Sunday, September 5, 2010

ETES-VOUS UN ... "KANO" ? Nous sommes tous des Kanos !


Vivre dans un pays qui n’est pas le vôtre fait automatiquement de vous un étranger.

Vous êtes différent et cela est d’autant plus vrai si vous êtes un Caucasien vivant dans un pays d’Asie du Sud Est.

Vivant aux Philippines, il est évident pour les locaux que vous êtes un étranger. Que vous soyez noir ou blanc, toutes les personnes qui vous regarderont sauront, au premier coup d’œil, que vous n’êtes pas d’ici.

Après quelques années passées en Asie il vous sera, tout comme moi, possible de faire des distinctions entre les différentes personnes que vous pourrez rencontrer aux philippines.

Vous apprendrez à reconnaitre un Coréen, un Japonais ou un Philippin. D’autres nationalités sont plus difficiles à différencier, comme les Indonésiens et les Malais qui se fondent plus aisément dans la population locale.


Par contre, pour les Philippins, nous les blancs (et dans une large majorité les noirs), sommes tous des ‘’Eh Joe’’, des Kano.

Que nous soyons Français, Italiens, Espagnols, germains, british, ou Américains (of the United States), nous sommes tous des ‘’Kano’’ et ils vont vous appeler ‘’Eh Joe’’ quand ils vont vous rencontrer.

Joe vient du terme ‘GI Joe’’, le soldat américain et le soldat américain, ils connaissent. II y en avait des dizaines de milliers jusqu’en 1991, date de la fermeture des deux principales bases militaires américaines aux Philippines, Subic et Clark. Il y en a toujours quelques milliers, dans le cadre de la lutte anti-terrorisme menée par les Etats-Unis d’Amérique.

Le terme Kano est une abréviation de "Américano" et vous serez, en tant qu’étranger, un "Kano" aux Philippines. C’est quelque chose que personnellement je connais depuis très longtemps, mais vous les nouveaux arrivants, vous devez savoir que si vous êtes caucasien, peu importe votre pays d’origine, vous serez automatiquement catalogué comme "Kano"


Je n’apprécie pas spécialement être interpellé en pleine rue sous l’appellation de « Eh Joe !». Cela peut sembler péjoratif et rappeler de mauvais souvenirs.

Ce sont souvent les deux dernières syllabes que de trop nombreux jeunes soldats ont entendu dans un pays qui n’est pas si éloigné.

Très souvent le "Eh Joe" est accompagné de « what’s your name ?», ce à quoi je réponds très souvent par «Joe!» ou par « Wala Na ! » (Traduction : il n’y en a plus !), si je suis en forme.

Attention, le Philippin en général n’apprécie pas les plaisanteries, très souvent il ne les comprend pas et a l’impression que vous vous fichez de lui …

Cela pourra faire l’objet d’un futur post sur la difficulté à bien se faire comprendre des locaux.

Il faut savoir qu’aux Philippines environ 70% de la population parle un "anglais" acceptable. J’ai volontairement mis anglais entre guillemets, car ce n’est pas totalement de l’anglais, ni totalement de l’américain, mais ce que nous appelons ici le "Filglish". Et les mots en anglais n’ont pas toujours la même signification en "Filglish".

Les british et américains ont parfois des problèmes d’interprétation de l’anglais avec les locaux, que dire de nous européens dont c’est, pour la plupart d’entre nous, loin d’être la langue maternelle !

Si nous, caucasiens, répondons à l’appellation de Kano, les Japonais sont des "Hapon" et les Coréens des "Koreano", simple, il fallait y penser. L’Indien étant pour sa part un "Bombay".

En passant, petite plaisanterie sur l’évolution des relations Philipinos-Japonaises.


Durant l’occupation des Philippines par l’armée impériale et les années qui ont suivi, les mères philippines disaient à leurs filles : « Courrez mes filles, courrez vite vous cacher, les Japonais arrivent !» De nos jours, les mères disent à leurs filles : « Courrez mes filles, courrez vite vous préparer, bien sexys et maquillées, les Japonais arrivent !».

Le problème qui peut se poser parfois est que tous les Philippins n’aiment pas les américains. Parfois, la politique suivie par ce pays attise l’animosité envers les américanos, les Kanos … et nous sommes tous Kano. Faites ressortir votre différence si vous êtes Français, de même si vous êtes Belge, Suisse, Canadien, Italien, etc.

Français, nous avons l’avantage de ne jamais avoir été impliqué dans un quelconque conflit avec l’archipel ; les Philippins qui travaillent en France ne semblent pas éprouver de rancœur à notre égard.
Bien que l'île de Basilan fût française à une époque.

Napoléon, parfois Victor-Hugo, Paris, la mode, le luxe, c’est la vision du Philippin moyen à l’égard de la France.


Comme partout dans le monde, il y a des gens qui n’aiment pas les étrangers (sans distinction de nationalité), mais il s’agit d’une minorité, moins de 5 % de la population. D’un autre côté l’anti-américanisme peut-être d’un pourcentage plus élevé, spécialement en cas de crise.

Ce fût le cas lors du déroulement du procès de Lance Smith, ce Caporal américain accusé de viol sur la personne d’une jeune Philippine (Nicole), (Ce qui s’avérera être un faux viol, de la bouche même de la ‘’victime’’), ou lors de manœuvres conjointes entre armées américaines et philippines.

Nous devons également faire comprendre aux gens qui nous entourent que nous ne sommes pas forcement en accord avec la politique suivie par nos gouvernants.


Critiques, expériences et commentaires sont les bienvenus.

Petite précision sur le post "DENGUE"
La question suivante m’a été posée : où peut-on trouver la Tawa-Tawa / Gatas-Gatas ?
C’est une plante que l’on trouve partout en abondance aux Philippines. En fonction de la location, la plante qui se nomme officiellement « EUPHORBIA PULULIFERA Linn », porte des noms différents.
Bambanilag en langage Ifugao, Bolobotonis en Tagalog, Pansi-Pansi en Bikolenio, Tababa en Visaya etc.
A Ternate, la Tawa-Tawa se trouve en bordures des routes et chemins, aux pieds des murs, ici et là, pas difficile à trouver.


Expériences, avis, critiques et commentaires, comme d’habitude sont les bienvenus.


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