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Thursday, August 19, 2010

ESPECES ... EN DANGER !


Richesse de la biodiversité

Plus je fais connaissance avec ce pays, plus je le découvre et moins je comprends la très mauvaise réputation qui lui est faite.

Je ne vais pas revenir sur la diversité et la beauté des paysages, ni sur la gentillesse des populations, ni sur … non, je vais aujourd’hui vous parler des animaux sauvages et de la biodiversité.

Un très grand nombre d’animaux rares et exotiques ne se trouvent qu’aux Philippines, tous n’ont pas encore été découverts. Je prends pour exemple la découverte d’une nouvelle espèce de lézard Monitor fin juin 2009 par une équipe scientifique dans la partie nord de la Sierra Madre, sur la grande île de Luzon (Luçon). C’est tout de même un animal qui fait plus de deux mètres de long pour une dizaine de kilogrammes, ce n’est ni une araignée, ni un papillon encore moins une fourmi, pourtant jusqu’à fin juin 2009 il est resté tout à fait inconnu !


Les eaux qui entourent le pays ont le plus haut degré de diversité au monde. En 1953, Albert Herre a identifié 2.117 espèces de poissons dont 330 espèces endémiques de poissons d’eau douce.

Les baleines, les dauphins, les requins-baleine visitent régulièrement les eaux philippines à proximité des îles, pour le plus grand bonheur de quelques scientifiques et de trop rares touristes.
Environ 550 des 800 espèces de coraux répertoriés de par le monde se trouvent ici.

Interrogé récemment sur ses dix sites préférés de plongée, un éminent spécialiste de ce sport à listé trois fois les Philippines, seul pays à être cité trois fois !

Il y a également 332 sortes de reptiles et d’amphibiens, 215 d’entre eux sont endémiques à l’archipel. L’on compte moins d’une quinzaine de serpents venimeux sur un total de 114 espèces, de nombreuse espèces de grenouilles et de reptiles n’ont pas été ou incomplètement été étudiées. Malheureusement de nombreuses espèces ont disparues sans que l’on ait eu le temps de les étudier.

Avec environ 612 espèces d’oiseaux et 895 de papillons ce pays a la plus grande concentration au monde de ces deux espèces. 352 espèces de ces papillons sont endémiques à l’archipel.

La flore présente 9.000 espèces, un tiers étant endémique.

Nous trouvons également 165 espèces de mammifères, 121 d’entre eux ne se trouvent que dans cette partie du monde. Toutes ces espèces sont en danger d’extinction.
Le principal coupable, l’homme et encore l’homme, principalement par la destruction de la forêt tropicale et des habitats naturels.

On estime que seulement 8 à 10 % de la forêt primitive est dans son état originel.


L’on ne trouve pas de grands mammifères aux Philippines, je devrais dire l’on ne trouve plus de grands mammifères, car différents fossiles ont été découverts, principalement des fossiles d’éléphants, de rhinocéros et de ‘’stegodons’’ (ancêtres des éléphants et mammouths). Autre fait remarquable, l’on ne trouve pas sur l’archipel de grands fauves. Pas de lions, de tigres, de léopards ou de panthères.

Je reviendrai dans un post futur sur cette particularité, avec des explications possibles et plausibles données par certains scientifiques.

Quelques animaux particuliers à l’archipel

L’aigle philippin.
Connu sous le surnom d’aigle mangeur de singes, l’aigle philippin, qui est une espèce en voie de disparition, est un des plus grands au monde, il mesure environ un mètre de haut et a une envergure de deux mètres.

Il se nourrit principalement de gros serpents, d’oiseaux, de civettes, de lémures et de singes, raison pour laquelle il est surnommé aigle mangeur de singes. Il niche à au moins 30 mètres du sol, au sommet des plus grands arbres.

Avec une population estimée entre 300 et 400 individus qui vivent dans ce qui reste des forêts tropicales d’Isabella, Samar, Leyte et Mindanao, l’aigle philippin qui est une espèce protégée est aussi le symbole des efforts du peuple philippin pour la préservation de sa forêt tropicale.

