Monday, August 8, 2011


UN RICHE … ETUDIANT !


Il y a quelques années, un jeune Américain décide de venir faire ses études universitaires aux Philippines,  plus précisément à Davao City, dans le sud du pays, sur la grande île de Mindanao.

Ce jeune homme d’une vingtaine d’années, qui se prénomme Soliman, a la particularité d’être à moitié Philippin et à moitié américain. Il est né d’un père américain et d’une mère philippine originaire de la région de Davao.

Soliman a toujours vécu aux États-Unis, il n’a jamais mis les pieds aux Philippines, avant que de prendre la décision de venir poursuivre ses études dans le pays d’origine de sa mère.
Il a décidé de venir à Davao pour y faire des études universitaires.


Certainement une sorte de combinaison, vouloir retrouver une partie de ses racines, son héritage philippin, économiser sur le coût des dépenses universitaires et voler pour la première fois de ses propres ailes. 

N’étant jamais venu auparavant dans le pays, Soliman s’est retrouvé dans une certaine confusion sur de nombreux aspects de la vie d’ici. Il y a une chose qui a grandement contribué à compliquer sa vie, le fait de ressembler à 100 % à un Philippin.
Comme il ressemblait à un Philippin, les gens d’ici le traitaient comme un local, mais à l’intérieur il était et demeurait 100 % Américain.

Cette méconnaissance de la culture philippine a amené de très nombreuses situations d’incompréhension totale pour Soliman. L’incapacité de comprendre et de parler un des langages locaux a rendu sa vie encore plus difficile, car les gens le prenant pour un local, refusaient de parler anglais avec lui.


Quand il essayait d’expliquer qu’il ne pouvait comprendre, les gens pensaient qu’il voulait plaisanter, certains même prenaient très mal la chose, pensant qu’il les snobait.


Il en était arrivé à être obligé d’appeler des amis américains, un couple mixte qui vivait à Davao, quand il avait des problèmes. Si Soliman se trouvait à l’extérieur et qu’il avait des problèmes de langage, il appelait ce couple et Ema, l’épouse Philippine, se chargeait par l’intermédiaire du téléphone de régler la chose.

Un jour, ce couple ayant décidé de faire une sortie en dehors de la ville et d’aller passer deux jours à une centaine de kilomètres au nord de la ville de Davao, proposa à Soliman de les accompagner afin de découvrir d’autres endroits du pays.


Soliman s’empressa d’accepter la proposition, heureux de pouvoir sortir de la ville.
Quelques minutes après le départ, Soliman demanda s’il était possible de s’arrêter à un ATM, un distributeur automatique de billets, car il avait besoin d’effectuer un retrait.

Quelques instants plus tard le chauffeur stoppa devant une banque dont l’ATM acceptait le type de carte de crédit US détenue par Soliman.

Après quelques minutes passées dans la banque, Soliman rejoignit la voiture et le couple remarqua qu’il semblait troublé. Durant le voyage c’est à peine s’il échangea quelques mots avec le couple, il semblait ailleurs et préoccupé.

Après être arrivés à destination, en début de soirée, lors du dîner, Soliman décida de s’ouvrir au couple et de parler de ce qui semblait le tracasser.

‘’Je voudrais vous parler de quelque chose’’.
‘’Aucun  problème, de quoi s’agit-il ?’’ Répondit Martin, le mari.
‘’Bien’’, enchaîna Soliman, ‘’vous vous souvenez lorsque nous nous sommes arrêtés à la banque ?
J’ai contrôlé mon compte, ma balance sur l’ATM et il se fait que j’ai plus de $ 25.000, alors que je suis persuadé de ne pas avoir plus de $ 500 et quelque chose. Que pensez-vous que je dois faire ?’’ 
Martin se retint de s’esclaffer,et gardant tout son sérieux, répondit : ‘’Tu sais, ici les ATM n’indiquent pas des US Dollars, elles indiquent des montants en Pesos.’’ ‘’Que voulez-vous dire ?’’, demanda Soliman.


