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Tuesday, November 6, 2018

ÉCONOMIE DES PHILIPPINES 2017 / 2018 !



Récapitulatif des principaux indicateurs économiques pour l’année 2017 et le premier semestre 2018.
                        
La croissance, très dynamique, repose sur des fondamentaux macroéconomiques solides.

Après avoir enregistré un rythme annuel moyen de 6, 3 % entre 2014 et 2016, la croissance de l’économie philippine a atteint 6, 7 % en 2017.
La croissance devrait se stabiliser à un taux proche de 7 % d’ici 2020 selon les prévisions du FMI. Les principaux facteurs de croissance sont la forte demande intérieure, l’augmentation des investissements et la stabilité de croissance du secteur des services.

La consommation des ménages, en progression de 5, 7 % en 2017, en léger repli après + 7, 1 % en 2016 et + 6, 3 % en 2015, représente 69 % du PIB.
Cette consommation est largement alimentée par les transferts financiers des Philippins expatriés (OFW), qui ont représenté plus de 9, 8 % du PIB national en 2017, soit 31, 3 milliards de dollars US.

La croissance annuelle moyenne des transferts financiers des OFW (Philippins travaillant à l’étranger), a atteint 6, 1 % sur la période 2012 / 2017, avec une part dans la richesse nationale stable, autour de 10 %.

Ces transferts se sont trouvés résilients à la conjoncture internationale en raison de leurs origines géographiques diversifiées et des emplois occupés par les Philippins dans des secteurs d’activité très variés.
Selon la Banque Centrale des Philippines, la répartition des transferts par origine géographique était la suivante :
États-Unis 34 %, pays du golfe 27 %, Asie Pacifique 19 %, Union Européenne 12 %, autres 8 %.




Le taux d’investissement, traditionnellement faible, poursuit sont augmentation avec une hausse de 9, 4 % de la formation brute de capital fixe (BFCB) en 2017.
Ceci, malgré un ralentissement par rapport à 2016 et 2015 (respectivement + 24, 3 % et + 18, 6 %).
La BFCB a représenté 28, 7 % du PIB philippin en 2017.

Les dépenses du Gouvernement en infrastructures ont augmenté de 15, 4 % en 2017, pour un montant de 11 milliards de dollars américains, représentant 5,6 % du PIB, en forte progression par rapport au 1, 8 % de 2011.
Pour 2018 le Gouvernement a alloué 21 milliards de dollars pour les investissements en infrastructures, soit 6,3 % du PIB.

75 projets prioritaires, représentant un montant d’investissement de 170 milliards de dollars jusqu’en 2022, ont été sélectionnés.
Selon le Ministère du Plan, en avril 2018, 23 des 75 projets auraient déjà reçu toutes les autorisations nécessaires à leur démarrage.

L’objectif du Président R. Duterte est d’augmenter la part des investissements publics à 7, 4 % du PIB à l’horizon 2022.
Jusqu’à lors, l’insuffisance des investissements publics dans les infrastructures, en particulier dans le domaine des transports, résultait, pour partie, des faibles capacités de l’administration à exécuter les dépenses.

Les comptes extérieurs sont légèrement déficitaires et le risque d’endettement est considéré comme faible.
En 2017, la balance courante a enregistré un déficit de 0, 8 % du PIB (2, 52 milliards de USD), en chute depuis 2014. (- 0, 4 % en 2016, + 2, 5 % en 2015 et + 3, 8 % en 2014).
Pour 2018, la prévision de la BSP (la Banque Centrale) d’une balance courante pour un moindre déficit de – 0,2 % (moins 700 millions de USD) pourrait ne pas être atteinte, au vu des résultats du premier trimestre des exportations de biens. Diminution de 6 % des exportations et augmentation de 6, 8 % des importations.



En 2017, les exportations philippines ont augmenté de 9, 5 % atteignant 62, 9 milliards de USD contre 57, 4 Milliards en 2016.
Les importations ont atteint 92, 7 milliards (USD), en augmentation de 10, 2 %. Le déficit commercial a ainsi continué d’augmenter pour atteindre près de 30 milliards (USD), soit plus de 8, 4 % du PIB du pays.
Ces évolutions traduisent une reprise de la demande mondiale adressée aux Philippines, dans un contexte de forte croissance de l’économie nationale.

