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Wednesday, January 4, 2017

TERNATE ... PROGRAMME 2017 !

Pas mal de changements à Ternate ces derniers mois.

Nous disposons désormais d’une seconde maison destinée aux personnes de passage, que ce soit
celles qui souhaitent me rencontrer afin de peaufiner leurs projets, voire celles qui souhaitent
plus simplement visiter les environs comme le lac et le volcan Taal, le Mont Pinatubo, les îles
de Corregidor, La Monja, Caballo, Carabao et Limbones, toutes situées dans la Baie de Manille en
limite de la Mer de l’Ouest des Philippines.


Si la première maison se loue au mois, souvent pour des périodes plus ou moins longues, la seconde
maison est destinée à de courts séjours n’excédant pas une semaine.

Deux chambres ((avec lits deux places), salon / salle à manger, kitchenette, salle d’eau et un
jardin en terrasse surplombant la rivière Margondon.

En retrait d’une ruelle peu passante, à proximité des commerces du centre-ville, cette maison se
situe à moins de trois cents mètres du marché, d’un 7-Eleven ouvert 24 / 24 (cigarettes, boissons,
nourritures diverses), d’une boulangerie, d’une pharmacie, etc. Ternate est une petite ville, mais
qui a su conserver son charme et son folklore.


Un van et son chauffeur vous prendront à l’aéroport afin de vous amener directement et sans
problème aucun à Ternate. Soit vous aurez programmé votre séjour, soit nous le programmerons
ensemble lors de votre arrivée, néanmoins, croyez-moi, en aucun cas vous ne serez déçus.

Visite du Taal lac et de son volcan, toujours actif (le plus petit volcan actif au monde) ;
déjeuner au restaurant Joséphine avec vue panoramique exceptionnelle sur le cirque du Taal ;
petit tour dans la vieille ville de Taal, les « balisongs » (couteaux papillons) et retour à
Ternate.


Manille, Intra-muros la vieille ville fortifiée,  musées et expositions ; Visite du Mont Pinatubo, celui qui a explosé en 1991, semant la désolation sur une grande partie de Luzon et créant un refroidissement sensible sur l’ensemble de la planète.

Corregidor Island et les tunnels souterrains de Malita, c’est de là que le Général MacArthur lança 
son fameux « I shall return » resté célèbre dans les annales de la seconde guerre mondiale. 
Le voyage Ternate / Corregidor s’effectuera avec notre Bangka (prévoir une heure de mer). Nombreux 


vestiges de la seconde guerre mondiale.


Pour les sportifs, un petit trek, la grimpette du Pico de Loro, sept-cents mètres au-dessus de la 
mer, mais directement à partir du niveau zéro, ceci pour les plus courageux ; mais rassurez-vous, 
pour les moins courageux il existe une autre solution moins fatigante. Vue exceptionnelle et 
grandiose à 360 º, n’oubliez pas vos appareils photos.


Un peu de détente sur l’immense plage déserte de Kayognok à contempler le vol gracieux des aigles 
qui nichent dans les falaises qui entourent ce lieu ; à profiter du vent catabatique qui, la nuit, 
venu des collines avoisinantes, rafraîchit quelque peu l’atmosphère.

Baignades sur une langue de sable qui ne semble jamais finir et où il vous faudra vous aventurer 
loin en direction du large avant que de perdre pied. L’endroit parfait pour les enfants et pour 
ceux qui ne se sentent pas encore poisson. 

L’île de Limbones pour un peu de plongée, simple, avec masque et tuba ; le petit village de 
pêcheurs d’Iba, la dernière limite avant de sortir de la Baie de Manille et d’entrer dans la Mer 
de l’Ouest des Philippines ; arrêts dans des criques aux fonds desquelles se trouvent des plages 
de sable blanc.


Passer une nuit sur une plage déserte après un barbecue de poissons tout frais pêchés, contempler 
la voûte céleste dégagée de toute pollution lumineuse, être réveillé le matin par les singes qui 
se chamaillent pour quelques fruits…

Un autre monde, un monde sans stress, dans lequel il est bon, parfois, de se replonger.

