Saturday, July 10, 2010

XEROX COPIEURS

TRAVAILLER, TROUVER UN JOB, GENERER DES REVENUS AUX PHILIPPINES    (Partie 1)

J’indique partie 1, car c’est un sujet très vaste et qui va demander de nombreux posts, peut-être même un livre.

Lorsque vous désirez une photocopie aux philippines, vous vous rendez dans un internet café, ou tout autre boutique et ou magasin qui affiche Xerox Copy. C’est le terme employé ici, vous ne demandez pas une photocopie, mais une ‘’Xerox’’ ou une ‘’Xerox Copy’’ ! Certains ajoutent Clean ou White, ce qui veut dire que … toutes les Xerox ne sont pas de la même qualité.

Cela va bientôt faire seize années que je vis en permanence aux Philippines. Il y a une question qui m’est régulièrement posée par les personnes qui visitent le pays ainsi que par les lecteurs de mes blogs, cette question est la suivante : « je souhaite m’installer aux Philippines, quel business me recommandez-vous, ou quel business me conseilles-tu» ?

C’est une question à laquelle j’ai toujours difficulté à répondre, surtout de but en blanc et ce pour plusieurs raisons. La première de ces raisons est que dans la plupart des cas, je ne connais pas ou très peu les personnes qui me posent cette question. Leurs connaissances, leur savoir faire, leurs motivations, leurs qualifications, leurs expériences, leurs moyens financiers me sont le plus souvent inconnus.

D’autre part, j’ai vu de si nombreuses personnes arriver ici avec leurs idées, bonnes ou mauvaises, démarrer un business, manger leur capital et … repartir d’où ils venaient.


Il y a un très vaste choix de business et d’opportunités dans lesquels vous pouvez vous lancer si vous en avez les moyens financiers. Mais attention aux locaux qui se proposent de vous aider à monter une affaire, principalement dans un secteur d’activité dans lequel vous ne connaissez absolument rien et/ou qui vous offrent de tenir la boutique pour vous.

Cela me fait toujours sourire, pour ne pas employer une expression plus triviale, quand je rencontre un étranger qui me dit, souvent d’un air supérieur : « Je suis en train ou je vais monter cette affaire, je n’y connais absolument rien, mais le  frère, le cousin, le neveu, un membre de la famille de ma femme, est un expert et il s’occupe de tout». 

En général, ce genre de personnage ne reste pas très longtemps dans le paysage local. Vous pouvez éventuellement voir l’expert de la famille conduire un nouveau véhicule ou construire sa maison et il a de très bonnes explications à fournir concernant l’affaire qui ne marche pas ; Pas assez de capital, mauvais choix de l’emplacement, produits non adaptés … 

Même si le coût de la vie est peu élevé aux Phils, ouvrir une boutique de qualité nécessite un capital de départ non négligeable, plus les améliorations et modifications éventuelles et de quoi vivre un certain temps sans avoir à toucher à ce capital.

De plus, la législation locale ne facilite pas la tâche du futur entrepreneur. Une de ces restrictions, mais pas la seule, est que le commerce de détail est interdit aux étrangers, il est exclusivement réservé aux nationaux Philippins.

Maintenant je dois aviser les futurs entrepreneurs qui ont leurs propres idées pour monter une affaire, d’un phénomène local qui est un ‘’Killer de Business’’.

Vous avez bien étudié le marché, vous avez le bon produit, ça fonctionne. Bravo, dès les premières semaines ou premiers mois, c’est un succès et vous prévoyez d’autres ouvertures très prochainement. 


Oui mais … ce qui se passe généralement ici, quand les gens voient qu’une affaire marche, c’est que, un, puis deux, trois, et souvent plus … business, copies conformes du votre, vont s’installer à côté, parfois sur chaque côté, en face et à proximité. 

Vous étiez seul hier, aujourd’hui vous avez cinq ou six boutiques ou magasins qui sont des copies conformes, des clones de votre business. Mêmes surface, agencement, couleurs, produits, etc.

A ce moment, la guerre des prix va commencer. Vous vendez, avec une marge confortable le produit X au prix de 100. Vous pouvez être assuré de trouver le même produit dans la boutique d’à côté à 90. Vous suivez, mais les prix vont baisser dans les clones et vous ne pourrez pas suivre, car le prix de vente est maintenant passé en dessous du prix de revient. 


Mais ça le philippin ne comprend pas ! Il va continuer ainsi jusqu’à faire faillite. Il vous faudra résister pendant un an, peut-être plus, afin de  retrouver votre position du début. Mais les charges fixes vont courir, il vous faudra continuer à subvenir à vos besoins de tous les jours pratiquement sans revenus. Donc prévoir l’investissement initial plus un à deux ans de dépenses courantes.  


Du fait d’un ou plusieurs membres de leur famille travaillant à l’étranger, certains Filipinos restés au pays, ont la possibilité de mettre plusieurs dizaines voir centaines de milliers de pesos dans un business local.

C’est la même chose dans des types de business qui nécessitent des investissements plus lourds, du genre compagnie de bus de transport , fast food, immobilier … Ce fut la même chose il y a une dizaine d’années avec les jeepneys et les tricycles ; résultat des courses, il y a pléthore de ces moyens de transport et plus personne ne gagne de l’argent.


Vous pouvez être assurés qu’une ouverture d’un MacDo dans un quartier sera suivie, dans les semaines qui suivent, de l’ouverture d’un Jollibee puis d’un KFC ou Pizza Hut … 


C’est ce que j’appelle le Xerox Copieur, un original et plusieurs copies.


