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Tuesday, May 14, 2013

PLUS DE DOLLARS, D'EUROS ... OU DE YENS !

Je pensais que nous avions atteint le fond de la piscine ! Et bien non, on continue à creuser, au fond et de plus en plus rapidement.



Le 14 août 2011, sur le blog  Ma Retraite aux Philippines’’, j’écrivais un post intitulé "Pesos, euros ... dollars et yens'', post dans lequel, compte tenu de la crise qui semblait vouloir perdurer, je donnais quelques conseils à ceux qui souhaitaient venir s’installer sur l’archipel.



Dans la mesure du possible avoir un petit business aux Philippines, de façon à s’occuper, mais surtout à générer quelques revenus dans la devise locale.




Je vous disais également, toujours dans un but de protéger vos réserves et/ou investissements, de diversifier les devises dans lesquelles vous placiez ou investissiez, je vous conseillais d’avoir des euros, des dollars, des yens, des pounds …

Avec les planches à billets qui tournent à plein régime aux Etats-Unis et au Japon, je vous dis "plus de dollars, plus de yens et plus d'euros, les risques sont maintenant trop grands".

Compte tenu de ce qui va se passer dans un délai plus ou moins long, je vous conseillerais aujourd’hui :  toujours de monter un petit business aux Philippines celui qui va générer de petits revenus en devise locale ; mais surtout  que tous vos placements et investissement soient réalisés en couronnes norvégiennes, en couronnes suédoises ou en dollars Singapouriens. 

Et surtout que ces placements et investissement soient réalisés et disponibles hors de France.
Le hold-up du style cypriote semble avoir donné des idées à certains, à moins qu’il ne se soit agi que d’une répétition avant la générale !

De façon à diversifier un peu plus vos réserves et/ou investissements, ajoutez y quelques métaux comme l’or et l’argent (physique uniquement, le papier ne valant … que son poids de papier). Diversifiez encore et encore.
Ne prenez surtout pas le risque de conserver 100 % de vos actifs en euros, l’euro est malade. Une grave maladie dont il pourrait bien mourir.

En fin de ce post je vous donne les dernières informations qu'il m'a été possible de trouver ou que j'ai reçu ... pas très encourageantes il faut bien le dire. 

Je vous laisse lire ou relire le post que j’écrivais le 14 août 2011.


PESOS, EUROS  …   DOLLARS, POUNDS ?

Il peut être intéressant d’avoir un petit business, une petite affaire qui tourne aux Philippines.    Vous pouvez ainsi compter sur de petites entrées d’argent en monnaie locale : le Peso philippin.

C’est un avantage indéniable d’avoir ce genre de petit business que vous allez, dans la mesure du possible, tenter de faire fructifier. Vous allez, dans ce cas, dépendre de moins en moins de vos revenus en provenance de l’extérieur.

Plus vous gagnez de pesos et moins vous avez à taper dans vos réserves ou investissements réalisés à l’étranger, réserves et/ou investissements qui sont en devises étrangères, euros, dollars, pounds, yen …


Avoir localement de petits revenus réguliers est important pour deux principales raisons.
Premièrement et la plus évidente, vous abaissez le coût de vos transactions quand vous payez aux Philippines.


Si vous utilisez les distributeurs d’argent, les ATM (Automatic Tellers Machines), pour retirer de l’argent d’un compte qui se situe à l’étranger, pour allez très certainement payer des frais pour le service rendu et ce, à chaque fois que vous retirerez de l’argent.


Vous pouvez même, avec certains réseaux bancaires, être doublement chargé : par la banque locale et par votre propre banque.

Idem pour la majorité des transferts de banque à banque.

Aux Philippines tous les petits business travaillent uniquement avec du cash.

Le chèque est quasi inconnu et les cartes de crédit  rarement acceptées ; exceptions faites des hôtels et restaurants qui ont une clientèle internationale et des centres commerciaux.


Vous pouvez crever avec v
os cartes de crédit … le cash est roi, seul le cash compte pour les transactions courantes, vos dépenses de tous les jours et même l’hôpital (n’est-ce pas Thierry ?).


Si vous avez des entrées d’argent en pesos, même petites, vous n’aurez pas à avoir aussi souvent recours à la tirette. Peut-être même, en fonction de la façon dont  tourne votre affaire, vous n’aurez plus à avoir recours aux ATM !


La seconde raison pour laquelle il est intéressant d’avoir des revenus en monnaie locale est de se protéger des fluctuations monétaires, de ces taux de changes qui ont des propensions à varier de plus en plus souvent et ce, avec des amplitudes de plus en plus fortes.


