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Friday, April 10, 2015

LES MILLIARDAIRES ... PHILIPPINS !

Je me souviens, c’était alors tout à fait au début de mon séjour sur l’archipel, de ce que m’avait dit le Postmaster, le Directeur de la poste centrale de Quezón City : « Ici aux Philippines, les ‘’Chinois’’ dominent le commerce et la banque et les ‘’Espagnols’’ sont ceux qui gouvernent ; nous les véritables Philippins ne somment que leurs esclaves, relégués aux plus basses besognes ».Et je dois avouer qu’il y avait de la rancoeur dans sa voix quand il m’a dit cela.


Il y a quelques jours, un média américain, Forbes, nous donnait la liste des milliardaires dans le monde et dans cette liste quinze Philippins étaient cités. Partant du principe qu’une image vaut mille mots, les photographies de ces quinze personnes se trouvaient dans la publication.

Sans aucun doute les quinze photographies accompagnées des noms des personnes démontraient de façon cristalline la domination de l’économie philippine par des ‘’Chinois’’. En fait des citoyens philippins, mais d’origine ethnique chinoise, ceux que l’on nomme ici ‘’Chinois’’. Ce n’est pas, loin de là, une situation unique aux Philippines. A l’exception peut-être de la Malaisie, les Chinois dominent largement les économies des pays d’Asie du Sud-est. Mais, c’est une maigre consolation pour les Philippins que l’on pourrait qualifier de souche.

Le professeur de droit (Yale) Amy Chua, dans son livre ‘’World of fire’’, estime que les Philippins/Chinois représente environ un pour cent de la population, mais qu’ils contrôlent soixante pour cent de l’économie.
L’on parle là des Philippins qui sont ethniquement cent pour cent d’origine chinoise. 


Si l’on inclut les sangs-mêlés Philippins/Chinois, c'est-à-dire ceux dans lequel l’autre partie du sang serait Philippine ou Espagnole, le pourcentage monte à vingt-deux pour cent. Ce qui veut dire que plus d’un Philippin sur cinq à plus qu’une petite partie de sang chinois qui coule dans ses veines. Je n’ai pas l’information exacte, mais il semblerait qu’il suffise d’avoir plus d’un tiers de sang chinois pour être considéré comme un ‘’Tsinoy’’.  

Revenons aux quinze photographies et surtout aux noms de ces personnes. On remarque immédiatement la domination ethnique chinoise et quelques recherches permettent de dire que neuf milliardaires, soit soixante pour cent, sont de pure origine chinoise. Il s’agit de : Henry Sy, Lucio Tan, John Gokonwei, Andrew Tan, George Ty, Robert Coyuito, Tony Tan Caktiong, Lucio Co et Emilio Yap. Leur langue maternelle est un dialecte chinois. En fait, six d’entre eux sont nés en Chine et ils ont émigré aux Philippines quand ils étaient encore très jeunes.

Trois autres ont des noms à consonance chinoise, pourtant il semble qu’ils aient moins d’un tiers de sang chinois qui coule dans leurs veines. Je veux parler de Dave Consunji, de Bobby Ongpin et de Danding Cojuanco.


De plus aucune de ces trois personnes ne parlent un dialecte chinois. Deux d’entre eux ont effectivement le ‘’look’’ de métisses, Bobby Ongpin et Danding Cojuanco, Dave Consunji ressemble à un Philippin.
Tous les trois, et ce malgré leurs noms, peuvent être considérés comme des Philippins/Philippins.

Les trois derniers, Ricky Razon, Jaime Zobel et Iñigo Zobel, sont de toute évidence des Espagnols/Philippins et leur langue maternelle l’espagnol, bien que le père d’Iñigo, Enrique Zobel, parlait le Filipino comme un natif Batangueño (originaire de la province de Batangas).

Mais il y a d’autres façons de différencier ces milliardaires.

Neuf d’entre eux sont des ‘’self-made men’’, des personnes qui sont parties de rien ou de presque rien : SY, L.Tan, Cokongwey, Consunji, A. Tan, Ty, Tan Caktiong, Co et Yap.
Les autres ont bénéficié d’une excellente éducation, un bon départ dans la vie et surtout de l’héritage familial, qu’ils ont su faire fructifier.