Pour réservations et plus de renseignements me contacter sous :
frenchlivinginthephilippines@gmail.com


Quelques photographies des environs de Ternate : 



La Baie de Pantugan


Partie de la plage du Roy Marcus à marée haute


Forêt sur la nouvelle route de Nasugbu


La rivière en amont de Maragondon (en Kayak uniquement)


Taal, le lac et le volcan ; Cuba Libre, le tandem de Pascal et Carmela


Vue du jardin terrasse donnant sur la rivière


Le Ternate Beach Resort


Une des plages de Ternate


Sur la plage du Roy Marcus

Il s’agit d’un petit resort sur quelques centaines mètres de plage et entouré de corniches tombant dans la mer. Ce resort est à reprendre et à développer. Pour ceux qui seraient intéressés, merci de me contacter sous email : jevisauxphilippines@gmail.com

Au fond de la baie, la plage de Kayognok


À l'ancre sur la plage de Kayognock

Notre Bangka de douze mètres peut facilement embarquer de quinze à vingt personnes, néanmoins pour des raisons à la fois de convivialité et de sécurité, nous limitons à six à huit passagers la capacité de cette dernière.

Toujours à Kayognok


Pour finir, coucher de soleil en mer


Expériences, avis, critiques et commentaires, comme d’habitude sont les bienvenus.

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Enquêtes et Investigations
                   Aux Philippines

Tuesday, March 8, 2011

MINDORO ... LE TOUR !

ILS ONT FAIT … LE TOUR DE MINDORO !


Eh oui, ils ont fait le tour de Mindoro, en voiture, 560 kilomètres en trois jours.

Vous connaissez, un peu, Puerto Galera que je vous ai présenté dans un post précédent, l’île de Mindoro qui revient souvent dans mes écrits, mais comment visiter le reste de l’île, comment sont les routes ? Ou plutôt, comment est la route, la route côtière, la seule et unique route de cette île ?



Pour que vous puissiez mieux vous rendre compte de ce que cela peut représenter, je fais un petit comparatif.
Imaginez la Corse (8.680 km2 et 302.000 habitants, Mindoro 10.512 km2 et 1.000.000 d’habitants), notre Corse avec une seule route ; une petite route à deux voies, mais tout de même roulable, qui irait de Bastia à l’île Rousse.

A partir de l’île Rousse et ce jusqu’à Ajaccio, en passant par Calvi, une toute petite deux voies à 40 % asphaltée (cimentée) et à 60 % de piste empierrée et poussiéreuse.
Imaginons toujours cette même route descendant jusqu’à Bonifacio avec, au moins une fois, un pont qui n’existe plus.

A partir de là … une piste défoncée qui nécessite un véhicule de type 4 X 4 et ne pas se faire d’illusion, à la moindre pluie … ça ne passe pas. Et ce, sur une distance de plusieurs dizaines de kilomètres, avant de retrouver la deux voies, correcte, d’une partie de la côte Orientale. Chapeau bas aux deux qui l’on fait !


Ils l’ont fait ! Un grand merci à Gay Ann et à Alex de nous faire partager leur ‘’Aventure’’ du tour de l’île de Mindoro en voiture.


Sur les cartes il y a des routes … en réalité …

Bien qu’étant la 7eme plus grande ile des Philippines, l’ile de Mindoro n’est le plus souvent connue que pour sa principale zone touristique qui s’étend des clubs de plongée de Sabang aux plages de White Beach, avec en son centre la superbe baie de Puerto Galera.
Cette réputation est parfaitement justifiée mais ne concerne qu’une infime partie de l’ile de Mindoro.

Curieux de savoir à quoi ressemblait le reste de l’ile, je viens d’en faire le tour en voiture. En voici un petit compte rendu en images.

Lorsque je dis « faire le tour de Mindoro en voiture » ce n’est pas tout a fait exact, car la portion au Nord comprise entre Abra de Ilog et Puerto Galera (12 km) ne comporte aucune route et est donc totalement isolée du reste de l’ile.


En partant de Batangas, on peut contourner ce problème en prenant à l’aller un ferry Batangas- Abra de Ilog et au retour un ferry Puerto Galera-Batangas (ou Calapan-Batangas). On peut ainsi faire le tour de l’ile moins 12 km, soit 560 km.

Arrivée à Mindoro par le port de Abra de Ilog. Lorsqu’on connait Puerto Galera, le contraste est saisissant. Pas le moindre étranger sur le ferry et à l’arrivée on s’étonne qu’un port puisse se trouver dans un endroit aussi isolé. Ce n’est d’ailleurs pas vraiment un port (pas de facilités portuaires), mais plutôt un quai au milieu de nulle part.