Il ne faudrait pas que, l’aigle philippin, le grand cacatoès à huppe jaune (Philippines cockatoo), l’éperonnier à queue bronzée (Palawan peacock pheasant, entre le faisant et le paon), le pigeon impérial de Mindoro, le calao à tête rouge (Sulu hornbill) ou le calao de Sulu, suivent les traces du dicée quadricolore (Cebu flowerpecker) qui est maintenant considéré comme éteint.


Le lémure volant


Une des plus étranges créatures sur terre vit aux Philippines. Elle n’a pas d’ailes mais est capable de planer sur plus de 100 mètres d’un seul trait.

Comme la majorité des lémures d’Asie, le lémure volant des philippines est plutôt un animal nocturne, sa tête ressemble à celle d’un chien tandis que son corps présente des similitudes avec l’écureuil volant du Canada.

A Mindanao, dont il est originaire, les gens l’appellent ‘’Kagwang’’, dans le reste du monde il est plus connu sous le nom de lémure volant. Les zoologistes vous diront, qu’il ne vole pas et que ce n’est pas un lémure, que le mammifère nocturne aux gros yeux nommé lémure ne se trouve que dans l’île de Madagascar et aux Comores.

La vérité est que le Kagwang ou cynocephalus volant est l’une des deux seules espèces qui appartienne à l’ordre primitif des Dermoptera. La seconde espèce étant le cynoephalus variegatus ou lémure volant de Malaisie.

Le poids moyen d’un Kagwang varie de 1 à 1,7 kilogramme, sa taille de 35 à 42 centimètres, il a une large tête, de petites oreilles et de grands yeux. Une membrane très développée relie sa queue à ses pattes avant, ce qui forme comme une voile permettant au Kagwang de planer sur une distance de 100 mètres ou plus, souvent pour échapper aux prédateurs comme l’aigle des Philippines.

La continuelle déforestation de la forêt tropicale menace la population restante des Kagwang qui était autrefois abondante dans les jungles de Basilan, Leyte, Samar, Bohol et Mindanao.

Actuellement, le nombre exact de Kagwang reste à déterminer.
Il est déclaré espèce en danger et son exploitation commerciale est interdite.

Chauve-souris
56 espèces de chauve souris sont répertoriées aux Philippines qui abritent aussi la plus grande et la plus petites des mille espèces de chauves souris connues de par le monde.


La plus petite au monde est la Philippine bamboo bat, la chauve-souris du bambou des philippines (désolé, mais je n’ai pas trouvé une meilleure traduction, mais je vous donne le nom de famille scientifique), qui appartient à la famille des vespertilionid.

Ce petit animal mesure environ quatre centimètres de long et a une envergure de 15 centimètres, son poids est de l’ordre de 1,5 grammes.

La forêt vierge que l’on trouve à Subic-Bay et dans la région de Bataan abrite les plus grandes chauves-souris connues dans le monde ; la giant flyng fox (Acerodon Jubatus), renard géant volant et la golden crown flying fox (Pteropus vampyrus), faites votre traduction.

Ces dernières années, ces deux espèces, qui ne mangent que des fruits se sont rassemblées sur les 10.000 hectares de forêt vierge protégée de Subic-Bay. Ce parc National héberge la plus grande concentration de chauves-souris au monde.

Une giant flying fox pèse jusqu’à 1,1 kilogrammes, plus lourde qu’une golden crown flying fox.

Par contre, c’est la golden crown qui a la plus grande envergure, la plus grande de toutes les chauves souris connues à ce jour et qui atteind 1,80 mètre. La giant flying fox et la golden crown ne sont que deux des 15 espèces fructivores répertoriées dans l’archipel.

Dans d’autres régions de l’archipel, plusieurs espèces sont maintenant considérées éteintes.

L’on peut citer la bare-backed fruit bat (Dobsonia chapmani), qui a disparu des forêts de Negros et Cebu en 1964 et la Panay fruit bat (Acerodon Lucifer) vue pour la dernière fois en 1892.