L’on peut également les classifier et les différencier en comparant les façons utilisées pour devenir milliardaires. Là, je ne vous donnerai pas de noms et vous comprendrez pourquoi en poursuivant votre lecture.


Leurs fortunes peuvent provenir de :
1 – Un travail acharné tout en restant propre, hors magouilles et combines plus ou moins licites,
2 – Un travail acharné combiné avec des magouilles politiques et / ou financières,
3 – Un travail acharné et l’exploitation sans vergogne de travailleurs locaux ou étrangers,
4 – Un mélange des propositions 2 et 3,
5 – Sans beaucoup travailler, mais en profitant des conditions locales pour faire fructifier la fortune héritée.
   
Je vous invite, en fonction de vos connaissances, à faire votre propre classification.

Une autre façon de différencier ces milliardaires est de les classer selon leurs types d’activités.
Ils sont tous impliqués dans plusieurs secteurs, mais nous retiendrons ici leur principale activité.
Il y en a au moins cinq qui sont dans le secteur de la banque et de la finance, six dans le développement immobilier et trois dans le commerce de détail. Le plus grand dénominateur commun semble néanmoins être le développement immobilier, sous une forme ou sous une autre. 


Ce qui est également intéressant au sujet des milliardaires philippins (en dollars US, je précise) est leur augmentation en nombre, l’accroissement de leurs fortunes et leur positionnement au niveau mondial. 

En 2007, il n’y avait que quatre milliardaires philippins répertoriés par le journal Forbes.
Jaime Zobel de Ayala (deux milliards de dollars), suivi de trois ‘’Chinois’’, Henry Sy, Lucio Tan et Andrew Tan.

En 2011, il y avait onze milliardaires philippins et dans le dernier numéro de Forbes ils sont quinze.
Au cours de cette période, les trois milliardaires d’origine chinoise ont rattrapé ‘’Don Jaime’’ en termes de richesse. Ce qui est arrivé, dans un laps de temps aussi court, pourrait faire l’objet d’une étude de cas très intéressante.

Voir à quelle vitesse certaines de ces fortunes ont augmenté, dans une période de cinq ans qui couvre les années 2007 à 2012 et ce, malgré les crises financières et économiques qui se sont produites durant cette difficile période.


La plus grande réussite semble être celle de Dave Consunji.


De plus, à ce qui se dit, Dave Consunji se trouve dans la catégorie 1, un homme qui a su rester propre.
En 2007, alors qu’il avait quatre-vingt six ans,  il était classé dix-neuvième fortune des Philippines, avec un montant estimé à deux cents dix millions de dollars. Sa fortune nette en 2012, estimée par Forbes, était de deux milliards sept cents quatre-vingts millions de dollars, soit plus de treize fois ce qui était sa fortune en 2007.

Pas mal pour un homme âgé de quatre-vingt-onze ans ! 

Expériences, avis, critiques et commentaires, comme d’habitude sont les bienvenus.

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Tuesday, December 18, 2012

LES PHILIPPINES ... À DEUX VITESSES !


Les Philippines, je vous en ai déjà parlé, un archipel, un seul et même pays, en fait dans la réalité deux mondes qui se côtoient sans jamais se mélanger.

Les Philippines des villes et les Philippines des campagnes pourrait-on dire pour simplifier, bien que cela ne soit pas tout à fait exact.

En fait cela est un peu plus compliqué, comme dit précédemment ces deux mondes se côtoient, se jouxtent, se croisent, mais ne se mélangent jamais et la première photo de ce poste illustre parfaitement la chose.

Une lagune d’eaux stagnantes, plus ou moins putride, sur laquelle sont érigées des cabanes de squatters montées sur pilotis et là-bas, au fond, les grattes ciel de verre et d’acier du quartier de Makati.

Ceux qui vivent sur ces cabanes montées sur pilotis n’ont pas l’eau courante, pas de sanitaires, souvent pas d’électricité et leurs chances d’échapper à la misère sont quasi-nulles. Ils vivent souvent en dessous du seuil de pauvreté, aucun futur, les laissés pour compte de la société philippine.

