Monday, July 2, 2012

DETTES, RÉCESSION, DÉPRESSION ... ET EXPATS !


Dettes, récession, dépression ?

Est-on en train de nous la jouer à la ‘’on nous cache tout, on nous dit rien’’ ?
Ces deux derniers week-ends, du fait de la pluie générée par la mousson du Sud-ouest, pas de plage pour nous.

Compte tenu des informations qui me semblaient être partielles ou incomplètes de la part des principaux médias d’information économique, je me suis lancé dans une petite enquête personnelle sur le net.

Je ne suis ni banquier, ni économiste, ni prévisionniste, encore moins un spécialiste des marchés, néanmoins en me mettant dans la peau de ma Grand-mère, une sage s’il en est en matière de budget, de son budget tout du moins, je suis maintenant en mesure de vous livrer quelques-unes de mes impressions sur ma vision de la situation économique actuelle. 

Que je vous situe un peu ma Grand-mère : sans être auvergnate, elle n’en était pas loin, pour elle un chou était un chou et à ma connaissance elle n’a jamais empruntée un centime de toute sa vie. 

Très conservatrice, elle était du genre : « Tu ne dépenses pas plus que ce que tu as dans ta poche, déduction faite de 20 % que tu dois mettre de côté, au cas ou ».

Réflexion à chaud  de ma Grand-mère, sur ce que l’on a appelé ‘’pompeusement’’ le printemps arabe :
« Vous avez remplacé quelques affreux par de plus nombreux affreux et de plus ils sont tous barbus ».
Pensez-vous qu’une jeune femme, un peu libérée au sens occidental du terme, puisse voir arriver la ‘’Charia’’ d’un bon œil, est-ce là la démocratie promise ? Quelle démocratie et que veut dire démocratie dans un pays musulman qui applique la ‘’Charia’’ ?

Maintenant il y a peut-être quelques bons côtés :
Imaginez un seul instant que la Charia soit appliquée en France et qu’un voleur, pris la main dans le sac, se retrouve avec la main gauche coupée. Récidive et c’est sa main droite qui subit le même sort.

Que deviendraient, entre autres, nos hautes assemblées que sont le Sénat et l’Assemblée Nationale, la Chambre des Dépités ?

Des icebergs, des bouts de banquise à la dérive … couverts de ‘’manchots’’ !


Avec des chefs comme coupé, où irons-nous, où allons-nous ?

Actuellement l’Algérie et le Maroc jouent au jeu de reculer pour mieux sauter … dans la main des Islamistes purs et durs. La Tunisie n’en revient toujours pas, mais bon Dieu (Allah), où est passée la révolution ? Nous sommes toujours dans la même M..de !

L’arrière cour des pays du Maghreb n’est ni plus ni moins qu’un ‘’No man’s Land’’ où s’affrontent différentes factions, factions qui risquent  un jour de s’unir contre l’occident, temporairement tout du moins. Lire ou relire mes posts à ce sujet, ceux qui datent de deux ans et plus.

La Lybie, là encore nous avons, nous les occidentaux, frappés très fort.
Qu’en est-il aujourd’hui ?
Un pays divisé, éclaté, sans aucune direction, sans futur, différentes forces armées, différents clans qui s’affrontent … et pourtant il y a la richesse du pétrole !  Aucune possibilité d’unité, à brève échéance tout du moins, le pays part à la dérive.

L’Egypte, un des pays du printemps arabe ou de ce que l’on nomme le printemps arabe.
Renversement d’un dictateur, désolé il faut appeler les choses ou les êtres par leurs noms, et remplacement de ce dernier par : choix très limité, un ancien Général très proche de l’ancien régime ou alors, deuxième et dernier choix, un Islamiste fondamentaliste, un frère musulman qui prône la ‘’Charia’’. 

Et boom, la Charia arrive en tête.

Avant que de continuer en direction de l’Est, jetons un coup d’œil sur ce qui se passe en Afrique.
Mali, Niger, vous avez une petite idée de ce qui s’y trame ; n’oubliez pas toutes les armes rapatriées de Lybie. Soudan et la manne du pétrole, une nouvelle guerre civile en préparation et de plus dans ce cas précis affrontement entre Musulmans blancs et catholiques noirs. Cela fait des dizaines d’années que le conflit existe, mais avant la découverte de richesses pétrolières, personne ne s’en souciait de trop, on en parlait sans agir.
La crise du Darfour, oui mais … une énième catastrophe humanitaire.