La Chine restait, en 2017, le premier partenaire économique des Philippines, premier client et premier fournisseur. Au plan régional, les pays de l’ASEAN ont représenté 50 % du déficit commercial du pays.



La très forte spécialisation sectorielle du commerce extérieur sur les produits de l’électronique constitue une vulnérabilité qui s’ajoute à la dépendance commerciale régionale.
En 2017, les ventes de produits et composants électroniques ont représenté 52 % du total des exportations à 32, 7 milliards de USD et les importations de produits électroniques ont représenté 25 % du total des achats, atteignant 23, 3 milliards de USD.

L’excédent des activités de service a augmenté de 35 % en 2017, passant de 7 à 9, 5 milliards de USD. Les exportations de services ont atteint 35, 6 milliards de USD en progression de 14 % par rapport à l’année 2016. Cette croissance a été tirée par le dynamisme des services externalisés (BPO pour Business Process Outsourcing), secteur où les Philippines ont acquis depuis une décennie des compétences reconnues par les grands groupes multinationaux.

Dans ces activité aisément délocalisables, l’enjeu pour les Philippines est de conserver ses avantages comparatifs par une montée en gamme des services, ceci en développant les qualifications de sa main d’œuvre.

S’agissant du compte financier, les Philippines enregistrent une entrée nette de capitaux de 3, 8 milliards de dollars US au quatrième trimestre de 2014, après une sortie nette le trimestre précédent de 2, 5 milliards, portant ainsi le solde des entrées de capitaux à 1, 6 milliards à la fin de l’année 2017. Les flux nets d’investissements directs étrangers (IDE) restent peu important à3, 2 % du PIB, malgré une forte hausse en 2016 (+ 40, 7 %) et 2017 (+ 21 %).

Les flux nets d’IDE ont atteint 10, 1 milliards (USD) en 2017, ce qui constitue un record absolu. Cette hausse a été essentiellement portée par les investissements  dans le secteur manufacturier, investissements qui s’établissent à 1, 15 milliards (USD), soit une hausse de 244 %.

L’industrie pétrolière, ainsi que les secteurs de l’immobilier, de la construction et de la distribution, ont été les autres grands bénéficiaires de ces flux.
Les investissements de portefeuille enregistrent des sorties nettes de 3, 9 milliards USD (+163 % en g.a.), principalement en raison de l’effet conjugué du fort rapatriement des positions des investisseurs étrangers au premier trimestre 2017 (2, 6 milliards de USD et du rapatriement des placements sur les titres de créances publiques.

Les autres flux financiers s’établissent à – 2, 1 milliards USD, (-55 % en g.a.).  
 

Faiblement endetté, le pays dispose de marges de manœuvres en matière de relance budgétaire.

Le Gouvernement a retenu un objectif d’augmentation du déficit budgétaire à 3 % du PIB jusqu’en 2022 (contre moins de 2 % sous la précédente administration, en raison de la faible exécution budgétaire), par un accroissement indispensable des dépenses publiques, essentiellement dans les infrastructures et les services sociaux.
Lutte contre la pauvreté, éducation primaire et santé.

Malgré une augmentation de 11 % des dépenses publiques, le déficit budgétaire a été inférieur en 2017 à l’objectif de 3 %, en atteignant 2, 2 % du PIB.
Ceci s’explique par une augmentation plus importante des recettes du Gouvernement (+ 13 %) et le décaissement partiel des fonds publics (près de 3 % du budget de l’année 2017 n’a pas été dépensé), pourtant en amélioration par rapport aux années précédentes (3, 6 % en 2016 et 12, 8 % en 2015).




Le premier volet de la réforme fiscale Comprehensive Tax Reform Program (CTRP), initiée par le Gouvernement en 2016, est entré en vigueur le 1er janvier 2018.

Ce volet, intitulé Tax Reform for Acceleration and Inclusion (TRAIN), a réduit l’impôt sur le revenu des particuliers et augmenté les taxes sur les carburants, l’alcool et les boissons sucrées, les voitures et le tabac.
Cette réforme devrait permettre d’augmenter les recettes fiscales de 15, 2 % du PIB en 2017, à 17, 7 % du PIB en 2022.

