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Saturday, June 9, 2012

LES DOUTES ... DE RITCHIE !


Vous vous souvenez de cette histoire, l’histoire de Ritchie, une jeune fille de Samar, une jeune fille de province, venue à Manille pour y exercer, sans le savoir,  le plus vieux métier du monde ?

Ses problèmes, ses angoisses, son rapprochement, sa dévotion pour Dieu, ou plutôt pour son Dieu, Jésus Christ, le rédempteur, le sauveur, celui qui, seul pouvait la sortir du cercle infernal dans lequel elle était tombée, le seul qui pouvait la protéger de ce monde inconnu qui la dévorait, qui la détruisait peu à peu.

Et pourtant, parfois, elle disait s’amuser, être intéressée par les histoires de ces hommes qui passaient brièvement dans sa vie, de ces étreintes rapides dans une chambre d’hôtel plus ou moins confortable.

Elle avait l’avantage, si cela peut-être un avantage, de côtoyer le pire et le meilleur, passant d’une chambre d’hôtel sordide à un cinq étoiles de la capitale, lorsqu’elle avait la chance de rencontrer un ‘’Kano’’, un foreigner qui s’intéressait à elle, si cela peut-être une chance.

Du fait de sa timidité, peut-être du fait de l’éducation qu’elle a reçu, elle n’a jamais cherché à tirer profit de ces quelques étrangers, qui pourtant se montraient souvent très généreux avec elle.

Combien de fois n’a-telle pas dit qu’un ‘’Kano’’ lui rapportait dix fois plus qu’un local ?


Elle a, comme la majorité de ces filles, touché un jour à la drogue.

Le ‘’Shabu’’, une drogue synthétique qui rend fou et addict après quelques prises, est très répandue aux Philippines, surtout parmi les jeunes, un fléau pour le pays, une manne pour certains.

Petit à petit Ritchie s’est rapproché de son seul refuge, de son jardin secret, de son Dieu, de Jésus Christ !

L’on pouvait la voir chaque jour, avant l’ouverture du bar dans lequel elle travaillait, vers dix-huit heures, se rendre à l’église de Baclaran, la Redemptionrist Church de Pasay ou à la Malate Catholic Church, églises dans lesquelles elle déposait de petits mots ou des poèmes dans lesquels elle suppliait God, assimilé à Jésus Christ pour elle, de la protéger et de lui envoyer quelque espoir d’un futur meilleur.

Plusieurs fois par an elle faisait des pèlerinages à l’église de Quiapo, implorant le Nazareno Noir d’intercéder en sa faveur, de lui accorder une vie meilleure, ne s’était-elle pas assez dévouée, sacrifiée pour sa famille, pour les autres ?

Ne pourrait-elle avoir quelque retour sur ce qu’elle a subi et enduré ?

Pourtant, malgré toutes ses supplications, incantations et implorations, ses mots d’amour et ses poèmes, Dieu, son Dieu, Jésus Christ, restait inflexible, son chemin de croix,  le chemin de croix de Ritchie était loin d’être terminé.

Elle est, est-elle enceinte ?

Malgré toutes les précautions prises, elle a l’impression d’être enceinte.
Ses connaissances sur la chose, bien qu’étant limitée, lui laissent à penser qu’elle pourrait être enceinte.

« Oh, mon Dieu, s’il vous plait, faites que je ne sois pas enceinte, ce n’est vraiment pas le moment ; j’ai toujours été une fidèle chrétienne, s’il vous plait, je vous en remercie par avance,  je vous en supplie d’avance, faites en sorte que je ne sois pas enceinte ».

Après l’église, les églises, alors que Jésus Christ ne semble pas intercéder en sa faveur, elle va se décider de passer à une autre solution, une solution interdite et réprimée  par l’église, l’avortement.

Pour cela, très simple.

Aux alentours de l’église de Quiapo se trouvent des centaines de vendeurs et vendeuses de ce que l’on appelle ici ‘’Pamparegla’’, une drogue destinée à faire revenir les règles d’une femme qui serait  en retard.

Cela fait maintenant plus de deux heures qu’elle se trouve agenouillée, priant, appelant son Dieu incarné en Jésus Christ, essayant de lui faire comprendre qu’elle ne peut garder cet enfant, qu’elle a besoin de continuer à travailler pour gagner de l’argent.