Nigéria, un pays trop grand et trop peuplé, des affrontements ethniques et religieux depuis des dizaines d’années, qui s’en souciait avant l’avènement de la manne pétrolière dans le Sud du pays ?

La Côte d’Ivoire, pacification, réunification ou éclatement ?
Je pencherai personnellement pour cette dernière solution.

Cameroun, Gabon, Angola, à des degrés divers des dictatures toujours en place.
Le mirage de Ndjamena, le nouvel Eldorado ?

Le Kenya, l’Ethiopie, l’Uganda où règne la terreur …

Et Madagascar … terre qui fût française ! Dans quel état se trouve aujourd’hui la grande île ?

L’Irak, l’Afghanistan … rien n’est réglé et sans vouloir entrer dans les détails, qu’avons-nous été foutre dans ces affaires ? 

L’Iran, n’avons-nous pas, à une certaine époque, réchauffé le serpent en notre sein ?
Le Pakistan dispose de la ‘’bombe’’, que peut-il se passer si les ‘’fous de Dieu’’ prennent le pouvoir, le pays semble instable comme jamais.

Ok, Ok, je stoppe, venons en au problème de la dette ou plutôt au problème des dettes.
Il semblerait, à des degrés divers, que cela soit un problème mondial, au niveau des pays développés tout du moins.
Commençons par les USA, il faut bien commencer  quelque part.
L’on nous dit que l’endettement des USA serait plus ou moins de l’ordre de 100 % du PIB de ce pays.
Oui, mais ceci est uniquement la dette de l’Etat Fédéral, il faudrait y ajouter la dette des Etats comme la Californie ou la Floride et d’autres et y ajouter les garanties d’emprunts consenties par l’Etat Fédéral.
En ce cas nous atteignons facilement 150 % du PIB !

Sans vouloir faire entrer en compte l’endettement des ménages américains qui est faramineux.

Je reçois à l’instant un document sur une nouvelle ville américaine qui se déclare en faillite
Mercredi soir, Stockton est devenue la plus grande ville américaine à déposer le bilan. Incapable de faire face à ses obligations financières, cette agglomération de 300.000 habitants, située à mi-chemin entre Sacramento (la capitale californienne) et la Silicon Valley (fief de l'industrie high-tech), s'est placée sous la protection du chapitre 9 de la loi sur les faillites. «Le but de cette loi », a déclaré le directeur municipal Bob Deis, est d'éviter une situation chaotique incontrôlable. Un dépôt de bilan équivaut à enfoncer la touche 'pause', à garder intacts les services et à fournir une structure permettant d'empêcher les poursuites judiciaires». Les négociations engagées au cours des trois derniers mois par la municipalité avec ses dix-huit créanciers pour tenter d'aboutir à un accord financier ont échoué. Pas plus du reste que les coupes drastiques de 90 millions de dollars étalonnées au cours des trois dernières années pour tenter d'équilibrer le budget: il y a un trou de 26 millions de dollars dans les caisses.

Donc les Etats-Unis se trouvent avec un endettement de l’ordre de 150 % du PIB.
Ce qui voudrait dire, avec un taux d’intérêt de 2 % pour simplifier, que le pays devrait avoir une croissance d’au moins 3 % pour rembourser les intérêts. Tout ce qui serait au-dessus de 3 % de croissance du PIB pourrait éventuellement servir à rembourser le principal de la dette.

Les Etats-Unis ont deux avantages si l’on compare ce pays à la France.

Le taux de prélèvement obligatoire y est faible, d’où une certaine marge de manœuvre possible en augmentant les impôts. Deuxièmement, l’essentiel de la dette est détenu par des résidants, des investisseurs américains.
Vous allez me dire oui, mais les entreprises américaines s’en sortent bien, elles font de belles marges.

Ceci est artificiel et principalement dû au dégraissage, aux très nombreux licenciements qui ont affecté les grands groupes US dans les années 2007 / 2008. Ces groupes ont réagi très vite en anticipant la crise. Une deuxième vague de licenciements est en cours et après … tous ces gens privés d’emploi se retrouvent maintenant sur le carreau, ce sont des consommateurs qui ne consomment plus.

Contrairement à ce qui est parfois murmuré, l’économie américaine n’est jamais repartie.

Le modèle reposait sur la croissance par la consommation. Faciliter au maximum le crédit pour que les gens consomment encore plus, toujours plus.
Quand chaque famille américaine possédait quatre ou cinq voitures, deux maisons, les derniers gadgets, tout cela à crédit … il y a un jour où il faut rembourser ce crédit, en étant au chômage ?

