Friday, September 24, 2010

L'ESPACE ... AUX PHILIPPINES


Oui, l'espace aux Philippines !

Dans la série, ils sont tous comme nous et pourtant pas comme nous.

De nombreuses choses sont réellement très différentes entre les cultures et les mentalités des Philippines et des pays occidentaux. Si totalement différentes quelques fois que cela peut dérouter voir choquer le nouveau venu.

Je vais essayer de vous montrer une de ces différences et cette différence concerne l’espace. Non pas l’espace temps, mais l’espace en terme de place, l’endroit où l’on peut se mouvoir, bouger, vivre.

Il n’y a pas ‘’d’espace personnel’’ autorisé dans la culture Philippine.
Je vais essayer de vous expliquer ce que cela veut dire.


Dans notre ‘’civilisation’’, nous estimons et faisons en sorte qu’une certaine ‘’zone’’ autour de notre personne, de notre corps, soit ou devienne notre espace personnel.

Ici aux Philippines et si vous êtes un Filipino, il est rare d’avoir son espace personnel, sauf à changer les règles et à créer son propre espace, sa place. Et je pense que si vous faites cela, en tant que Filipino, vous serez considéré comme un marginal, une personne à part, peut-être même considéré comme quelqu’un de ‘’Bastos’’. Bastos étant un terme péjoratif qui peut se traduire par vulgaire, sans éducation et dans ce cas quelqu’un de hors normes.

Il y a quelques jours, je me trouvais à la plage avec quelques amis.
Jour de semaine, hors des vacances scolaires, personne ou presque. Peut-être une petite dizaine de personnes sur deux cents mètres de plage. Nous décidons de nous baigner et de jouer dans l’eau à se faire des passes avec un ballon de volley-ball.


Nous sommes à une trentaine de mètres du rivage, avec de l’eau jusqu’à la ceinture et occupons une surface de peut-être quinze mètres sur cinq. Nous sommes à ce moment précis les quatre seules personnes à être dans l’eau.

Puis deux locaux décident de se baigner … la plage fait 200 mètres de long … devinez où ils choisissent de barboter plus que de nager ? En plein milieu de notre jeu, dans les quinze mètres qui séparent nos deux équipes. La balle passe au-dessus de leur tête sans que cela semble les déranger le moins du monde.

Nous bougeons légèrement sur un côté … ils suivent !
Cela n’est pas dans le but de nous déranger ou de perturber notre jeu, encore moins de vouloir jouer avec nous, nous leur avons proposé et ils ont poliment refusé. Non, c’est un comportement normal des philippins, ils ont besoin de se trouver groupés, ensembles, agglutinés.

Il en serait de même s’il y avait cent personnes dans l’eau, il y aurait alors peut-être trois ou quatre groupes de 25 à 30 personnes sur une trentaine de mètres de plage, le reste de l’espace demeurant totalement vierge de toute présence humaine.

Besoin de se sentir en groupe, de se protéger mutuellement, peur de la solitude ?
Mémoire ancestrale de ces tribus dont les membres ne voyageaient qu’en groupes ?
Certains animaux font la même chose pour se protéger des prédateurs ; les gnous d’Afrique, les vaches et les moutons de nos régions, certains poissons, principalement les jeunes et les alevins …


A partir de cet exemple, je me suis souvenu de nombreuses autres situations dans lesquelles il y a réellement un manque d’espace alloué à l’individu dans cette culture.

L’habitat. Ils aiment vivre et ils vivent les uns sur les autres. On peut, dans une certaine mesure, invoquer une question économique. Oui, c’est certain, mais cela n’explique pas tout. Combien de maisons individuelles aux Philippines, un peu isolées et avec de grands terrains ? Peu et la majorité sont des propriétés d’étrangers.

Regardez les petites annonces immobilières, regardez bien : house & lot 4 sale, FA 350sq/m, LA 120sq/m. Ce qui se traduit par : à vendre maison et terrain, surface de la maison 350 m2, surface du terrain 120 m2. Vous avez bien lu, la surface de la maison fait trois fois la surface du terrain et c’est très fréquent.  Les terrains sont, pour la plupart, inférieurs à 200 m2.
Et ne me dites pas que c’est uniquement une question économique … ce type d’annonce se poursuivant très souvent par 6 chambres, 6 SDB, garage pour 5 véhicules, marbre au RDC, fully AC (air conditionné), etc.

Regardez maintenant l’architecture des villes et des villages. On construit presque exclusivement le long de la ou des routes principales, pas de rues transversales. Il faut être sur la rue principale. Si besoin l’on va construire une, deux, trois maisons sur l’arrière, généralement des membres de la famille, mais une seule entrée pour toutes les maisons.

