Sunday, May 4, 2014

UNE VISION PHILIPPINE ... DU KANO !

Une vision philippine du Kano.

Lorsque je vous parle des expats qui vivent ici, ou encore des touristes qui passent sur l’archipel, je vous donne généralement la version vue à travers les yeux d’un occidental, parfois la vision d’une épouse philippine.



Je souhaitais avoir la version d’un Philippin, de quelqu’un qui ne soit pas directement en contact permanent avec des étrangers ; je voulais savoir comment le Philippin moyen voit et catalogue les étrangers qui se trouvent au pays des 7.107 îles ?

Récemment j’ai eu la possibilité d’avoir une discussion avec une jeune femme qui vit et travaille à Manille et elle m’a donné sa version.  


Je me trouvais à Greenbelt, un quartier de Makati, l’endroit où il faut aller au moins une fois si l’on se trouve à Manille.

C’est un ensemble de plusieurs Centres Commerciaux reliés les uns aux autres, où l’on trouve pratiquement toutes les grandes marques internationales. Des centaines de boutiques de luxe qui pourraient faire pâlir d’envie la grande majorité de nos centres commerciaux européens. L’ensemble occupe  près de vingt-cinq hectares et c’est un lieu exclusivement réservé aux piétons.

Des boutiques, mais également une pléthore de fast-foods, de restaurants présentant les cuisines du monde entier, des cafés, des cinémas, un parc, une petite pièce d’eau, des cocotiers et autres arbres exotiques, il y a même une chapelle. 

Il y a également, plus particulièrement en début de soirée, quelques orchestres locaux qui jouent ici et là.

Donc je me trouvais installé au ‘’Café Breton’’, tout à côté du Havana Café dont je parle plus longuement dans un autre post, http://expatauxphilippines.blogspot.com/2012/12/le-havana-cafe-makati-manille.html  , à déguster une SanMig lite, en fait à me réhydrater… il faisait une chaleur, je ne vous dis que cela. 


Pour différencier le Café Breton du Havana Café, si jamais vous étiez un peu fatigué, les parasols du Café Breton sont bleus ronds et petits, ceux du Havana sont rouges, grands et carrés.

Il devait être trois heures de l’après-midi, j’attendais un copain qui m’avait annoncé être passablement en retard du fait de son vol et je descendais ma deuxième bière tout en prenant des notes. Quand tout à coup, troublant ma quiétude, une personne m’a demandée si elle pouvait s’asseoir à ma table.  « Sorry Sir, may I use one chair, there is no more place in the area ?

Connaissant la réputation du lieu, j’ai rapidement fait un tour d’horizon et, effectivement, toutes les tables semblaient être occupées. J’étais semble-t-il, le seul à avoir une table, minuscule, mais néanmoins une table, avec trois chaises de libres. « My pleasure, take a seat » et je me suis replongé dans mes notes.

Il faut dire que mon radar n’avait semble-t-il pas détecté la ‘’chose’’.

Que je vous la décrive un peu mieux. Cheveux courts, pas maquillée, portant lunettes, de vue je précise ; habillée d’une sorte de chemisier ample qui cachait ses éventuelles formes, un jean quelque peu tirebouchonné qui tombait sur des chaussures plates… pas vraiment une bombe, plutôt du genre MILF farouche militante.

Son âge ? Je dirais entre 25 et 30 ans, à vue de nez.

Un petit sac en bandoulière et une sorte de cartable, genre huissier en tournée, complétait la tenue de la ‘’chose’’. La vitesse avec laquelle elle a descendu un grand verre de ce qui me semblait être un café glacé, avant d’en recommander un second, m’a conforté dans l’idée que je n’avais pas à faire avec une de ces demoiselles, qui parfois hantent ces lieux à la recherche d’un amour éphémère.


Puis la chose se met à s’excuser.
« Désolé de vous avoir dérangé, mais j’avais vraiment soif et il n’y avait aucune autre chaise de libre ».

Je lui réponds qu’elle ne me dérange nullement, mais je n’ajoute tout de même pas que je suis enchanté de l’avoir à ma table. Puis de fil en aiguille, mais sans l’enfiler (le fil dans le chas de l’aiguille), j’apprends qu’elle est journaliste dans un quotidien de Manille, spécialiste des questions économiques.

