État, de Police, de pompiers et d’Armée ; médecins, infirmières et personnels hospitaliers aux abonnés absents ; hôpitaux désertés et embouteillages monstres aux sorties des villes. Voyez ce qui se passe lors de l’arrivée d’un cyclone sur les côtes de Floride.

Je réitère ma question : que feriez-vous et où envisageriez-vous de vous replier (si vous l’envisagiez), en cas de catastrophe majeure qui pourrait mettre en danger vous-même et votre famille ?
Je précise que ce qui est visé est avant tout la sécurité et le fait de pouvoir survivre dans des conditions acceptables, même pour de jeunes enfants.

Attention que les aéroports peuvent être rapidement fermés et que ce n’est pas au dernier moment que l’on effectue les démarches pour l’obtention d’un passeport.


À tous et à toutes je souhaite une excellente journée.

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Tuesday, November 6, 2018

ÉCONOMIE DES PHILIPPINES 2017 / 2018 !



Récapitulatif des principaux indicateurs économiques pour l’année 2017 et le premier semestre 2018.
                        
La croissance, très dynamique, repose sur des fondamentaux macroéconomiques solides.

Après avoir enregistré un rythme annuel moyen de 6, 3 % entre 2014 et 2016, la croissance de l’économie philippine a atteint 6, 7 % en 2017.
La croissance devrait se stabiliser à un taux proche de 7 % d’ici 2020 selon les prévisions du FMI. Les principaux facteurs de croissance sont la forte demande intérieure, l’augmentation des investissements et la stabilité de croissance du secteur des services.

La consommation des ménages, en progression de 5, 7 % en 2017, en léger repli après + 7, 1 % en 2016 et + 6, 3 % en 2015, représente 69 % du PIB.
Cette consommation est largement alimentée par les transferts financiers des Philippins expatriés (OFW), qui ont représenté plus de 9, 8 % du PIB national en 2017, soit 31, 3 milliards de dollars US.

La croissance annuelle moyenne des transferts financiers des OFW (Philippins travaillant à l’étranger), a atteint 6, 1 % sur la période 2012 / 2017, avec une part dans la richesse nationale stable, autour de 10 %.

Ces transferts se sont trouvés résilients à la conjoncture internationale en raison de leurs origines géographiques diversifiées et des emplois occupés par les Philippins dans des secteurs d’activité très variés.
Selon la Banque Centrale des Philippines, la répartition des transferts par origine géographique était la suivante :
États-Unis 34 %, pays du golfe 27 %, Asie Pacifique 19 %, Union Européenne 12 %, autres 8 %.




Le taux d’investissement, traditionnellement faible, poursuit sont augmentation avec une hausse de 9, 4 % de la formation brute de capital fixe (BFCB) en 2017.
Ceci, malgré un ralentissement par rapport à 2016 et 2015 (respectivement + 24, 3 % et + 18, 6 %).
La BFCB a représenté 28, 7 % du PIB philippin en 2017.

Les dépenses du Gouvernement en infrastructures ont augmenté de 15, 4 % en 2017, pour un montant de 11 milliards de dollars américains, représentant 5,6 % du PIB, en forte progression par rapport au 1, 8 % de 2011.
Pour 2018 le Gouvernement a alloué 21 milliards de dollars pour les investissements en infrastructures, soit 6,3 % du PIB.

75 projets prioritaires, représentant un montant d’investissement de 170 milliards de dollars jusqu’en 2022, ont été sélectionnés.
Selon le Ministère du Plan, en avril 2018, 23 des 75 projets auraient déjà reçu toutes les autorisations nécessaires à leur démarrage.

L’objectif du Président R. Duterte est d’augmenter la part des investissements publics à 7, 4 % du PIB à l’horizon 2022.
Jusqu’à lors, l’insuffisance des investissements publics dans les infrastructures, en particulier dans le domaine des transports, résultait, pour partie, des faibles capacités de l’administration à exécuter les dépenses.

Les comptes extérieurs sont légèrement déficitaires et le risque d’endettement est considéré comme faible.
En 2017, la balance courante a enregistré un déficit de 0, 8 % du PIB (2, 52 milliards de USD), en chute depuis 2014. (- 0, 4 % en 2016, + 2, 5 % en 2015 et + 3, 8 % en 2014).
Pour 2018, la prévision de la BSP (la Banque Centrale) d’une balance courante pour un moindre déficit de – 0,2 % (moins 700 millions de USD) pourrait ne pas être atteinte, au vu des résultats du premier trimestre des exportations de biens. Diminution de 6 % des exportations et augmentation de 6, 8 % des importations.



En 2017, les exportations philippines ont augmenté de 9, 5 % atteignant 62, 9 milliards de USD contre 57, 4 Milliards en 2016.
Les importations ont atteint 92, 7 milliards (USD), en augmentation de 10, 2 %. Le déficit commercial a ainsi continué d’augmenter pour atteindre près de 30 milliards (USD), soit plus de 8, 4 % du PIB du pays.
Ces évolutions traduisent une reprise de la demande mondiale adressée aux Philippines, dans un contexte de forte croissance de l’économie nationale.

