Tuesday, December 18, 2012

LES PHILIPPINES ... À DEUX VITESSES !


Les Philippines, je vous en ai déjà parlé, un archipel, un seul et même pays, en fait dans la réalité deux mondes qui se côtoient sans jamais se mélanger.

Les Philippines des villes et les Philippines des campagnes pourrait-on dire pour simplifier, bien que cela ne soit pas tout à fait exact.

En fait cela est un peu plus compliqué, comme dit précédemment ces deux mondes se côtoient, se jouxtent, se croisent, mais ne se mélangent jamais et la première photo de ce poste illustre parfaitement la chose.

Une lagune d’eaux stagnantes, plus ou moins putride, sur laquelle sont érigées des cabanes de squatters montées sur pilotis et là-bas, au fond, les grattes ciel de verre et d’acier du quartier de Makati.

Ceux qui vivent sur ces cabanes montées sur pilotis n’ont pas l’eau courante, pas de sanitaires, souvent pas d’électricité et leurs chances d’échapper à la misère sont quasi-nulles. Ils vivent souvent en dessous du seuil de pauvreté, aucun futur, les laissés pour compte de la société philippine.

De l’autre côté, celui des grattes ciel, des gens qui vivent en air climatisé, qui roulent dans de larges avenues, qui ont accès aux biens les plus chers de la société de consommation, qui vont au cinéma, au restaurant, qui achètent des Rolex, des accessoires Vuitton. Des gens dont les vêtements proviennent de chez Mark & Spencer, qui se parfument au Dior ou au Cardin, qui mangent du foie gras, du saumon fumé et qui roulent en Mercedes, BMW, Audi, en SUV ou en 4 x 4 rutilants.

Ils logent dans de belles demeures dans des zones résidentielles gardées et surveillées, ou dans les grands appartements de ces buildings qui poussent comme des champignons dans les villes nouvelles qui se créent un peu partout dans la capitale élargie.

Buildings aux magnifiques intérieurs de marbre et de granit, qui sont entièrement climatisés et dont les ascenseurs ultra-rapides vous propulsent au 35ème étage en l’espace de quelques secondes.

Combien de ces pauvres hères des bidonvilles lacustres de Manille savent-ils ce qu’est un ascenseur ? Combien d’entre eux ont-ils déjà utilisé ce moyen, non pas pour s‘élever dans la société, mais pour s’élever verticalement dans un immeuble ? Peut-être quelques femmes ou jeunes filles employées comme bonnes à tout faire par ces riches résidents.

Dans certains quartiers du grand Manille, Metro Manila, l’on pourrait se croire partout dans le monde, partout dans un pays dit développé, tout est là pour vous le faire croire tout du moins.

De large avenue, qui ne portent pas de noms, mais des chiffre ; la 1ère Avenue, la deuxième Avenue, la troisième avenue, etc., des avenues qui coupent à angles droits des rues qui portent également des chiffres, la 30ème Rue, la 33ème Rue, etc.

New-York, vous avez l’impression de vous trouver à New-York lorsque vous indiquez votre destination au chauffeur ; « 5ème Avenue corner 33ème Rue, please », pour la quarante-deuxième, je dois avouer que je ne sais si la quarante-deuxième existe à ce jour au Fort Bonifacio, Global City.

Des feux tricolores à chaque intersection, s’il vous plait et qui fonctionnent.

Des tours, encore des tours, des concessionnaires de véhicules hauts de gamme, le groupe Shangri-la qui monte son troisième hôtel dans la capitale.

Ah, ici un large rond point planté d’arbres, une sculpture moderne en indique le centre, un mini parc dans lequel les habitants viennent promener leurs chiens.

Ici la priorité est au piéton.
De très nombreux policiers municipaux, montés sur des motocyclettes de petites cylindrées, font férocement respecter la loi aux automobilistes qui auraient oublié qu’ici ce n’est pas la jungle, ce n’est plus la jungle.


Quel contraste avec le reste du pays !

Les fastfoods et les cantines traditionnelles sont ici remplacés par des restaurants gastronomiques, vous pouvez ainsi visiter le monde entier en passant d’un restaurant à un autre. Un Indien, un Pakistanais, (marrant ces deux-là sont à côté l’un de l’autre, sans se battre), un Italien, un Grec, un Mexicain, un Turc, un Japonais, un Coréen, un Chinois, etc. Mais toujours pas de Français !

Des boutiques de mode, des galeries marchandes, des centres commerciaux ultramodernes, le Market-Market, un marché couvert qui jouxte un Centre Commercial et où l’on trouve de tout ; des produits français chez Santis, mais chers, des boulangeries ici et là, de la verdure, des fleurs, un Seven Eleven ouvert 24 / 24 et 7 / 7, une pharmacie, des grues, des chantiers, etc.