Le pouvoir d’achat peut en prendre un sérieux coup.
Fin 2009, vous avez pris la décision de prendre votre retraite aux Philippines. A cette époque vous avez fait vos calculs et vous pensiez pouvoir espérer une vie de roi compte tenu de votre budget.


Votre retraite avoisine les € 1.200, ce qui fin 2009 équivalait à plus ou moins 87.000 pesos, largement suffisant pour votre couple à la retraite. Oui, mais aujourd’hui, ces € 1.200 ne représentent plus que 70.000 pesos et avec l’inflation galopante de ces dernières années … votre pouvoir d’achat a diminué d’au moins 25 %. Même en tenant compte de la revalorisation de votre pension (2/2,5 %) … nous sommes loin du compte.

En pouvoir d’achat vos 87.000 pesos de 2009 ne représentent plus que 65.250 aujourd’hui !

Ce qui est vrai pour l’euro l’est également pour les autres monnaies comme le US Dollar, la Livre anglaise, le Yen, etc. Le US Dollar est passé de 1 $ = 56 pesos à 1 $ = 40 pesos et se trouve à ce jour aux alentours de 43 pesos pour un dollar !

Cela fait une sérieuse différence, certainement quelques sacrifices à faire, peut être même un changement dans le style de vie. Le chauffeur, vos maids, la climatisation, les sorties …


De plus nous ne savons pas ce que l’avenir nous réserve … la crise des dettes en Europe, les problèmes des Etats-Unis d’Amérique, la Chine à la peine, le Moyen-Orient, cette reprise économique que je ne vois pas venir …  


l’avenir à court et moyen terme n’est pas des plus engageants, à quand le crash ?  

Pour ceux qui ont un petit revenu en monnaie locale, ils savent exactement de combien sont leurs entrées, de combien ils disposent et il leur sera plus facile d’ajuster leur budget. De plus ils n’ont pas à subir le stress que peut présenter ce jeu de yoyo des monnaies.


Pour ceux qui ont ‘’un peu d’argent’’ de côté.
Prenons un exemple, vous avez vendu votre maison en France, vous vous installez aux Philippines et vous suivez mon conseil de ne pas immédiatement faire construire ou acheter. 


Vous avez donc des euros sur votre ou vos comptes ! Pourquoi ne pas diversifier et acheter quelques $, un peu de livres et du Yen ? En fonction des parités, vous choisirez de transformer telle ou telle monnaie en pesos, ceci en fonction de vos besoins et de leurs cours.


Avez-vous remarqué que, dans la majorité des cas, si le dollar baisse, l’euro augmente.

D’autre part, imaginons que vous ayez votre petit business aux Philippines et vous vendez, par exemple des machines pour faire de la bière (évidemment direz-vous, il a choisi cet exemple !), des ‘’fermenteurs’’. Vos fournisseurs se trouvent aux Etats-Unis et au Japon.

Si le dollar est au plus bas, achetez avec vos dollars, le prix en dollars reste le même aux USA … vous pourrez soit baisser vos prix aux Philippines, soit augmenter votre marge.

Vous faites la même chose avec les autres monnaies.

Je donne des informations plus détaillées dans le ‘’petit’’ livre que je suis en train d’écrire, « 101 façons de générer des revenus aux Philippines ».

Bon maintenant que l’euro est au plus haut (sic) et que vous souhaitez transformer quelques euros en pesos, qu’allez-vous faire des pesos que vous générez aux pays des 7.107 îles ?

Placez les en ‘’time deposit’’, le rendement n’est pas énorme, mais quand l’euro va trébucher ou se casser la figure, il sera temps d’utiliser vos pesos restés bien au chaud.


Attention aux comptes bancaires qui aux Philippines ne sont assurés que pour des sommes relativement faibles. Si vous dépassez le montant maximum couvert par l’assurance ouvrez un ou plusieurs autres comptes, dans la même banque ou dans d’autres banques.

Les montants garantis sont par compte bancaire et non pas par titulaire.

Tout cela pour vous dire qu’avoir un petit business aux Philippines peut se révéler être une bonne opération et que, même à un relativement petit niveau, il est possible de jouer avec les divises sans que cela soit contraignant.


Je souhaite que ce petit post donne quelques idées aux futures entrepreneurs et business owners qui pensent venir prochainement nous rejoindre.

En termes de business, il ne faut pas uniquement penser à quelque chose qui vous occupe 24/24 h, 365 jours par an. Ce ne serait plus le ‘’paradis’’ !

