Saturday, December 14, 2013

LES GIRAFES ... ONT FAIM !

Tout au nord de Palawan et au nord-ouest de l’île de Busuanga se trouve Calauit. 
Calauit une petite île de 3700 hectares où il est possible de voir girafes, impalas, zèbres, bearcats, crocodiles, tortues de mer et autres animaux endémiques qui évoluent en toute liberté.




Un sanctuaire d’animaux sauvages crée en 1977, sous la présidence de Ferdinand Marcos.
Étonnant que de trouver des girafes, des impalas et des zèbres en Asie, vous ne trouvez pas ?
Comme moi vous pensiez que ces animaux ne se trouvaient qu’en Afrique et dans quelques zoos disséminés de part le monde.

Donc nous trouvons des girafes, des zèbres et des Impalas sur une petite île de l’archipel philippin.

Comment ces animaux sont-ils arrivés là ?
Pas à la nage, je peux vous le certifier et il ne s’agit nullement d’animaux endémiques.

Au début des années 1970, le gouvernement philippin a répondu favorablement à une demande faite par le Président du Kenya, Uhuru Kenyatta. Comment sauver la faune africaine menacée d’extinction du fait des guerres et de la sécheresse ?

Le 31 août 1976, par décret présidentiel l’île de Calauit a été déclarée réserve et sanctuaire de la vie sauvage. Retirée de tout, l’île a été considérée comme l’endroit idéal et choisie du fait de sa taille, de son terrain et de sa végétation. Une organisation non gouvernementale  a été créée afin de prendre en charge la préservation de la forêt et des animaux sauvages : ‘’La Conservation and Resource Management Foundation’’ (CRMF).


De nombreuses forêts de bambous ont été éradiquées afin de les remplacer par des plaines ressemblant à la savane africaine.

Huit espèces différentes, pour un total de 104 animaux, ont été importées d’Afrique et introduites sur l’île.

Voici la liste des animaux qui ont été importés d’’Afrique :
- 12 bushbucks, des antilopes zébrées qui sont caractérisées par leurs cornes en spirale,
- 11 elands, la plus lente des antilopes, caractérisées par sa grande taille et de longues cornes en V,
- 11 gazelles, petites antilopes élancées, agiles, vives et très rapide à la course,
- 15 girafes, un animal qu’il n’est nul besoin de décrire,
- 18 impalas, antilope de taille moyenne caractérisée par de longues cornes en forme de lyre,
- 12 waterbucks, une antilope de taille moyenne, présentant des cornes annelées, une longue queue et une tache blanche sous le cou,
- 10 topis, une antilope rapide à la robe brune et foncée, une tête allongée et de petites cornes annelées recourbées vers l’arrière.
- 15 zèbres, plusieurs Grevy’s, une espèce rare dont la réserve est très fière.

Tous ces animaux sont arrivés à Calauit à bord du navire MV Salvador le 4 mars 1977.

Sans prédateurs naturels, la population africaine est passée de 104 à 201 têtes en l’espace de cinq ans et durant cette période Calauit a enregistré 143 naissances. Ce sont principalement les populations de waterbucks et d’impalas qui en constituaient le stock le plus important.


Mais les gazelles et les topis se sont relativement mal adaptés, il n’en existait plus aucun spécimen à la fin de l’année 1999.

En 2005 l’on dénombrait approximativement 481 animaux d’origine africaine ; les impalas dominant largement  le groupe avec environ 150 têtes.

Les zèbres Grevy sont considérés comme les plus vulnérables des trois espèces de zèbres qui survivent de nos jours. La réserve est fière qu’ils se soient bien acclimatés sur Calauit.

Mais ce n’est pas aussi simple que cela.
Nombreuses sont les girafes qui portent les stigmates de blessures sous la forme de taches rouges ou rosâtres qui parsèment leurs corps. La couleur de la ‘’iodine’’, un antiseptique utilisé par le personnel de la réserve pour soigner les blessures infligées par les épines coupantes de certaines plantes locales.  

Les girafes, herbivores, se nourrissent principalement des feuilles des arbres qui sont à la portée de leurs longs cous. La girafe se nourrit de feuilles d’arbre très nutritives, essentiellement des légumineuses, riches en sels minéraux, car la girafe a besoin de 20g/jour de calcium.

Elle peut occasionnellement se nourrir de fleurs, de fruits, de graines et de cosses.

