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Wednesday, June 10, 2015

COÛT DE LA VIE ... DANS LES VISAYAS !

Je vais aujourd’hui vous parler du coût de la vie et plus spécialement du coût de la vie sur l’île de Negros, dans la banlieue de la Capitale régionale qui se nomme Bacolod.

Mais avant cela un petit tour d’horizon de ce qui se passe ici et là sur notre bonne vieille terre.


Si je regarde les gros titres de la presse (française) aux ordres, c’est le scandale de la Fifa qui fait la une, suivi de près par les exploits des tennismen et women sur les courts de Roland Garros ; puis Alain Juppé qui veut jouer les nouveaux Balladur et le dialogue social qui se simplifie avec des contraintes nouvelles pour les entreprises.

Ben avec tout cela nous sommes gâtés.

Le chômage, on  en a parlé un peu hier, ne compliquons pas les choses !
L’inversion est là, c’est certain quand on regarde le graphique à l’envers.

Les chars Leclerc, oui nos gros chars d’assaut, ont franchi le rideau de fer ! 
Là, une fois de plus l’on cherche à vous faire peur… les Russes attaquent.

Par contre, il est d’autres sujets qui ne sont que peu, voire pas abordés.
La police débordée par les clandestins à Calais, mais l’Europe veut nous en refiler 9.100 de plus et ce n’est pas terminé. Ils sont de plus en plus nombreux à venir s’échouer sur les côtes de l’Europe du sud. Jusqu’à quand cela pourra-t-il durer ainsi ? Notre arrogant petit Parti socialiste enjoint la Russie de revenir sur sa décision d’interdire son territoire à une poignée d’individus indésirables. Dont BHL, mais celui-là on sait pour qui il roule, de plus si vous lisez bien ses bouquins, c’est bourré d’inepties et de contre vérités.

Je vous fais grâce de ce qui se passe en Irak, en Syrie, au Soudan, en Afghanistan, au Pakistan, en Lybie, au Nigéria, etc., je stoppe la liste serait fastidieuse à parcourir.

Quant à la fameuse reprise de l’économie américaine, après révision des chiffres, elle devient récession.
Mais à partir de cet instant l’on ne vous en parle plus. Comment voulez-vous qu’il y ait de la croissance dans un pays où près d’un tiers de la population ne travaille pas, où les salaires stagnes, où les gens sont surendettés et dont le gouvernement croule sous les emprunts et donc ne peut investir ?


Autre point de conflit potentiel : l’archipel des Spratly’s !
Et là, pour nous c’est du sérieux. En cas d’escalade nous serions aux premières loges.

Depuis un peu plus d’un an les Chinois sont en train de transformer des bouts de rochers, émergeant à peine à marée basse, en bases militaires de plusieurs hectares de surface. 

Comme des fourmis géantes, les dragues chinoises creusent, remblaient, les cimentiers bétonnent et sur les surfacent ainsi artificiellement créées naissent des forts, des casernes, des pistes d’atterrissage, des ports en eaux profondes et autres facilités militaires. Je rappelle qu’il s’agissait au départ de créer des abris pour les pauvres pêcheurs chinois qui pouvaient être surpris par les violentes tempêtes qui sévissent dans cette région.

Enfin, pour l’instant la guerre n’est que verbale, souhaitons qu’elle reste à ce niveau, au niveau du langage et des déclarations fracassantes. Bien que… il y a des faucons des deux côtés.

Gardons en mémoire que les États-Unis d’Amérique ont l’autorisation d’utiliser dix bases militaires aux Philippines et qu’ils ne vont pas s’en priver. À noter que dans leurs dernières déclarations, ces mêmes USA ne demandent pas le démantèlement des installations existantes, mais un statuquo, un gel sur les installations et constructions en cours.


Pour mieux faire passer la pilule, ils insistent sur un statuquo pour tous les protagonistes. Philippines, Taïwan, le Vietnam, la Malaisie, Brunei et bien évidemment la Chine, en fait le seul pays à construire à grande échelle.
Les États-Unis vont même plus loin en laissant entendre qu’ils pourraient ne pas s’opposer à une entrée du Yuan ou Renminbi dans les DTS du FMI. Ce qui est d’une très grande importance pour l’économie chinoise.

Une autre information qui est passée totalement inaperçus de nos ‘’merdias’’ : « vers une remise en question du caractère transmissible du Sida ? »

La cour d’appel américaine pour les forces armées (CAAF), la cour de justice militaire la plus importante des États-Unis, a relaxé le sergent David Gutierrez, un pilote étasunien, du chef d’accusation d’« agression avec circonstance aggravante » pour avoir caché sa séropositivité à plusieurs partenaires sexuels lors de soirées échangistes. Cela lui avait valu en 2010 d’être condamné à huit ans de prison.