Car le port d’Abra de Ilog n’est relié directement a aucune ville, la petite ville d’Abra se trouve elle 6km plus loin.



La végétation est nettement moins luxuriante que dans la partie orientale. Bref, un paysage moins « carte postale » mais peut-être plus authentique que lorsqu’on arrive du coté Oriental.
A la sortie du quai se trouve le petit bar-restaurant « Anjanna » tenu par Jan et sa femme Anna. Ce sympathique Danois pourra vous renseigner sur l’état de la route ou sur les treks possibles dans ce secteur.



Départ en direction de Mamburao. La route entre Abra Pier et Mamburao (40km) est goudronnée. Elle a été refaite il y a quelques années par une entreprise japonaise et est encore en parfait état car très peu fréquentée. On se rend très vite compte de l’importance du riz dans cette région, que ce soit par la vue sur les rizières tout au long du trajet, ou par le riz en train de sécher sur la route.

Mamburao, capitale de Mindoro Occidental, est réputée pour son marché aux poissons.
Départ ensuite en direction de Sablayan. Sur cette section on trouve en gros 40% de route plus ou moins cimentée et 60% de piste.



Quelques km avant d’arriver à Sablayan nous avons vu plusieurs Mangyans traverser la route.
Nous avons fait demi-tour et ma femme est allée les rejoindre en prétextant de s’intéresser à leurs paniers.

Elle avait du mal à les comprendre mais apparemment il s’agissait de Mangyans de la tribu Alangan qui descendent parfois près des côtes pour échanger des racines (genre gingembre) contre autre chose.


Ma femme leur a proposé de leur acheter un de leurs paniers mais sans pouvoir comprendre ce qu’ils voulaient en échange. Elle proposait des pesos et eux prononçaient un mot qu’elle ne comprenait pas. Cela a duré un bon moment jusqu’à ce que deux Tagalogs qui passaient pas là en scooter s’arrêtent et rejoignent le groupe.

Ils ont alors expliqué à ma femme que ce mot que les Mangyans ne cessaient de répéter était une mesure pour le riz, et que c’était cette quantité de riz qu’ils voulaient en échange du panier…


Apres avoir vu ces photos Domy m’a fait remarqué que la bouche de cette femme indique qu’elle chique le Bétel. Bien vu ! Transaction faite, nous reprenons la route. Jusqu’à Sablayan la route n’est pas côtière.

L’essentiel du trajet se fait au travers des rizières.


Quelques éboulements et un pont effondré, mais rien de bien méchant en cette saison. En revanche entre juin et octobre il n’est pas rare que cette route soit impraticable.


L’ ile de Pandan se trouve à seulement quelques minutes de bangka de Sablayan. Sur cette ile minuscule ne figure qu’un petit Resort tenu par un français (Dominique) depuis 25 ans.

C’est un lieu aujourd’hui très réputé dans le milieu de la plongée en raison de la proximité d’Apo Reef. Le sable y est blanc contrairement à Sablayan juste en face ou il est gris. Tôt le matin on y voit fréquemment de grosses tortues se frayer un chemin jusqu'à la mer.



L’ile de Pandan n’a ni électricité ni eau courante. Un petit panneau solaire se trouve sur le toit de chaque bungalow afin de recharger la batterie qui se trouve sous le lit, le tout permettant d’alimenter deux ampoules à la nuit tombée. La douche est à l’eau de mer mais Dominique fourni un sceau d’eau douce par jour et par personne. J’ai trouvé remarquable la façon dont ce lieu a été préservé. Les quelques installations construites par Dominique en 25 ans pourraient être démontées en quelques jours. Seul le modernisme du matériel de plongée rappelle que nous sommes au 21eme siècle.




Nous reprenons ensuite la route en direction de San Jose. Nous croisons de moins en moins de véhicules, et les portions de route cimentées se font de plus en plus rares.

Arrivée dans la ville de Roxas ou nous faisons un petite pause. La ville n’a pas grand intérêt. Nous repartons rapidement.