Le deuxième volet, qui est actuellement en discussion à la Chambre des Représentants, vise à réduire le taux d’imposition des société (de 30 à 25 %), tout en modernisant les dispositifs d’incitations fiscales à l’investissement et en supprimant les exonérations et privilèges fiscaux excessifs. Une fois appliquée dans son ensemble, la réforme doit permettre de générer 2, 6 milliards USD de recettes supplémentaires.

Malgré le montant record de la dette publique en 2017 (114 milliards de USD contre 107 milliards en 2016), dû notamment à la dépréciation du peso philippin et à l’augmentation des emprunts domestiques, le ratio dette publique / PIB a atteint son nivrau le plus bas depuis 1980 à 37, 8 %, ceci grâce à une croissance économique soutenue. Le FMI prévoit une baisse continue de ce ratio à environ 34, 6 % d’ici 2022.

Le risque souverain est atténué par la composition majoritaire de la dette publique en devise nationale (68 %) et par le profil de son échéancier. 80 % de la dette à maturité de moyen et long termes.

L’endettement extérieur est peu élevé et devrait poursuivre sa baisse : le ratio dette extérieure / PIB était de 23, 3 % en 2017, contre 24, 5 % en 2016.
Sur la période 2007 à 2017, ce ratio a diminué de manière continue, passant de 44, 5 % à 23, 3 %, grâce à des politiques publiques conservatrices, au développement d’un secteur financier national capitalisé et bien géré, ceci dans un contexte de résultats économiques favorables caractérisé par une forte croissance, une balance courante en excédent jusqu’à fin 2015 et une monnaie nationale stable, également jusqu’à fin 2015.

Selon la BSP, à la fin2017, la dette extérieure était libellée, pour plus des trois-quarts en dollars américains (77, 5 %), en yen (13, 8 %), en peso philippin (5, 9 %), en euro (1, 5 %) et en autres devises (1, 3 %).



Avec un taux d’inflation de 4, 5 % fin avril 2018, la Banque Centrale mène une politique de resserrement progressive des taux, en lien avec le cycle financier mondial.
Le peso évolue dans un système de change flottant, sans bande de fluctuation.

Le déficit courant récent exerce une pression sur le peso philippin qui s’est déprécoé de 46, 7 PHP / USD en août 2016, à 50, 4 PHP / USD à fin décembre 2017 et ce, malgré les interventions de la Banque Centrale pour tempérer les fluctuations excessives. Le peso s’est déprécié de 2 % en 2017.

L’inflation a atteint 3, 2 % sur l’année 2017, en augmentation par rapport à 2016, (1, 8 %). Néanmoins, cette inflation est restée dans la fourchette cible de la BSP qui se situait entre 2 et 4 % pour 2017.

En 2018, l’inflation a poursuivi sa hausse en atteignant 4, 5 % à fin avril, son plus haut niveau en cinq ans. Cette hausse résulte principalement de l’augmentation des taxes au premier janvier 2018 dans le cadre de la réforme fiscale.

La forte augmentation des cours mondiaux du pétrole depuis le début de l’année 2018 est également un facteur inflationniste.
Après un taux inchangé de 3 % depuis fin 2014, la BSP a annoncé une hausse de 25 pdb (point de base) de son principal taux directeur en mai 2018, le portant à 3, 25 %. Dans son communiqué, l’autorité indique qu’il se peut que le niveau de l’inflation s’établisse en 2018 au-dessus de sa fourchette cible (2 à 4 %), tout en rappelant qu’elle anticipe un retour dans la fourchette en 2019.
Elle indique enfin se tenir prête à prendre d’avantage de mesures, afin d’assurer ses objectifs de stabilité des prix et de stabilité financière.