Dans cette affaire, la défense revendiquait une estimation du risque de contamination compris entre 1/10 000 et 1/100 000, quand l’accusation défendait une valeur de 1/500. Même en prenant en compte ce dernier chiffre, la cour a jugé que la transmission de la maladie ne pouvait être qualifiée d’agression aggravée. Une décision de justice qui révise totalement le précédent qui pénalisait ce type d’acte depuis vingt-cinq ans. Des centaines de personnes avaient ainsi été emprisonnées aux États-Unis, mais aussi en France en vertu de l’article 222-15 du Code pénal relatif à « l’administration de substances nuisibles ayant porté atteinte à l’intégrité physique ou psychique d’autrui ».


La justice continuera-telle de considérer comme contagieuse une maladie qui n’a, dans le pire des cas, qu’une chance sur 500 d’être transmise ? Seules 23 plaintes similaires à celle qui visait David Gutierrez ont été retenues par la justice en France, alors qu’on estime à entre 1 500 et 2 000 le nombre de plaintes déposées depuis le début de l’ « épidémie ».

Ce qui tendrait à dire que l’on nous ment sciemment depuis plus de 25 ans au sujet de cette maladie.
Encore une grosse arnaque, une histoire de gros sous ? Souvenez-vous qu’il y a encore quelques années l’on nous présentait le Sida comme le monstre qui allait détruire l’humanité tout entière. Il fallait des sous, encore plus de sous pour la recherche et les organisations subventionnées fleurissaient comme narcisses et crocus au printemps.

Regardez autour de vous… combien connaissez-vous, dans votre entourage, de personnes atteintes du Sida ? Par contre, nous avons tous un parent, un ami, un membre de notre entourage qui est, ou a été atteint d’un Cancer. Mon père vient d’être opéré d’un Cancer, plusieurs amis en sont atteint, certains en sont morts, mais je dois dire qu’en ce qui concerne le Sida… personne de mes connaissances.

Encore une bonne histoire afin de vous faire peur, la dernière étant Ebola en Afrique, mais la campagne marketing ne fût pas vraiment à la hauteur. Néanmoins, cela m’a permis de faire des découvertes… pour un prochain billet.


Mais, revenons à nos moutons, non je ne parle pas du peuple français, mais du coût de la vie dans la province du Negros, plus précisément dans la banlieue de la capitale régionale Bacolod.

Je base mes calculs sur une famille composée d’un couple avec deux enfants en bas âges.

Se loger

Que ce soit dans une maison individuelle ou un appartement, il est très facile de se loger sur l’ensemble de l’archipel et ce, à des prix qui demeurent ridiculement bas. Une villa de trois / quatre chambres, avec salon, salle à manger, cuisine équipée, salles de bain et d’eau, garage ou ce que l’on nomme ici carpot, va se négocier entre 10 et 25.000 pesos par mois ; certaines sont avec piscines et grands jardins. Disons qu’une habitation de trois chambres, avec en plus une dirty kitchen (cuisine de jardin) et le quartier pour une employée se trouve facilement entre 12 et 15.000 pesos dans les environs de Bacolod. Retenons 15.000 pesos.

Maintenant si vous êtes marié à une Philippine, il y a de grandes chances que cette dernière vous pousse, gentiment, mais sûrement, à acheter ou à faire construire votre propre maison. Dans ce cas pas de loyer, mais une maintenance qui peut revenir chère au fil des ans.


Electricité

Le prix de l’électricité varie considérablement d’une province à l’autre, de dix à vingt pour cent, parfois plus.
De plus, l’électricité est chère aux Philippines et ce sur l’ensemble du territoire. Une solution, si vous êtes propriétaire, ajouter quelques panneaux solaires sur le toit de votre ‘’Home Sweet Home’’. Je reviendrai sur le sujet, il est d’importance et pourrait le devenir encore plus dans les prochaines années.

Il faut compter entre 4.000 et 4.500 pesos de facture électrique mensuelle, ceci avec : un petit climatiseur (1 HP), un grand réfrigérateur, un petit congélateur horizontal, trois ou quatre ventilateurs, deux téléviseurs, toaster, petit four électrique, fer à repasser (que l’on utilise peu aux Phils, sauf pour les uniformes des enfants), un chauffe eau, quelques DVD, PC, laptops et autres Karaoke et chaîne HiFi.