Arrivée à San José en fin d’après-midi, où nous avons trouvé un petit hôtel sympathique.
Un moment d’inquiétude tout de même lorsque la patronne de l’hôtel nous dit qu’il n’y a pas de route pour rejoindre Mindoro-Oriental, et que si nous voulons aller à Puerto Galera il nous faudra prendre un bateau !


Apres vérification auprès d’un garagiste puis d’un pompiste il s’avère qu’il existe bien un chemin pour relier Bulalacao (Oriental Mindoro) et qu’il est praticable en ce moment (seulement en saison sèche et encore pas toujours).

Par contre ils nous mettent en garde sur le fait que cette zone est contrôlée par les NPA (les rebelles communistes) et qu’ils ont un petit peu tendance à dévaliser les gens qui traversent leur territoire. Cependant les NPA ne kidnappent pas. Ils prélèvent parfois l’argent des gens qui passent au titre de l’impôt révolutionnaire puis les laisse repartir.

Nous décidons donc de faire le plein avant de partir. Ainsi si on nous fait le coup de l’impôt révolutionnaire on aura toujours assez d’essence pour remonter jusqu’à Puerto. Finalement tout se passera bien, mais j’insiste sur la nécessité d’avoir un 4x4 ou au moins un véhicule surélevé pour s’aventurer sur cette partie de l’ile.


De San José jusqu’à Malaysay il y a encore une petite route.



Ensuite c’est un chemin avec des pierres et des trous plus ou moins profonds. Mieux vaut ne pas tomber en panne dans cette zone car il n’y a absolument rien avant un bon bout de temps.



Et enfin… arrivée sur la partie Orientale de l’ile !

Nous retrouvons la route peu avant Bulalacao.

Les infrastructures sont en bien meilleur état dans la partie orientale. J’ignore s’ils ont plus de budget ou moins de corruption que dans la partie Occidentale, mais la différence est nette.


Ensuite plus on approche de Calapan plus la circulation augmente. Cette partie est selon moi sans grand intérêt.


Ensuite la route côtière entre Calapan et Puerto Galera est superbe. La route passe en bas des chutes Tamaraw, malheureusement un peu trop exploitées touristiquement a mon gout.



Arrivée a Puerto Galera avec 560km au compteur. Pour plus d’infos sur Mindoro Oriental je vous recommande le post très détaillé de Domy sur Puerto Galera.



Alex


























Tuesday, January 25, 2011

RENCONTRER ... LES MANGYANS !

MANILA … PUERTO GALERA

Il y a quelques semaines je vous ai présenté Puerto Galera sous un aspect plus historique et géographique que touristique ; aujourd’hui faisons le voyage.


Partons de Manille en direction du port de Batangas, en bus ou en van (minibus), prenons le bateau (une grosse ‘’banca’’) en direction de Puerto Galera et atterrissons sur White Beach ou Muelle.

Déjeunons et reposons nous un peu sur la plage afin d’être d’attaque demain matin pour la ballade qui va nous faire découvrir pendant deux jours des paysages grandioses, des animaux sauvages et le campement d’une tribu ‘’Mangyan’’.



Vous êtes arrivés hier à l’aéroport du Niño Aquino International Airport, le NAIA, vers 13 : 00 H en provenance de Paris via Hong-Kong. Là, un minibus avec chauffeur vous attendait afin de vous amener avec armes et bagages à votre hôtel situé à Ermita, le principal quartier touristique de Manille.

Vers 15 : 00 H vous avez pris possession de votre chambre et vers 17 : 00 vous terminiez un petit en-cas dans le restaurant de l’hôtel.

Une petite sortie avec votre guide pour une visite d’intramuros, le fort construit et terminé en 1606 par le Colonisateur espagnol, le parcours de Golf qui se niche dans les anciennes douves, l’église de San Augustin … Dans Adriatico street vous avez dîné, puis une petite ballade à pied sur la contre allée de Roxas Boulevard afin de profiter de la brise marine et retour à l’hôtel.

 Il est 22 : 30 h et le départ est fixé à 07 : 30 h demain matin, après un petit-déjeuner copieux.

07 : 45 h, eh oui nous sommes souvent un peu en retard aux pays des 7.107 îles, votre minibus démarre. Vous découvrez, le long de Roxas Boulevard puis d'EDSA (Epifanio de los Santos Avenue), les embouteillages philippins. On tourne à droite pour prendre le South Super Highway, l’autoroute du sud local, celui qui peut vous emmener jusqu’à Davao et Zamboanga.