Cette hausse du taux directeur permet d’atténuer les risques de surchauffe de l’économie, identifiés par certains analystes et qui sont liés à la politique d’expansion monétaire, à la réforme fiscale et à la hausse des prix mondiaux de certaines matières premières, dont les hydrocarbures.
La propagation de l’inflation par la dépréciation du peso (« pass through ») est considérée comme limitée selon les études de la BSP.
En effet, le niveau élevé de ses réserves devraient permettre à la BSP de faire face à une crise de Change. Les réserves internationales de la BSP s’élevaient à 81, 5 milliards USD à fin décembre 2017, soit l’équivalent de huit mois (8) d’importations de biens et services.

La faible proportion de la dette extérieure à court terme (19, 5 % du total de la dette, préserve les Philippines d’une potentielle crise de change.

À fin août 2018, l’inflation sur un an atteignait 6, 4 % contre 3, 3 %à fin décembre 2017. La forte progression de l'inflation depuis le début de l’année résulte de plusieurs facteurs : l’augmentation de certaines taxes au 1er janvier 2018, la dépréciation du peso et l’augmantation des cours mondiaux du pétrole.

Pour l’ensemble de l’année, la prévision d’inflation annuelle moyenne est de 4, 1 %.
Néanmoins, cette prévision demeure susceptible s’une révision à la hausse.
Selon le FMI, l’inflation devrait rester proche de 4 % en 2019 et 2020.

Attention que l’inflation enregistrée pour la seule région métropole de Manille est supérieure à la hausse des prix au niveau national. Elle a atteint 7 % à fin août 2018. La hausse des prix concerne principalement les biens de consommation, tels que les produits d’alimentation (+8, 6 %) et les transports (+ 10, 2 %).




À tous et à toutes je souhaite une excellente journée.


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Sunday, August 12, 2018

ÉCONOMIE DES PHILIPPINES SEMESTRE 1 / 2018


ÉCONOMIE DES PHILIPPINES AU PREMIER SEMESTRE 2018

Au niveau de la compétitivité globale les Philippines font mieux que le Myanmar, le Cambodge et le Laos, mais moins bien que le Vietnam et l’Indonésie par exemple.

Si Singapour, la Thaïlande et la Malaisie caracolent en tête, les Philippines se sont vues dépassées par le Vietnam et l’Indonésie en termes de compétitivité, ceci dans la majorité des secteurs d’activité durant ces deux dernières années.

Ce qui ne veut pas dire que les Philippines n’ont pas amélioré leur compétitivité ces dernières années, mais moins que ses voisins et concurrents directs. C’est plus particulièrement durant les 
années 2010 à 2015 que les efforts accomplis ont porté leurs fruits.


Depuis l’avènement du Président Duterte, alors que les autres pays accéléraient leurs réformes, les Philippines sont demeurées quelque peu statiques, situation que l’on pourrait attribuer à la mise en place et aux ajustements nécessaires à la nouvelle administration.
Néanmoins, après trois ans de Gouvernement Duterte, l’on ne sait toujours pas vraiment pour quelles grandes orientations économiques cette administration semble vouloir opter.

Essayons maintenant de comparer l’état de l’économie d’aujourd’hui à celui qu’il était il y a trois ans, avant la prise de pouvoir de Monsieur Duterte.

En étudiant les données disponibles nous constatons immédiatement que l’économie demeure forte et que les fondamentaux sont bons ; néanmoins, quelques faiblesses apparaissent ici et là, faiblesses qui pourraient s’avérer néfastes dans un proche avenir, si rien n’est fait rapidement pour y remédier. 

Le Gross Domestic Product (GDP), l’équivalent du Produit Intérieur Brut (PIB), était de 6, 9 % en 2016, de 6, 7 % en 2017 et il est de 6, 8 % au premier semestre 2018.
Il faut noter que c’est la première fois, dans l’ère post-libération, que les Philippines affichent dix trimestres consécutifs avec une croissance supérieure à 6, 5 %.


Au niveau de la demande, les moteurs de l’économie ont été tirés par la dépense publique, la formation et la consommation des ménages. Cette dernière a toutefois ralenti cette année du fait de l’augmentation du prix des matières premières et donc des prix à la consommation.

Du côté de l’offre, le secteur des services a progressé de 6, 8 % en 2017 et de 7 % au premier trimestre 2018. Le secteur industriel a progressé de 7, 3 % en 2017 et de 7, 9 % en 2018.