Il est bien évident que pour ce prix le climatiseur ne fonctionne pas 24 / 24 heures et 7 / 7 jours.
Disons de quatre à cinq heures par jour durant l’été philippin, un peu moins durant les autres saisons.

La  technique peut consister à mettre le climatiseur en fonctionnement une à deux heures avant d’aller se coucher et de le faire fonctionner pendant une autre heure, avant qu’un ventilateur ne prenne le relais, ceci principalement afin d’éloigner les éventuels moustiques. Une fois la pièce rafraichie, le soleil ne tapant plus, votre chambre devrait  rester à des températures qui permettent un sommeil de qualité.


La bouteille de gaz

Si le prix de cette dernière avait bien baissé, ces dernières semaines la tendance serait plutôt haussière. Le prix qui était descendu jusqu’à 650 pesos a depuis subi quelques augmentations. Disons que les prix peuvent varier entre 650 et 850 pesos, prenons une moyenne mensuelle de 750 sur l’ensemble de l’année, nous ne devrions pas être loin de la vérité.


L’eau de la ville, pour ceux qui sont connectés et eau potable

La facture d’eau et ce pratiquement pour toutes les personnes que je connais, se situe aux alentours de 350 / 400 pesos par mois. Pour la cuisson et l’eau que nous buvons, nous utilisons de l’eau purifiée ; de l’eau qui provient d’une station de purification et qui est vendue dans des containers de vingt litres. Pour une famille de quatre, plus une aide ménagère, comptez de 15 à 20 containers par mois. Le container étant vendu entre 25 et 35 pesos si l’on considère un prix moyen de 30 pesos et une consommation de 20 containers par mois, cela doit nous donner 600 pesos.


Internet

A Manille la 4G est disponible dans certains quartiers.
Pour ce qui est de la province et dans la majorité des cas, sauf pour une utilisation professionnelle, plusieurs systèmes sont disponibles. Une connexion correcte va vous coûter, en fonction de l’endroit où vous vous trouver, entre 1.000 et 1.500 pesos. Comptons 1.500 pesos par mois.


Téléphone

Pour la majorité d’entre nous n’utilisons plus de téléphone fixe.
Nous disposons de plusieurs portables que nous rechargeons en crédit en fonction des besoins. Je préconise d’avoir au moins deux fournisseurs différents sur les trois principaux que nous trouvons aux Philippines. À savoir Globe, Sun et Smart. Une communication de portable à portable coûte 7 pesos sur l’archipel et 21 ou un peu plus pesos à l’international (fixe ou mobile). Les SMS sont facturés un peso pour quelques lignes.

Je dirais, sauf pour ceux qui ont l’obligation de téléphoner régulièrement en Europe, qu’un budget téléphone de 1.000 pesos par mois est dans la moyenne.

Le câble est disponible dans de nombreuses agglomérations, pour ceux qui sont intéressés, comptez 1.000 pesos par mois. Mais cela dépend évidemment du bouquet choisi.  Idem pour le satellite, une fois l’antenne et le modem achetés et installés, 1.000 pesos par mois.


Habillement et chaussures

Compte tenu du climat local, sauf à habiter dans les montagnes, du côté de Baguio par exemple, l’habillement va être réduit au strict minimum. Shorts et tee-shirts ou chemisettes pour les hommes, jeans, pantalons, voire shorts (en général très shorts) et chemisiers ou tee-shirts pour les femmes. Pour ce qui est des chaussures, tongs, chaussures de sport et mocassins en ce qui me concerne. Quelques chaussures à talons hauts pour ces dames et quelques robes.


Pour les enfants, les garçons s’habillent de shorts et tee-shirts, survêtements, tenues de jogging, souvent décorés de héros de BD américaines. Les petites filles ont des ensembles jupes et chemisiers, tenues de jogging… mais tout cela, souvent made in China ne coûte rien ou presque rien. Pour une famille de quatre, comptez 5.000 pesos par mois pour habillement et chaussures.


Personnel de maison

Pour ce que nous nommons ici une maid, une employée de maison, il va vous en coûter entre 3.000 et 4.000 pesos par mois, un peu moins si vous êtes installés depuis longtemps et que vous êtes bien considérés. Si cette employée demeure chez vous, il faudra doubler ce qu’elle vous coûte, car il vous faudra la nourrir.  

Disons qu’avec 6.000 pesos vous devriez vous en sortir.


