Sunday, October 21, 2012

PATIENCE, STRESS ... ET PHILIPPINES !


Savoir avoir … de la patience !

Comme je dis et le répète pratiquement à longueur de post, il faut laisser au temps, le temps de prendre son temps. De plus, ici nous avons affaire au temps philippin et vous pouvez me croire, celui-ci il n’est pas pressé.

Il faut le voir passer avec langueur, pratiquement en se trainant, de-ci, de-là, avançant d’un pas, reculant de deux, il semble danser devant vos yeux, non pas une Samba, plutôt un slow très lent, mais il faut vivre et faire avec.

Allongé dans votre hamac suspendu entre deux cocotiers au bord d’une plage de sable blanc, une San Mig (lit for me) glacée à portée de la main, ne fermez surtout pas les yeux … le temps philippin pourrait s’arrêter. Je vous fais grâce des deux jeunes filles qui m’éventent avec des palmes, il se pourrait qu’il y ait une ONG ou NGO en anglais, du type Human Right Watch (dog), elle pourrait me faire incarcérer pour moins que cela.


Donc revenons à la patience et Dieu seul sait, s’il existe encore, qu’il faut avoir de la patience aux Philippines. Oui, je pense que si Dieu existe, il a perdu patience aux Philippines et qu’il s’en est retourné d’où il venait, laissant les pauvres philippins se débrouiller avec leur temps.

Donc le temps philippin, la patience et comment s’ajuster au système afin de ne pas se faire dévorer.


Un ami américain me disait il y a quelques jours avoir fait une expérience au sujet de sa patience. Son but étant d’apprendre à être plus patient, de façon à vivre plus relaxe et moins stressé.

Donc il y a quelques jours il s’est lancé dans la phase une de son expérience.

Cela va faire sept ans que Tony vit aux Philippines et durant tout ce temps, il m’a avoué ne s’être rendu faire des courses dans un supermarché que trois ou quatre fois, ceci en tout début de son séjour.

Trop stressant pour lui. 

Il ne lui avait pas fallu longtemps pour se rendre compte que pour faire les courses dans ce pays, il n’avait tout simplement pas la patience nécessaire. Tout, mais absolument tout le mettait en colère, il avait l’impression que les gens se liguaient contre lui pour le faire sortir de ses gonds. 

Donc il avait pris la décision de laisser son épouse philippine se charger de faire les courses au supermarché, lui évitant par la même un stress néfaste à sa santé.

Donc il y a quelques jours l’ami Tony se rend au supermarché le plus proche pour son test, son expérience. Il y va seul et décide pour ce premier pas de se simplifier la tâche en ne faisant que le rayon fruits. Il trouve facilement le rayon fruits et se trouve surpris par le large choix qui s’offre à lui. Il y a là des Longanes, des Golden Dragons, des Lychee, des Ponkan, plusieurs sortes de pommes, des ananas, des mangues, etc.

Il souhaite acheter un Guyabano, mais comme il connait mal ce fruit, il demande à un employé d’en choisir un bien mûr pour lui. L’employé regarde les fruits, en soupèse un, l’hume et déclare : « Ils ne sont pas encore mûres (ripe), il faut attendre deux jours ».

Tony décide de ne pas acheter de Guyabano.


Temps de passer à la caisse. 

Avec son panier rempli de fruits, il cherche du regard une caisse qui ne présente pas une queue trop longue. Il est très grand et domine la scène de sa hauteur, Oui, tout là-bas une caisse avec seulement deux clients en attente.

La caissière est indubitablement lente, comme toutes les caissières de ses souvenirs, souvenirs vieux de sept ans maintenant. En sept ans, le rythme de travail de la caissière philippine ne s’est pas accéléré, songe-t-il en souriant. En souriant, il y a encore quelques années cela aurait été en ronchonnant ou en pestant ! Je m’améliore, je m’ajuste, remarque-t-il.

Il attend patiemment que son tour arrive, tout en regardant les autres consommateurs qui sont  tous des Philippins., Qu’achètent-ils, qu’ont-ils acheté ? Une expérience nouvelle pour lui que de découvrir ce que peut acheter le consommateur philippin dans un supermarché.

Une nouvelle expérience culturelle pour lui, même s’il vit aux pays des 7.197 îles depuis sept ans maintenant.
Il règle ses achats, lance un joyeux « Good Afternoon » à la caissière, sourit à tout le monde et poursuit son chemin … direction la sortie.

Tony est heureux, expérience réussie. 