De l’autre côté, celui des grattes ciel, des gens qui vivent en air climatisé, qui roulent dans de larges avenues, qui ont accès aux biens les plus chers de la société de consommation, qui vont au cinéma, au restaurant, qui achètent des Rolex, des accessoires Vuitton. Des gens dont les vêtements proviennent de chez Mark & Spencer, qui se parfument au Dior ou au Cardin, qui mangent du foie gras, du saumon fumé et qui roulent en Mercedes, BMW, Audi, en SUV ou en 4 x 4 rutilants.

Ils logent dans de belles demeures dans des zones résidentielles gardées et surveillées, ou dans les grands appartements de ces buildings qui poussent comme des champignons dans les villes nouvelles qui se créent un peu partout dans la capitale élargie.

Buildings aux magnifiques intérieurs de marbre et de granit, qui sont entièrement climatisés et dont les ascenseurs ultra-rapides vous propulsent au 35ème étage en l’espace de quelques secondes.

Combien de ces pauvres hères des bidonvilles lacustres de Manille savent-ils ce qu’est un ascenseur ? Combien d’entre eux ont-ils déjà utilisé ce moyen, non pas pour s‘élever dans la société, mais pour s’élever verticalement dans un immeuble ? Peut-être quelques femmes ou jeunes filles employées comme bonnes à tout faire par ces riches résidents.

Dans certains quartiers du grand Manille, Metro Manila, l’on pourrait se croire partout dans le monde, partout dans un pays dit développé, tout est là pour vous le faire croire tout du moins.

De large avenue, qui ne portent pas de noms, mais des chiffre ; la 1ère Avenue, la deuxième Avenue, la troisième avenue, etc., des avenues qui coupent à angles droits des rues qui portent également des chiffres, la 30ème Rue, la 33ème Rue, etc.

New-York, vous avez l’impression de vous trouver à New-York lorsque vous indiquez votre destination au chauffeur ; « 5ème Avenue corner 33ème Rue, please », pour la quarante-deuxième, je dois avouer que je ne sais si la quarante-deuxième existe à ce jour au Fort Bonifacio, Global City.

Des feux tricolores à chaque intersection, s’il vous plait et qui fonctionnent.

Des tours, encore des tours, des concessionnaires de véhicules hauts de gamme, le groupe Shangri-la qui monte son troisième hôtel dans la capitale.

Ah, ici un large rond point planté d’arbres, une sculpture moderne en indique le centre, un mini parc dans lequel les habitants viennent promener leurs chiens.

Ici la priorité est au piéton.
De très nombreux policiers municipaux, montés sur des motocyclettes de petites cylindrées, font férocement respecter la loi aux automobilistes qui auraient oublié qu’ici ce n’est pas la jungle, ce n’est plus la jungle.


Quel contraste avec le reste du pays !

Les fastfoods et les cantines traditionnelles sont ici remplacés par des restaurants gastronomiques, vous pouvez ainsi visiter le monde entier en passant d’un restaurant à un autre. Un Indien, un Pakistanais, (marrant ces deux-là sont à côté l’un de l’autre, sans se battre), un Italien, un Grec, un Mexicain, un Turc, un Japonais, un Coréen, un Chinois, etc. Mais toujours pas de Français !

Des boutiques de mode, des galeries marchandes, des centres commerciaux ultramodernes, le Market-Market, un marché couvert qui jouxte un Centre Commercial et où l’on trouve de tout ; des produits français chez Santis, mais chers, des boulangeries ici et là, de la verdure, des fleurs, un Seven Eleven ouvert 24 / 24 et 7 / 7, une pharmacie, des grues, des chantiers, etc.

Regardez passer les voitures, qui ici circulent en respectant un certain code de la route … il faut dire que les féroces policiers municipaux y sont certainement pour quelque chose.

Un coupé BMW, une Audi quadro, deux Mercedes, une Toyota, oui mais c’est un taxi, une Chevrolet, une Land-Rover, ah une toute petite, oui la dernière Mini, il y a également des japonaises, des coréennes, mais que des gros modèles et de plus neufs, une Porsche Cayenne, une Lamborghini, une Ford Camaro, des Explorers, etc.