Ces chiffres sont importants, ils montrent que le secteur industriel croit plus rapidement que le secteur des services. Cela prouve que la fabrication dans le pays est en expansion et que l’industrialisation est en bonne voie.
Par contre, la croissance du secteur agricole demeure faible, pour ne pas dire décevante, à 2, 4 % en 2017 et à 1, 5 % au premier semestre 2018.

Dans l’ensemble la croissance du PIB en 2017 a été supérieure à celle enregistrée en 2015 (6, 7 % contre 5, 8 %). La croissance moyenne durant l’Administration Aquino a été de 6, 3 %.

Du fait de la bonne tenue de l’économie, le revenu moyen per capita a considérablement augmenté, passant de 6.875 US$ en 2015 à 8.229 dollars en 2017. Soit une augmentation de revenu de près de 20 %.

De nombreuses entreprises françaises !

Les chiffres du chômage et du sous-emploi ce sont également améliorés.
L’amélioration de la situation du chômage dans le pays résulte en grande partie d’une augmentation des investissements directs étrangers et donc des emplois créés qui en découlent. Ces investissements étrangers (IDE) sont passés de 6, 64 milliards de dollars en 2015 à 10, 05 milliards en 2017.

L’investissement dans les infrastructures est à ce jour la pièce maitresse de l’administration Duterte.
Le ratio des dépenses d’infrastructure rapporté au PIB est passé de 4, 3 % en 2015 à 5, 3 % en 2017.
Il est à noter que c’est la première fois en cinquante ans que ce ratio est supérieur à 5 %.
Si le programme de l’administration Duterte est respecté, ce ratio devrait passer à plus de 7 % entre 2019 et 2022.

L’INFLATION

Malheureusement tout n’est pas si rose.

La forte croissance du PIB est grandement menacée par la poussée de l’inflation.
Le mois dernier, juin 2018, l’inflation a atteint 5, 2 %, portant la moyenne de cette dernière sur les six premiers mois à 4, 3 %. Rappelons qu’en 2015 l’inflation était négligeable, à hauteur de 1, 41 %.

Le mois de juin dernier était le quatrième mois consécutif qui voyait dépassées les prévisions de la Banque Centrale concernant l’inflation. Alors que cette dernière tablait sur une inflation, pour l’année 2018, se situant entre 2 et 4 % dans ses prévisions les plus pessimistes, nous savons que ces pourcentages seront dépassés.


L’augmentation de l’inflation résulte principalement de la mise en vigueur de la loi TRAIN, donc des hausses des taxes sur les produits pétroliers, les automobiles et autres moyens de transport, les boissons sucrées et alcoolisées, le tabac, l’éducation et les soins de santé, etc.

L’augmentation du prix des produits pétroliers induit automatiquement une hausse des produits manufacturés que les fabricants répercutent directement sur les prix aux consommateurs.
Augmentation du prix des transports et de la logistique, de l’électricité, de la nourriture et des boissons, des meubles et de l’électroménager, de l’éducation et des soins de santé, des véhicules, etc.

Afin de faire face à ces hausses de prix, les consommateurs vont puiser dans leur épargne.
Moins d’épargne, donc moins de fonds disponibles pour l’investissement, d’où un certain ralentissement de l’économie.

Une inflation élevée incite généralement les autorités monétaires à augmenter les taux d’intérêts ; d’où un argent plus cher (et plus rare dans certains cas) pour les emprunteurs.
Ce qui veut dire un argent plus cher pour les fabricants et fournisseurs de services ; ces derniers vont alors répercuter ces coûts supplémentaires sur les prix de vente aux consommateurs de leurs produits et services.

Les prêts hypothécaires et à la consommation deviendront également plus chers, ce qui risque de compliquer l’achat de maisons, de véhicules, de meubles et d’électroménager. 
Des taux d’intérêts élevés absorbent les liquidités sur le marché.
Cela freine les dépenses de consommation et entraine une baisse du PIB.

Pour les exportateurs, le coût élevé de l’argent, de l’électricité, du transport et de la logistique, érode leur compétitivité sur le marché mondial.
En réalité, une forte baisse des exportations philippines est déjà constatée.