Les grands-parents, les oncles, les tantes, les enfants, les petits-enfants, quelques cousins, les chiens, les chats, les coqs de combat, tout ce beau monde vit groupé, dans une sorte de petit ‘’ghetto’’ qu’ils se sont construit. Souvent plusieurs maisons, mais une seule entrée, un seul passage, la communauté ayant accès à l’ensemble du ghetto ! Où sont, l’intimité, l’espace, la liberté, le calme, la tranquillité ? Comment se concentrer, réfléchir, penser, dans ces conditions ? Eux ne se posent pas la question, c’est la norme, la coutume, la tradition, l’habitude !


Une nouvelle maison va se construire, collée à une autre, pas d’espace entre les deux ou vraiment extrêmement réduit. Maintenant si vous voyez une maison qui semble construite au milieu de nulle part, il y a de grandes chances que le propriétaire soit un étranger.

Maintenant la mode est à ce que l’on nomme ici la subdivision. Une sorte de village de quelques dizaines à quelques centaines de maisons, totalement clos, avec un système de sécurité 24 heures sur 24. Mais la plupart de ces subdivisions proposent des terrains qui font de 60 à 120 m2.

Une fois la maison posée sur le terrain, il ne reste pas beaucoup d’espace pour la pelouse et les arbres. Des voisins à droite que vous pouvez toucher une fois les fenêtres ouvertes, la même chose sur la gauche et l’arrière de la maison, ceux d’en face étant distants de quelques mètres, ruelle oblige.

Et tout cela est particulièrement bruyant. Les radios, quand ce ne sont les videoke(s), les enfants, les chiens et le Philippin lui-même qui a tendance à parler fort. Les coqs sont interdits dans certaines subdivisions, mais pas dans toutes.

Bedspacers.

Personnellement, quand je suis dans mon lit, j’aime avoir mes aises, mon espace. Pouvoir me tourner d’un côté ou de l’autre, étendre mes jambes ou allonger mes bras.

Il y a encore de nombreux Philippins qui vivent dans des ‘’Bahai Kobo’’ ou Nipa hut, ce que l’on peut traduire par hutte en nipa, le nipa étant une sorte de palmier. Souvent dix, quinze personnes vivent dans une seule pièce, quelques fois divisée par des rideaux. L’on peut alors comprendre que ces gens dorment les uns sur les autres. Mais j’ai de nombreux exemples de gens qui ont des maisons avec plusieurs pièces et dans lesquelles toute la famille dort dans le même lit ! La grand-mère, le couple et les enfants, quelques fois un oncle ou une tante ou quelques cousin. Littéralement des sardines en boîte. Pour se protéger, la peur de la nuit, les esprits, besoin de ne pas se sentir seul ?

Il y a les bedspaces dans lesquels une dizaine de personnes qui ne se connaissent absolument pas (mais du même sexe), vont se partager une pièce (louer) de quelques mètres carrés.
Vous viendrait-il à l’idée, pourriez-vous envisager de partager et de dormir dans une pièce minuscule remplie de personnes que vous ne connaissez pas ?
La Sonacotra, un cinq étoiles si l’on compare.


Les visiteurs impromptus.

Comme je vous en ai informé dans plusieurs de mes posts, si vous vivez ici, aux Philippines, attendez vous à recevoir de nombreux, très nombreux, trop nombreux visiteurs. La majorité d’entres eux arrivent à l’improviste, il est rare qu’ils s’annoncent à l’avance. Frères, sœurs, oncles et tantes, cousins plus ou moins proches, amis … (la famille de ma femme !). A noter toutefois que les jeunes filles et jeunes femmes, s’annoncent en général par un message téléphonique. Des gens que vous n’avez jamais vu, dont vous n’avez jamais entendu parlé, arrivent chez vous à l’improviste et s’installent pour une durée, la plupart du temps, indéterminée.

Temps de trouver un job, en attente d’un document, en attente de la réponse d’une agence pour partir à l’étranger, quelquefois ils ne savent pas pourquoi ils sont là, peut-être changer d’horizon. Les gars sont quelques fois arrogants et agressifs si vous montrez quelque réticence à les héberger, nourrir et abreuver.
Je vous ai informé de la façon dont j’ai résolu ce problème ! Cela se passe très bien maintenant.

Un dernier exemple.
Demandez à votre maid d’aller acheter une bricole dans la ville voisine. Il y a de très grandes chances qu’elle récupère quelqu’un en route pour l’accompagner. Idem si vous l’envoyez à l’épicerie du coin, peut-être cela sera-t-il un de vos enfants, mais ces gens n’aiment pas être seuls.

Pour des raisons historiques et culturelles, le philippin vit en groupe et a besoin de vivre en groupe.
N’essayez surtout pas de les changer, ils sont heureux comme cela, d’autre part vous n’y arriverez pas.




Expériences, avis, critiques et commentaires, comme d’habitude sont les bienvenus.

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