Pour ceux qui ont ou qui penseraient ouvrir un compte courant à la METROBANK. Si vous effectuez des retraits dans un ATM avec votre carte Master Card, 200 pesos de frais sont retirés de votre compte pour chaque retrait de 10.000 pesos (2%). Utilisez de préférence la ‘’VISA’’.




Je reprends la suite de ce post en vous donnant les dernières informations que j’ai pu glaner ici et là.


Chypre a sûrement été une répétition, ou un test grandeur nature, de ce qui va arriver dans d’autres pays de la zone euro.


Le plan de la CEE sur Chypre va sans doute être appliqué à l’Irlande. C’est le ‘’Irish Time’’ qui l’annonce et les dépôts au-dessus de 100.000 euros sont à risque.


Dans son édition du samedi 11 mai, le ‘’Telegraph’’ de Londres demandait aux Anglais vivant en Espagne de retirer leur argent des banques espagnoles !
« Les banques espagnoles sont officiellement insolvables ».
« Retirez  votre argent quand c’est encore possible ».


Le journal, sous la plume de Jeremy Warner, ajoutait : « Bien qu’un tel avertissement soit généralement ressenti comme hautement irresponsable, du fait du risque de panique qu’il peut engendrer, quand on regarde les projections du FMI, c’est la seule chose rationnelle que l’on peut faire ».  

Le taux (officiel) de 27 % de chômage en Espagne est désormais intenable. A combien le véritable taux ?
Ce sont 64 % des jeunes Espagnols qui sont sans emploi, ce qui risque fort de transformer certaines villes de la Péninsule en capitales du crime.



Idem pour les Grecs.

Cet été (en juin), des stress-tests (des vrais cette fois) vont être menés par la Banque Centrale Européenne (BCE) auprès des  banques européennes.

Ce qui va très certainement amener à la fermeture pure et simple de certaines d’entre elles.

Cela va raser gratis, les comptes des Espagnols, Italiens …


Tous les indicateurs de l’économie française sont dans le rouge.

L’ensemble de la presse étrangère explique que la France ne tiendra jamais ses engagements en matière de déficit.

Les ventes des constructeurs automobiles français en chute libre au premier trimestre.
Moins 35,7 % pour PSA et moins 23,7 pour Renault, ceci en France.  Les résultats à l’étranger, bien qu’un peu moins catastrophiques, n’en sont pas moins inquiétants.

Des suppressions d’emplois à prévoir cet été, voire au début de l’automne.
Le Parisien du 5 mai  
http://www.leparisien.fr/flash-actualite-economie/psa-et-renault-chute-de-32-de-la-production-en-france-07-05-2013-2785891.php


Une nouvelle dégradation de la note de la France est inévitable avec toutes les conséquences que cela devrait entraîner …

Les services du Premier Ministre passeraient des coups de téléphone à tous les PDG pour les supplier de ne pas faire de plans de licenciements ou de les retarder le plus longtemps possible. Il faut dire que depuis un an cela dégringole.



La France poursuit la vente des bâtiments diplomatiques à l’étranger pour financer le budget du Quai d’Orsay !

Le dernier en date, l’appartement de son ambassadeur auprès des Nations Unies à New York, au 740 Park Avenue pour ceux qui voudraient des précisions.

J’ai de plus en plus de lecteurs qui me font part de leurs difficultés à retirer de l’argent en espèces aux guichets de leurs banques, en France.  Egalement quelques difficultés dans certains DAB du CA Centre Ouest, limitation à € 40 par jour.





Expériences, critiques et commentaires, comme d’habitude sont les bienvenus.




Retrouvez-moi sur :
www.maretraiteauxphilippines.blogspot.com


Ou sur Yahoo Messenger <  dtesteil737  > chaque jeudi de 18 à 20 h en heure locale 12 à 14 h en heure française.











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                   Aux Philippines



Thursday, April 19, 2012

OFW, KANO ... MÊME COMBAT ?


Vous vous souvenez de mon post “Tous les Kanos sont riches” ?

Dans ce post je vous faisais remarquer que pour les Philippins restés au pays des 7.107 îles nous sommes, nous les ‘’Kanos’’,  tous des multimillionnaires en euros ou en dollars.
Nous sommes des ATM ambulants (la tirette, le distributeur de billets), nous avons des arbres dans nos jardins sur lesquels poussent des billets de banque et des fontaines dans nos cours qui nous approvisionnent en or, argent et pierres précieuses !

Quand nous allons faire nos courses au supermarché, nous avons au moins € 15. 000 en liquide dans nos poches …

Donc le Kano qui est riche et dont la fortune n’a pas de limite doit payer pour le pauvre Philippin, ou plutôt pour toute la famille de la pauvre Filipina !