Quand une ville ou un quartier se développe, cela se passe généralement ainsi : Construction d’un marché ou agrandissement de celui existant. Le marché c’est le centre actif de la ville, c’est à partir du marché que tout se développe. 

Vont commencer à arriver, une boulangerie, un magasin de matériaux de construction, une ou plusieurs eateries qui vendent de la nourriture préparée (sorte de mini restaurant), puis une échoppe pour les produits destinés aux éleveurs et fermiers, un coiffeur, un beauty parlor pour les femmes, un réparateur de chaussures ( nom plus adapté que cordonnier), un couturier, un vitrier, un soudeur, une station de réparation pour motocyclettes, une autres pour les pièces de véhicules, le fournisseur de pièces de bois ( coco lumber, contreplaqués, planches, solives ... il a toutes sortes de pièces de bois, mais jamais celle dont vous avez besoin et les mesures sont en feet et inches), puis arrivent le pawnshop (préteur sur gage), des dizaines de tricycles, un ou deux Karaoke Bar (le philippin homme ne peut vivre sans un Karaoke Bar à proximité), le réparateur de TV/DVD, celui de téléphones mobiles, un autre pour les ordinateurs, suivent, l’Internet Café, le vendeur d’aquariums et d’animaux domestiques, le garagiste, une nouvelle église, une nouvelle école, un imprimeur, une boutique de mode, un vendeur de motocyclettes, une supérette, une rôtisserie, etc.

Quand il n’y a qu’un seul de chacun de ces business, tout se passe bien et chacun gagne  correctement sa vie, mais en quelques semaines de plus en plus de boutiques offrant les mêmes services ou produits vont fleurir un peu partout. Les ventes vont dramatiquement chuter et les propriétaires vont se demander pourquoi ils ne font pas d’argent alors que la première boutique qui a ouvert marchait si bien.

Ils ont de réelles difficultés à comprendre que là où un commerce marche bien, cinq ou six ne vont pas fonctionner de la même manière. Le nombre de clients potentiels reste le même il faut donc diviser le chiffre d’affaire par 5 ou 6 !


Les business les plus copiés ces derniers temps : Stations de lavage pour voitures, rôtisseries, stations d’essence, stations de purification d’eau ( eau potable), magasins de quartier ouverts 7/7 et 24/24 du type 7 Eleven, mini Malls, petits buildings commerciaux (3-4 étages), petits hôtels et appartements, réparation d’ordinateurs, coffee shops avec WiFi, laveries automatiques, boutiques de produits importés de Chine et de Corée, rôtisseries (cochon entier), salons de massage, resorts avec piscines, centres de conférences, réparation de téléphones portables, garages et ventes de motocyclettes.

Tous ces gens, qui à l’origine se sont lancés dans ce type de business, ont eu de bonnes idées, mais là où une affaire peut-être rentable, dix ou douze vont péricliter.

Dans la plupart des cas, il n’y a pas de limite ou de quota à l’ouverture d’un nouveau business.
Dans la même rue vous pouvez trouver dix ou vingt boutiques qui vendent les mêmes produits aux mêmes prix.


Il y a une quinzaine d’années, posséder une compagnie de taxis était une excellente affaire. De nos jours, dans la plupart des cas, l’on trouve 200 taxis, là où une petite cinquantaine serait largement suffisante.

La motocyclette est actuellement un marché en plein boom. Vous pouvez acheter une motocyclette pour moins de php 100 par jour. Chaque jour de la semaine, même le dimanche, un collecteur passe pour récupérer l’argent. C’est un bon système, car le Philippin vit au jour le jour et a tendance à travailler en fonction de ses besoins. 

Dans le cas de la motocyclette, il va être obligé de travailler chaque jour afin de payer le collecteur. S’il ne paie pas, la motocyclette lui est retirée. Mais les garages de motocyclettes poussent comme des champignons, si cela continue l’on va se retrouver avec plus de vendeurs que d’acheteurs.

Maintenant si nous faisons une petite analyse, on s’aperçoit que sur tous ces nouveaux business qui démarrent, plus de 60% seront fermés dans les six mois et que seuls 2 à 3% survivront après deux ans.

Du fait des salaires très bas proposés sur un tout petit marché du travail, des conditions d’embauche le plus souvent à temps déterminé de 5 mois, les Philippins veulent réellement, pour la plupart d’entre eux, monter leur propre affaire.

Mais il n’y a pas d’étude de marché préalable à la décision et c’est la cause de ce fort pourcentage d’échecs. Uniquement le ‘’Xerox Copieur’’.


De plus, nous les étrangers, sommes des cibles privilégiées.

Le Filipino qui voit un étranger monter un business va aussitôt penser : Si un étranger investit dans ce business, c’est qu’il y a de l’argent à faire ! Il va donc Xerox Copier et comme il n’est pas le seul à avoir eu cette réflexion …


Petit handicap que nous avons, toujours nous les étrangers par rapport aux locaux, c’est que nous sommes obligés de suivre la loi à la lettre. Exemple d’un ami avec ses Internet Cafés, obligé d’acheter les originaux des jeux vidéo (je crois qu’il en a eu pour php 500.000) alors que locaux achetaient des copies pour quelques centaines de pesos. 


Mais d’un autre côté vous avez quelques Français (ainsi que de nombreux autres étrangers) qui s’en sortent très bien ; huitres perlières, petite compagnie d’aviation, restaurants, engineering, tourisme …
Soyons positifs, il y a de nombreuses possibilités.

Vous avez un savoir faire tel que cuisinier et vous êtes français, le Philippin ne pourra pas Xerox Copier votre restaurant.




Expériences, avis, critiques et commentaires, comme d’habitude sont les bienvenus.


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