Nous parlons donc économie, principalement de l’économie locale, de l’inflation, des taux de changes, du Stock Exchange qui a tendance à plonger, etc.

Puis, alors qu’elle essaie de m’emmener sur le terrain de la politique, sujet dangereux s’il en est, je lui pose la question : « Quelles sont les différentes catégories d’étrangers que vous rencontrez à Manille ? » « Comment les voyez-vous, comment les classez-vous, quels sont vos sentiments à leur égard ? »

J’ai certainement frappé à la bonne porte, elle démarre au quart de tour, mon jour de chance en quelque sorte, pour une interview tout du moins.


Je vous livre son récit.

J’ai toujours vécu à Manille où je suis née, j’ai vu et parlé avec tant d’étranger que j’en sais suffisamment sur leurs motivations et intentions quand ils viennent ici. Tout comme les expats qui sont ici peuvent avoir une bonne ou une mauvaise opinion des Philippins, nous avons également une bonne ou une mauvaise opinion d’eux.


Il y a les expats qui sont systématiquement à la recherche d’une fille pour passer la nuit.
Ils sont pratiquement partout. Au début je pensais qu’ils se cantonnaient du côté de Makati Avenue, le quartier chaud non officiel des Philippines, mais j’ai découvert qu’ils envahissent peu à peu, même les endroits les plus inattendus, à la recherche de filles. 

Ils sont dans les coffee shops, reluquant les femmes, dans l’espoir que quelques unes viendront se joindre à eux, et cela même en plein jour.

Lorsque j’avais 14 ans, un affreux vieillard m’a demandé si je voulais lui tenir compagnie en échange de quelques cafés. Je ne sais s’il était complètement bourré, ou sous l’effet de quelque drogue, pour penser que j’étais ce genre de fille qui pouvais accepter.

Cela aurait du être évident pour lui, je portais mon uniforme d’écolière.

Ils sont également dans le Centre Commercial qui se trouve près de chez moi.
Non, ils ne sont pas là pour manger un Burger. Ils sont juste là, partout, assis, attablés au dehors, occupant des tables sans manger, envahissant l’espace, à la recherche de quelqu’un qui leur tiendra compagnie.

Comment je sais qu’ils sont à la recherche de femmes ?
Facile, ils ne commandent rien, car il n’y a rien sur leurs tables et ils sont sans cesse en train de reluquer les filles qui passent à proximité. 

Souvent on en voit, seuls ou en petits groupes, qui sont en train de déjeuner avec des femmes trop jeunes pour être leurs femmes, ou habillées d’une façon trop provocante pour être leurs filles. Il est évident, à la façon dont ils se tiennent, qu’ils viennent juste de se rencontrer. 

Il est également évident qu’ils vont faire plus ample connaissance, le marchandage du prix pour ce service est difficile à ne pas entendre, tellement ils parlent fort.    


Vous allez dire que je juge la chose trop sévèrement, mais si vous aviez vu cela comme moi aussi souvent, vous penseriez probablement la même chose.
Même Greenbelt, pourtant l’un des Centres commerciaux les plus huppés des Philippines, a été envahi par le tourisme sexuel et les expats à la recherche de plaisirs éphémères, mais souvent renouvelés.

Comment je sais tout cela ?
La semaine dernière, je me trouvais ici, à Greenbelt.
Il était aux environs de vingt-trois heures et je me rendais au cinéma pour voir ‘’The Amazing Spiderman’’.

Sur le chemin des cinémas, alors que nous nous trouvions un jour de semaine, j’ai été surprise par le nombre impressionnant de gens qui se trouvaient encore dans le complexe à cette heure tardive. Tout aurait dû être calme, sauf peut-être aux abords des cinémas, pour la dernière séance de 23 h 30.

J’ai pensé que peut-être il y avait une ‘’Party’’, mais je me trompais.
J’ai entendu un gars crier ’’Hey, je vais vous donner 500 pesos pour venir avec moi !’’.

Cela m’a mise en colère, j’aurais voulu lui mettre mon poing dans la figure.
C’est trop peu, cinq cents pesos cela fait tout juste une douzaine de dollars ! 