Nourriture

La plupart de nos achats, en ce qui concerne fruits et légumes et une partie de la viande, s’effectue au marché de Ternate et une à deux fois par mois à celui de Naïc mieux achalandé. Une à deux fois par mois nous nous rendons au SM Mall, que ce soit celui de Bacoor, mais de moins en moins fréquemment ou celui de Rosario plus proche.


Mais nous disposons également du Puregold de Tanza et un Robinson Mall est en construction un peu après Tanza, soit à une demi-heure en voiture ou en bus. Nous y achetons nos produits d’entretien, le bricolage et surtout des produits importés qui sont introuvables sur les marchés locaux. Également de la viande découpée selon nos critères, de la charcuterie, du fromage et des ingrédients introuvables ailleurs ; des cornichons qui ne soient pas sucrés, de la moutarde  de Dijon, des flageolets en boîte… par exemple. 

C’est la même chose sur Bacolod où SM Malls, Robinson Mall, Metro et autres Centres Commerciaux sont nombreux et bien achalandés.


C’est du côté de Davao City, au sud de la grande île de Mindanao, que fruits, légumes, poissons et crustacés sont les moins chers. Comparé à Ternate les prix des poissons et crustacés seront divisés par trois dans certaines régions du sud de Mindanao.
  
Pour une famille de quatre, plus la maid, en mangeant sans se priver, il vous faut compter de 12 à 15.000 pesos par mois.

Agrémentons la chose de deux ou trois restaurants par mois pour toute la famille, comptons large… 3.000 pesos.


Véhicule

Un peu comme pour le gaz, l’essence et le diésel subissent des variations de prix importantes ces derniers temps.
Pour un véhicule standard, en comptant quelques sorties, visites de quelques amis et les courses, il m’étonnerait que vous dépensiez plus de 3.000 pesos par mois, en tenant compte de l’entretien du véhicule et de l’assurance.


Les dépenses médicales

Sauf à vouloir conserver le système français et donc d’adhérer à la CFE, je conseille aux nouveaux arrivants de faire le calcul avec PhilHealth et une police d’assurance complémentaire. Pour ce qui est de PhilHealth, toute la famille sera couverte pour un montant de 200 pesos par mois et la complémentaire devrait vous coûter autour de 6/7.000 pesos par an. Les médicaments génériques sont largement distribués sur l’archipel et il existe des filières pour l’importation de certains médicaments spécifiques introuvables ici.

Le coût de la vie va grandement dépendre, de votre style de vie, de l’endroit où vous vivez aux Philippines et de ce que vous mangez.


Maintenant si vous souhaitez vous rendre à Hong-Kong pour y faire du shopping,  au Cambodge pour visiter les temples, ou en Thaïlande pour y rencontrer votre meilleur ami qui y est installé depuis dix ans… il faudra passer cela en extra. Si votre menu se compose de foie gras, de bélouga, de saumon fumé accompagnés de Blinis et que vous ne buvez exclusivement que du champagne veuve Clicquot 1984… le budget que je donne ci-dessus devra être quelque peu modifié.


Faisons le récapitulatif et ce pour une famille de quatre personnes.

-          Location d’une maison correcte et spacieuse…..    15.000
-          Électricité ………        4.000
-          Gaz, utilisation fréquente, une bouteille de 11 kg par mois      750
-          Eau de la ville       400
-          Eau  potable         600
-           Internet             1.500
-          Téléphone …     1.000
-          Habillement +    5.000
-          Personnel de maison   6.000
-          Nourriture        15.000
-          Restaurants        3.000
-          Véhicule            3.000
-          Dépenses médicales en ajoutant quelques médicaments non remboursés…  1.000
                -------------       
Total ………..        56.250 pesos

Soit 1.125 euros pour un euro égal 50 pesos.
L’euro approchait les 56 pesos il y a deux ans !
Mais il a dépassé les 70 .... à une époque.


Nous approchons donc les 1.200 euros pour un couple avec deux enfants en bas âges.

À partir de cet exemple chacun pourra adapter son budget en fonctions de ses besoins et de ses goûts.
Néanmoins, vous avez ici une base qui correspond à la moyenne de ce que peut coûter la vie aux Philippines, en dehors des plus grandes villes. Certains font avec moins, d’autres qui en ont les moyens dépensent un peu plus.


Expériences, avis, critiques et commentaires, comme d’habitude sont les bienvenus.

Chaque jeudi de 18 à 20 h, 12 à 14 h  en Europe sur Yahoo Messenger :
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Wednesday, January 1, 2014

ÉTRANGES PRATIQUES SEXUELLES ... AUX PHILIPPINES !


