Thursday, October 25, 2012

FAUT-IL LIBERALISER LA PROSTITUTION ... AUX PHILIPPINES ?


Légaliser la prostitution aux Philippines ?

C’est le sujet d’un nouveau rapport des Nations Unies.

Les Philippines et d’autres pays d’Asie devrait dépénaliser les emplois relatifs au sexe, ceci dans le but de donner aux travailleurs de ce secteur accès aux droits basiques et de contrôler la propagation des maladies sexuellement transmissibles, plus spécialement du HIV, nous dit un nouveau rapport des Nations Unies.

La reconnaissance légale du travail du sexe permettra aux travailleurs de ce secteur de demander à bénéficier de leurs droits, de pouvoir se syndiquer, d’avoir accès au système bancaire, aux assurances, aux transports et au système de retraite.   

Dans un contexte de dépénalisation, l’industrie du sexe pourra être soumise aux mêmes lois que celles des autres travailleurs en ce qui concerne le lieu de travail, la santé, la sécurité et de bénéficier des mêmes protections antidiscriminatoires que les autres secteurs de l’industrie.

La dépénalisation, dit le rapport, veut dire le retrait des lois criminalisant le travail du sexe, que cela soit pour le client ou pour la personne engagée dans une activité associée au sexe.

Il faut également abroger les lois qui requièrent une autorisation pour le test ou le traitement du virus du SIDA et des autres maladies sexuellement transmissibles.

Il en est de même pour les lois autorisant la détention des travailleurs du sexe pour réhabilitation ou punition.
Très beau projet, rapport bien fait, certainement dans un bureau bien chauffé du siège des Nations Unies de New York … mais rapport utopique, rédigé par une ou des personnes qui n’ont aucune idée de la réalité, par une ou des personnes qui ne connaissent pas les Philippines, qui n’a, ou qui n’ont aucune idée de ce qui se passe sur le terrain.

Etonnamment, dans ce pays où la prostitution est interdite, prohibée de par la loi, réprimée dans les textes, parfois sur le terrain, elle fleurit partout … non seulement au pays des 7.107 îles, mais également à l’exportation.

Oui les Philippins du secteur de l’amusement, tous sexes confondus, s’exportent très bien dans le monde entier, mais avec une attirance plus particulière pour le Japon et le Liban.
Mais également Hong Kong, la Thaïlande, la Malaisie, l’Indonésie, les USA, etc.

La Pinay ainsi que le Bakla ou le Lady Boy sont des produits philippins très demandés et appréciés de l’étranger. 

Ceux travaillant dans ce secteur d’activité, à l’exportation, peuvent être (sous) estimés à un bon million !
Plus ou moins officiellement il y aurait un autre million de prostituées sur l’archipel et croyez- moi, ce chiffre lui est largement sous estimé.

Pourquoi ?

Il faut savoir que si la prostitution est interdite aux Philippines, certaines jeunes femmes qui travaillent dans les clubs et bars possèdent un carnet de santé qu’elles vont faire remplir chaque semaine ou tous les quinze jours, dans un centre de soins où elles passent un examen médical.

Pratiquement toutes les danseuses, serveuses, Guest Relation Officer et autres des clubs d’Angeles City, de Burgos Street, de Pasay, de Malate, des paquebots ‘’théâtres’’ de Quezon City, de tous les autres clubs et boîtes des grandes villes philippines possèdent ce carnet de santé.

Donc la prostitution est interdite, mais les jeunes femmes possèdent un carnet de santé et subissent un examen médical hebdomadaire ou bimensuel obligatoire !
Celles-ci sont plus ou moins facilement identifiables et répertoriées ; les officielles en somme.

Par contre, il n’en est pas de même pour les jeunes filles et femmes qui travaillent dans la pléthore de restaurants bars videoke que l’on trouve tout au long des rues des villes philippines.

Le moindre petit village à son restaurant videoke.

Comment pensez-vous que ces jeunes filles et femmes gagnent leur vie ? Tout simplement en vendant (louant) leurs charmes.

Oh, ce n’est pas de la prostitution pure et dure, nous sommes loin de l’abattage, loin de l’esclavagisme sexuel, néanmoins il s’agit bien, plus ou moins, de prostitution.

Dans les videoke / bars les filles touchent un pourcentage sur les boissons surfacturées, les LD (Lady Drink), que paie le consommateur pour avoir le plaisir de discuter avec elles.

Mais après deux ou trois visites, c’est parfois plus rapide, le consommateur souhaite passer à une discussion plus sérieuse. Si la jeune personne refuse, elle perd son client, sa réputation va-t-être rapidement établie et elle n’aura plus de consommateurs pour lui payer des LD. 

Donc elle va la jouer pratique.