La Chine restait, en 2017, le premier partenaire économique des Philippines, premier client et premier fournisseur. Au plan régional, les pays de l’ASEAN ont représenté 50 % du déficit commercial du pays.



La très forte spécialisation sectorielle du commerce extérieur sur les produits de l’électronique constitue une vulnérabilité qui s’ajoute à la dépendance commerciale régionale.
En 2017, les ventes de produits et composants électroniques ont représenté 52 % du total des exportations à 32, 7 milliards de USD et les importations de produits électroniques ont représenté 25 % du total des achats, atteignant 23, 3 milliards de USD.

L’excédent des activités de service a augmenté de 35 % en 2017, passant de 7 à 9, 5 milliards de USD. Les exportations de services ont atteint 35, 6 milliards de USD en progression de 14 % par rapport à l’année 2016. Cette croissance a été tirée par le dynamisme des services externalisés (BPO pour Business Process Outsourcing), secteur où les Philippines ont acquis depuis une décennie des compétences reconnues par les grands groupes multinationaux.

Dans ces activité aisément délocalisables, l’enjeu pour les Philippines est de conserver ses avantages comparatifs par une montée en gamme des services, ceci en développant les qualifications de sa main d’œuvre.

S’agissant du compte financier, les Philippines enregistrent une entrée nette de capitaux de 3, 8 milliards de dollars US au quatrième trimestre de 2014, après une sortie nette le trimestre précédent de 2, 5 milliards, portant ainsi le solde des entrées de capitaux à 1, 6 milliards à la fin de l’année 2017. Les flux nets d’investissements directs étrangers (IDE) restent peu important à3, 2 % du PIB, malgré une forte hausse en 2016 (+ 40, 7 %) et 2017 (+ 21 %).

Les flux nets d’IDE ont atteint 10, 1 milliards (USD) en 2017, ce qui constitue un record absolu. Cette hausse a été essentiellement portée par les investissements  dans le secteur manufacturier, investissements qui s’établissent à 1, 15 milliards (USD), soit une hausse de 244 %.

L’industrie pétrolière, ainsi que les secteurs de l’immobilier, de la construction et de la distribution, ont été les autres grands bénéficiaires de ces flux.
Les investissements de portefeuille enregistrent des sorties nettes de 3, 9 milliards USD (+163 % en g.a.), principalement en raison de l’effet conjugué du fort rapatriement des positions des investisseurs étrangers au premier trimestre 2017 (2, 6 milliards de USD et du rapatriement des placements sur les titres de créances publiques.

Les autres flux financiers s’établissent à – 2, 1 milliards USD, (-55 % en g.a.).  
 

Faiblement endetté, le pays dispose de marges de manœuvres en matière de relance budgétaire.

Le Gouvernement a retenu un objectif d’augmentation du déficit budgétaire à 3 % du PIB jusqu’en 2022 (contre moins de 2 % sous la précédente administration, en raison de la faible exécution budgétaire), par un accroissement indispensable des dépenses publiques, essentiellement dans les infrastructures et les services sociaux.
Lutte contre la pauvreté, éducation primaire et santé.

Malgré une augmentation de 11 % des dépenses publiques, le déficit budgétaire a été inférieur en 2017 à l’objectif de 3 %, en atteignant 2, 2 % du PIB.
Ceci s’explique par une augmentation plus importante des recettes du Gouvernement (+ 13 %) et le décaissement partiel des fonds publics (près de 3 % du budget de l’année 2017 n’a pas été dépensé), pourtant en amélioration par rapport aux années précédentes (3, 6 % en 2016 et 12, 8 % en 2015).




Le premier volet de la réforme fiscale Comprehensive Tax Reform Program (CTRP), initiée par le Gouvernement en 2016, est entré en vigueur le 1er janvier 2018.

Ce volet, intitulé Tax Reform for Acceleration and Inclusion (TRAIN), a réduit l’impôt sur le revenu des particuliers et augmenté les taxes sur les carburants, l’alcool et les boissons sucrées, les voitures et le tabac.
Cette réforme devrait permettre d’augmenter les recettes fiscales de 15, 2 % du PIB en 2017, à 17, 7 % du PIB en 2022.

Le deuxième volet, qui est actuellement en discussion à la Chambre des Représentants, vise à réduire le taux d’imposition des société (de 30 à 25 %), tout en modernisant les dispositifs d’incitations fiscales à l’investissement et en supprimant les exonérations et privilèges fiscaux excessifs. Une fois appliquée dans son ensemble, la réforme doit permettre de générer 2, 6 milliards USD de recettes supplémentaires.

Malgré le montant record de la dette publique en 2017 (114 milliards de USD contre 107 milliards en 2016), dû notamment à la dépréciation du peso philippin et à l’augmentation des emprunts domestiques, le ratio dette publique / PIB a atteint son nivrau le plus bas depuis 1980 à 37, 8 %, ceci grâce à une croissance économique soutenue. Le FMI prévoit une baisse continue de ce ratio à environ 34, 6 % d’ici 2022.

