Friday, January 13, 2012

PHILIPPINES ... POURQUOI ?

Pourquoi tant de personnes viennent aux Philippines et en repartent en disant qu’ils n’y ‘’refoutront’’ jamais les pieds ?

C’est une question que je me pose depuis longtemps : pourquoi y a-t-il des gens qui détestent les Philippines alors que d’autres adorent ?
Pas de juste milieu.

Je pense avoir, peut-être, trouvé un début de réponse.


Les Philippines sont le pays le moins asiatique de l’Asie du Sud-est.
Mais néanmoins, nous sommes bien en Asie !

Je m’explique : lorsque vous débarquez à Bangkok, Phnom Penh, Saigon ou autre grande ville d’Asie, vous vous rendez immédiatement compte que tout est différent, comparé à ce que vous connaissez en occident.

Le langage, l’écriture, l’habillement, l’architecture, la décoration, les couleurs, la circulation, la nourriture, le facies des gens, les odeurs, les signes, indications, publicités, etc. tout est différent de ce que vous connaissez.

Tout ce que vous voyez, entendez ou sentez, tout cela vous fait bien comprendre que vous êtes loin de chez vous, dans un autre monde, un monde que vous ne connaissez absolument pas.

Que va-t-il se passer ?
Inconsciemment vous allez faire le nécessaire pour vous adapter à cette nouvelle situation. Pourquoi font-ils ceci ou cela ou pourquoi font-ils ceci comme cela, etc.
Au départ vous allez raisonner … ah oui, je suis dans un autre pays, un autre monde, ils ne font rien comme nous et c’est normal … je suis dans un autre pays, un pays d’Asie !

Et puis cela va devenir automatique, vous n’allez pas chercher à savoir le pourquoi et le comment de la chose, inconsciemment vous vous êtes déconnectés et vous laissez aller les choses sans réagir outre mesure.

Lorsque vous arrivez aux Philippines le changement  est loin d’être aussi brutal.
Si vous parlez ou tout du moins comprenez un peu l’anglais, vous n’aurez aucun problème de compréhension, dans tous les endroits, plus ou moins touristiques, où vous allez vous rendre tout le monde parle anglais.


Les publicités sur les bords des routes, les signaux et panneaux, les noms des rues, des boutiques, etc. tout est en anglais et à la mode occidentale, parfois quelques mots ou phrases dans la langue de Cervantes.
Notre alphabet et des chiffres qui sont les nôtres (pas tout à fait … arabes).

Pas de bonzes, de temples bouddhistes, pas de klongs, pas de jonques ou de sampans, pas de ces petites barques que l’on mène à la godille et qui servent de moyen de transport pour un peu tout … rien de tout cela.

Pas de boutiques de souvenirs, ou si peu, même dans les quartiers les plus touristiques. Les boutiques, les restaurants, n’ont aucune décoration particulière … sauf s’ils sont italiens ou espagnols, parfois chinois sur Quiapo, Tondo ou Binondo.

Pléthore de fastfood parmi lesquels vous reconnaissez quelques enseignes qui vous sont familières, tout semble aseptisé, monotone, sans goût ni saveur.



Pas de ces petites échoppes dans la rue où l’on achète une soupe servie dans un bol, pas de baguettes pour manger, assiette, fourchette et cuillère pour tout un chacun, pour vous en supplément un couteau, car vous n’allez que dans certains restaurants.

Oh, la nourriture dans la rue existe … mais les touristes et même les personnes qui vivent ici depuis longtemps ne sont pas attirés par les plats plus ou moins locaux préparés. Premièrement les ‘’plats’’ proposés sont généralement froids, ce qui bien évidemment nous choque et deuxièmement aucune saveur, pas d’épices ou de sauces relevées, pas de présentation, d’herbes de couleur pour la décoration, c’est fade et triste.

Un poulet grillé au riz !
Le poulet, grillé dans une huile qui a déjà beaucoup servie, sent le graillon. Le riz est sec et fade, aucune herbe, épice ou sauce vient essayer de relever ce plat. Il faut vraiment être affamé, juste bon à remplir une partie de l’estomac, c’est tout … aucun plaisir à manger.

Un Tilapia grillé (la perche du Nile) … exactement la même chose.
Les fish balls … entre le chewing-gum et le caoutchouc, etc.

Vous pourrez toujours vous régaler d’un ‘’Balut’’ ou de hot-dogs enfilés sur un stick de bambou, mais cela ne fait pas très exotique.



Pourtant, il existe quelques plats locaux typiques (généralement d’inspiration espagnole) qui sont mieux que correctes pour un palais occidental.
Un minudo, un bolalo, les adobos … mais cela ressemble bigrement à notre nourriture. Le Bulalo n’est ni plus ni moins qu’un pot-au-feu, sans les pommes de terre !