Elle se trouve balancée entre deux sentiments contradictoires qui se disputent violemment dans son esprit en grande confusion. Tuer ce qui pour elle est déjà un enfant et en cela accomplir un pêché mortel ou poursuivre cette grossesse non désirée, sachant pertinemment qu’il lui sera impossible, pendant plusieurs mois, d’envoyer de l’argent à la famille restée dans cette province reculée de Samar.

Mais comment pourrait-elle se plaindre, elle, jeune et en bonne santé, quand elle voit autour d’elle cette misère qui transpire sur les visages et les corps de centaines de malheureux, qui eux aussi prient dans un silence de plomb.

Ces deux petites filles en haillons qui se partagent un petit pain de sal, cette vieille toute ridée qui implorent les visiteurs d’acheter ses colliers de fleurs de Sapanguita, ces mendiants aux pieds et aux mains déformés, ces amputés qui se traînent sur le marbre du parvis, ces aveugles qui avancent en titubant et ces femmes, toutes agenouillées, concentrées sur leurs prières, sur leurs appels de Dieu, sur l’appel d’un Dieu qui reste le plus souvent désespérément sourd à leurs prières.


Elle se relève, c’est fait, elle a pris une décision, elle va se débarrasser de cet enfant, de cette chose indésirable, elle va aller acheter ce produit afin que ses règles reviennent, elle va se délivrer de cette angoisse, de cette chose qui l’oppresse. Elle va pouvoir continuer à nourrir sa famille.

Les piliers de marbre blanc, les dorures et le plafond resplendissant de l’église de Quiapo restent imperturbables, indifférents à la douleur de Ritchie.

Symboles insensibles à cette douleur profonde, symboles de la richesse et de la puissance de l’église Catholique et Romaine aux Philippines.

Mais dans les recoins, dans ces petites ruelles obscures qui entourent l’église, d’autres sont à l’affut ; ceux la même qui vont  briser un des piliers de cette église, église qui ne fait que contempler ces miséreux. Et ceux qui vont s’attaquer à un des fondements sacré de cette église insensible, ce sont ceux qui pratiquent ouvertement le commerce de l’avortement.

Une véritable cour des miracles s’est installée autour de ce monument de l’église catholique et romaine.

Des enfilades de vendeurs de médailles saintes, de diseurs et diseuses de bonne aventure, de vendeurs de gadgets et d’amulettes, de charlatans, et surtout ces centaines de faiseurs d’anges, ces centaines de vendeurs de pamparegla et autres produits miracles destinés à faire venir des règles par trop en retard.

Mais l’on trouve également toutes sortes de marchands d’herbes et de potions susceptibles de guérir toutes les maladies du monde autour de l’église Catholique et Romaine de Quiapo. 

Cela va des rhumatismes au mal d’amour, en passant par les cancers, la pneumonie, la dengue, de la rougeole à l’AID, sans distinction de foi, de sexe, de conviction  ou de religion.
Tout est bon to ‘’Make Money’’ sur le dos des pauvres parmi les pauvres.

Pour 50 pesos, une vendeuse qui ne veut pas donner son nom, va vous tendre un sachet plastique contenant six cachets. Elle va vous assurer, si vous êtes une femme, avec moi cela ne marche pas, que si vous prenez deux de ces pilules par jour et ce pendant trois jours, vos règles vont revenir !

La vendeuse ajoute que, si cela ne marchait pas elle n’aurait plus d’acheteuses depuis de nombreuses années. Elle aurait fait faillite, pourtant elle est toujours là !

Comme elle nous le raconte, habituellement les acheteuses disent qu’elles ont quelques jours de délai et qu’elles souhaitent revenir à des intervalles normaux. « Mais je ne sais si cela est vrai, tout cela reste caché, car toujours interdit dans notre pays ».

L’avortement est interdit aux Philippines, c’est une peine de six ans d’emprisonnement qui attend la femme et l’avorteur s’ils se font prendre. Néanmoins, l’on estime que 750 000 femmes ont recours chaque année aux produits qui sont vendus dans les  ruelles aux abords de certaines églises du pays.