Encore et toujours des embouteillages, car nous sommes en semaine. Les week-ends sont légèrement plus calmes, mais sans plus. Un avion en finale sur la piste 24 semble traverser l’autoroute, le début de la piste n’est qu’à quelques encablures sur votre droite.

Sur votre gauche un lac. Le Laguna de Baie, la plus grande réserve d’eau douce d’Asie, que vous pouvez apercevoir par instants. Des milliers et des milliers de parcs utilisés pour l’élevage de poissons. Deux principaux types de poissons sont élevés dans ces parcs : le Bangus, un poisson à la chaire blanche, fade et plein d’arêtes, le préféré des Philippins et le Tilapia, un dérivé de la ‘’Perche du Nile’’.


Le temps est avec vous, la pluie de la nuit a nettoyé l’atmosphère, la visibilité est excellente, plusieurs dizaines de kilomètres.

Des montagnes partout.

Au départ, le long de Manila Bay, à l’ouest vous avez pu apercevoir les montagnes de Mariveles sur la presqu’île de Bataan, puis avant de prendre l’autoroute ce sont les montagnes de Rizal qui se sont montrées et maintenant, au sud-sud-est ce sont les montagnes de Tagaytay qui apparaissent. Là où se trouvent le lac et le volcan Taal.

L’autoroute, trois ou quatre voies dans chaque sens, en partie surélevée, porte le doux nom de SLEX, ce qui se traduit par : South Luzon Express way. A partir de Alabang, le doux nom se transforme en A-C-Tex et vous quittez le rivage du Laguna Bay en direction du sud-sud-est. Sur la droite vos premières rizières entourées de nombreux projets immobiliers, ici ça construit à tout va.

Ici et là, comme d’immenses vaisseaux de haute mer, des centres commerciaux futuristes et des buildings côtoient des huttes de bambou aux toits de tôles ondulées mangées par la rouille.

Vous êtes maintenant à une quarantaine de kilomètres de Manille et, ouf … vous allez enfin sortir de cette semi-banlieue qui ne semble jne amais vouloir finir.

Un échangeur, vous êtes maintenant sur la nouvelle route, la Thouthern Tagalog Arterial Road, qui va vous éviter de traverser de nombreux villages et par là même vous faire gagner, à la fois en vue, mais surtout en temps.

Sur votre gauche le Mont Makiling dont le sommet se trouve à 1.100 mètres, votre première ‘’montagne philippine’’.

A travers champs, forêts et plantations, une bonne trois voies multipliée par deux … puis deux fois deux voies.

Arrivée sur Lipa, une ville importante de cette partie sud de Manille, 260.000 habitants, le siège de Nestlé Philippines. Vous laissez la majeure partie de la ville sur votre gauche et poursuivez en direction du sud, en direction de Batangas.

Le Mont Makulot, qui se trouve maintenant sur votre droite, fait partie de l’ensemble des Monts qui entourent le lac du volcan Taal. En cas d’éruption majeure de Taal, il servira de rempart à la ville, la protégeant des éventuelles coulées de lave.

Une trentaine de kilomètres supplémentaires, toujours à travers la campagne … et vous arrivez à Batangas City, la capitale de la province du même nom. Vous êtes au nord de la ville et n’en verrez pratiquement rien. Vous coupez la Provinciale Road, la route qui joint Bauan à Batangas et continuez en direction du port.

De grandes artères pour l’accès à ce port. Ils ont vu grand !

Il est 10 : 00 h.
Votre bus s’arrête et vous descendez pour une petite promenade d’une centaine de mètres, l’entrée du port pour les passagers qui se rendent à Mindoro.
Quelques gardes de la sécurité à l’entrée, puis passage par la police, les bagages aux rayons x et vous sujet à une fouille bon enfant.

Le guichet pour les billets … mais pas pour vous, nous avons vos billets, la taxe municipale ainsi que la taxe pour l’environnement et la conservation du site sont payées. Tout a été réglé d’avance.

La salle d’attente, comme dans un aéroport, avec des rangées de sièges qui font face à la mer, est climatisée. Vous avez du mal à apercevoir votre bateau, votre ‘’Bangka’’ (grosse barque à balancier), car les quais sont hauts et les bangkas sont basses sur l’eau, pas de superstructures.