Pas de ces petits plats dont on ne sait pas très bien de quoi ils sont composés, pas de ces épices savoureuses, mais qui vous emportent la gueule, pas de ces mélanges sucrés-salés.

Des gâteaux de riz, les banana-cue, si l’huile ne sent pas le graillon … 


Nombreux sont ceux qui se nourrissent de hamburgers de pizzas et de spaghettis à la sauce tomate … rien de bien exotique à tout cela !

Au niveau de l’architecture, aucun style particulier ne se dégage, de nombreux buildings de verre, de béton et d’acier, comme on peut en trouver dans le monde entier. Pas de pagodes, de temples ou de bâtiments avec un style particulier ! Les maisons individuelles se nomment Riviera, Miami, Orlando, West cost, etc. du genre passe-partout.

Que dire des églises, qui pour certaines ressemblent à si méprendre à ce que nous connaissons déjà … et pour cause, nos cousins espagnols sont passés par là. Pas de bonzes habillés d’orange dans les rues, pas de prêtres non plus.


L’habillement est des plus classiques, jean tee-shirt ou chemisette pour les hommes, jean et chemisier pour les femmes ou du genre uniforme, jupe, chemisier, veste et avec des collants s’il vous plait.

Pas de ‘’Sarong’’ ou ‘’Sampot’’, pas de Ao dai habillant des jeunes filles filiformes, pas de textiles aux couleurs chatoyantes, des couleurs neutres, passe partout. Ah, de temps en temps un ‘’Barong’’, une chemise pour homme en fibres de bananier ou d’ananas, mais la coupe ressemble à nos coupes de vêtements, comment distinguer ?

Et tous ces gens dans les rues qui pianotent un message ou qui conversent sur leurs portables, ces Internet-Cafés à chaque coin de rue, ces enseignes qui ressemblent aux nôtres.
Les taxis, les bus, le métro aérien, les voitures, sont passe partout, tous ces 4 x 4, ces SUV … seuls les ‘’jeepneys’’ nous rappellent que nous sommes bien aux Philippines.

Les odeurs n’ont rien d’asiatique.
Si jamais vous ouvrez la fenêtre de votre taxi, même à proximité d’un marché, les seules odeurs perceptibles seront celles des pots d’échappement des véhicules pris dans un embouteillage monstre ; un embouteillage digne du périphérique parisien un jour de grands départs.

Même dans les allées des marchés, il n’y a pas de ces odeurs que l’on retrouve dans tout le reste de l’Asie, les poissons séchés, il y en a un peu … ne sentent presque pas ! Qui disait que l’Asie ça sent la M..de ? André Malraux je pense, mais je n'en suis pas certain.

Lorsque vous débarquez à l’aéroport de Manille, au premier regard, rien ne vous indique que vous venez d’arriver aux Philippines.
Pas de décoration spéciale, pas de boutiques de souvenirs avec des produits et objets locaux authentiques, pas de personnel en habits locaux, en habits des différentes tribus et ethnies, pas de photos ou posters, encore moins une habitation traditionnelle … rien, nada !



Un autre facteur à prendre en compte est la grande diversité d’ethnies que l’on rencontre aux Philippines, un mélange de races comme il en existe peu ailleurs. Malais bien sûr, mais également Chinois, Mexicains (la majorité des soldats espagnols étaient mexicains), Indiens, Japonais, Peuples du Pacifique, Negritos, Espagnols, Américains et de nombreux Européens. Tout cela s’est joyeusement mélangé depuis des générations et sauf à aller dans certaines tribus, qui vivent plus ou moins en autarcie, le Philippin, tout du moins ce que l’on pourrait appeler la race philippine, n’existe pas.

Le Philippin ne veut qu’une chose, copier les USA, faire et être comme un américain, tout se rapporte aux States. Tous les Américains sont riches, donc je veux être comme un Américain. Je veux une grosse voiture, comme un Ricain. Essayer de vendre de petites voitures aux Philippines … je vous souhaite bien du courage.

Regardez les Centres Commerciaux, ils sont immenses, plus grands que la majorité de ceux que l’on trouve en Europe, à l’américaine.
Mais aucune décoration qui puisse rappeler que l’on se trouve au pays des 7.107 îles.


Vous savez que le Filipino adore chanter, il y a plus de videoke-bars que de tout autre commerce ; dans le moindre village, le plus reculé soit-il, il y a au moins un videoke-bar. Je me souviens de Iba, un village de quelques dizaines de pêcheurs où il n’y a pas d’électricité … les gens n’ont, pour la plupart pas d’éclairage, mais le videoke fonctionne sur batterie !  Donc le Filipino adore chanter et que chante-il, mise à part une poignée de chansons locales … il chante de l’américain, majoritairement du crooner américain.