Environ 500 femmes par an (le chiffre est très certainement largement sous-estimé) perdent la vie dans le processus et celles dont l’état nécessite des soins médicaux sont rejetées et insultées.

Ce taux élevé d’avortement est principalement dû à une attitude ambivalente au sujet des moyens modernes de contraception.

L’église condamne irrémédiablement la contraception et c’est tout juste si un cinquième de la population utilise une de ces méthodes modernes.

De plus l’approvisionnement en moyen de contraception des plus pauvres dépend uniquement des donneurs.

L’ancienne Présidente Gloria Macapagal Arroyo est une fervente catholique qui assiste à la messe chaque jour. Le maire de Manille a fait passer une loi comme quoi seules les méthodes du planning familial naturel seraient disponibles dans les cliniques et hôpitaux de la capitale.

Désespérée, proche du suicide, son Dieu ne répondant pas à ses attentes, n’accédant pas à sa demande, n’écoutant même pas ses supplications, Ritchie songe sérieusement à mettre fin à ses jours ; Jésus Christ vous m’avez abandonné, pourquoi m’envoyer vous une nouvelle épreuve ?

Ritchie est un être très simple, ses connaissances de la religion, de sa religion, celle dans laquelle elle a été élevée, sont très limitées.

Oui, elle connait et croit en Dieu, mais pour elle Dieu c’est Jésus Christ, mort sur la croix pour sauver le monde. Bien entendu elle connait Mama Marie, la Sainte vierge, les 12 apôtres, les rois mages … mais même Joseph, pour elle c’est un peu compliqué.

Les miracles, Jésus à fait des miracles, dont il peut en faire à nouveau.
Je crois en Dieu le père tout puissant créateur et maitre de toute chose. 

Dieu est un esprit parfait …

Elle connait également par cœur quelques prières apprises sur un cahier qu’elle a acheté à Quiapo. Elle lit également la ‘’Bible’’, une bible simplifiée et édulcorée, quelques dizaines de pages aux sujets bien choisis, bible approuvée par le clergé local.

Ne donnons pas trop d’information au peuple, il pourrait se poser des questions et nous poser des questions.

Elle se souvient des sermons des prêtes de son enfance qui l’ont profondément marquée, faire ceci, pas cela, pour plaire à Dieu.
Elle a toujours obéi, souvent sans très bien comprendre, alors pourquoi toutes ces épreuves ? Serait-elle une nouvelle Marie-Madeleine ?



Expériences, avis, critiques et commentaires sont, comme toujours, les bienvenus.



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Wednesday, October 6, 2010

LA RUE ... PHILIPPINE


La rue, connaissez-vous la rue philippine ?

Cette rue simple, commune, que l’on trouve dans toutes les villes de province.
Au premier abord elle ne semble pas très différente d’une rue française ou européenne.

Peut-être un peu plus étroite et mal entretenue, avec de mauvaises herbes qui poussent sur les côtés, souvent sans trottoirs et avec des caniveaux qui sont à ciel ouvert. Ah oui, elle est souvent cimentée et non pas goudronnée ou asphaltée, ceci par soucis d’économie ; il y a des cimenteries, mais pas de pétrole aux Philippines.



Comme toutes les rues du monde … non, pas comme toutes les rues du monde. Il n’y a pas de restriction de passage dans la rue philippine, pas de sens unique, pas de rue piétonne, pas de limitation de poids, de gabarit ou de catégorie … la limitation de vitesse est régulée, non pas par des panneaux, car il n’y a pas de panneaux, mais par des ralentisseurs. Des ralentisseurs locaux que l’on peut parfois rencontrer tous les vingt ou trente mètres. Une butte de ciment de forme arrondie qui peut s’élever à plus de trente centimètres au-dessus du niveau de la rue. Passer en voiture là-dessus à plus de cinq kilomètres heure vous expédie, illico presto, au plafond du véhicule. Deux ou trois expériences de ce genre et vous conduisez tranquille au pays des 7.107 îles.

Dans la rue philippine passent les voitures, les camions et camionnettes, les motocyclettes, les tricycles (ces motocyclettes avec une sorte de side-car et qui sont des véhicules de transport en commun), les jeepneys, les engins de travaux publics, les bus, les mini-bus, les baby-bus, les scooters, les vélos … et bien entendu, tous ceux qui passent à pied ou à pattes. Les carabaos (buffle d’eau), les vaches, les chevaux, les chèvres, les poules, les chats et les très nombreux chiens qui ont fait de la rue leur demeure, sans oublier bien entendu les piétons.