Sa consommation journalière varie en fonction de la disponibilité de la nourriture et se situe entre 7 et 70 kilogrammes par jour. Elle est également capable de se nourrir et de s’abreuver au sol en écartant les jambes ou en pliant les genoux. Mais elle trouve l’essentiel de ses besoins en eau dans la nourriture et ne va boire que tous les un ou deux jours.


Je viens d’aller vérifier quelque chose auprès des acacias philippins ; un arbre que l’on trouve en grande quantité sur l’ensemble de l’archipel, dont bien évidemment Calauit.

En Afrique, les acacias ont développé deux systèmes de défense (de ce que j’en connais tout du moins) contre les prédateurs que sont les girafes, les zèbres et les antilopes qui mangent leurs feuilles.  

Le premier système de défense est constitué par les nombreuses épines qui recouvrent les branches de l’arbre. Le deuxième est plus vicieux, l’arbre vit en osmose avec des fourmis rouges qui le défendent en échange d’un suc produit par l’arbre spécialement pour ces insectes.

L’acacia philippin n’ayant normalement, aucun prédateur qui viendrait se nourrir de ses feuilles n’a pas développé de systèmes de défense. Pas d’épines !

Par contre, il y a parfois (souvent) des fourmis rouges, de celles que l’on nomme ici ‘’antik’’ (fourmis Weaver, Oecophylla), qui sont particulièrement agressives et dont les piqûres sont douloureuses.

Je ne sais contre quels prédateurs les acacias philippin ont développé ce système de défense, mais il semble exister.

La réserve est également l’hôte de plusieurs espèces endémiques, des animaux protégés et qui se trouvent ou se trouvaient en voies d’extinction.

En 2005 l’on recensait 1.200 calamians deer, 22 mousedeer, 4 Palawan bearcats, 5 crocodiles et 2 cochons sauvages.  


On y trouve également des porcs-épics, des paons, des aigles de mer, des chats sauvages, des singes  et des pythons. Il y a également un programme afin de protéger les ressources marines de l’île, les forêts et les colonies de mangroves.

Dans les eaux qui entourent l’île se trouvent des dugongs, des tortues de mer et des bénitiers géants.

Les récifs de coraux, à une époque presque entièrement détruits par des méthodes de pêches illégales, ont récupéré et abritent désormais de nombreux poissons et crustacés.

L’île de Calauit et son environnement est dorénavant gérée par le Provincial Government  of Palawan, sous le nom de ‘’Calauit Safari Park’’, c’est devenu une ‘’éco-tourisme attraction’’.

Revers de la médaille, les 200 familles, habitantd originels qui vivaient sur l’île, ont été déplacées avec tous les problèmes que cela comporte ; elles réclament depuis le retour de leurs terres ancestrales. Mais ceci fera l’objet d’un autre post. 


Les girafes ont faim !


Animaux originaires d’Afrique les girafes et les zèbres ne sont pas adaptés aux typhons dévastateurs qui traversent l’archipel.

Plusieurs girafes et zèbres ont été grièvement blessés lors du passage du typhon Yolanda dont l’œil n’est pas passé très loin de l’île de Calauit.
De plus le super typhon Haiyan a abattu les arbres et laissé les animaux pratiquement sans aucune nourriture durant cinq semaines, ceci selon Birgit Leber de la fondation Four Paws International.

Huit ou neuf des vingt et une girafes sont sérieusement blessées et ont besoin d’un traitement médical, indique à l’AFP Birgit au retour d’une mission de secours sur Calauit. Deux ou trois zèbres ne mangent pas très bien et un autre marche bizarrement ajoute-t-elle.

Deux des girafes ont des plaies ouvertes aux pattes avant, probablement provoquées par des chutes d’arbres.

Les animaux n’ont reçu aucune attention médicale depuis le passage du typhon ; l’hôpital pour les animaux est totalement détruit et il n’y a plus aucun matériel médical pour les soigner. Nous envisageons d’envoyer une deuxième mission dans les prochains jours.

Nous n’avons pas vu les autres animaux, seulement quelques girafes et zèbres blessés, mais nous avons pu constater que les girafes n’ont plus de nourriture.


La majorité des arbres sont à terre et  comme les girafes se nourrissent presque exclusivement des feuilles des branches, mais pas de celles qui sont à terre, ces animaux n’ont plus rien à manger.

La fondation a apporté six tonnes de rations de nourriture, de quoi tenir trois mois, ainsi les girafes ne vont pas mourir de faim.

Le directeur de la réserve, Froilan Sariego, ne peut être joint par téléphone.


Expériences, avis, critiques et commentaires, comme d’habitude sont les bienvenus.


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