’’Tu sais Soliman, quand tu demandes la position de ton compte, une balance inquiry, le montant sur ton compte aux États-Unis, qui est en US Dollars, est automatiquement converti en Pesos Philippins.’’
‘’Donc si tu avais plus ou moins $ 500 sur ton compte, au taux de Php 50 pour 1 $, tu te retrouves avec une balance de Php 25.000, ce qui est tout à fait normal.’’
‘’Je pensais que ma banque avait fait une erreur ou que mon père avait approvisionné le compte pour mes dépenses universitaires !’’


Après en avoir bien rigolé, ils ont apprécié leur dîner.

C’est un peu ancien, Soliman était très jeune et c’était sa première véritable sortie des States.|

Gardez à l’esprit que, si vous utilisez une ATM machine (c’est le nom que l’on donne ici au distributeur automatique de billets, la tirette), peu importe où se trouve votre banque, peu importe la devise utilisée, votre position, votre balance, sera toujours indiquée en Pesos Philippins.

Il y a quelques excellentes universités aux Philippines, celle de Los Baños est réputée au niveau mondial. S’il y a des lecteurs intéressés, n’hésitez pas à me contacter.
Je vais me renseigner sur les cursus, les modalités et formalités.


Avis, expériences, critiques et commentaires, comme d’habitude sont les bienvenus.







LE TEMPS … D’APPRENDRE


Venir s’installer aux Philippines, ce n’est pas exactement comme changer de quartier dans votre ville de naissance ou de celle dans laquelle vous vivez actuellement.


Ce post est plus spécialement destiné aux personnes qui se trouvent en France, en Belgique, en Suisse, en Europe en général et qui ne sont pas encore retraités.
Venir s’installer pour vivre aux Philippines, cela veut dire bouger pour un nouveau pays, en endroit qui par définition, va être différent de celui dans lequel vous vous trouvez actuellement.



Il est primordial de vous laisser le temps, je répète primordial, que vous preniez le temps, lors de votre arrivée, d’apprendre à connaitre comment les choses fonctionnent aux Philippines.
Ne prenez surtout pas de décisions hâtives avant que d’avoir pris le temps d’apprendre comment les choses marchent dans ce pays et comment vous souhaiteriez que cela fonctionne.
 
J’ai, à plusieurs reprises reçu des e-mails de personnes qui souhaitaient venir s’installer dans un futur proche et qui posaient, à mon avis, les mauvaises questions.
Je m’explique : quelqu’un qui me demandait comment transférer une grosse somme d’argent de France aux Philippines, un autre qui me demandait où construire un autre si je pouvais lui acheter un terrain, etc. Toujours à mon avis, ce ne sont pas les bonnes questions à poser avant que de bouger. Transférer une grosse somme d’argent n’a jamais été un problème, il y a plein de solutions pour ce genre d’opération. Il suffit pour cela d’interroger sa banque et peut- être d’autres, afin d’obtenir les meilleures conditions. 



Je pense que son principal soucis, sa préoccupation majeure, devrait être de savoir comment faire pour préserver, pour sauvegarder ce capital.
Car je vous déconseille très fortement de commencer à investir avant de bien connaître le pays, le nouveau contexte dans lequel vous allez évoluer et ce jusqu’à ce que vous vous sentiez prêt, cela peut prendre un certain temps. Je dirais au moins un an, deux c’est mieux, avant que de se lancer dans une opération qui coûte de l’argent, comme monter une affaire, acheter un terrain ou une propriété, faire construire …

C’est pour cela que j’ai insisté sur le fait de préserver, sauvegarder votre capital et pourquoi pas le faire fructifier, sans prendre de risque et en gardant cet argent à votre disposition pour vos futurs projets.

Combien de personnes ai-je vu arriver ici avec un capital conséquent, qui l’ont immédiatement investi et qui ont tout perdu, car ils ne connaissaient rien du pays, de la façon dont fonctionne le business. Ils sont partis sur une idée, un concept qui fonctionne ou qui pourrait fonctionner dans leur pays d’origine, mais qui ne peut absolument pas marcher ici. Si seulement ils avaient attendu un peu, ils s’en seraient très certainement rendu compte et auraient modifié ou annulé leur projet.


