Wednesday, September 30, 2015

LA BANGKA ARAIGNÉE ... DE TERNATE !

La bangka araignée.    
   
Cela fait déjà un certain temps que la chose me démange.
Quoi, me demanderez-vous ? Non, détrompez-vous, cela n’a rien de sexuel… bien que… la mer qu’on voit danser, etc.


Non, plus mer à mer, il s’agit d’acheter un bateau, un qui ne soit pas trop grand, mais suffisamment grand tout de même pour transporter une dizaine de personnes dans des conditions confortables. En fait acheter ou faire construire, car ici la main d’œuvre ne coûte pas cher et de plus l’on trouve d’excellents charpentiers de marine, de ‘’Bangka’’ devrais-je dire.

Donc, trois solutions s’offrent à moi : faire construire un bateau de pêche promenade, un monocoque du type de ceux que l’on trouve en occident ; faire construire ici un catamaran de huit à dix mètres, un dont j’ai les plans, ou alors acheter ou faire construire une ‘’Bangka’’ locale d’une taille suffisante pour ce que je souhaite en faire.

Pour ce qui est du bateau pour la pêche promenade en monocoque, j’ai acheté deux plans : un bateau de vingt-cinq pieds (environ sept mètres cinquante) avec une petite cabine, un poste de pilotage avec mini salon, kitchenette, wc et un cockpit ouvert pouvant être couvert d’un ‘’bimini’’. Ou un bateau plus petit, dix-neuf pieds (six mètres) comprenant une petite cabine et un grand cockpit, bateau idéal pour la pêche et le ski nautique.

Ces deux bateaux devant être motorisés avec deux Hors-Bord de 50 à 75 chevaux et ils ont tous les deux une capacité officielle de huit personnes.


Avantages du plus grand des monocoques, l’on peut y dormir à deux couples plus deux ou trois enfants installés sur des matelas pneumatiques dans le cockpit. D’autre part, en cas d’orage ou de grosses averses comme nous en réservent régulièrement les tropiques, l’on peut se réfugier dans le poste de pilotage. On y est bien abrité une fois la porte fermée. 

Pour ce qui est du plus petit des monocoques, le couchage est limité à un couple et l’abri aux intempéries plus aléatoire. Ces deux versions présentant l’avantage d’être très rapide, ce qui est idéal pour rejoindre rapidement un lieu de pêche ou pour fuir devant un orage. Selon la motorisation installée, ces deux versions ont une vitesse maximum qui approche, voire dépasse les vingt-cinq nœuds.

Le gros inconvénient… les moteurs Hors-Bord sont chers à l’achat et très gourmands en essence.

Le catamaran pourrait lui être équipé d’un moteur diesel In Bord d’une cinquantaine de chevaux, ce qui devrait être suffisant pour naviguer en croisière à dix/douze nœuds. Ce type de moteur est peu gourmand et si le diesel se maintient au prix auquel nous le payons en ce moment, vingt-cinq pesos (€ 0,50), de sérieuses économies peuvent être envisagées sur le poste carburant.


Autres avantages du catamaran, il offre une large surface aménageable, il est stable, pas ou peu de roulis, ce qui est intéressant pour les estomacs fragiles et de plus facile à échouer sur une plage.
Maintenant, la troisième solution qui s’offre à moi, l’achat ou la construction d’une Bangka locale.

Si la fabrication de mes premières solutions pourrait prendre entre six mois et un an pour mener le projet à sa finalité, à savoir un bateau prêt à naviguer, la solution de la construction d’une Bangka pourrait se réaliser en deux, voire trois mois. Mais comme la chose me démange de plus en plus, la solution de l’achat d’une Bangka locale me permettrait de naviguer quasiment immédiatement.

Il y a environ deux semaines, alors que je me trouvais sur le pont de Ternate, je constate qu’une Bangka de pêche du style araignée, comme j’aime à les nommer, se trouve toujours au même emplacement. Elle ne semble pas avoir bougé depuis plusieurs jours. Je me fais en moi-même la réflexion que ce pêcheur doit être riche pour pouvoir ainsi se permettre de ne pas aller en mer pendant plusieurs jours. À-t-il fait des pêches miraculeuses durant les semaines précédentes ? Vit-il de ses rentes ?