Egalement en voie d’extinction, la Philippine tube-nosed bat, celle avec le nez en forme de tube, (Nyctimene de la région de Negros) qui aura totalement disparu en 2015 si rien n’est fait d’ici la pour la protéger.

Ce phénomène de la disparition d’espèces de chauves souris qui se nourrissent de fruits n’est pas exclusif aux Philippines. J’ai pu constater le même phénomène en Afrique où les populations locales se nourrissent de ces animaux.

Car la chauve souris qui se nourrit de fruits est non seulement comestible, mais parait-il savoureuse, contrairement à celle qui se nourrit d’insectes et qui est, toujours parait-il, car je n’en ai goûté aucune, absolument infecte.

Pas superstitieuses ces populations qui mangent ces espèces qui se nourrissent de fruits, car n’oublions pas, ce sont ces chauves-souris qui sont à la base des mythes et des légendes de vampires, peut-être après avoir mangé des fruits ou baies rouges !

Les derniers restes de l’ère des Dinosaures

Certains scientifiques appellent les tortues de mer ‘’les seuls restes vivants de la période des dinosaures’’, mais peut-être pas pour longtemps. Si rien n’est fait rapidement, les tortues de mer pourraient bien suivre les dinosaures dans la voie de l’extinction.


Les tortues de mer, plus connues sous le nom de pawikan aux Philippines appartiennent au sous ordre des Cryptodira et aux familles des Dermochelyidae et Cheloniidae.

Il y a plus de 220 espèces de tortues dans le monde, mais seulement sept d’entres elles sont considérées comme marines.

Cinq de ces espèces sont présentes dans les eaux Philippines.
Une tortue marine typique de l’archipel pèse entre 180 et 210 kilogrammes ; contrairement aux tortues terrestres, elle ne peut rétracter sa tête et ses pattes avant sous sa carapace.

L’espèce la plus commune dans le pays est la tortue de mer verte, qui peut atteindre 1,5 mètre de long et peser jusqu’à 185 kilogrammes. La plus grande espèce, de par la taille, est la leatherback (dos de cuir) tortue qui peut grandir jusqu’à plus de deux mètres.

Le Palawan Bearcat

(C’est une espèce à lui tout seul, de la famille des Viverridae. Civette).
Ce n’est pas un ours et ce n’est pas un chat, ce n’est pas non plus un mélange des deux.

Le Palawan bearcat, localement appelé Manturon ou Binturong se trouve exclusivement sur l’île de Palawan où il vit dans une dense végétation, aussi bien dans la forêt primaire que dans une forêt reconstituée, parfois dans les collines et les parties basses des pentes montagneuses.


Il est arboricole et utilise sa queue préhensile pour grimper aux arbres, plus spécialement dans la haute canopée, dans le feuillage dense où il est très difficile de l’apercevoir. C’est un animal nocturne, il n’est vu rarement que grâce à ses yeux lumineux qui clignotent par courtes périodes lorsqu’ils sont exposés à la lumière des phares d’une voiture ou d’une lampe électrique.

Le Palawan bearcat est parfois, quand ils l’attrapent, mangé par les natifs ; la fourrure est utilisée pour faire des couvre-chefs, des sacs et des habits, parfois également utilisée comme accessoire de décoration.

 L’espèce a été gravement affectée par la déforestation, la chasse et les pièges.

Il a un corps allongé, une tête large dans sa partie postérieure, mais qui devient étroite et pointue, les oreilles sont petites et rondes, il a de petits yeux, une longue queue préhensile et des pattes relativement courtes.
ll mesure de 61 à 96 centimètres plus la queue qui est de la même dimension que le corps et sont poids varie de 9 à 14 kilogrammes. Il est le plus souvent de couleur noire avec des taches marron foncé.


Le prochain post sera consacré à quelques autres espèces philippines en danger :
Le Dugong, un parent du lamantin aussi nommé vache des mers ;
Le tarsier, que les locaux appellent le plus petit singe du monde ;
Le Tamaraw qui est un buffle d’eau nain ;
Le crocodile de Mindanao :
Les, Mouse deer, Panay deer et Calamian deer ;
Nous terminerons par quelque Cacatoes.