Crise oblige, il y a de plus en plus de piétons. En général le philippin préfère utiliser le tricycle, même pour quelques dizaines de mètres, mais crise oblige … il y a de plus en plus de piétons.

I
l y a encore quelques années, les seuls à marcher dans les rues et aux bords des routes, étaient les étrangers, les ‘’foreigners’’, les ‘’Kanos’’, les ‘’Hey Joe’’.

Sauf à avoir une coupure de courant, dès dix-neuf heures la rue philippine commence à se vider et à vingt heures il n’y a pratiquement plus de passage. De-ci delà quelques groupes, assis sur des chaises ou des bancs, papotent et échangent des messages téléphoniques sous un lumignon de l’éclairage public.

Eh oui, la rue philippine est éclairée, souvent chichement, mais elle est éclairée et ce même dans le plus retiré des Barangays. Entre cinq et dix pour cent de la population (cela dépend de la source des statistiques), n’a pas accès à la ‘’fée électricité’’. Mais nous parlons ici de la rue d’une ville de province.

Pas de passages pour piétons pour traverser la rue philippine, pas de feux tricolore, pas d’interdiction de stationner, encore moins de stationnement alternatif ou de parcmètre. L’on peut garer son véhicule, plus ou moins bien, sur la gauche ou sur la droite, à votre bon cœur, au choix. Pas de pervenche, de contractuelle ou de policier à l’affut cherchant à faire leur quota. Non, ici la police il faut aller la chercher pour qu’elle se déplace. Quelques ‘’Check points’’ (points de contrôle), de temps en temps, sur la grande route.


S’il y a une école, une pancarte, faite d’un panneau de contreplaqué rectangulaire, installée au milieu de la rue, va vous avertir : ‘’Slow Down … School Zone’’. Aux heures d’entrées et de sorties des classes, des agents municipaux vont nonchalamment faire un peu de circulation et stopper les véhicules afin de permettre aux enfants de traverser la rue en toute sécurité.

Et ça fonctionne, en dix ans je n’ai jamais vu un accident, il faut dire que compte tenu des ralentisseurs …

Parfois, plus particulièrement en fin de semaine, la rue devient terrain de jeux pour les enfants.
De 19 h à 22 h au maximum, les enfants jouent au Babington, à la balle au prisonnier, au Volley Ball et quelques autres jeux locaux proches de nos jeux européens.
Lors de fortes pluies, lors d’inondations, les gamins adorent jouer dans la rue, mais ce n’est pas unique aux Philippines.

Puis, à partir de 22 h, la rue philippine est abandonnée aux chiens et aux très rares noctambules. Les chiens aboient quand passent les noctambules, vous pouvez ainsi suivre leur progression le long de la rue.
Les Philippines sont, à ma connaissance, le seul pays d’Asie où il n’y a pas, ou vraiment très peu, de vie nocturne. Essayez de trouver un restaurant après 20 h, vous m’en direz des nouvelles.

A 2 h 30 du matin, les premiers bus quittent les dépôts et prennent la direction de la capitale qu’ils attendront vers 04 h 30. Peu de voyageurs, mais ils seront en position pour le rush de 5h en direction de la province.
C’est à partir de 5 h que la rue philippine se réveille et commence réellement sa journée.

Les premiers tricycles et jeepneys transportent les premiers travailleurs, ceux dont le lieu de travail est le plus éloigné. Puis cela va aller crescendo, de plus en plus d’activité dans la rue. A partir de 6 h 30, les écoliers et étudiants vont peu à peu remplacer les travailleurs dans les bus, jeepneys et tricycles. Attention aux nombreuses crottes de chiens qui jonchent la rue, le soleil n’a pas encore fait son œuvre et elles sont fraiches. Jusqu’à 11 h les gens se rendent et reviennent du marché central et en rapportent légumes, fruits, viande et poisson.


A partir de 11 h 30, retour des écoliers qui vont avoir une petite heure pour déjeuner, se reposer et se préparer avant un après-midi de classe.