Une Pinay, une OFW, une Overseas Filipino Worker, pour faire court, une jeune femme philippine partie travailler à l’étranger, me disait récemment : « Je termine un mois de vacances aux Philippines et comme je veux continuer à gagner de l’argent, je repars immédiatement au Moyen Orient ».

Cela faisait cinq ans que je n’étais pas revenue dans mon beau pays et je ne pense pas y revenir avant au moins trois ans, si possible pour y vivre définitivement, je n’aime pas ma vie à l’étranger.

Depuis mon premier départ j’aide ma famille restée aux Philippines et je leur envoie régulièrement l’argent que je gagne. Je songe à stopper l’aide que je leur apporte, mais je ne sais comment le dire, je n’ai pas encore osé.

Depuis qu’il y a des guerres au Moyen-Orient il devient de plus en plus difficile d’y travailler, de plus les conditions se sont largement détériorées. Je souhaite maintenant m’occuper de mon propre futur, j’y songe très sérieusement.

Je pense m’installer aux Philippines avec mon Boy Friend, un Philippin qui travaille dans le même pays que moi. Nous voulons nous marier dans quelques années, monter un business au pays et fonder notre propre famille.
Lui aussi, aide ses parents ainsi que des frères et des sœurs qui vivent dans la région de Cebu.
Depuis quelques temps nous parlons de mettre notre argent de côté afin de préparer notre avenir.

Le problème est que nous nous sentons coupables d’avoir à agir ainsi, car nous avons, nous Filipinos, pour habitude d’aider financièrement la famille.

Mais nous devons aussi penser sérieusement à notre futur.
En dix ans je n’ai pas mis un centavo de côté, je n’ai rien ! L’argent que j’envois est immédiatement dépensé par ma famille et ils en veulent toujours plus.


C’est loin d’être un cas isolé, je dirais même que c’est une généralité.

De nombreux OFW se saignent aux quatre veines pour subvenir aux besoins des membres de la famille restés au pays, qui souvent ne font pas grand-chose, sauf à attendre l’argent qui arrive de ‘’abroad’’. De plus, ils n’en sont généralement même pas remerciés.


Je vous donne l’exemple de mon beau-frère Joseph, ‘’Jo’’ pour les intimes.

Il est parti mardi dernier pour l’Arabie Saoudite avec un contrat de deux ans et une possible extension de douze mois.

C’est son deuxième départ, il a déjà fait un petit séjour de près de trois années au Qatar, parti en août  2008 il en est revenu en mars 2011.

Son salaire de base à l’époque, de l’ordre de 18.000 pesos, pas si mal, trois fois le salaire moyen d’un Philippin resté au pays et de plus possibilité de faire des heures supplémentaires. Peu de frais, nourri, logé et peu de possibilités de sortir et de dépenser ; quelques cigarettes, une bouteille d’alcool à bas prix le vendredi soir et c’est à peu près tout.

Ayant une compagne et trois enfants, il avait été convenu qu’il fasse parvenir 5.000 à 6.000 pesos mensuellement à sa famille demeurée chez les beaux-parents.
C’est mon épouse qui recevait l’argent et qui le transmettait, tout en contrôlant que la belle famille n’en détourne pas une partie à son profit.

Compte tenu de nombreuses heures supplémentaires effectuées, son salaire réel moyen se situait autour de 24.000 pesos. Déduisons les 6.000 destinés à la famille et 3.000 pour ses faux frais.

Il aurait donc dû, après 32 mois passés au Qatar, revenir au pays avec de l’ordre de 480.000 pesos. Ah, n’oublions pas les ‘’pasalubong’’, les cadeaux pour la famille et il y en avait, personne n’avait été oublié lors de son retour.
Disons 50.000 pesos pour les pasalubong.

L’on pouvait penser qu’il avait donc plus ou moins quatre cents mille pesos sur son compte, une petite fortune au pays des 7.107 îles, de quoi envisager de monter un petit business.

Non, rien, il est rentré avec presque rien, quelques milliers de pesos vite dépensés dans ce que l’on nomme ici ‘’one night millionnaire’’ et à nouveau la galère du Philippin moyen.

Nous avions été informés qu’il avait répondu à deux sollicitations : une d’un de ses frères, qui ayant perdu son job souhaitait acheter un tricycle pour faire le taxi et une de sa mère malade, pour un séjour à l’hôpital. Nous avons également grandement participé à cette dernière, mais ici pas d’argent, pas de soins et avec un problème cardiaque !

Mais par la suite nous avons appris qu’il s’agissait, non pas de deux seules et uniques sollicitations, mais d’un nombre incalculable de ces demandes d’argent pour ceci ou pour cela.