Il ne s’est pas mis en colère, n’a hurlé après personne, se sent calme et détendu … aucun stress.
Il se peut que j’arrive maintenant à m’ajuster au niveau de la patience et que je puisse ainsi un peu plus apprécier la vie, songe-t-il en ouvrant la porte de sa voiture.


Tony a peut-être eu de la chance, cela s’est bien passé.

Imaginons, ou plutôt passons maintenant à la version catastrophe ; ce qui aurait pu arriver, ce qui est déjà arrivé, mais pas à Tony.

Donc un Monsieur Foreigner se rend au rayon fruits avec son panier, il est surpris de l’éventail de choix proposé et il achète mangues, ramboutans, letchees, ananas, une pastèque et un Guyabano, il veut tester ce fruit qu’il ne connait pas. Direction les caisses et là boom, les hanses du panier ont lâché et tous les fruits se retrouvent à terre.

Le Guyabano a fait ’’smlash’’, c’est maintenant une masse informe et blanchâtre qui git sur le sol. La pastèque, telle une grenade a éclaté et montre son intérieur rouge sang. Les autres fruits s’en sortent mieux, même l’ananas ne semble pas avoir trop de bobo.

Une femme de ménage arrive avec une sorte de petit caddy équipé pour le nettoyage.
Balai et pelle pour les plus gros morceaux, puis serpillère.


Entre temps le responsable du rayon fruits est arrivé et là les choses vont se gâter. 

Certainement une incompréhension totale entre les deux hommes, le langage ?
Toujours est-il que notre Monsieur Foreigner est maintenant en train de hurler et de s’agiter dans une allée du super marché en traitant, heureusement dans sa langue que le vendeur ne comprend pas, le malheureux de tous les noms.

Arrivée du responsable du magasin informé de la situation.

Il se présente, tente de calmer Monsieur Foreigner et lui fait comprendre, dans des mots simples, que non seulement il va lui remplacer tous les fruits qui sont tombés, mais que de plus il va lui offrir deux Guyabano et qu’une personne du magasin va se charger du transport du panier jusqu’aux caisses. Qui dit mieux ?

Donc Monsieur Foreigner est maintenant en train de faire la queue à une caisse du super marché et il y a du monde devant lui.

Il repère, non loin de là, une caisse où ne se trouvent que deux clients. 

Coup d’œil à sa file d’attente, une bonne dizaine de personnes ; là-bas, deux seules personnes …

Décision prise, il change de file précipitamment et se retrouve en troisième position à une nouvelle caisse. Arrive son tour après une bonne dizaine de minutes et il ne retrouve plus le bon gratuit pour ses deux Guyabano. Nerveux, angoissé … ah, le voilà ! Il le tend à la caissière et elle le déduit du montant total. Combien ? 765 pesos, il tend sa carte de crédit locale … la caissière : « Sorry Sir, only our card in this line ». Une carte  du magasin et uniquement la carte du magasin, sorry !

La pression monte, mais notre Monsieur Foreigner ne dit rien, cela est entièrement de sa faute et il se dirige la tête basse vers une autre caisse où il se retrouve derrière une bonne quinzaine de clients. Quarante minutes plus tard il veut payer avec sa carte de crédit locale … refusée !
Sa carte de crédit visa internationale … refusée. L’ATM de service en panne.

Il sera obligé de faire appel à son épouse qui le rejoindra une heure plus tard avec du liquide. Je ne vous dis pas comment il a terminé, au bord de la crise cardiaque, rouge et essoufflé, la crise d’apoplexie n’était pas loin.

Arrivé à sa voiture, avec ses fruits, le pneu arrière droit est à plat et il se souvient qu’il n’a pas de pneu de rechange ; laissé chez le ‘’vulcanizing’’ la veille pour réparation. Là, à ce moment précis, il approche de la crise de démence.


Je dois dire que cette personne, nouvellement arrivée lors de cet épisode, n’a pas supporté le ‘’climat’’. Elle a disparue du paysage local après une petite année de présence sur l’archipel.


Ma solution ?
Prendre tout, mais absolument tout à la rigolade.

Il faut dire que c’est quelque chose que je peux me permettre, du fait que je n’ai pas grand-chose à faire et que rien ne me presse.

Ma devise étant  « Il faut laisser au temps philippin … »

Le, Mañana por la Mañana est devenu mon ''modus operandi'', partant du principe qu'il ne faut jamais remettre au lendemain ce que l'on pourrait faire le surlendemain.


Quel est le vôtre ?

Croyez-le ou non, je suis devenu extrêmement patient, je me mets rarement en colère et je ne suis jamais stressé.



Expériences, avis, critiques et commentaires, comme d'habitude sont les bienvenus.








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