La fille à laquelle il s’adressait se retourna, puis s’éloigna rapidement, sans un mot.
Je ne sais si la jeune femme était sérieusement humiliée, ou si elle pensait que 500 pesos n’était pas assez, toujours est-il qu’elle s’est enfuie. La suite est plus triste, car dès que la jeune femme se fût éloignée, un couple d’autres filles se rapprocha du gars.

Peut-être que pour ces dernières, cinq-cents pesos représentait une somme suffisante.
Je ne les blâme pas, je sais que pour certaines personnes 500 pesos, c’est 500 pesos, peut importe la façon dont cette somme est gagnée. C’est de l’argent dont on a besoin afin de mettre de la nourriture sur la table.


Mis à part les expatriés qui alimentent l’industrie du tourisme sexuel, il y a ceux (les étrangers) qui abusent de la mentalité d’anciens colonisés des Philippins. Ces étrangers arrivent ici en pensant qu’ils doivent et seront traités comme des rois et comme des reines, uniquement du fait qu’ils sont étrangers.

J’en rencontre tous les jours, se pavanant comme s’ils possédaient les lieux. Ils réprimandent les serveurs et les vendeuses, sont toujours en train de se plaindre, de rouspéter et conduisent leurs voitures comme si les rues leur appartenaient.

Tristement, il ya un peu de vrai dans ce que pensent de nous les étrangers.

Nous avons été colonisés durant plus de trois siècles et cela a profondément affecté la façon dont les Philippins perçoivent les étrangers. ‘’Pag kano, mayaman’’, ce qui peut se traduire par ‘’Si vous êtes blanc, vous êtes riches’’, ce qui sous-entend que, ‘’Si vous êtes blanc, vous êtes riches, aussi dois-je bien vous traiter si je veux recevoir votre argent’’.

Il se peut que quelques de mes concitoyens en viennent à me détester de dire cela.
Je le dis simplement comme je le vois, comme je le ressens. Je pense que les étrangers qui vivent ici depuis de longues années, seront d’accord avec moi. J’ai lu de nombreux blogs dans lesquels des expatriés se plaignent ouvertement que la famille élargie de leur épouse, fiancée ou compagne, avait tendance à les prendre pour un distributeur automatique de billets, une ATM comme l’on dit ici.

Mais il y a un point dont il faut tenir compte.
Ce ne sont pas tous les Philippins qui courent ainsi après l’argent des étrangers. Ce ne sont pas tous les Philippins qui vont faire des kilomètres afin de satisfaire vos désirs. 


Je pense qu’il serait plus juste de dire que vous pouvez vous attendre à un traitement préférentiel, uniquement de personnes qui ont besoin de votre argent, de ceux qui sont obligés de se courber tout le temps, du fait que leurs pourboires en dépendent.

Je sais également que tous les étrangers qui viennent ici ne sont pas tous comme cela, mais il y en a tellement qui agissent de cette manière.

Il y a également les étrangers qui viennent ici pour faire du business, uniquement pour profiter des coûts de main d’œuvre extrêmement bas.

Je sais, il est très facile dans mon pays d’engager du personnel et ce pour trois raisons principales.

Le taux de chômage est extrêmement élevé, de ce fait les gens ont tendance à accepter des bas salaires, même pour des travaux dangereux, uniquement du fait qu’ils ont besoin de mettre de la nourriture sur la table.

La majorité des employeurs calculent le salaire de leurs employés sur une base mensuelle, non sur un taux horaire, comme cela se fait dans les pays occidentaux. Si l’on prend le salaire d’un professeur qui varie entre 12.000 et 30.000 pesos ($ 300 à 770), nous sommes loin des $ 5 à 12 par heure payés pour un travail équivalent en Occident, voire dans certains pays d’Asie du Sud-est asiatique.

La majorité des Philippins n’y connaissent rien, j’ai horreur de dire cela, mais c’est la vérité.
La plupart des employés vont prendre ce qu’on leur propose pour avoir un job, du fait qu’ils ne savent pas qu’ils pourraient demander beaucoup plus et qu’ils ont peur, s’ils essaient de négocier, de se voir refuser le job.