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Thursday, June 10, 2010

DENTS ET TOURISME, BUDGET


Je vais essayer dans ce ‘’post’’ de vous donner une estimation du coût d’un séjour de trois semaines aux Philippines pour soins dentaires et tourisme. Hors frais de soins dentaires et transport de X (votre ville de départ) à manille et retour.

Hypothèse de base pour deux adultes :
Départ de votre lieu de résidence, le jour J,
Arrivée aux Philippines un lundi, matin ou après midi, J + 1, transfert aéroport/hôtel,  
Soins dentaires du mardi au vendredi ou samedi, J + 5 ou 6,

Départ pour Baguio, la capitale d’été et ville des pins, le samedi ou dimanche matin,
Quatre jours et trois nuits à Baguio,
Retour sur Manille et transfert sur Bohol, Tagbilaran, J + 9,
Quatre jours et trois nuits sur l’île de Panglao,
Transfert sur Cebu, J + 12,
Deux jours et deux nuits à Cebu,
Retour sur Manille et transfert sur l’île de Palawan, la dernière frontière, J + 14,
Cinq jours et quatre nuits sur Palawan,
Retour sur Manille, J + 18,
Une nuit et une journée sur Manille, J + 19,
Transfert aéroport et embarquement pour le retour. J + 20,

Retour au bercail, vous allez pleurer.

Il faut compter de 16 à 17 heures pour se rendre de Paris à Manille, en fait l’on passe une bonne journée à voyager. Passer par Hong-Kong est la meilleure solution, mais il existe aussi des possibilités par Bangkok et Kuala-Lumpur pour l’arrivée et Amsterdam en place de Paris pour le départ. A vous de choisir en fonction des tarifs et correspondances proposées.

Vous allez arriver au Niño Aquino International Airport, l’aéroport international de Manille qui porte le nom du père du futur Président. Comptez une heure pour les formalités s’il y a plusieurs vols internationaux qui sont arrivés en même temps. 

Ne vous fiez surtout pas à la mine rébarbative et suspicieuse des Officiers de l’Immigration, ils sont comme ça. J’ai toujours  l’impression de devoir ressembler à un trafiquant de haut vol, un puissant yakusa voir un terroriste international lorsque je m’aventure sur le territoire des Philippines. 

Par contre, les Douanes sont assez cool, je n’ai jamais assisté à une seule fouille de bagages. Prendre la file de sortie verte, rien à déclarer. Mieux vaut avoir quelqu’un qui vous attende à la sortie avec une pancarte portant votre nom. C’est plus sure et cela va certainement vous éviter d’éventuels problèmes avec les chauffeurs de taxis ou voitures particulières. Il y a les officiels et les officieux et pas mal de racket autour de ce business.
Vous êtes maintenant assis à l’arrière d’un véhicule climatisé qui roule sur Roxas Boulevard, longeant le front de mer de Manila Bay, en direction d’Ermita. En fonction du trafic, le trajet d’une quinzaine de kilomètres va durer de 20 minutes à une heure. Les bouchons de Manille sont terribles. Check in à l’hôtel, les bagages dans la chambre, une douche on se change et prêt pour un premier contact avec la ville. Ermita est un des quartiers touristiques de Manille, peut-être ‘’le quartier touristique’’

. Plusieurs visitent s’imposent, la vieille ville d’Intramuros, un ou deux musées, quelques anciennes églises …  Tout ceci pourra être fait en accordance et en alternance avec les visites chez le dentiste dans les jours qui suivent. Vous êtes golfeur, essayez le 18 trous d’Intramuros, en nocturne s’il vous plait, c’est inédit et grandiose, dans les anciennes douves de la forteresse. 

En soirée, après dîner, une petite promenade sur la contre allée qui longe la baie vous permettra d’apprécier la fraicheur de la brise marine. Shopping et boutiques souvenirs sont à distance de marche. Les restaurants de la rue Adriatico présentent toutes les cuisines du monde, souvent avec des spectacles de danses locales. Renseignez-vous.