Le risque souverain est atténué par la composition majoritaire de la dette publique en devise nationale (68 %) et par le profil de son échéancier. 80 % de la dette à maturité de moyen et long termes.

L’endettement extérieur est peu élevé et devrait poursuivre sa baisse : le ratio dette extérieure / PIB était de 23, 3 % en 2017, contre 24, 5 % en 2016.
Sur la période 2007 à 2017, ce ratio a diminué de manière continue, passant de 44, 5 % à 23, 3 %, grâce à des politiques publiques conservatrices, au développement d’un secteur financier national capitalisé et bien géré, ceci dans un contexte de résultats économiques favorables caractérisé par une forte croissance, une balance courante en excédent jusqu’à fin 2015 et une monnaie nationale stable, également jusqu’à fin 2015.

Selon la BSP, à la fin2017, la dette extérieure était libellée, pour plus des trois-quarts en dollars américains (77, 5 %), en yen (13, 8 %), en peso philippin (5, 9 %), en euro (1, 5 %) et en autres devises (1, 3 %).



Avec un taux d’inflation de 4, 5 % fin avril 2018, la Banque Centrale mène une politique de resserrement progressive des taux, en lien avec le cycle financier mondial.
Le peso évolue dans un système de change flottant, sans bande de fluctuation.

Le déficit courant récent exerce une pression sur le peso philippin qui s’est déprécoé de 46, 7 PHP / USD en août 2016, à 50, 4 PHP / USD à fin décembre 2017 et ce, malgré les interventions de la Banque Centrale pour tempérer les fluctuations excessives. Le peso s’est déprécié de 2 % en 2017.

L’inflation a atteint 3, 2 % sur l’année 2017, en augmentation par rapport à 2016, (1, 8 %). Néanmoins, cette inflation est restée dans la fourchette cible de la BSP qui se situait entre 2 et 4 % pour 2017.

En 2018, l’inflation a poursuivi sa hausse en atteignant 4, 5 % à fin avril, son plus haut niveau en cinq ans. Cette hausse résulte principalement de l’augmentation des taxes au premier janvier 2018 dans le cadre de la réforme fiscale.

La forte augmentation des cours mondiaux du pétrole depuis le début de l’année 2018 est également un facteur inflationniste.
Après un taux inchangé de 3 % depuis fin 2014, la BSP a annoncé une hausse de 25 pdb (point de base) de son principal taux directeur en mai 2018, le portant à 3, 25 %. Dans son communiqué, l’autorité indique qu’il se peut que le niveau de l’inflation s’établisse en 2018 au-dessus de sa fourchette cible (2 à 4 %), tout en rappelant qu’elle anticipe un retour dans la fourchette en 2019.
Elle indique enfin se tenir prête à prendre d’avantage de mesures, afin d’assurer ses objectifs de stabilité des prix et de stabilité financière.

Cette hausse du taux directeur permet d’atténuer les risques de surchauffe de l’économie, identifiés par certains analystes et qui sont liés à la politique d’expansion monétaire, à la réforme fiscale et à la hausse des prix mondiaux de certaines matières premières, dont les hydrocarbures.
La propagation de l’inflation par la dépréciation du peso (« pass through ») est considérée comme limitée selon les études de la BSP.
En effet, le niveau élevé de ses réserves devraient permettre à la BSP de faire face à une crise de Change. Les réserves internationales de la BSP s’élevaient à 81, 5 milliards USD à fin décembre 2017, soit l’équivalent de huit mois (8) d’importations de biens et services.

La faible proportion de la dette extérieure à court terme (19, 5 % du total de la dette, préserve les Philippines d’une potentielle crise de change.

À fin août 2018, l’inflation sur un an atteignait 6, 4 % contre 3, 3 %à fin décembre 2017. La forte progression de l'inflation depuis le début de l’année résulte de plusieurs facteurs : l’augmentation de certaines taxes au 1er janvier 2018, la dépréciation du peso et l’augmantation des cours mondiaux du pétrole.

Pour l’ensemble de l’année, la prévision d’inflation annuelle moyenne est de 4, 1 %.
Néanmoins, cette prévision demeure susceptible s’une révision à la hausse.
Selon le FMI, l’inflation devrait rester proche de 4 % en 2019 et 2020.

Attention que l’inflation enregistrée pour la seule région métropole de Manille est supérieure à la hausse des prix au niveau national. Elle a atteint 7 % à fin août 2018. La hausse des prix concerne principalement les biens de consommation, tels que les produits d’alimentation (+8, 6 %) et les transports (+ 10, 2 %).




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Un livre complet qui aborde tous les sujets sans tabous.

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Mon petit livre 

101 façons de Générer des Revenus aux Philippines, pour y vivre’’ est maintenant disponible. 




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 EST-ELLE réelle ?
              Est-elle celle qu’elle
                Prétend être ?

Enquêtes et Investigations
                   Aux Philippines