À ce moment de mes réflexions, passe mon ‘’Kompadre’’ Digus, grand pêcheur de ‘’Pussit’’ (Calmar ou Calamar en français) devant l’Éternel et je lui demande : « Quel pourrait être le prix d’une telle Bangka ?»
Il ne répond pas directement à ma question, tout du moins je ne m’en souviens pas, mais par contre il me répond que le moteur est hors service et que le patron n’a pas les moyens financiers d’effectuer les réparations nécessaires. La chose ne tombe pas dans l’oreille d’un sourd.


 En début de semaine dernière, alors que je passais, une nouvelle fois à pied, sur le pont et que la Bangka araignée se trouvait toujours à la même place, j’ai décidé d’aller trouver mon ami ‘’Andy’’. Andy, qui vit une partie du temps à cet endroit, se trouve être, entre autres, le propriétaire d’un ensemble de terrains le long de la rivière. Certainement l’une des personnes les plus riches de Ternate. Terrains, maisons, bus, commerces divers, Andy sait faire travailler les autres, lui étant plutôt du genre ‘’Imperador contemplatif’’.  L’Imperador ou MP étant un brandy, une ‘’liquor’’ comme ils disent ici, d’origine espagnole.

Andy se trouve bien là, confortablement installé sous un manguier, à siroter son Impé coupé avec de la glace,  en compagnie de quelques amis et serviteurs... un Pacha le Andy. Les ‘’présentations’’ sont faites, rapidement, je connais pratiquement tout le monde, une petite dizaine de personnes dirons nous.
Puis, après avoir parlé de choses et d’autres, je demande à Andy s’il connaît le propriétaire de la Bangka araignée qui mouille à son emplacement. Il me répond par l’affirmative, bien que ce dernier ne semble pas, à mon avis tout du moins, faire partie de sa garde rapprochée.

Mais, à ce que j’ai pu comprendre, le moteur de la ‘’Bangka araignée’’ fonctionnerait parfaitement. Je me pose la question, « pourquoi ce pêcheur ne va-t-il pas en mer ? » mais, adoptant le style philippin, je n’insiste pas pour la première visite. Par contre, je paie ma tournée, une bouteille d’Impé, de la glace et des Pulutans.


Deux jours plus tard je repasse dans la réserve d’Andy et je lui fais savoir qu’éventuellement je pourrais être intéressé par l’achat de cette barque. Le lendemain je reviens à la charge, avec cette fois deux bouteilles d’Impé, la glace et les Pulutans indispensables. Là, j’en apprends un peu plus ; cette barque vient de Masbate et le patron pêcheur n’a plus un ‘’centavo’’ pour mettre de la gazoline, en fait du diesel. Je laisse un mot, in english, avec mon numéro de portable à destination du propriétaire/pêcheur.

Le lendemain 28 septembre, passage à mon domicile d’un ‘’serviteur’’ d’Andy et du propriétaire de la Bangka. Rendez-vous est pris pour 14 heures. Enfin… je monte sur la ‘’Bangka’’ araignée, après avoir descendu tant bien que mal la digue qui, à ce moment de la journée, devait bien surplomber la surface de l’eau d’un bon trois mètres.

Je contrôle rapidement l’état de cette barque ; pour ce qui est du moteur je vais faire appel à mon ami le ‘’Kaiser’’, un ressortissant allemand spécialiste des moteurs diesels. Il y a également un générateur de courant électrique semi-portable, un petit 1,5 Kw. Deux bouteilles d’Impé plus tard me voyait me diriger en direction de Maragondon, ceci afin d’avertir le Kaiser qu’il lui faudrait être à mon domicile le lendemain à 09 h 30, les aurores pour lui.

Le 29, l’ami Pet est à l’heure pour une fois et nous prenons notre petit déjeuner, puis direction la rivière.
La marée est un peu plus haute et donc la digue plus basse, de ce fait nous montons (en fait nous descendons) plus ou moins facilement à bord. Le patron-pêcheur lève les amarres, remonte l’ancre, sort une perche et nous éloigne un peu de la berge à l’aide de cette dernière.

Le moteur, un petit dix chevaux diésel, démarre au quart de tour dans un gros nuage de fumée noire. 


Nous allons, après être sorti de l’estuaire, en fait la ‘’Barra de Ternate’’, effectuer une petite balade pépère dans la Baie de Manille. Ceci pour un prochain épisode.

Comme vous l’avez déjà compris, j’ai décidé d’acheter cette Bangka. Je vais y effectuer quelques modifications et espère vous avoir comme passager très prochainement.




Expériences, avis, critiques et commentaires, comme d’habitude sont les bienvenus.

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