Le samedi  ou le dimanche avec vos nouvelles dents et un sourire retrouvé, vous voilà prêt à savourer les plaisirs des Philippines. En route pour l’aéroport, mais le national cette fois en direction de Baguio. La distance à  vol d’oiseau de Manille à Baguio est de 114 NM, environ 205 kilomètres, mais Baguio est située dans les montagnes de la Cordillera et le trajet en voiture ou bus s’effectue en quelque quatre à cinq heures. Quarant- cinq minutes de vol au maximum et vous êtes arrivés, en forme pour découvrir la capitale d’été, la ville des pins qui s’étale sur d’imposantes collines boisées. La différence de température entre les deux capitales est de l’ordre de 10º C et, si vous vous aventurez dans les montagnes environnantes, préparez votre anorak.


Baguio dispose d’environ quarante hôtels, six resorts et de quelques autres facilités pour se loger. Le prix moyen d’une chambre standard est de l’ordre de $90. Pour les déplacements à l’intérieur de la ville et aux environs, la meilleure solution consiste à prendre un taxi, 35 php de prise en charge et 15 php du kilomètre. Egalement possibilité de louer un taxi à l’heure, de 200 à 250 php / heure.

Baguio est un ancien centre minier et était une ville de repos pour les officiers américains. Américains et natifs (les tribus des anciens coupeurs de têtes) ont donné à la ville un riche mélange de cultures de l’ouest et de cultures des tribus locales. Aujourd’hui Baguio est un melting pot de ces tribus de la Cordillera, qui il n’y a pas encore si longtemps, se livraient à des guerres impitoyables. 

Six groupes ethniques se retrouvent sous la dénomination d’Igorot ou peuple des hautes terres : les Bontoc, les Ibaloi, les Ifugao, les Isneg (ou Apayao), les Kalinga et les Kankana-ey.

Ces tribus peuvent être visitées dans leurs villages autour de Baguio et certains membres portent encore leurs vêtements traditionnels. Ce sont d’excellents artisans et de nombreux objets peuvent être achetés comme souvenirs.


Faites dessiner votre portrait par un des artistes du Botanical Garden Gallery ou à Tam-Awam village, découvrez les huttes des différentes tribus et contemplez les statues géantes des différents personnages qui sont familiers aux tribus de la Cordillera.

A voir, le Cordillera Museum, le Bencab Museum, faites-vous poser un tatouage tribal, visitez le Camp John Hay, le marché central, l’Orchidarium du Burnham Park, posez pour une photo avec des natifs, posez en costume local … il y a tant à faire à voir et à visiter.


Ne pas oublier les terrasses de riz et si vous avez le temps les cercueils suspendus de Sagada.

Le temps a passé très vite, trop vite et il vous faut maintenant rejoindre l’aéroport direction Manille, changement d’avion et en route pour Tagbilaran sur l’île de Bohol. Changement total de décor, vous arrivez maintenant dans les îles du paradis. 

J'espère que vous avez pris la précaution de choisir votre siège près d’un hublot ! Vous passez par la petite aérogare blanche de deux étages au toit vert de style local et … votre chauffeur vous attend. Il conduit en général un van climatisé qui en 30 à 40 minutes va vous transporter jusqu’à Alona, sur l’île de Panglao  où se trouve votre resort, bien évidemment au bord d’une plage de sable blanc.

Au programme, une journée en mer avec les dauphins et les baleines qui se trouvent en grand nombre dans cette partie de l’île. Nager avec ces ‘’grosses bêtes’’ qui sont tout à fait inoffensives, vous pouvez me croire,  c’est une expérience inoubliable. Il faut déjà être bon nageur pour arriver à les suivre et  méfiez vous de la  queue de la grosse bestiole. Masques, tubas et quelques fois palmes sont à votre disposition dans la barque à balanciers. Demandez à votre guide et au conducteur de la barque quel était leur ancien métier. Il y a de grandes chances qu’ils vous répondent ‘’Whale hunters’’.