Si ce n’était le faciès des policiers et des agents municipaux, vous pourriez aussi bien penser vous trouver en Floride ou en Californie, à Hawaï ou dans quelque riche ville des Caraïbes. De plus, nombreux sont les passants de type eurasien, les occidentaux qui travaillent aux pays des 7.107 îles apprécient particulièrement ces villes nouvelles, modernes et luxueuses.

Nous sommes loin, très loin même, de la vision bucolique du paysan asiatique plantant son riz dans la rizière inondée, tandis qu’un buffle d’eau s’ébroue dans son trou de boue afin de nettoyer sa peau de la vermine qui s’y est nichée.

Dans un autre post je vous ai parlé du Café Havana et j’ai effleuré le sujet du complexe commercial de Glorietta  et de Greenbelt.

Le nom officiel de cet ensemble : le Makati Greenbelt Mall.
Situé dans ce qui doit être l’endroit le plus cher et le plus couru de Manille, délimité par la Makati Avenue, le Paseo de Roxas, les rues Arnais et Legazpi, le Greenbelt Mall est un complexe de cinq bâtiments contemporains.

Ce qui est unique au sujet de ce Mall, c’est que chaque section (Greenbelt 1,2,3,4 et 5) a son propre style architectural  et sa désignation.

Greenbelt 1en a été le premier building, il a été construit dans la fin des années 70.
Il se trouvait alors détaché du complexe commercial du Glorietta Mall (anciennement le Quad) ainsi que du SM Makati. Cet espace commercial avait ses cinémas ainsi que quelques boutiques de détail. 

C’était à l’époque plus personnel et intime, à l’opposé du complexe du SM et du Squad, qui pourtant se trouvent à un jet de pierre de là.

En l’an 2000 Ayala Land a rénové le building commercial et deux ans plus tard les petites boutiques, les fast-foods et le parking en étage avaient disparus. L’ensemble fut rouvert sous le nom de Greenbelt 1,2 et 3.

Greenbelt 1 a toujours ses propres boutiques, un peu passées de mode, old fashion dirait-on en anglais, mais sa vocation est plus axée sur l’électronique et l’électroménager.
Greenbelt 2 est réservé aux restaurants gastronomiques.

Greenbelt 3 possède ses magasins de luxe au rez-de-chaussée ainsi que des coffee-shops qui sont les endroits favoris des adorateurs de café. Le Havana Café, dont je parle dans un autre post, se trouve dans ce secteur. Dans ces boutiques de luxe et superbement décorées l’on trouve des marques internationales comme Hermes, Calvin Klein, Kate Spad, Marks and Spencer, Kenneth  Cole, Lacoste et de nombreuses autres. Tout le gratin se retrouve dans ce quartier de Manille.

Pour information, ceux qui chercheraient Dior, les parfums par exemple, n’est-ce pas Pascal, au Department Store de Rustan’s, à quelques pas de là et sans avoir à sortir. Tous les Centres, Departments Stores et autres sont reliés entre eux.

Le second étage, second floor, mais premier étage pour les Français, est principalement occupé par des restaurants et des librairies. Il y a des connexions pour passer d’un endroit à l’autre dans cet immense complexe commercial.

Les cinémas sont tous situés sur Greenbelt 3.

Même si Greenbelt 4 peut sembler petit comparé à Greenbelt 3, cet endroit abrite les boutiques de Louis Vuitton, Salvatore Ferregamo, Jimmy Choo, Balanciaga, Prada, Charriol, Gucci et autres boutiques de luxe. Ils sont venus, ils sont tous là … même ceux du sud de l’Italie.

Greenbelt 5 est plus réservé au top des designers philippins, bien que l’on y trouve également des marques étrangères comme Patek Philippe, Rolex, Panerai, Zara, Yves Saint Laurent, Banana Republic, Paul Smith, Liz Clairborne, etc. Pour information une des Rolex exposée affichait un prix de 576.000 pesos, tout de même (€ 11.294). Rassurez-vous je n’ai fait que regarder.

Le Greenbelt Mall à une clientèle hétéroclite.

