Tuesday, February 26, 2013

IMPRESSIONS DE VOYAGEUR ... AUX PHILIPPINES !


Aujourd'hui c'est Pierre-Juan, jeune informaticien qui vit à Tokyo dans le béton comme il dit, qui nous livre ses impressions de voyage aux pays des 7.107 îles.

Bien que sa Pinay soit originaire de Cebu, il n'a pas encore vécu sur l'archipel, juste des passages et c'est donc plus un carnet de voyage, des impressions premières qu'il nous livre dans ce post.
Ce que pourraient ressentir ceux qui, pour la première fois, mettraient le pied sur ce territoire méconnu.
D'après ce que j'ai pu comprendre il aspire néanmoins à nous rejoindre ... le plus rapidement possible.
Attention tout de même à l'installation du ''poulailler'' sous les cocotiers ; c'est un arbre qui porte des noix ...  sûrement plus dures que votre crâne, donc méfiance, le nombre de morts dû à Newton est conséquent  sous les tropiques.

Mais, place à Pierre-Juan. 

Les tropiques, la chaleur qui rend fou ceux qui rêvent de banquise.

La vie sous les tropiques, d'abord la misère ensoleillée et presque douce, maternisante ensuite.
Les poules caquent moins bien que les longues sessions de karao-cœurs s'éternisant tard dans la nuit torride.

La musique et le tempo sous tous les toits, antidote implacable à la projection de soi dans ce futur incertain, ardeur rendue féconde avec cet excellent rhum local en guise d'élixir.

Pensées transversales, projections mentales sur cet autre ailleurs pied de terre, cette autre terre tatamisée jusque sous les bambous ou paraît-il on y garde l'esprit zen et le faciès éternellement modélisé pour et par l'artifice. C’est qu’on l’a son train de vie bien réglé, mais tout ce confort illusoire semble bien vain quant à la résurgence même pas encore amorcée de votre psycho rigidité mentale.

 Lundi 10 ou le jour national des élections, rarement vu autant de rassemblements, en masse, presque religieux devant ces réunions politiques ou chacun des candidats en lice pour des postes de gouverneurs et autres chefs politiques d'état de vos lieux et vos âmes enchaînent discours sur discours et probablement promesses sur promesses.

La compréhension de la langue bisayan me faisant défaut, il m'est difficile de rentrer dans les détails de la dialectique et autres finesses rhétoriques. Mais c'est en effet et de prime abord comme si le jeu politique était ici mis au même rang que la passion religieuse.


Difficile de rendre compte de cette croyance-là, reposerait-t-elle sur une frondaison sans faille ou découlerait-elle d’un engouement suscité par les effets d'annonce reposant elle aussi sur cette autre conviction de se laisser prendre au jeu... ?

Visiblement, beaucoup de candidats hommes d'affaires, donc hommes de réseaux et par conséquent hommes de rassemblement.
Paquiao le célèbre boxeur semble vouloir se représenter une nouvelle fois jusqu'à ce que victoire s'en suive. Probablement passablement aigri de ne pas avoir remporté l'élection la fois passée.

S’agirait-il d’une simple passion débordante du jeu ou d’un réel appel de la star hyper présente nationale aux plus miséreux du pays ? Le social existe-t-il vraiment ? Le pouvoir se prend, qu'importe la manière et le pouvoir au peuple n'est jamais rien d'autre qu'une parodie de leçon de démocratie.qui veut le pouvoir? Qui est réellement prêt à en assumer ses propres frais?

Baudrillard à la fois invariablement et inlassablement présent dans chaque crépuscule de ces réflexions inégales. Penser à se laisser ensevelir sous chacune de ces sensations qui n'appellent à rien d'autre qu’à l'exotisme Segalenien.

Mise à nue intégrale de ses convictions propres, résurgence de l'instabilité propre à toutes les nouvelles confrontations spatio-temporelles. Confusions, surgissements éclairs de réflexions puis déception immédiate lors de l'interprétation de ces enchainements de mots. Penser désormais à ne plus stériliser la muqueuse synaptique. Laisser giser la palabre au fond de l'eau et attendre l'affluence.

Saisir le moment sans retour sur investissement.

La misère sera à coup sur toujours plus supportable à voir sous les tropiques.
Les cebuanos vous donnant l'impression désopinante qu'ils peuvent habiter nulle part et partout à la fois.
A l’instar de cette écrivaine locale rendant hommage aux sans abris locaux se detournant de tout vouloir de droit de propriété.

Le miséreux d’ici pense-t-il à son enfance et a-t-il en lui son complexe d'Oedipe?."Bohala na", que sera sera, peu importe la suite, maxime locale élevée au rang de l'apodicticité religieuse qui a franchement plus de gueule que la sinostrose fataliste observée dans l'archipel macadam Hitashi.

Suis-je perçu comme un réel passionné de leur culture infectée par le colionalisme ou comme un énième baroudeur à érections continues ?

Trois jours sur cette autre île que l’on prénomme Bohol.
Que serait-ce un paysage tropical sans sa matrice originelle à savoir la jungle, mère du grand tout ici et qui doit prendre toute la place dans la cosmologie locale.
Jungle qui s'impose partout,humide et chaude, dense et folle. La jungle rend fou dixit ce grand aventurier téméraire que fut Rambo anabolisé.