Votre départ est prévu à 11 : 15 h.

11 : 00, l’on vous fait signe, sortie sur les quais, direction … une grosse bangka qui peut contenir une centaine de passagers et qui se balance au grès … de vaguelettes.

Une passerelle qui ne serait certainement pas homologuée dans nos pays occidentaux, des membres de l’équipage qui vous aident à embarquer, une pile de gilets de sauvetages, deux rangées de bancs, l’une à tribord, l’autre bien évidemment à bâbord.

Asseyez vous, pas très confortable, mais la traversée dure en général une heure, pas la mer à boire.

En parlant de boire.
Il commence à faire réellement chaud, j’espère que vous n’avez pas oublié d’emporter quelques boissons, souvenez vous des recommandations données ce matin. De préférence de l'eau.

Un ferry quitte une autre partie du port, un ‘’cat’’ hydroglisseur arrive et vient se mettre à quai à quelques encablures sur la gauche.

Une barge, poussée par un remorqueur (pousseur) passe plus au large.


11 : 30 h
Mais que fait l’équipage à terre ?

Ça papote avec des passagères !
Enfin, l’un d’entre eux monte à bord, semble contrôler le niveau de carburant, va chercher deux gros jerrycans à l’arrière et commence à déverser le carburant dans le réservoir.

Ces bangkas sont équipées de deux, parfois trois gros diésels, ce qui permet d’obtenir une vitesse de l’ordre 15 à 20 Kt (nœuds, 27 à 35 km/h) par mer calme.

L’équipage de votre bangka se compose de 7 membres, un capitaine, un pilote et cinq ‘’marins’’.
Les moteurs sont mis en route, mais encore faut-il qu’ils chauffent.

12 : 00, la passerelle est retirée, en marche arrière lente, trois marins remontent l’ancre jetée loin du côté de la poupe. Moteurs au point mort, l’ancre est maintenant à pic, les trois ont du mal à la remonter. C’est fait, sécurisée, un grand coup de marche arrière. En avant, par à coups, pour aider à virer et en avant toutes, alors que l’on se trouve encore à l’intérieur du port.

Ça ne passe pas très loin de l’étrave d’une barge et cap direct sur Mindoro dont on aperçoit les sommets, au loin, en partie dans les nuages.

La mer est d’huile, plein pot la banca. Sur la droite l’île de Maricaban, mais en fait vous allez passer entre la petite île de Bonito et l’îlot de Malajibomanoc que vous reconnaissez, sur votre gauche, grâce à son phare blanc. Là se situent quelques excellents sites de plongée.

Vous êtes à mi-chemin, entre Batangas et les montagnes de Mindoro deviennent de plus en plus imposantes,  impressionnantes dirais-je au fur et à mesure de votre approche des côtes.

Vous êtes maintenant hors de l’abri de la baie, le vent se lève, quelques vagues sont déjà formées et peut-être recevez-vous quelques embruns. Qu’à cela ne tienne, l’équipage met en place les rideaux de plastique transparent ce qui vous permet de continuer à contempler le paysage.

Oh, là … requin ?

Une puis deux, trois nageoires dorsales. Non ce sont des dauphins qui sautent hors de l’eau maintenant et qui accompagne votre bateau sur quelques centaines de mètres. De plus en plus de ces animaux se trouvent dans ce secteur, entre Batangas et Mindoro, une zone protégée, le Verde Passage.

Nous allons arriver directement sur Muelle, le petit port de Puerto Galera.

Ceux qui ne connaissent pas, souvent passent par White Beach avant d’arriver à Muelle, ce qui rallonge le voyage d’une bonne demi-heure. Pas de port à White Beach, l’arrivée se fait sur la plage après avoir jeté une ancre. Un échouage de la banca par l’avant, la mise en place de la passerelle, le débarquement des passagers … marche arrière et … on est ensablé ! Appel aux bonnes volontés du coin qui vont pousser la banca.


Vous êtes maintenant tout près de l’entrée du port de Muelle.

Les sommets sont dans les nuages, il pleut dans la montagne, ce qui est normal en cette saison.