Dans un post plus ancien je vous ai parlé des premiers habitants des îles philippines connus à ce jour.

Tout d’abord, l’homme de Tabon, un homme préhistorique qui vivait dans des cavernes sur l’île de Palawan il y a 47.000 ans, puis l’homme de Callao, qui lui vivait dans la province de Cagayan au nord de Luzon, il y a de cela environ 67.000 ans.



Ne vous inquiétez pas pour eux, quand on dit homme au singulier, il ne devait pas être seul, de plus il y avait certainement des femmes.  Mais certainement pas de SanMig, alors peut-être pouvons-nous compatir à son sort. Pensée émue pour l’homme de Tabon, qui, petite précision, était un homo-sapiens.

En ce qui concerne l’homme de Tabon, découvert en 1962, l’on sait qu’il connaissait le feu et qu’il pratiquait des rites funéraires. Pour l’homme de Callao, découvert récemment, l’on en a retrouvé qu’un tout petit os, un métatarse. Donc pour vous dire ce qu’il faisait exactement, les informations sont à venir. Mise à part sa datation, même sous la torture, le petit os n’a pas encore parlé.

Pour faire une comparaison, les habitants et artistes des grottes de Lascaux vivaient il y a environ 17.300 ans.

Ce que je souhaite vous raconter dans ce post c’est ce qu’ont trouvé les Espagnols quand ils sont arrivés sur les îles au 16ème siècle, plus particulièrement sur la région des Visayas. Je vous remets en mémoire  que l’arrivée de Magellan à Cebu se situe en avril 1521.


Pour cela je vais m’appuyer sur quelques sources contemporaines de cette époque, car étonnement elles existent.

Tout d’abord, le récit très détaillé d’Antonio Pigafetta, un Italien, le chroniqueur attitré de l’expédition de Magellan. Sauf en ce qui concerne les paysages, car la description des paysages par l’écrit n’arrivera qu’avec Jean-Jacques Rousseau (Sentiment, Julie ou la nouvelle Héloïse), il a parfaitement décrit, avec ses yeux d’homme européen du 16ème siècle, la société philippine des Visayas de ce temps.
  
Puis les récits de Miguel de Loarca datés de 1582 ; les traités sur les lois, les coutumes et pratiques religieuses de Juan Plasencia (1589) ; les ‘’relations’’ de Pedro Chirino (1604) et un chapitre du récit d’Antonio de Morga (1609) nommé ‘’Sucesos’’.

L’on peut également s’appuyer sur les récits de quatre autres personnes, témoins visuels, car membre de l’équipage de Magellan et sur une douzaine d’autres, membres des expéditions qui ont visité l’archipel entre l’arrivée de Magellan (1521) et le début de la conquête (colonisation) des îles par Miguel Lopez de Legazpi (1565).

L’expédition de Loaysa en 1526 atterrie sur la côte est de Mindanao et Alvaro Saavedra visite l’île de Sarangani trois fois en 1528.

Quatre récits, dont un de plus de cent pages, qui racontent l’expédition de Lopez de Villalobos qui passa dix-huit mois à Sarangani, Mindanao, Leyte et Samar (1542-1543), ont survécu jusqu’à nos jours.


De plus, nous trouvons des documents qui n’ont jamais été publiés.
Nous trouvons par exemple la ‘’Historia de las islas e Indios de Bisayas’’ qui, écrite par Francisco Alcina au 17ème siècle, retrace en quatre volumes ce qu’était la culture de la société Bisaya avant l’arrivée des Espagnols.

Alcina, qui était un Jésuite, je tiens à le préciser, écrit :
Dice, que en trenta años que lleva hablando la lingua visaya, aun no la domina enteramente. La considera mas completa y mejor que la latina y griega y mas ajustada y expresiva que el Castillano.

Ce qui pourrait nous donner en français, ‘’il nous dit qu’en trente années de  pratique de la langue Visaya, il ne l’a jamais entièrement dominée. Il la considère meilleure que le latin et le grec et plus juste et expressive que le Castillan’’.

Il ajoute :
Señala asimismo que esta lingua tiene una special vivacidad y riqueza de expresiones relatividad relativas al sexo o a la naturaleza, por estar en permanente contacto con ella.
Ce que je traduis par :
‘’Il relève par ailleurs que cette langue a une vivacité et une richesse d’expressions en relation avec le sexe ou à la nature, du fait d’être en contact permanent avec cette dernière’’.
Contrairement à ce que l’on pourrait croire ou penser, pour qui ne connait pas l’histoire de l’archipel, 


les habitants des îles n’étaient pas que des gens incultes qui vivaient en tribus et qui se faisaient des guerres incessantes. Oui, il y avait des tribus qui vivaient à l’intérieur des terres, des tribus qui avaient été peu à peu repoussées sur les hauteurs des îles par les nouveaux arrivants, des tribus qui se faisaient la guerre et qui coupaient facilement les têtes, des tribus qui mangeaient de la chair humaine, des tribus cannibales.