La chanson fétiche du Philippin … my Way et lorsque vous lui dites que la musique a été composée par un Français, il ne vous croit pas !
Ou alors il va vous dire que la France c’est un Etat des Etats-Unis et que donc … c’est américain.

Tout est américain ou se rapporte aux Etats-Unis, en dehors des Etats-Unis, il n’y a rien, il n’existe rien. En fait ils n’ont réellement copié que le mauvais des USA, la violence, les armes, les habitudes alimentaires, le jean …

Mais ce que vous voyez, ce que vous pensez qui est … n’est qu’un vernis et si vous grattez un peu, un tout petit peu, vous allez découvrir les vraies Philippines, les véritables Philippins et là … vous allez découvrir que la réalité est totalement différente de ce que vous pensiez avoir vu.


Car, du fait de cette sorte d’aseptisation, la majorité d’entre vous, plus particulièrement si vous ne venez passer que quelques jours ou semaines, ne va pas chercher à gratter ce vernis et vous allez peut-être repartir avec une fausse impression. Pourquoi ? Tout simplement vous aller comparez ce pays à nos pays, la population locale aux gens de l’ouest et là, vous risquez de faire de grosses erreurs de jugement, vous n’avez rien compris au pays.

Vous n’avez pas compris que le Philippin est aussi différent de vous que peut l’être un Thaï, un Viet ou un Khmère. Vous avez-eu une vision déformée, vous avez comparé en fonction de vos valeurs, de votre mentalité, de vos mœurs, de vos us et coutumes, de vos habitudes, vous n’avez pas su ou pas pu faire le distinguo.

Un lecteur a écrit un jour sur un commentaire : les Philippines ça se mérite !


Eh oui, il ne faut pas s’arrêter à cette première impression, il faut faire l’effort de gratter le vernis, l’effort de chercher à comprendre, de découvrir et surtout de ne pas comparer par rapport à vous, par rapport à votre façon de voir, de faire et de penser.

Auriez-vous osé faire de telles comparaisons en Thaïlande ou au Cambodge ?

Auriez-vous engueulé ou rouspété après le serveur qui est lent ? Il est lent selon vos critères, pas selon les siens ! A critiquer la façon de faire de tel ou tel vendeur ou caissière dans le supermarché ? C’est leur façon de faire, ils ne sont définitivement pas comme nous et pas non plus comme des Américains.


Je vous donne un exemple récent.
Il y a quelques jours je me trouvais, en compagnie de mon épouse, dans une sorte de petit supermarché.
Longue queue à la caisse, comme souvent et alors qu’arrive notre tour, la machine qui imprime les tickets … tombe en panne ! N’ayant nullement l’intention de faire à nouveau la queue à une autre caisse, je fais savoir à la caissière que c’est OK pour nous.

Petit problème, il y a des points à gagner afin d’obtenir un cadeau, mais pour pouvoir avoir ces points il faut le ticket. Qu’à cela ne tienne, la caissière (sympa) quitte sa caisse et va chercher, je ne sais où, la copie de notre carte de fidélité. Durée de l’absence cinq bonnes minutes.

Elle enregistre nos achats, mon épouse paie et … pas d’aide pour recompter et emballer nos achats.


Oui, ici on compte les articles à la main et l’on contrôle avec ce qu’indique la machine, puis on met dans un carton ou dans des sacs en plastique. Le client ne touche à rien.

Donc la caissière compte et recompte elle-même le nombre d’articles, erreur lors du premier comptage et commence à trier nos achats avant que de les mettre dans différents sacs.

Durée totale de l’opération, notre passage en caisse à notre sortie vingt bonnes minutes, auxquelles nous ajouterons un petit quart d’heure de queue. Le système n’a rien d’américain, mais c’est leur façon de faire.
Attention, ce n’est pas fini. A la sortie nous attend le garde de sécurité qui est chargé du contrôle des marchandises qui sortent du magasin … ceci grâce au ticket de caisse. Ticket que nous n’avons pas, du fait de la machine tombée en panne, bla, bla, bla, cinq bonnes minutes de plus.


Je dois devenir local, car croyez le ou non, je suis resté d’un calme olympien, peut-être même que je souriais.

Je pense sincèrement que ce vernis, cette volonté farouche du Philippin à vouloir ressembler à un américain, ou tout du moins à l’idée qu’il se fait de l’Américain, dessert profondément l’archipel des 7.107 îles.

Maintenant, peut-être doit-il également y avoir une volonté du touriste à chercher à découvrir et à mieux comprendre les gens, à ne pas s’arrêter sur des clichés surannés et par trop souvent retouchés.

Pensez-vous que ce vernis d’américanisation puisse, en partie tout du moins, être cause de ce que certains détestent profondément les Philippines lors de leur première venue ?



Expériences, avis, critiques et commentaires, comme d’habitude sont les bienvenus.

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