Vous ressentez comme une impression d’écrasement, ces montagnes qui semblent tomber dans la mer et ces sommets invisibles, où est la ville ? Quelques maisons sur les îles et presqu’îles qui entourent et ferment le port de Puerto Galera, mais peu … les habitations, en fait, disparaissent dans la verdure et il faut s’approcher de très, très près pour arriver à les distinguer.

Des collines, des corniches, des rochers, des plages, des cocotiers et la forêt.

Quelques pêcheurs font de la traîne le long des plages désertes, un parachute ascensionnel au-dessus de l’eau, plate à cet endroit.

Virage à gauche, un étroit passage, le calme du port, quelques voiliers et bateaux pour la plongée sont sur bouées et tout au fond à droite … le petit port, le port minuscule de Muelle. Attention, le chenal est étroit et les coraux affleurent, quelques barques locales, un canot rapide qui sort, sûrement du ski nautique en perspective.

La passerelle est mise à quai, les membres de l’équipage vous aident à descendre, votre guide et le chauffeur sont là qui vous attendent. A la sortie du port les conducteurs de tricycles vous proposent leurs services. Les bagages, portés par votre guide et le chauffeur sont déposés dans le minibus parqué le long d’une rue étroite.

Vous montez, prenez votre place et le chauffeur démarre, il est 13 : 15 h.


Un kilomètre, quelques minutes … un chemin privé sur la gauche, au sommet d’une corniche, ça monte un peu, virages, on descend, tout cela à dix à l’heure, le chemin est étroit et au bord du cliff. Le minibus stoppe, l’on vous invite, en anglais, à descendre. Où est la villa ?

Vous faites dix mètres et là ... cachée par le feuillage, Superbe, n’est-ce pas ! Ne vous occupez pas de vos bagages, il y a du monde pour cela.

Choisissez votre chambre, vos bagages arrivent … prenez une douche, changez-vous, léger, le déjeuner vous attend.

Avocats et crudités, quelques Saint-Pierre cuits au four accompagné de pommes vapeurs et de riz nature. Les sauces sont sur la table, n’hésitez pas. Du pain ? Pas de problème.

Pour les amateurs, vin rouge ou blanc ? Blanc de préférence, avec le poisson. Un peu de fromage, ‘’meron’’ (disponible). Passons aux desserts : gâteaux locaux à base de riz ‘’Malakit’’ et de noix de coco râpée, ananas, mangues carabao, papayes, letchees, pomélos, quelques bananes … Bon appétit !

15 : 00 h Piscine ou plage ?

La piscine est là, qui vous attend. Appuyé sur le rebord vous embrassez la baie de Valadero sur 270 degrés. Vous vous trouvez sur une corniche, qui surplombe la mer d’une vingtaine de mètres, entourée d’arbres et de fleurs multicolores.

En face de vous, vers le nord, Verde Island qui se situe à une douzaine de kilomètres, avec en arrière plan, les Monts Banoy et Lobo qui se trouvent sur la province de Batangas.

Sur votre droite la baie de subaang, en face et sur votre gauche, les îles et collines qui protègent le port de Muelle sur sa partie Est et qui se terminent par la pointe d’Escarcero.

C’est calme, tranquille et reposant, la vue est grandiose.

Vous préférez la mer et la plage ? Qu’à cela ne tienne … descendez les quelques marches et vous êtes sur la plage … une plage presque privée, car son accès à partir de Puerto est impossible. Vous souhaitez un relax, une chaise longue, une boisson ? Demandez.

Reposez vous bien, prenez des forces, demain départ huit heures du matin et à pied.

Au programme marche et excursion dans les montagnes, cascades, chutes d’eau, jungle et animaux sauvages ; couché dans un campement spartiate et levé à l’aube pour la rencontre avec les tribus Mangyans.

Dans un prochain post, le temps de vous laisser arriver à Puerto Galera, nous irons dans la jungle, à la rencontre des Mangyans.

Puerto Galera c'est également la ''Mecque'' philippine de la plongée sous-marine.

Plus d'une vingtaine de sites de plongée rien qu'autour de Sabang et de l'entrée du port de Muelle.

Souvent des sites peu profonds et relativement faciles à atteindre, même pour des plongeurs débutants.



Avis, expériences, critiques et commentaires sont, comme d’habitude, les bienvenus.
































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              Est-elle celle qu’elle
                Prétend être ?

Enquêtes et Investigations
                   Aux Philippines