Pour l’instant l’industrie qui s’en sort aux USA … la planche à billet qui inonde le marché, le dollar ne vaut plus rien.

Les USA auraient officiellement 20 % de la population active au chômage et 15 % de la population se nourrit avec des tickets alimentaires.
Récession, dépression ?
Planche à billet, fuite en avant, révolution ?


Faisons un petit tour par le Japon, longtemps la deuxième économie mondiale, où en est ce pays aujourd’hui ?
La dette représente 250 % du PIB nippon !
Heureusement cette dette est pratiquement entièrement détenue par des résidents, des Japonais.
Population vieillissante …

Hyperinflation, dévaluation du Yen de 50 %, spoliation des épargnants ?

Emprunt sur les marchés extérieurs ?
Des intérêts au moins de 6 % par an, avec une dette de 250 % du PIB les intérêts représenteraient 15 % du PIB, impensable, intenable, ingérable.

Le Japon pourrait bien être le premier pays développé du XXIème siècle à faire défaut.


L’Europe va mal, très mal.

Ne nous faisons pas d’illusions, la Grèce est partie pour 15 à 25 ans de très forte dépression.
A ce que j’ai pu comprendre le seul remède mis en place à ce jour consiste à déplacer la dette d’un endroit à un autre. Mais la dette est toujours là, avec des taux d’intérêts qui ne font que la gonfler, jusqu’où ? La question se pose, le pays étant en forte récession, le PIB va forcément reculer.

L’Irlande, le Portugal, l’Espagne, l’Italie … demain la France ?

Eh bien oui, la France.
Certains de mes lecteurs ne m’ont-ils pas fait part de leurs difficultés à retirer l’argent qu’ils ont dans leurs banques ? Les retraits dans les DAB, limitations aux guichets ou alors il faut demander à l’avance et encore certains jours, souvent avec des plafonnements.

Il va falloir commencer à faire attention où vous déposez votre argent, la garantie de l’Etat n’en est plus une !

Souvenez-vous de l’Argentine, les queues aux banques, pas possible pour les Argentins de retirer leur argent, pourtant souvent durement gagné.

Techniquement la garantie des dépôts n’en est plus une.

L’Etat français n’a plus un centime en poche et se refinance semaine après semaine, comme la Sécurité sociale et la caisse vieillesse d’ailleurs, plus un fifrelin en poche !

Nos banques sont exsangues, regardez ce qui se passe avec la proposition du Président concernant le doublement du plafond du livret de Caisse d’Epargne. Si les Français retirent leurs dépôts sur leurs comptes bancaires pour les transférer sur des livrets A de Caisse d’Epargne, les banques sautent.

Renationaliser les banques, c’est ce qui risque d’arriver à plus ou moins brève échéance, attention pas toutes, certains vont y laisser des plumes.

C’est ce qui a été fait, en partie tout du moins, par la Grande Bretagne.

Consommer, sur-consommer, avec des banques qui prêtent, qui accordent  très facilement des crédits …
Des banques centrales qui ne jouent pas le jeu en réduisant le débit du robinet du crédit, par augmentation des taux, limitation des encours, voire encadrement …

Non, la fuite en avant, la relance par la consommation … qui du fait des dettes accumulées et de la conjoncture économique est maintenant devenue impossible.

En France nous consommons plus que nous fabriquons.

Vous vous êtes bien amusés, vous avez bien dansé durant tous ces étés, maintenant il va falloir payer.
Et la note va être salée !

Le traité de Maëstricht qui spécifiait que la dette globale d’un état ne pouvait dépasser 60 % de son PIB et que le déficit annuel devait être inférieur à 3 % du PIB ; tout cela on s’assoit dessus mon bon monsieur, nous les ‘’Politiques’’ nous préférons la fuite en avant.
Depuis 2007 la France ne respecte plus les accords de Maëstricht. 


Et oui, la grande faute en revient à ces très chers élus qui ne pensent qu’à se faire élire et réélire … à l’infini. Il faut dire qu’ils sont dans cet exercice bien aidé par les banques, qui ont tout à y gagner.
Ce sont les banquiers qui les font élire et ce sont ces mêmes banquiers qui tiennent, ou qui du moins tenaient la croissance.