Une inflation élevée provoque des fluctuations de taux de change.
La volatilité du peso affecte les exportations, les importations, les transactions commerciales et financières transfrontalières. Cela alimente également l’incertitude des entreprises.

Les investisseurs étrangers potentiels réfléchiront à deux fois avant d’investir dans un pays aux prix instables et à la monnaie erratique. 

Une inflation élevée a de nombreux effets toxiques qui peuvent atténuer, voire annuler, les avantages d’une croissance supérieure à 6 %.


UNE DETTE À LA HAUSSE

La dette croissante doit être une source d’inquiétude.
La dette publique est passée de 115, 6 milliards de dollars en 2015 à 129, 16 milliards de dollars à la fin 2017. En juillet dernier le gouvernement a annoncé son intention d’emprunter une somme de 22, 4 milliards de dollars (1.189 milliards de pesos), afin de financer son plan de dépense pour 2019.

Ceci en plus des 16, 75 milliards (888, 23milliards de pesos) qu’il empruntera cette année.
Le ratio dette publique / PIB était d’environ 41 % en 2015 et devrait augmenter d’au moins trois points en raison des emprunts de l’État. Cela est gérable, à la condition que balance commerciale et compte courants soient sains… le problème est que les deux se détériorent rapidement.

À la fin de 2017 le déficit commercial (Exportations moins importations) était de 28, 786 milliards de dollars, le plus fort enregistré par le pays. À la mi 2018, ce déficit était déjà de 15, 77 milliards de dollars, ce qui veut dire qu’il devrait dépasser les trente milliards cette année.
Ce qui en ferait un nouveau record.



Les importations progressent à pas de géant du fait des besoins de produits pétroliers, de combustibles minéraux, de fer et d’acier, utilisés dans le programme de développement des infrastructures du gouvernement Duterte.

Il y a eu également une forte augmentation des importations de machines, engins et équipements dans le cadre de ce programme.
Si ces équipements sont correctement maintenus (maintenance/entretien) dans le temps, ils demeureront productifs, ce qui est une excellente chose.

Toutefois, les exportations n’ont pas progressé à un rythme pouvant compenser la hausse de la facture des importations. En fait, les exportations ont baissé, passant de 28, 33 milliards de dollars au premier semestre 2017 à 26, 914 au premier semestre 2018. En fait de janvier à mai 2017 et 2018. Soit une diminution de 5 % en glissement annuel.

L’objectif du gouvernement, visant à accroitre les exportations, de neuf pour cent (9 %), n’est d’ores et déjà  plus réalisable, principalement du fait de produits manufacturés devenus non compétitifs.

Le déficit augmente aussi dans le compte courant du pays (PNB).
D’un excédent de 601 millions en 2015, il entre en territoire déficitaire en 2017 (- 2, 52 milliards de dollars). Il devrait s’aggraver en 2018 pour atteindre un montant de – 3, 1 milliards de dollars US.

Les envois de fonds des OFW (travailleurs philippins de l’étranger), les revenus tirés des IT-BPO, le tourisme et les investissements étrangers dans le pays ne suffisent plus à couvrir les besoins en devises.

Normalement l’on devrait assister (l’on peut s’attendre) à un affaiblissement du peso contre les principales devises.



Il n’y a pas de problème à accumuler des dettes… à la condition que l’on puisse rembourser !

Le problème est que les réserves internationales brutes (RIF)
se sont également détériorées.
GIR représente le montant des dépôts en devises, des obligations, de l’or et des Droits de Tirage Spéciaux (DTS), détenus par un pays.
D’un montant de 86, 12 milliards de dollars en septembre 2015, il est tombé à 80, 669 milliards de dollars à la fin 2017 et s’est effondré à 77, 68 milliards en mai 2018.
La chute est brutale.

Les Philippines sont encore loin d’une crise de la dette ; mais la hausse de la dette, conjuguée à une érosion du compte courant et des réserves en devises, peut être source d’inquiétude.


ET APRÈS, QUEL FUTUR ?