Si la classe moyenne peut aisément s’offrir un repas gastronomique et des produits de luxe dans ce Mall, seuls les plus riches peuvent se permettre d’acheter les articles de haut de gamme ; un sac à main de $ 1.000 par exemple, sans que cela les fasse pour le moins sourciller.

J’ai noté que de plus en plus d’étrangers viennent faire leur shopping à Manille, moins chère que de nombreuses autres capitales de la région, à ce qu’il me semble tout du moins.
Le Mall est ouvert sans interruption pour ce qui concerne les Coffee Shops et de 10 h 00 à 22 h 00, sept jours sur sept pour les boutiques.

Ce genre de complexe n’est pas l’exclusivité du quartier de Makati, il en existe plusieurs dans Metro Manila et ce n’est qu’un début. Allez faire un tour du côté du Mall of Asia à Pasay, sur la baie.

Chaque ville moyenne du pays possède aussi un ou plusieurs de ces immenses Centres Commerciaux.


Ce que j’explique et que j’essaie de faire comprendre dans ce post, c’est que les Philippines sont en pleine mutation. Oh, je vous l’accorde ceci n’est pas vrai pour cent pour cent du territoire, pas vrai pour cent pour cent de la population, loin de là et c’est pour cela que je titre : ‘’Les Philippines à deux vitesses’’.

Néanmoins, une partie de la population est consommatrice de produits de luxe, une autre partie de produits de moyen de gamme et une troisième doit, pour des conditions financières précaires, se contenter de produits de bas de gamme, fabriqués localement ou importés de Chine.

Nous constatons l’arrivée d’une classe moyenne importante dont le pouvoir d’achat augmente de jour en jour et c’est cette classe moyenne qui doit maintenant être la cible des sociétés européennes.

Ce sont ces consommateurs de plus en plus nombreux qui doivent inciter nos sociétés à considérer ce pays, non pas comme un pays du tiers monde, mais comme un pays émergent.

C’est maintenant qu’il faut venir, il y a encore des places à prendre, dans deux ans il sera trop tard. Dans certains secteurs, les Italiens, Espagnols, Allemands et quelques autres sont déjà très présents.

Dans le secteur alimentaire et boissons (food and Beverage), les exportations américaines ont augmentées de 27 % en 2011 (ceci comparé à 2010) et à nouveau de 16 % sur la période allant de janvier à mai 2012.


Prenons en exemple les vins.

Les Etats-Unis sont le premier exportateur de vin aux Philippines avec 35 % du marché, suivis de l’Espagne 20 %, puis de l’Australie 10 %, de Singapour 8 % (réexport) et du Chili 6 %.
La France se situe dans les 21 % restant, avec des pays comme l’Afrique du Sud, la Nouvelle-Zélande, l’Argentine, etc. Mais avec une part de marché inférieure à 5 %.

Pour les USA, le marché philippin, dans le secteur de l’alimentation et des boissons, est le plus important de l’Asie du Sud-est.
En million de $ et pour l’année 2011 : Malaisie 439 M, Singapour 477 M, Indonésie 483 M, Vietnam 697 M, Philippines 761 M.

Toujours dans ce secteur, les USA ont exporté dans les BRIC et aux Philippines, en millions de $ et année 2011 :
Chine 1.993 M (44 %), Russie 976 M (22 %), Philippines 761 M (17 %), Inde 491 M (11 %), Brésil, 251 M (6 %).


Maintenant, pour les amoureux des Philippines plus traditionnelles, rassurez-vous. Ce n’est pas encore demain que le sud de Palawan sera sillonné d’autoroutes, envahi de villes nouvelles et de centres commerciaux à la démesure de ceux que l’on peut trouver dans la capitale.


La croissance a été ici de 7,1 % au troisième trimestre, suivant un 6 % + au premier semestre !

Les secteurs les plus dynamiques sont les infrastructures, l’immobilier, la bourse, les IT, le BPO. A noter que le secteur manufacturier est en plein renouveau depuis deux ans.

Les secteurs qui devraient exploser : le secteur minier (or, cuivre et nickel), le secteur de l’énergie (mise en exploitation de gisements de gaz offshore), le secteur des biens de grande consommation et le tourisme.  



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