A ce jour plus de croissance en Europe, ou tout du moins même pas assez de croissance pour payer les intérêts des dettes. Quand au principal … renvoyé aux Calendes grecques !

Car si ma Grand-mère était toujours de ce monde elle vous dirait : « Mais cette dette il va falloir la payer, il va falloir rembourser, aviez-vous oublié ? »

Jusqu’où va-t-on aller ?
Jusqu’à l’effondrement total du système financier international ?
Faillites, pardon défauts, des principaux pays industrialisés ?
Annuellement des dettes souveraines ?

Possible pour les pays qui ont des dettes détenues par des résidants par la spoliation des épargnants.

Mais dans de nombreux pays ce n’est pas possible, une partie de la dette est détenue par des non-résidents. Si la moyenne européenne des dettes détenues par des étrangers est de l’ordre de 53 %, l’Espagne est à 75 %, le Portugal à 71 %, la France à 65 % dont 45 à 48 % sont dans des mains hors UE.

Qui sont les détenteurs de ces dettes hors UE ?
Nous trouvons la Chine, l’Inde, certains pays du Golf et des pays émergeants.
Allez dire à ces gens-là : « Désolé, plus de sous dans les caisses, je ne vous paye pas, annulons la dette et les intérêts de la dette, merci ».
Comment vont-ils réagir ?
Par la guerre ?

La Cour des Comptes, dans son dernier rapport, nous fait savoir que la dette de la France va représenter 90 % du PIB à la fin de cette année. De nombreux économistes s’accordent pour dire qu’à partir de 90 % du PIB la dette devient ingérable, c’est la spirale infernale.

Pour ceux qui ne le sauraient pas encore, la dette de la France à la fin 2008 représentait € 20 600 par habitant ou € 47 400 par actif.
La charge des intérêts de la dette € 850 par habitant ou €1 950 par actif, par an bien entendu.
Je vous fais grâce du montant total, vous risqueriez de tomber malade. 


La croissance en France : (estimations) 0,4 % en 2012 et 1,7 % en 2013 (ramenée à 1 % par la Cour des Comptes).
Etonnant comme l’on a des prévisions toujours par trop optimistes.

Pendant un temps l’Allemagne demandait la sortie immédiate de la Grèce de la zone euro.
Oui, mais après calculs les Allemands se sont aperçus que cela leur couterait € 100 milliards.
Un peu moins pour la France, de l’ordre de 58 milliards.

Mais ne vous faites pas trop d’illusions, à mon humble avis, c’est reculer pour mieux sauter, toujours la politique de l’autruche.

Nous continuons à vivre sur un modèle économique qui n’est plus viable, un modèle économique basé sur la croissance par la consommation.

C’est fini, il faut maintenant chercher un modèle qui favorise la production, pas la croissance.
Notre problème, à nous français, provient essentiellement de notre déficit de la balance du commerce extérieur.

Certains disent c’est la faute à la loi Giscard, cette loi de 1973 qui oblige l’Etat à se financer auprès des banques (marchés) et non plus auprès de la Banque Centrale. Foutaises que tout cela, l’Espagne, la Grèce, le Portugal, l’Italie, l’Irlande, ces pays ont-ils une loi Giscard ? Non et pourtant la crise de la dette est là.

Peut-être aurait-il fallu que le Politique interdise aux banques de jouer sur les marchés. Peut-être faut-il remettre les choses à plat, réformer le système bancaire et financier, faire en sorte que les banques fassent uniquement leur travail de banques.

En Espagne 50 % des jeunes sont au chômage, idem au Portugal, la Grèce à 60 % de jeunes au chômage et 30 % de sa population totale est dans la même situation ; pensez-vous sérieusement que ces gens vont sur-consommer ?

Quel avenir pour nos enfants et petits enfants ?
Travailler et encore travailler pour payer les dettes accumulées ?
Pensez-vous qu’ils soient d’accord, ne vont-ils pas se rebeller ?
Une petite révolution par-ci, une autre par là ?

Les politiques sont les grands fautifs, toutes leurs actions sont négatives pour l’économie, tous sortent du même moule où ont leur a inculqué un modèle économique qui est obsolète.

Ils ont tous fait les mêmes écoles et ne pensent qu’à protéger leur petit groupe.
De plus ils sont le plus souvent incompétents et dangereux.

Peut-être serait-il temps de changer et de mettre un de nos bons paysans à la tête du pays, une personne de bon sens plus qu’un théoricien, un gars pour qui un chou est un chou, quelqu’un qui vous ferait comprendre qu’un développement harmonieux passe par des taux de croissance de 1,5 à 2,5 %, pas par des 5, 8 ou 10 %. Oui, mais pour se faire réélire … toujours nos incompétents.