La rue c’est également un lieu de spectacle. Tout au long de l’année vont se dérouler parades, défilés et concours. Tout se passe dans la rue et se termine sur la plazza. Les gays, les Beauty Queens, les écoliers, les étudiants, les groupes ethniques … tout ce beau monde va défiler dans la rue, au son des bandas précédées de majorettes.

L’après-midi de la rue est assez calme, il faut dire qu’il fait chaud, même très chaud et tout le monde se met à l’ombre, en roue libre. Les chiens ont déserté la rue pour un endroit, non pas frais, mais moins chaud.


La rue philippine est également un lieu ou l’on fait du commerce, des affaires. Pas besoin de vous déplacer pour faire vos courses, le commerçant vient à vous, il passe dans la rue, à pied.

Cela commence vers 5 h 30 avec un vendeur à qui va entonner son cri de ralliement : « ‘’Pan de Sal’’, ‘’Pan de Sal’’ ». Le ‘’Pan de Sal’’, c’est un tout petit pain, très léger, un peu salé, plus ou moins ovalisé , d’origine espagnole. Il vous arrive tout chaud et l’odeur du Pan de Sal au petit matin … inoubliable. Vous ouvrez vos petits pains, vous y glissez un peu de beurre, les trempez dans votre café ou chocolat. Délicieux !

Puis cela va être la vendeuse de poisson avec sa carriole et sa balance : ‘’Isda. Isda, Isda’’. Quels sont les poissons du jour, à quel prix ? Oh des dilis, nous allons préparer le ‘’Kilawi’’.
Arrive la ou les vendeuses de légumes, ‘’Gulay’’, avec leurs paniers posés sur la tête. Ampalaya, haricots verts, carottes, courges, navets … et des herbes locales destinées à donner de la saveur aux soupes (sobao). Parfois des fruits de saison : papayes, melons, mangues …

Taho, Ta … Ho, les vendeurs de taho tout au long de la matinée vont sillonner la rue philippine.
Le Taho, l’on pourrait comparer cela à notre yaourt, mais le Taho est à base de soja fermenté.
En fin d’après-midi, le vendeur de Taho se transforme en vendeur de Puto at Kuntsinta.


A midi ce sont les vendeuses de pancit et spaghetti qui proposent leurs produits, suivies par les vendeuses de gâteaux de riz (Pitchi Pitchi et autres spécialités locales).

Tout au long de la journée, mais pas aussi régulièrement, vont également passer les vendeurs de :
matelas, antennes pour la TV et télécommandes, meubles (du type buffet qu’ils portent sur leur dos, après avoir enlevé les portes), bijoux et changeurs de dollars, balais (walis), casseroles, bassines en plastique …
Durant l’été les vendeurs de glaces vont venir se mêler au business de la rue. Avec des tricycles ou des motocyclettes, mais toujours en musique.

Et il y a le ‘’Bombay’’ aussi surnommé 5/6 (five/six), l’indien préteur d’argent. Mais celui-ci nécessite un post à lui tout seul.

Le jour de marché, la rue, que dis-je, les rues du centre-ville sont totalement interdites à la circulation, la rue devient boutiques. Etalages de toutes sortes de marchandises et de nourriture de cinq heures à midi.

Pour être complet, vous devez savoir qu’aux Philippines vous pouvez utiliser la rue, ou une partie de la rue, pour votre propre usage. Pour vendre, mais pas uniquement. Je m’explique : à l’occasion d’une partie, anniversaire, mariage, repas d’amis, veillée funèbre, vous allez recevoir plus de personnes que votre maison peut en contenir.

Qu’à cela ne tienne, utilisez la rue ou une partie de la rue ! C’est très largement pratiqué. Un chapiteau de toile de tente, 20 à 100 chaises ou plus, des tables, sans oublier l’indispensable ‘’vidéoke’’ et vous voilà transformé en chanteur de rue.

Cette occupation de la rue existe aussi sur les grands axes du type routes nationales, croyez moi … cela surprend de se retrouver, en pleine nuit,  avec son véhicule au milieu de gens qui mangent, boivent et chantent.


Vous êtes les bienvenus au pays.

Faites-moi part de vos expériences.
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