C’est de cette façon que je vois pourquoi autant d’étrangers ‘’outsourcent’’ leurs business ou viennent créer ici une petite entreprise. Bien que certains de ces entrepreneurs fassent leur business honnêtement, un nombre important d’entre eux bafouent les droits fondamentaux de leurs employés. Ils déduisent les taxes des salaires de leurs employés, mais ils oublient d’en informer le Bureau of Internal Revenue (BIR) et ils ne versent pas aux organismes les sommes qui leur sont dues, comme PhilHealth, SSS ou PagIbig.


Ces employeurs font travailler leurs employés comme des esclaves et non même pas la décence  de payer à leur personnel les avantages auxquels ceux-ci ont légalement droit. Dans certains cas, en cas d’accident par exemple, ils ne sont même pas aidés par l’entreprise.

Il y a une autre catégorie d’expatriés qui vivent aux Philippines, ceux que je nomme les oiseaux migrateurs. Ce sont des personnes âgées, majoritairement des militaires à la retraite qui ont décidé de passer leurs vieux jours ici. Souvent des militaires qui étaient stationnés sur l’archipel et qui viennent, en quelque sorte, y retrouver un peu de leur jeunesse. 

Certains d’entre eux se sont arrêtés là parce qu’ils aiment le pays, alors que d’autres recherchent simplement la chaleur, dans un pays qui leur permet une certaine aisance et ce malgré une petite pension. Parfois je les vois, assis, en train de boire dans un bar local avec des compatriotes, sûrement en train de se raconter des histoires de jeunesse.

Il y a également les touristes, ceux qui marchent sac au dos, voyageurs et nomades infatigables que l’on rencontre et qui semblent un peu perdu. Ils semblent fascinés par ce qu’ils voient et se plaignent souvent de la poussière, de la saleté, de la pollution et des embouteillages.

Quand j rencontre ces pleurnichards, je me dis combien mon pays doit leur apparaitre pauvre et retardé à leurs yeux. D’un autre côté, je les plains, parce qu’ils sont en train de perdre des jours à visiter une ville qui n’a rien d’extraordinaire, alors qu’en dehors de Manille il y a tant de choses à voir et à découvrir.

Pourquoi venir d’aussi loin pour visiter un centre commercial ?

Un court séjour en dehors de Manille et ils découvriraient les Philippines sous un autre jour.
Je suis certaine qu’il y a des étrangers qui viennent ici et qui ne tombent dans aucune des catégories que je viens de vous décrire. Je ne dis pas non plus que la liste est complète, néanmoins je souhaitais vous donner une idée de la façon dont nous, Filipino, percevons et traitons les étrangers. Une vision, notre vision, des étrangers, des ‘’Kano’’ comme nous disons ici.

Fin du récit de la demoiselle !



Je l’ai laissé parler, sans l’interrompre, sans la contredire ni la reprendre, nature le récit, tel quel, brut de coffrage.

Pas mal d’inepties, de contre vérités, d’idées toutes faites et pas mal de stéréotypes dans cette description du ‘’Kano’’ qui se trouvent aux Philippines. Remarquez que je lui parlais des étrangers et expatriés et qu’elle n’a parlé que des ‘’Kano’’, des blancs, certainement plus facile à reconnaître pour elle. 

Mais peut-être a-t-elle également quelque animosité envers les blancs. Les Chinois, les Coréens, les Japonais, elle n’en a parlé à aucun moment. Et pourtant, Dieu sait s’ils sont amateurs de  la chair fraîche des ‘’Pinay’’.

La jeune personne me semblait également un peu confuse, frustrée, humiliée, presque honteuse de son pays et présentait un tableau des étrangers qui se trouvent aux Philippines par trop réducteur. Elle semblait par moment réciter une leçon apprise par cœur.

A l’entendre parler ainsi nous serions de vieux colonialistes, esclavagistes et pourquoi pas impérialistes, de plus obsédés sexuels, sans aucune éducation, venus sur l’archipel pour profiter de la misère du pauvre peuple philippin !

A aucun moment elle ne m’a parlé de ces jeunes occidentaux, qui sont de plus en plus nombreux à venir travailler aux Philippines, plus particulièrement à Makati et qu’elle a forcement rencontré.
Pourtant, ils traînent également dans les bars et Malls, souvent accompagnés de jeunes femmes philippines. Non, elle n’a parlé que des vieux.

Elle ne nous a pas non plus parlé de ces détachés, qui viennent travailler quelques années sur l’archipel pour leurs compagnies. Ceux là sont très souvent en famille, avec des enfants, mais cette catégorie ne semblait pas non plus l’intéresser.