Mais vous n’avez pas élu un paysan et nous fonçons droit dans le mur, peu importe que cela soit à 250 à l’heure au lieu de 300, le résultat sera le même.


Le rêve américain s’est terminé et pourtant l’on continue, nous irons jusqu’au bout, à la catastrophe déjà inscrite dans les livres d’histoire. L’endettement des ménages par la planche à billets.

Sortons immédiatement la Grèce de la zone euro, sa dette ne va faire que grossir et passer d’un endroit à un autre sans être jamais remboursée. Sortons également, immédiatement, un ou deux autres pays, qui nous le savons vont prendre le même chemin que la Grèce, ajoutons y quelques pays qui ne peuvent pas suivre l’Union Européenne. Sans cela la contagion, l’éclatement de la zone euro, l’éclatement de l’Union.

Alors que faire ?
Comment se protéger de la catastrophe annoncée ?
Acheter une monnaie forte et qui puisse tenir la route ?
Pas du Yen ni du Dollar US, peut-être du Franc Suisse ?
De l’or, de l’argent, de la terre ?
N’étant pas un spécialiste, je ne me lancerai pas à donner un quelconque avis.


Mais nous les ‘’expats’’, ceux qui sont pensionnés tout du moins, allons en souffrir.

Imaginez votre pouvoir d’achat avec un euro qui aurait perdu la moitié de sa valeur !

Ou avec le retour d’un Franc qui ne vaudrait plus que le poids du papier sur lequel il est imprimé.

Il y a de grandes chances que CSG et TVA soient augmentées, peut-être pas cette année, mais l’année prochaine c’est sûr. Il va falloir faire 33 milliards d’économie en 2013, sans dépenser plus, pour atteindre les 3 % de déficit.

De plus pour la Sécu et la Cnav, la Cour des Comptes préconise de désindexer pensions de retraites et allocations familiales, les retraités expats ont encore tout à y gagner !


Voilà ce qui attend nos villes si rien n’est fait de toute urgence.
«Plus épouvantable ville d'Amérique»

Avant mercredi, Stockton souffrait déjà d'une mauvaise réputation. La ville occupe la deuxième place du palmarès national des saisies immobilières et a l'un des taux de chômage les plus élevés (16%) de Californie. Certains de ses quartiers, complètement vidés de leurs habitants, se sont transformés en zones anarchiques où prospère la criminalité. Entre 2009 et 2010, celle-ci a augmenté de 50%. Depuis janvier, 30 homicides ont été commis (contre 56 en 2010 et 58 en 2011). Peu de coupables ont été arrêtés: au cours des trois dernières années, la muncipalité a licencié 25% de ses policiers, 30% de ses pompiers et 40% de ses autres employés, faute de pouvoir les payer. C'est que les saisies immobilières ont entraîné une baisse vertigineuse des taxes foncières. La situation de la municipalité est devenue si déplorable que le magazine Forbes lui a décerné le prix de «plus épouvantable ville d'Amérique» deux ans de suite.

Que s'est-il passé? Au début du millénaire, Stockton, jusqu'alors ville rurale sans prétention de la vallée agricole de San Joaquin, a été prise d'une fièvre d'achats, de projets pharaoniques, de construction immobilière, bref, d'une sorte de folie des grandeurs financée par des emprunts. Elle a édifié une magnifique arène, dessiné une jolie promenade le long du fleuve San Joaquin, bâti un hôtel de luxe. Mais malgré leur éclat, ces lieux n'ont pas réussi à attirer la foule escomptée. Dans le même temps, des promoteurs avides ont construit une floppée de lotissements avec l'objectif de désengorger San Francisco (à 134 kilomètres à l'ouest) et Sacramento. Ils les ont vendus à des clients qui n'avaient pas vraiment le sou, des futures victimes de subprimes qui se sont laissées enivrer par des taux d'intérêts extrêmement bas, au début, puis dangereusement élevés au bout d'un an. 

Dans le public ou dans le privé, la ville et ses résidents se sont couverts de dettes. Lorsque la bulle a éclaté, en 2008, les catastrophes se sont enchaînées. La faillite devrait lui permettre d'éviter la dissolution de ses Police et Fire Department.


C’est pas la joie, mais il nous reste l’amour.


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