Regardez passer les voitures, qui ici circulent en respectant un certain code de la route … il faut dire que les féroces policiers municipaux y sont certainement pour quelque chose.

Un coupé BMW, une Audi quadro, deux Mercedes, une Toyota, oui mais c’est un taxi, une Chevrolet, une Land-Rover, ah une toute petite, oui la dernière Mini, il y a également des japonaises, des coréennes, mais que des gros modèles et de plus neufs, une Porsche Cayenne, une Lamborghini, une Ford Camaro, des Explorers, etc.

Si ce n’était le faciès des policiers et des agents municipaux, vous pourriez aussi bien penser vous trouver en Floride ou en Californie, à Hawaï ou dans quelque riche ville des Caraïbes. De plus, nombreux sont les passants de type eurasien, les occidentaux qui travaillent aux pays des 7.107 îles apprécient particulièrement ces villes nouvelles, modernes et luxueuses.

Nous sommes loin, très loin même, de la vision bucolique du paysan asiatique plantant son riz dans la rizière inondée, tandis qu’un buffle d’eau s’ébroue dans son trou de boue afin de nettoyer sa peau de la vermine qui s’y est nichée.

Dans un autre post je vous ai parlé du Café Havana et j’ai effleuré le sujet du complexe commercial de Glorietta  et de Greenbelt.

Le nom officiel de cet ensemble : le Makati Greenbelt Mall.
Situé dans ce qui doit être l’endroit le plus cher et le plus couru de Manille, délimité par la Makati Avenue, le Paseo de Roxas, les rues Arnais et Legazpi, le Greenbelt Mall est un complexe de cinq bâtiments contemporains.

Ce qui est unique au sujet de ce Mall, c’est que chaque section (Greenbelt 1,2,3,4 et 5) a son propre style architectural  et sa désignation.

Greenbelt 1en a été le premier building, il a été construit dans la fin des années 70.
Il se trouvait alors détaché du complexe commercial du Glorietta Mall (anciennement le Quad) ainsi que du SM Makati. Cet espace commercial avait ses cinémas ainsi que quelques boutiques de détail. 

C’était à l’époque plus personnel et intime, à l’opposé du complexe du SM et du Squad, qui pourtant se trouvent à un jet de pierre de là.

En l’an 2000 Ayala Land a rénové le building commercial et deux ans plus tard les petites boutiques, les fast-foods et le parking en étage avaient disparus. L’ensemble fut rouvert sous le nom de Greenbelt 1,2 et 3.

Greenbelt 1 a toujours ses propres boutiques, un peu passées de mode, old fashion dirait-on en anglais, mais sa vocation est plus axée sur l’électronique et l’électroménager.
Greenbelt 2 est réservé aux restaurants gastronomiques.

Greenbelt 3 possède ses magasins de luxe au rez-de-chaussée ainsi que des coffee-shops qui sont les endroits favoris des adorateurs de café. Le Havana Café, dont je parle dans un autre post, se trouve dans ce secteur. Dans ces boutiques de luxe et superbement décorées l’on trouve des marques internationales comme Hermes, Calvin Klein, Kate Spad, Marks and Spencer, Kenneth  Cole, Lacoste et de nombreuses autres. Tout le gratin se retrouve dans ce quartier de Manille.

Pour information, ceux qui chercheraient Dior, les parfums par exemple, n’est-ce pas Pascal, au Department Store de Rustan’s, à quelques pas de là et sans avoir à sortir. Tous les Centres, Departments Stores et autres sont reliés entre eux.

Le second étage, second floor, mais premier étage pour les Français, est principalement occupé par des restaurants et des librairies. Il y a des connexions pour passer d’un endroit à l’autre dans cet immense complexe commercial.

Les cinémas sont tous situés sur Greenbelt 3.

Même si Greenbelt 4 peut sembler petit comparé à Greenbelt 3, cet endroit abrite les boutiques de Louis Vuitton, Salvatore Ferregamo, Jimmy Choo, Balanciaga, Prada, Charriol, Gucci et autres boutiques de luxe. Ils sont venus, ils sont tous là … même ceux du sud de l’Italie.

Greenbelt 5 est plus réservé au top des designers philippins, bien que l’on y trouve également des marques étrangères comme Patek Philippe, Rolex, Panerai, Zara, Yves Saint Laurent, Banana Republic, Paul Smith, Liz Clairborne, etc. Pour information une des Rolex exposée affichait un prix de 576.000 pesos, tout de même (€ 11.294). Rassurez-vous je n’ai fait que regarder.

Le Greenbelt Mall à une clientèle hétéroclite.

Si la classe moyenne peut aisément s’offrir un repas gastronomique et des produits de luxe dans ce Mall, seuls les plus riches peuvent se permettre d’acheter les articles de haut de gamme ; un sac à main de $ 1.000 par exemple, sans que cela les fasse pour le moins sourciller.