Le premier versement pour le tricycle du frère n’était pas suffisant, une grosse réparation urgente et nécessaire sur ce même véhicule … véhicule qui n’a jamais existé, tout du moins qui n’a jamais été acheté.

Une sœur cadette qui souhaitait rentrer dans le cocon familiale après un échec de sa vie privée, les billets Manille / Davao pour elle et ses deux enfants, plus de quoi vivre quelques semaines … la sœur vit chez nous avec les deux gamins et nous n’avions jamais entendu parler de cet ‘’emprunt’’.

Le frère aîné qui, ayant trouvé un emploi sur le nord de Manille, avait besoin d’argent pour s’installer, un cousin qui souhaitait monter une entreprise de menuiserie, etc.

La compagne, qui avait besoin d’alimenter sa propre famille et qui sollicitait régulièrement, sans que mon épouse en soit informée.

Moralité quand le ‘’Jo’’ est rentré de son séjour de près de trois ans au Qatar, il était pauvre comme ‘’Job’’.

De plus et pour ne rien arranger, sa compagne, certainement affligées de violentes démangeaisons, se trouvait enceinte de six mois. Un miracle ? Bien que se prénommant ‘’Joseph’’, il n’a pas cru au miracle ; moralité la compagne vit depuis un an à Manille et le ‘’Jo’’, sûrement affecté, a traîné pendant un an avant que de retrouver un emploi ‘’abroad’’.

Deux des enfants vivent avec les beaux-parents, le troisième, l’aîné, dans la famille de Jo à Davao.


Ouf, le voilà reparti, dans de bonnes conditions et confiant.
Nous avons, une seconde fois, été dans l’obligation d’avancer les frais inhérents à un tel départ.

Afin d’éviter que le même phénomène ne se reproduise, à savoir une aspiration par trop rapide des salaires du beau-frère, ceux-ci seront directement versés sur un compte local et c’est mon épouse qui va totalement gérer cet argent.

Versé sur un compte bloqué aux Philippines, l’argent pourra difficilement s’envoler.


Tous les ‘’Kanos’’, mais également tous les ‘’OFW’’, sont riches !

C’est inscrit dans la mentalité du Philippin resté au pays et donc … Kanos et OFW doivent payer pour le pauvre ‘’Pinoy’’ resté sur l’archipel.

C’est bien connu, les rues des contrées étrangères sont remplies de billets de banque … des dollars, des euros, des rials … il n’y a qu’à se baisser pour les ramasser, les amasser et les envoyer au pauvre ‘’Pinoy’’.

Etonnant quand on sait que toutes les familles locales ont au moins une télévision, que la majorité des gamins vont à l’école, où je peux vous assurer qu’on ne leur enseigne pas que l’argent se ramasse ou pousse dans les arbres à l’étranger et que, de plus, douze millions de Philippins vivent et travaillent en dehors des Philippines ; ils reviennent de temps en temps et peuvent expliquer la réalité de la vie ‘’abroad’’.

Mais le Philippin a parfois la mémoire courte !

Bon, maintenant imaginons que le fils aîné d’une famille de huit personnes trouve un job à l’étranger et qu’il fasse parvenir 10 à 12.000 pesos chaque mois à ses parents.

Le père, ouvrier agricole qui gagne difficilement Php. 7.000, sur lesquels il va falloir déduire ses frais de transport, va peut-être se poser la question de savoir s’il doit continuer à travailler.
Je commence à devenir vieux, je suis fatigué et souhaite me reposer.

Je vais faire quelques petits boulots, ici et là, pour mes cigarettes et quelques litres d’alcool et je vais passer le plus clair de mon temps sous le ‘’Kobo’’ avec mes amis.

Un nombre grandissant d’OFW, qui gagnent correctement leur vie, souvent font construire et meublent leur futur maison … maison dans laquelle vit la famille, souvent les meubles sont revendus … pour faire un petit complément.

Le boom actuel de l’immobilier est le fait de l’influx d’argent de ces travailleurs qui ont des salaires proches de ceux des occidentaux.

Les marins gagnent en général bien leur vie et leurs maisons reflètent cette richesse relative. Si vous êtes observateurs vous pourrez, sur ce type de maison de marin, reconnaitre un ou plusieurs signes qui rappellent la profession de son propriétaire.


    
Pas si facile la vie d’OFW !
Les ‘’Héros’’ de Gloria !

Nombreux sont les ‘’Héros’’ fatigués et sans argent.



Expériences, avis, critiques et commentaires, comme d’habitude sont les bienvenus.



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