Oui, mais il existait également une société plus moderne, plus structurée, une société qui échangeait avec ses voisines, chinoise, japonaise, indienne, javanaise, malaise, ainsi qu’avec les contrés de la péninsule arabique. Depuis le 3ème siècle les îles commerçaient avec l’Indochine, Bornéo et Sumatra.


Tatouages

Les Espagnols appelaient les habitants des Visayas ‘’Pintados’’, du fait qu’ils étaient peints, en fait tatoués. Si ‘’batuk’’ était le mot généralement employé pour tatouage, dans certains endroits l’on employait le mot ‘’patik’’. Ce qui est également le terme utilisé pour désigner les dessins géométriques que l’on voit sur les peaux des lézards et des serpents.

Les tatouages étaient avant tout des symboles du courage masculin.

Ils ne pouvaient être appliqués qu’après qu’un homme ait montré son courage sur le champ de bataille et, comme des médailles militaires, ils s’additionnaient au fil des combats.

Tout tatouage, appliqué sur une personne qui n’avait ni tué, ni capturé un ennemi sur un champ de bataille, était considéré comme une contrefaçon et le porteur était alors grandement méprisé.

D’un autre côté, un homme tatoué considéré comme un couard était comparé à un ‘’halo’’, un gros lézard tatoué de jaune et de noir, extrêmement timide, pour ne pas dire peureux.

La guerre était considérée comme  une sorte de rite initiatique, le passage de l’enfance à l’âge adulte.

Le mot ‘’tigma’’ désignait le premier contact d’un jeune avec la guerre ou avec le sexe et ‘’tiklad’’ désignait sa première conquête, aussi bien sur le champ de bataille qu’en amour.

Etonnant ce rapprochement entre la guerre et l’amour, entre le combat et le sexe, qui chez ces peuples semblait avoir la même valeur. Le ‘’faite l’amour pas la guerre’’ de nos hippies des années 60, n’aurait certainement pas trouvé preneur dans les Visayas du 16ème siècle.

Il semblerait qu’ils faisaient indifféremment l’amour et la guerre, afin de prouver leur valeur, leur virilité. Le glaive, prolongement du sexe mâle ?

Néanmoins, les tatouages chez les hommes étaient requis afin d’obtenir l’estime des autres, aussi bien des hommes que des femmes. Se pourrait-il qu’il ait existé des périodes sans guerres et que l’on ait remplacé la joute guerrière par la joute amoureuse, ceci afin de perpétrer le rite des décorations ?  

Les travestis célibataires étaient socialement acceptés en tant que ‘’Mapuraw’’, colorés naturellement, sans aucun tatouage.   

Le tatouage par lui-même était un moment pénible à passer, tout en étant un rite initiatique.
Certains guerriers, bien que qualifiés pour le tatouage, repoussaient la date de celui-ci, jusqu’à ce que, honteux de l’image qu’ils donnaient, ils se soumettent enfin à la ‘’torture’’.

D’autres, par contre, n’hésitaient pas, par bravade, à s’infliger des blessures afin de laisser des cicatrices, principalement  sur les bras (labong).



Sans surprise, le vocabulaire Bisaya inclue le mot ‘’kulmat’’, pour indiquer celui qui se montre arborant de nouveaux tatouages et le mot ‘’hundawas’’ pour celui qui porte des tatouages sur la poitrine, ce qui indique la bravoure. Les plus valeureux  étaient ceux qui présentaient des tatouages faciaux.

Ceux qui portaient des tatouages qui démarraient juste au-dessus des sourcils faisaient partie de l’élite, de véritables spartiates. De telles physionomies étaient réellement terrifiantes qu’il n’y a aucun doute qu’elles intimidaient, si ce n’est effrayaient leurs ennemis dans les batailles, comme elles devaient effrayer leurs congénères à la maison. Les autres hommes devaient y réfléchir à deux fois avant que de challenger de tels guerriers.

L’art du tatouage était pratiqué par des spécialistes très bien formés et qui étaient bien payés pour leurs services.