Au départ de l'embarcadère, des tronches blanches euro-americaines, phallus munis de call girls qu'on loue à la journée et dont les tarifs varient selon le contenu des festivités.
Un marché existe avec une offre et une demande, les prix pratiqués seraient ceux définis par l'union syndicale locale du genre. J'irais bien assister à une des assemblées générales du comité.

« Bonjour tu me plais c'est combien voila merci au revoir à la prochaine fois qui sait ».

Difficile de s’empêcher d'y voir un certain jeu complice entre les deux contractants.
Très peu de changement d'attitude chez ces jeunes filles.
Se faire louer pour un jour ou deux semble être dans la continuité de leur quotidien.
Au supermarché, à la maison ou au bras d'un amerloque passable, du pareil au même.
Qui serais-je donc sans ma peau de serpent d'occidental. Qui et où suis-je, choisit pas ses parents, choisit pas sa famille, sur les trottoirs de Manille.

Chanter l'hymne à l'amour avant tout le reste, peu importe les circonstances. Y croire plus que tout, la vertu du "mahal", autre antidote et qui rejoint celui de la religion face à l'incertitude que réserve le quotidien. Entrain poignant qui me fait me questionner sur mes convictions propres.
Je ne demande moi aussi qu'à y croire.

Propriétaires délinquants, leurs noms inscrits sur un tableau de recherche à l'entrée d'une zone protégée de villégiature aux terrains trop coûteux pour la majorité locale. Les nouveaux riches qui n'en seraient pas vraiment. A Rio, ce sont sur les monts et collines supplantant l'arrière décor des célèbres plages de Copa Cabana où vit la majeure misère sociale locale. Paradoxe si l'on s'en tient au syndrome Beverly Hills devenu mondial.


Talisay Pacific Heights n'échappe pas à la tendance. Tarif minimum des frais d'investissement: 110.000 dollars US.
On y ressort par un poste de douane nous annonçant notre passage de l'autre côté de la frontière sociale.

A la télévision, essentiellement des jeux de mises et d'argent, tout le monde peut participer et tout le monde peut aspirer à une vie matérielle stricto sensu plus élaborée. Rien de neuf sous le soleil.
Toutefois l'entrain qui se dégage de ces jeux est pur, presque dramatique, le cynisme de nos plateaux télé en moins.


A Tokyo, l'irritation vient généralement de l'utilisation ubuesque de l'argent public injecté dans des travaux aussi massifs qu'inutiles d'autoroutes et autres viaducs délirants.
A Manille, rien de tout cela semble-t-il, l'argent public est bien gardé, les autoroutes n'ont qu'à attendre.
Fin des travaux prévus au prochain coup d'Etat.

« How's my driving ? » inscrit sur quasiment tous les trains arrières des bus, taxis et autres utilitaires d'obédience publique, ça conduit sec, au frein appuyé champignon accompagné de son chef d'orchestre le klaxon alto. Rhétorique du chauffeur-chauffard commune à tous les pays immergés sous les tropiques, très belle et pittoresque sensation d'avoir affaire à un joli chaos vaillamment organisé.

L'agent de circulation agite ses bras un peu comme un chef d'orchestre qui aurait justement perdu son orchestre en cours de route. M ais il y croit, un chaos routier, ça ne s'improvise pas.


Pour échapper au salariat, prendre 3 larges taules, 80 parpaings et du bois pour la charpente et voilà votre poulailler est prêt. Choisir de préférence un emplacement sous les cocotiers, il y fait bon dessous.

Les enfants du voisinage sont pauvres et pourtant ils crient et courent jusqu'à épuisement général, sieste collective rédemptrice.
Qui fus-je à leur âge, si ce n'est un capricieux émotif et mauvais perdant.

Dans le quartier barrio Mercedes où pourtant l'absence du constructeur allemand n'est en rien problématique, les maisons résidentielles faites de dur et de vrais toits-charpentes côtoient les cabanes de fortunes faites de minces parpaings et de taules prêtes à s'envoler au prochain passage du typhon saint El Niño. C’est ainsi que l’on prénomme les tourbillons saints.

La petite Pokahontas est une petite étoile à regarder, illuminant le quartier tout entier de son aura ; sa maison cabane est juste en face, avec ses poules et son coq et moi je la contemple en haut perché sur ma tour.

 Il semblerait que les croyances et autres contes dans les fantômes soit ici encore plus marquée que dans les autres pays d'Asie. Le paganisme local doit probablement renfermer beaucoup de mythologie et autre cosmologie traitant du phénomène visiblement craint ici par beaucoup. On dit d'un chien qui hurle comme un loup qu'il est en train de voir des fantômes-chez nous on dirait qu'il est mélancolique ou qu'il rêve.

Entendu aussi cette histoire de fantômes humains coupés en deux, le tronc restant immobile et la partie supérieure parcourant les demeures hantées en faisant battre ses ailes.



Expériences, avis, critiques et commentaires, comme d'habitude sont les bienvenus.


VIDEOS

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