La Présidence Ramos a vu l’essor de l’industrie électronique ; l’époque du Président Arroyo a été marquée par le développement du secteur IT-BPO ; l’administration Aquino a inauguré la reprise du secteur manufacturier et des partenariats Public / privé.

Trois ans après son arrivée au pouvoir, l’on ne sait toujours pas quel secteur le gouvernement Duterte à l’intention de promouvoir ! Quel secteur, industriel, commercial, de service, financier ou autre, il entend développer.



Attention que le développement des infrastructures n’est pas une industrie ; les infrastructures ne sont qu’un catalyseur de l’industrie.

La nécessité de développer de nouvelles industries est plus urgente que jamais, dans la mesure ou la plupart des sources de devises sont menacées.
Dans le secteur IT-BPO, l’arrivée de l’intelligence Artificielle (IA) remplacera très bientôt l’externalisation de nombreux métiers basés sur la voix. Ce sont ainsi des millions d’emplois qui vont disparaitre.

Rien qu’aux Philippines, ce sont plus de 1, 3 millions de personnes qui étaient employées dans ce secteur d’activité en 2017. De plus, avec des salaires dépassant largement le salaire moyen local, c’est une classe moyenne qui était en train d’émerger. Il se pourrait que ce secteur atteigne un pic de 1, 7 millions d’employés en 2018 / 2019, avant que de rapidement décliner.

Remplacé par quoi ?

 Dans le secteur de l’électronique, l’apparition de nouvelles générations de circuits intégrés et de semi-conducteurs rend obsolètes nombre d’entreprises locales impliquées dans ce secteur.

Faute d’attirer de nouvelles compagnies à la pointe de la technologie, par des incitations fiscales et des facilités d’implantation, ainsi que d’offrir des possibilités de modernisation aux entreprises déjà  implantées sur place, les revenus actuels de 32 milliards de dollars vont très certainement fortement diminuer.

Pour faire court, il semble nécessaire et impératif que les Philippines développent rapidement de nouveaux secteurs porteurs à l’exportation.
Certains « experts » ont suggéré que les Philippines pourraient être compétitives dans les secteurs agro-industriels, la construction navale, les appareils ménagers et les produits chimiques.


Ventes de motocyclettes 2016 et 2017

Pour résumer, le Departement of Trade and Industry (DTI) doit redoubler d’effort pour développer ces industries. Le pays a besoin de nouvelles sources de devises et il en a besoin maintenant, ne serais-ce que pour demeurer économiquement solide.

Malheureusement, le Président Duterte, lors de son discours sur l’état de la nation, discours prononcé le 23 juillet dernier, n’a donné aucune indication sur un possible développement de ces nouvelles industries.

Tout juste la possibilité de la création d’un fond spécial destiné à la filière ‘’noix de coco’’.



À tous je souhaite une excellente semaine, que la Force vous accompagne.

Avis, critiques et commentaires, comme d'habitude sont les bienvenus.

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Prendre sa retraite aux Philippines,
Pourquoi ?
7107 îles, plus de 36.000 kilomètres de côtes,
   des  milliers de plages de sable blanc, le soleil toute l’année ;
des montagnes qui culminent à près de 3.000 mètres,
la jungle, les forêts, des paysages grandioses.

Une population chaleureuse et accueillante, des tribus colorées.
Un excellent service de santé à un prix abordable. Le coût de la vie,
   un des plus bas au monde ; de nombreux avantages offerts aux retraités,
pas d’impôts ni de taxes.

      Rendez-vous sur la page livres pour en savoir plus.


Épouser une Femme Philippine”,

sous titré, 

Chercher Trouver et Marier une Pinay,





S’adresse à tous les hommes occidentaux  qui souhaitent trouver aux pays des 7.107 îles celle qui deviendra la compagne de leur vie.


Un livre complet qui aborde tous les sujets sans tabous.

Plus d’information sur la page ‘’livres’’



Mon petit livre 

101 façons de Générer des Revenus aux Philippines, pour y vivre’’ est maintenant disponible. 




Vous trouverez plus d’information sur la page ‘’Livres’’

  EST-ELLE réelle ?
              Est-elle celle qu’elle
                Prétend être ?

 Enquêtes et Investigations
                   Aux Philippines