L’artiste commençait par tracer les dessins sur le corps du patient avec un mélange de terre (glaise ?) et de suie, puis fait rentrer ce mélange dans la peau à l’aide d’un petit outil qui présente un petit nombre de courtes aiguilles, un peu comme les dents d’un peigne, puis frotte afin de faire pénétrer la suie dans les blessures fraiches. 

Le nom ‘’biro’’ désignait à la fois la suie et l’encre. Pendant longtemps les Espagnols se sont trompés, pensant que la raison pour laquelle le tatouage était permanent  provenait du fait que le ‘’biro’’ se mélangeait avec le sang.


Nombreux étaient ceux qui pensaient que le tatouage était en fait semblable à un marquage au fer rouge. Cette opération ne se réalisait pas en une seule fois, elle se réalisait en plusieurs fois, petit à petit. Mais même avec cette façon de procéder, le patient présentait souvent de fortes fièvres, l’infection pouvait gagner et c’était occasionnellement la mort.

‘’Baug ou binogok’’, deux mots pour indiquer la période de cicatrisation, celle durant laquelle les blessures continuent à suinter, à suppurer. Parfois, il se pouvait que l’infection fasse que les dessins devenaient brouillés, ils étaient à ce moment simplement appelés brouillés, ‘’lusak’’.

Les premiers tatouages qu’une personne recevait commençaient aux chevilles et se terminaient à la taille. Pratiquement toutes les parties du corps pouvaient être tatouées, mais moins fréquemment les abdomens. Chaque partie du corps qui pouvait recevoir un tatouage portait un nom spécifique.

‘’Albay’’ sur les épaules, ‘’dubdub sur la poitrine et jusqu’à la gorge et ‘’daya-daya (ou ‘’tagur en Panay) sur les bras.’’Bangut’’ était le nom donné aux tatouages sur le visage, ceux qui donnaient une sorte de masque effrayant à celui qui les portait, aussi nommé ‘’langi’’, mâchoire de crocodile.

‘’Hinawak’’ étaient nommés les hommes tatoués en dessous de la taille et linipong les héros tatoués de la tête aux pieds, sauf sous le cache-sexe.


De leur côté les femmes se tatouaient également, mais uniquement les mains et avec des tatouages aux traits si fins que cela ressemblait à du tricotage ou plutôt à du crochet.  

Les premières descriptions qu’ont faites les Espagnols, laisseraient à penser que les hommes des Visayas portaient de longues robes qui les couvraient du cou jusqu’aux chevilles.

Il est vrai que de tels habits existaient, souvent coupés dans de riches tissus importés du continent.

Mais il est difficile de croire qu’un code de l’habillement ait existé à l’époque préhispanique, code obligeant les hommes à cacher ces prestigieuses décorations obtenues d’une manière aussi douloureuse.


Modelage de cranes

Les mères et les sages-femmes savent très bien que les crâne des nouveau-nés sont si tendre que s’ils sont laissés constamment dans la même position, leurs têtes commencent à s’aplatir sur un côté.

De nombreuses cultures ont profité de ce savoir, afin de modeler les crânes d’une façon qui soit conforme aux canons de beauté locaux.

Dans la partie non musulmane de l’île de Sumatra, les femmes avaient l’habitude de presser les têtes des bébés de façon à produire des fronts et des nez plats. Les Mélanésiens de Sawarak voulaient que leurs enfants grandissent en présentant un visage rond et plat de lune. 

Les Minahasa des Célèbes réservaient cette pratique exclusivement aux personnes nobles.  
Les anciens Visayas faisaient de même, ils considéraient qu’un front fuyant et un nez plat étaient le summum de la beauté. Ils compressaient de ce fait le crâne de leurs enfants afin d’y arriver.


Des dizaines de squelettes ainsi déformés ont été retrouvés dans des sites où l’on enterrait les morts, que ce soit à Albay, Marinduque, Samar, Cebu, Bohol, Surigao et Davao.

Le Musée de l’Aga Khan, à Marawi dans la province de Lanao,  présente deux squelettes complets, tels qu’ils ont été découverts dans un cimetière de Butuan.

La façon de modeler les crânes chez les Visayas se faisait à l’aide d’un instrument appelé ‘’tangad’’. Une sorte de peigne fait de fines tiges, attaché au front du bébé par un bandage, que l’on reliait à un point d’ancrage situé à l’arrière de la tête. Les Bikoleños utilisaient une petite assiette ou une sorte de palette appelée ‘’sipit’’.

Les adultes avec le parfait profile étaient appelés ‘’tinangad’’, mais l’aplatissement de la partie arrière de la tête était nommée ‘’puyak’’.