J’ai noté que de plus en plus d’étrangers viennent faire leur shopping à Manille, moins chère que de nombreuses autres capitales de la région, à ce qu’il me semble tout du moins.
Le Mall est ouvert sans interruption pour ce qui concerne les Coffee Shops et de 10 h 00 à 22 h 00, sept jours sur sept pour les boutiques.

Ce genre de complexe n’est pas l’exclusivité du quartier de Makati, il en existe plusieurs dans Metro Manila et ce n’est qu’un début. Allez faire un tour du côté du Mall of Asia à Pasay, sur la baie.

Chaque ville moyenne du pays possède aussi un ou plusieurs de ces immenses Centres Commerciaux.


Ce que j’explique et que j’essaie de faire comprendre dans ce post, c’est que les Philippines sont en pleine mutation. Oh, je vous l’accorde ceci n’est pas vrai pour cent pour cent du territoire, pas vrai pour cent pour cent de la population, loin de là et c’est pour cela que je titre : ‘’Les Philippines à deux vitesses’’.

Néanmoins, une partie de la population est consommatrice de produits de luxe, une autre partie de produits de moyen de gamme et une troisième doit, pour des conditions financières précaires, se contenter de produits de bas de gamme, fabriqués localement ou importés de Chine.

Nous constatons l’arrivée d’une classe moyenne importante dont le pouvoir d’achat augmente de jour en jour et c’est cette classe moyenne qui doit maintenant être la cible des sociétés européennes.

Ce sont ces consommateurs de plus en plus nombreux qui doivent inciter nos sociétés à considérer ce pays, non pas comme un pays du tiers monde, mais comme un pays émergent.

C’est maintenant qu’il faut venir, il y a encore des places à prendre, dans deux ans il sera trop tard. Dans certains secteurs, les Italiens, Espagnols, Allemands et quelques autres sont déjà très présents.

Dans le secteur alimentaire et boissons (food and Beverage), les exportations américaines ont augmentées de 27 % en 2011 (ceci comparé à 2010) et à nouveau de 16 % sur la période allant de janvier à mai 2012.


Prenons en exemple les vins.

Les Etats-Unis sont le premier exportateur de vin aux Philippines avec 35 % du marché, suivis de l’Espagne 20 %, puis de l’Australie 10 %, de Singapour 8 % (réexport) et du Chili 6 %.
La France se situe dans les 21 % restant, avec des pays comme l’Afrique du Sud, la Nouvelle-Zélande, l’Argentine, etc. Mais avec une part de marché inférieure à 5 %.

Pour les USA, le marché philippin, dans le secteur de l’alimentation et des boissons, est le plus important de l’Asie du Sud-est.
En million de $ et pour l’année 2011 : Malaisie 439 M, Singapour 477 M, Indonésie 483 M, Vietnam 697 M, Philippines 761 M.

Toujours dans ce secteur, les USA ont exporté dans les BRIC et aux Philippines, en millions de $ et année 2011 :
Chine 1.993 M (44 %), Russie 976 M (22 %), Philippines 761 M (17 %), Inde 491 M (11 %), Brésil, 251 M (6 %).


Maintenant, pour les amoureux des Philippines plus traditionnelles, rassurez-vous. Ce n’est pas encore demain que le sud de Palawan sera sillonné d’autoroutes, envahi de villes nouvelles et de centres commerciaux à la démesure de ceux que l’on peut trouver dans la capitale.


La croissance a été ici de 7,1 % au troisième trimestre, suivant un 6 % + au premier semestre !

Les secteurs les plus dynamiques sont les infrastructures, l’immobilier, la bourse, les IT, le BPO. A noter que le secteur manufacturier est en plein renouveau depuis deux ans.

Les secteurs qui devraient exploser : le secteur minier (or, cuivre et nickel), le secteur de l’énergie (mise en exploitation de gisements de gaz offshore), le secteur des biens de grande consommation et le tourisme.  



Expériences, avis, critiques et commentaires, comme d'habitude sont les bienvenus.









Épouser une Femme Philippine”,

sous titré, 
Chercher Trouver et Marier une Pinay,


S’adresse à tous les hommes occidentaux  qui souhaitent trouver aux pays des 7.107 îles celle qui deviendra la compagne de leur vie.

Un livre complet qui aborde tous les sujets sans tabous.
Plus d’information sur la page ‘’livres’’






Mon petit livre 

101 façons de Générer des Revenus aux Philippines, pour y vivre’’ est maintenant disponible. 



Vous trouverez plus d’information sur la page ‘’Livres’’








 EST-ELLE réelle ?
              Est-elle celle qu’elle
                Prétend être ?

Enquêtes et Investigations
                   Aux Philippines


Post a Comment