D’autre part, des retraités, qui vivent à Makati… je n’en connais pas beaucoup. 

Qu’il y en ait quelques-uns qui, arrivant de province pour une accomplir une formalité dans la capitale, en profitent pour faire une petite virée, je veux bien, mais ils ne sont tout de même pas légion.

Makati avenue, le quartier chaud des Philippines !
Soit elle ne connait pas son pays, soit elle raconte une histoire toute préparée et j’aurais tendance à pencher pour cette dernière hypothèse. Quid d’Olongapo, d’Angeles City, dans une moindre mesure de Boracay et… combien d’autres. Chaque ville a son (parfois ses) quartier chaud, que l’on nomme ici ‘’red lights district’’ et le moindre petit village a son Videoke / bar / boui-boui où il est possible de faire des rencontres.

 De plus, comme je l’ai déjà expliqué dans un autre billet, le tourisme sexuel ne représente qu’un infime pourcentage de la prostitution locale.

Elle nous parle également des gens qui viennent ici créer leurs entreprises, qui ne respecteraient pas les lois et qui paieraient leurs employés avec des lance-pierres !
Étonnant quand on sait comment il est difficile de créer une entreprise sur l’archipel, les restrictions qui nous sont imposées, voire les interdictions. De plus nous sommes, en tant qu’étrangers, particulièrement surveillés. 

Les gens, qu’il m’a été possible d’entendre se plaindre, se plaignaient plutôt des entreprises tenues par des locaux. Les charges sociales non versées, les heures supplémentaires qui passaient dans la poche d’un cadre, les déductions arbitraires sur les salaires, etc.

Qui emploie sous contrats à durées très courtes afin de contourner certaines obligations ?
Pas les étrangers.
Qui modifie, unilatéralement, un contrat en cours d’exécution ?
Donc, là encore, la vision des étrangers qu’a cette jeune personne me semble être passablement en dehors de la réalité.

Ce sont des personnes âgées, majoritairement des anciens militaires, que l’on retrouve à boire en bande dans les bars. Il doit y avoir trente mille retraités, en provenance de 107 pays, qui vivent aux Philippines et qui sont répertoriés par la ‘’Philippine Retirement Authority’’.

Estimons qu’il y en a autant qui, mariés avec une Philippine, ne sont pas inscrits au PRA.
Poussons même un peu plus et estimons qu’il y a cent mille étrangers retraités aux Philippines.
Ils se trouvent disséminés sur un archipel de 7.107 îles et dans un pays qui compte près de 100 millions d’habitants. Comment peuvent-ils être partout ? Un sur mille, 0,1 %.


Maintenant, demandez aux serveurs, barmen, vendeurs et vendeuses des bars, boutiques, hôtels, boutiques parisiens, s’ils ne sont pas souvent pris pour des larbins par les riches, ou moins riches, étrangers qui visitent la capitale. Demandez-leurs s’ils ne se font pas traiter de toutes sortes de noms d’oiseaux exotiques plus souvent qu’à leur tour.

Donc, pour moi, ce qu’a pu me raconter la demoiselle tient plus du discours idéologique que de la vérité sur le terrain. Le discours d’une  frange de la population locale qui voit d’un mauvais œil l’arrivée d’une population étrangère.

Elle oublie très certainement qu’il y a de l’ordre de 45.000 Philippins qui vivent en France légalement et que la population de Français, y compris les épouses philippines nationalisées et les enfants, qui vit sur l’archipel, est de l’ordre de 2.700 !

Néanmoins, ce n’est pas la première fois que j’entends ce genre de discours.

Évitons de nous conduire comme des goujats. Si vous avez des choses à faire, faites le discrètement, cela fera taire ces mauvaises langues.

Ne pas oublier que le gouvernement philippin vient d’autoriser l’ouverture de bases militaires US sur l’archipel, ceci  expliquant peut-être cela.


Quand aux touristes, qui sacs au dos visitent les Malls, certainement de nouveaux arrivants qui font quelques achats, ou bien des touristes sur le départ à la recherche de quelques souvenirs.


Expériences, avis, critiques et commentaires, comme d’habitude sont les bienvenus.


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