Les broches du pénis et les accessoires

Les hommes des Visayas portaient une broche qui traversait leurs pénis pour une  plus grande stimulation (excitation) de leurs partenaires sexuelles.

Cette coutume surprit fortement les Espagnols, les Portugais, les Italiens, les Anglais, ainsi que tous les observateurs et scandalisa les missionnaires du clergé de tous les Ordres présents, Jésuites, Franciscains et Augustins…



D’aucun  pensait que c’était littéralement satanique. « Certainement un dispositif qu’aucun homme n’a jamais pu inventer », nous dit Jean Martinez, « il y a là la révélation du Diable, une telle inhumanité dans une si grande souffrance, la peine que les jeunes doivent subir lors du perçage ».  

La broche ou aiguille, appelée ‘’tugbuk’’, était insérée durant l’enfance.

Le tugbuk examiné par Pigafetta, il demanda à en examiner de nombreux,afin d’être certain de la chose et de dissiper son incrédibilité, traversait le canal urinaire et de ce fait avait un trou afin de faciliter le passage de l’urine.

Il s’agissait de petites barres de laiton, d’or, d’ivoire ou de plomb ou alors d’un petit tube d‘étain passé au travers de la tête de la verge et qui dépassait légèrement, mais suffisamment, aux deux extrémités. Ceci afin de recevoir toutes sortes d’ornementations qui allaient, en taille, du simple rivet, en fait deux qui servaient à maintenir l’aiguille en place, à des rosaces de la taille d’un éperon de cavalier.

Mais généralement la broche dépassait suffisamment pour y accrocher une sorte d’anneau ou une roue dentée avec des sortes de protubérances émoussées que l’on appelait ‘’sakra’’.
Donc, nous n’avons rien inventé avec nos cils de bouc et autres sextoys.

Dans le cas d’anneaux, un ou plusieurs étaient poussés, comme des bagues à un doigt, derrière la broche ; mais les anneaux du pénis possédaient des trous opposés afin de recevoir le tugbuk.  


L’un de ces spécimens, découvert à Dumangas (Iloilo) et qui se trouve dans la collection du Rajah Tupas à Capiz, possède huit protubérances noueuses pour un diamètre de cinq centimètres.

Mais certains avaient un diamètre de 7 centimètres et pouvaient peser jusqu’à 230 grammes.


Lors de l’utilisation, ces ornements, ces petits gadgets, demandaient une manipulation de la part de la dame  elle-même, afin de l’insérer et de plus il ne pouvait pas être retiré avant que l’organe du mâle soit totalement relaxé. Une condition que les Visayas, qui avaient tout prévu, nommaient ‘’kinamakawing’’, que cela s’applique à des humains ou à des chiens.

Bien qu’ils aient eu la possibilité de choisir entre une vingtaine ou une trentaine de façons pour répondre aux besoins des dames, les hommes préféraient laisser la broche en place après l’opération originale. A la fois pour éviter aux trous de se refermer, mais également pour éviter les désagréments d’avoir à la remettre.

Plusieurs informations concordantes, font état que ce sont des esclaves, non porteurs de Tugbuk et de Sakra, qui étaient chargés de déflorer les vierges.

Un autre Espagnol, nommé Martinez, nous informe qu’en plus des tugbuk et des sakra, non loin de Cebu ,des indigènes utilisaient une autre technique. Il se peut qu’il fasse référence à des implants que certains locaux glissaient sous la peau de leur verge afin de créer des protubérances.

Des observateurs étrangers, comme le chroniqueur Juan de Medina, attribuent ces pratiques à un appétit sexuel démesuré.


Et vous, qu’en pensez-vous, quelle est votre opinion à ce sujet ? 

Expériences, avis, critiques et commentaires, comme d’habitude sont les bienvenus.


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A tous mes amis qui se trouvent sur l'archipel, à tous ceux qui ne sont pas encore arrivés, à tous mes lecteurs et à ceux qui vont prochainement nous rejoindre :

Que 2014 soit pour vous l’année de toutes les réussites, de toutes les joies et de toutes les espérances.

Je ne sais pas pourquoi, mais je sens que cette nouvelle année va être une excellente
année, un grand millésime, car vous êtes de plus en plus nombreux à arriver et à planifier de venir nous rejoindre.

A tous mes meilleurs vœux, santé, bonheur et prospérité pour cette année 2014 qui s'ouvre à nous !

Entrons dans cette nouvelle année avec allégresse, exaltation, extase, gaieté, satisfaction et plaisir… pourquoi ne pas y ajouter l’ivresse, des sens ?