Voici quelques-unes des choses que les gens me disent être leurs priorités quand ils arrivent ici :


Construire une maison,

En général, je vais leur déconseiller de faire cela. Comme je l’ai écrit à de nombreuses reprises, louez dans un premier temps, disons un an ou deux, avant que d’investir dans la construction d’une maison. J’ai déjà donné un certain nombre de raisons pour cela.
Premièrement, nouvel arrivant vous risquez fort de subir la ‘’skin tax’’, les gens qui s’occuperont de la construction vont très certainement essayer de tirer parti de votre ignorance des prix et tarifs locaux. Plus vous aurez d’ancienneté ici et plus vous serez à même de contrôler les coûts de votre construction.



Deuxièmement, d’après ce que j’ai pu constater, quand vous arrivez dans un nouveau pays, vous ne savez pas réellement où vous voulez vivre, peut-être avez-vous une idée, mais êtes-vous certain qu’il s’agit bien du bon endroit ?


Si vous repoussez la construction de deux ans, il y a de grandes chances que votre maison ne se construise pas à l’endroit initialement choisi.
Vous avez une certaine somme d’argent, placez-la et vivez avec les intérêts.



Monter un business,

C’est un sujet sur lequel j’ai beaucoup appris en observant autour de moi les expats que je connais ou que j’ai connu. Nombreux sont ceux qui se sont précipités et qui ont dépensé des fortunes sans jamais voir le retour de leur investissement. Plein de bonnes idées, du courage, des initiatives afin de générer des revenus, mais n’oubliez pas que, sauf exception, vous vous adressez à une clientèle locale et, nouvel arrivant, vous ne connaissez rien de cette clientèle.
Vous devez impérativement apprendre à connaitre votre nouveau pays et ses habitants avant que de monter votre affaire ici. Ne prenez surtout pas l’attitude de celui qui dit : «  oui, mais en France, en Belgique en Suisse … cela fonctionne ».


Ici vous êtes maintenant, ou vous serez prochainement, aux pays des 7.107 îles et les choses ne se passent pas exactement de la même manière … ne se passent pas du tout de la même manière.


Les gens d’ici veulent vous voir faire les choses à leur manière et pour cela vous allez devoir vous ajuster et cela prend du temps … donc prenez votre temps.


Bien entendu il y a d’autres secteurs dans lesquels il vous faudra également prendre votre temps, prendre le temps de comprendre comment cela fonctionne, avant que de dépenser votre argent.

Mais je pense que construire une maison et monter une affaire sont les deux principaux secteurs, dans lesquels de nombreux candidats à l’expatriation aux Philippines, ont laissé des fortunes avant de repartir d’où ils venaient.


Il y a également une autre ‘’erreur’’ qui est souvent commise.

‘’Je suis venu aux Philippines six fois en 10 ans, pour des vacances, je connais les réponses’’.
Désolé, mais vivre ici en permanence n’est pas tout à fait la même chose que de venir passer quelques semaines de vacances. Vous apprendrez cela après y avoir séjourné quelques temps. J’ai effectué plusieurs séjours de plus d’un mois avant que de m’installer définitivement, croyez-moi, cela n’a rien à voir. Cela fait maintenant plus de quatorze années que je vis ici et savez-vous que j’apprends toujours de nouvelles choses sur le pays, ses habitants, ses us et coutumes, les mentalités, les gens  


Moins de nouvelles choses qu’au début de mon installation, mais néanmoins de nouvelles choses, de temps en temps.


Si vous êtes venus passer quelques semaines de vacances sur l’archipel du sourire, ne vous considérez pas comme un expert, pas encore tout du moins.
De plus, si vous êtes comme moi, vous ne serez jamais un expert, mais vous serez mieux préparés.


Croyez-moi, les premières années qui suivent l’arrivée ici aux Philippines, sont celles durant lesquelles l’on risque de gaspiller pas mal d’argent.
Laissez votre capital tranquille au début de votre installation, il sera temps de l’investir une fois votre apprentissage terminé. Ce sera alors à vous de juger si vous êtes prêt.





Faites attention, soyez vigilants !




Comme d’habitude, avis, expériences, critiques et commentaires sont les bienvenus.


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