Le turn-over dans ce type de business est extrêmement important, il existe des réseaux, des filières, les filles se repassent les bonnes adresses et ne restent, en général, que quelques semaines dans un endroit avant que de partir pour une autre destination.

Pas de carnets de santé pour cette catégorie de travailleurs, pas de surveillance médicale, elles ne souhaitent pas, pour la grande majorité d’entres elles, être assimilées à des prostituées, à des travailleuses du sexe. 

Elles disent faire cela seulement pour quelques semaines, voire quelques mois, le temps de trouver un job plus stable et mieux rémunéré. Une période économiquement un peu difficile les a entraînées dans ce secteur d’activité, ce n’est que du temporaire, qui malheureusement, souvent dure plusieurs années.

C’est également un moyen pour un grand nombre d’entre elles de trouver un mari, ou tout du moins un compagnon, voire un Sugar Dady, un homme beaucoup plus âgé qui va plus ou moins les entretenir.

Il n’y a pas ou vraiment très peu de travail aux Philippines, il faut donc faire avec, elles font avec, elles n’ont souvent pas le choix.

Entre travailleuse agricole, journalière, un secteur d’activité souvent réservé à celles dont le physique n’est pas des plus agréables, secteur où les femmes travaillent en plein soleil à planter ou récolter du riz dix heures par jour, ceci pour un salaire de misère, ou ‘’hôtesse / entraîneuse’’ dans un bar karaoke boui-boui, l’on peut comprendre le choix de certaines.


Je reprends un extrait du rapport de l’Organisation des Nations Unies :

La reconnaissance légale du travail du sexe permettra aux travailleurs de ce secteur de demander à bénéficier de leurs droits, de pouvoir se syndiquer, d’avoir accès au système bancaire, aux assurances, aux transports et aux systèmes de retraites.

En fait le rapport préconise d’aligner la législation des travailleurs du sexe sur celle des autres travailleurs, les travailleurs que l’on nomme réguliers.

Totalement utopique, irréaliste, les personnes qui ont pondu un tel rapport ne connaissent absolument pas le contexte socio-économique local.


Il faut savoir que la très grande majorité des emplois qui existent ou qui sont proposés sont des emplois non-réguliers. Tous les vendeurs, vendeuses, petites mains, ouvriers d’usines, employés de maison, livreurs, coursiers, etc. employés aux Philippines, ne sont pas des travailleurs réguliers.

Ils sont engagés sous contrat, quand il y a un contrat, pour une durée qui va varier entre trois et moins de six mois. 


Plus de six mois et l’employé devient un employé régulier, donc l’employeur aura à régler un certain nombre de charges, ce qui fera grimper le coût du salarié de plus de 50 %, d’où des contrats exclusivement de moins de six mois.

Ainsi l’employeur est exempté de nombreuses charges.
Pas de PhilHealth, un peu l’équivalent de la Sécurité Sociale française (de loin tout de même), pas de système de retraite, encore moins de syndicats, aucune protection sociale, aucune formation, etc.

 L’ONU entendrait-elle aligner le statut des travailleurs du sexe sur celui de la majorité des travailleurs philippins ?

Dans ce cas, cela est déjà fait … aucune protection.

D’autre part, cette proposition va automatiquement se heurter au conservatisme farouche de l’église (des églises) Catholique. Jamais les Sénateurs et Congressmen, qui dépendent en grande partie de l’appui de l’église pour se faire réélire, ne vont voter une telle loi.

C’est un système à la fois féodal et hypocrite, sachant que tous les hommes d’influence aux pays des 7.107 îles ont, plus ou moins ouvertement, leurs ‘’Queridas’’, leurs petites amies et que l’église le sait pertinemment.

D’autre part il existe des maisons closes dans lesquelles se trouvent des gamines mineures.

Ces ‘’Casa’’, comme on les appelle ici, bénéficient de protections de personnages hauts placés. Pensez-vous réellement qu’une quelconque loi va y changer quoique ce soit ? 

Un phénomène nouveau est apparu ces dernières années, la prostitution de très jeunes filles. Très souvent des écolières qui, au début du phénomène tout du moins, cherchaient à financer leurs études. 

La prolifération des téléphones portables et des réseaux sociaux ont grandement contribué à l’essor de cette forme de prostitution que je qualifierai d’occasionnelle.

Néanmoins, elle devient de plus en plus importante et visible, j’aurai l’occasion d’y revenir dans un prochain post.

Si certains travailleurs du sexe bénéficient d’une certaine protection, d’autres en revanche restent très vulnérables ; gangs, police, drogues, maladies sexuellement transmissibles, violences, précarité, etc.

Personnellement je ne pense pas qu’une quelconque loi de dépénalisation de la prostitution puisse y changer grand-chose. 

Le pays a sûrement d’autres priorités.
Il faut avant tout créer des emplois.

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