Deuxième journée du programme, visite du sanctuaire du Tarsier, le second plus petit primate au monde et que l’on ne trouve qu’aux Philippines. Passage obligé par les ‘’Chocolat hills’’ qui en fait ne sont de couleur chocolat que durant l’été local ; le reste de l’année elles sont de couleur jaune ou vert tendre. Descendez la rivière Loboc sur un catamaran local équipé de tables et de chaises, ce qui va vous permettre d’apprécier une petite collation au fil de l’eau. 


Peut-être un monument ou deux s’il reste un peu de temps et retour sur votre resort pour éventuellement une petite SanMig  ou deux. Aimez-vous la plongé sous-marine ? Cette partie sud-ouest de Bohol est classée, par les professionnels de la plongée, dans les dix premières destinations au monde.

A visiter également, les tours de guet construites par les espagnols et les maisons ancestrales.

Quatre jours que vous êtes arrivés à Panglao et il vous semble que cela fait des semaines.
C’est le départ, direction Cebu à quelques 69 kilomètres au nord-est. 


Le même van, sûrement avec le même chauffeur, vous conduit jusqu’au port de Tagbilaran. Le ferry n’attend pas il faut vous presser. En moins de trois heures si la mer est calme, vous passez entre l’île de Mactan et Cebu. 

Le navire est à quai, votre nouveau chauffeur vous attend, en voiture direction votre resort de Lapu Lapu. 

Deux journées de farniente sur la plage, bain de soleil, baignade. Un petit tour sur le centre-ville de Cebu distant d’une vingtaine de minutes, de très bonne heure pour la visite du marché, la croix de Magellan, le fort espagnol, quelques monuments de votre choix et … attendez que la nuit tombe pour déambuler dans les petites rues de la ville. 

Tout d’abord, c’est la fumée qui va vous intriguer, une fumée qui sent le charbon de bois et qui parfois limite la vue à quelques mètres. Puis ce sont les odeurs de viandes grillées. Ah, ici ce doit être du poisson, là les odeurs échappent à votre reconnaissance. Des milliers de barbecues, installés sur les bords des rues, se sont allumés et grillent des brochettes de poulet, de porc, de poisson … le riz est cuit dans des feuilles de bananiers et les sauces sont nombreuses et variées.

Egalement de très beaux parcours de golf sur Cebu.
Il n’y a pas de vol direct entre Cebu et Palawan, il faut transiter par Manille. Heureusement les prix des transports aériens sont peu élevés et cela permet de voyager vite. N’oubliez pas que ce pays fait plus de deux mille kilomètres du nord au sud, plus de mille de l’est à l’ouest et qu’il y a 7.107 îles.

En route pour Palawan, la dernière frontière. Une heure à une heure trente de vol de Manille à Puerto Princesa la capitale de Palawan. L’île est différente des autres îles de l’archipel ; toute en longueur, plus de quatre cents kilomètres pour une largeur maximale de quarante à cinquante. Des plaines le long des côtes et une chaîne de ‘’montagnes’’ au centre, le Mont Mantaling (2.085 m) et la Cleopatra needle (1.608 m) en sont les sommets. 

La partie nord à  une étrange similitude avec la baie d’Halong (Vietnam), pour ceux qui connaissent. Durant la dernière période glaciaire, Palawan était reliée à Bornéo, de ce fait la faune est différente de celle que l’on peut trouver sur les autres îles de l’archipel et il y a des similitudes entre certaines tribus de Palawan et de Bornéo.

Les plus anciens restes humains fossilisés de l’archipel ont été découverts en 1962 par un américain, le Dr. Fox. Il s’agit de  l’homme de Tabon du nom de la cave dans laquelle les os de trois individus différents ont été découverts. La datation au carbone 14 indique - 22.000 ans. Des fouilles sont en cours et laissent supposer une présence de l’homme, ou de ses ancêtres, qui pourrait remonter à – 50.000 ans.                                                                                                                                                                                                                                                               

Je déconseille fortement au visiteur de s’aventurer dans la partie sud de l’le où sévit de façon endémique la forme sévère de la malaria, la forme hémorragique.
La communauté tribale des Batac ou Bataks.
Un des groupe indigène de Palawan, les Bataks, est un peuple de montagnards qui vit dans les vallées au nord de la capitale sur les pentes de la Cleopatra Needle. Ils sont d’origine ‘’Negrito’’ (rien à voir avec l’Afrique) et avec moins de cinq cents membres à ce jour, ils sont considérés comme en voie de disparition.


Vous prenez un bus de à Puerto Princesa et en route pour Sabang, une heure et demie de route à prendre des photos et vous êtes arrivés … pas tout à fait, il  vous faut maintenant faire une petite croisière pour atteindre Bahile, l’entrée de la rivière souterraine navigable la plus longue du monde (8,2 km). La pirogue qui vous entraine sous terre est propulsée à la force du muscle, à la rame. Rassurez vous, vous n’avez pas à ramer. 


A la lumière des torches électriques admirez les cathédrales, les amphithéâtres, les stalagmites et stalactites géantes faites de marbre et de calcaire qui prennent, sous à la lumière des torches, des couleurs qui vont vous émerveiller.

Une journée en barque à travers les îles, un stop sur une île déserte pour le déjeuner, retour au resort après avoir contemplé les coraux et la multitude de poissons tropicaux qui pullulent dans les eaux environnantes.
Je vais maintenant vous faire partir pour votre plus long voyage de ce séjour. Quatre à cinq heures, en bus, direction ‘’El Nido’’ tout au nord de Palawan. A partir de la ‘‘ville’’ de Rizal, sur la gauche plaines ou montagnes, sur la droite la mer. Installez-vous de préférence sur la droite du bus de façon à pouvoir contempler le spectacle marin. 


Plus l’on remonte vers le nord, plus nombreuses sont les îles et îlots.

 La région de ‘’El Nido’’ est une zone protégée de 90.321 hectares,  à 40%  terrestre et à 60% maritime. Cinq types de forêts, trois sortes d’habitats maritimes, des espèces marines mamales, dont le dugong, quatre espèces de tortues marines, 45 sortes de coraux, des oiseaux et des poissons endémiques … sont  maintenant protégés.

Les falaises de calcaire, les milliers de caves et de cavernes qui abritent des millions d’hirondelles, les plages,  sont également protégées. El Nido Resort est un cinq étoiles normes internationales,  une petite partie du prix que vous allez payer va alimenter le fond de protection du site. Palawan est considéré comme la 7ème plus belle île au monde et est, depuis 2007, classée au top niveau des meilleures destinations par le National Geographic Traveler.


Et oui, c’est presque terminé ! Peut-être une petite visite à la forêt tropicale et aux animaux sauvages, lors du retour sur Puerto Princesa, et … Il vous faudra embarquer pour Manille et votre dernière nuit aux pays des 7.107 îles. Oui une dernière journée sur Manille pour contrôler vos dents. Ah, vous aviez oublié que c’était le motif de votre visite !


Vous allez me dire : « c’est une visite virtuelle !» et je vais vous répondre « pour vous aujourd’hui, pas pour moi». Les hébergements se font en hôtel et resorts trois à cinq étoiles et les nombreux transferts s’effectuent en avion.  

Il est tout à fait possible de minimiser le prix d’un tel voyage, mais je me base sur les économies réalisées au niveau des soins. La différence entre, ce que vous auriez à payer pour vos soins dentaires en Europe de l’ouest et ce que cela va vous coûter aux Philippines, couvre largement le prix du séjour. Vous allez, en fait, ‘’gagner’’ de l’argent.

Maintenant combien va coûter un tel périple aux Philippines ? 

Comme indiqué au début de ce poste, hors frais médicaux et billet d’avion A/R Europe, je dirais : 3.300 à 3.500 $. Je suis désolé, mais ici les prix sont en dollars US, et, compte tenu de la volatilité de l’euro, je ne m’aventure pas à donner des prix en euro. Faites votre calcul.


Il est tout à fait possible de séjourner dans un resort, en bord de plage pour moins de la moitié de ce prix. Tout dépend de ce que vous recherchez.

Dans mon prochain post je vais vous proposer des vacances de dix jours au meilleur prix.
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