Saturday, March 22, 2014

ATTENTION ... À VOTRE LANGAGE !

Je viens de recevoir un mail d’un fidèle lecteur, mail par lequel il me demande s’il me serait possible d’écrire quelque chose au sujet de : "comment communiquer efficacement et de façon correcte avec les Philippins ?"



Il semble plus particulièrement intéressé par la façon dont il pourrait faire passer ses idées, ses recommandations ou ses suggestions, sans heurter les sentiments des ‘’Pinoys’’, plus spécialement ceux des membres de sa belle famille.

J’aurais tendance à dire qu’il s’agit là d’un sujet important, un sujet que tout étranger, plus particulièrement occidental, se doit d’étudier sérieusement. Ceci s’il souhaite avoir de bonnes relations avec son entourage, ses voisins et toutes les personnes avec lesquelles il est ou sera régulièrement en contact.

Le fait est que la grande majorité des Philippins ont, quelque part, une idée très personnelle d’eux-mêmes. Bien qu’ayant reçu une éducation par laquelle ils doivent se sentir humble et parfois inférieurs, n’oubliez pas que le groupe, la majorité, se trouve au-dessus de l’individu dans leur culture, ils demeurent néanmoins particulièrement susceptibles.

Il se peut très bien que, sans vous en rendre compte, en disant quelque chose qui vous parait totalement anodin, vous blessiez profondément un Philippin.

De mon expérience il ressort que lorsque vous heurtez l’égo d’un Philippin, cela peut prendre un certain temps, pour ne pas dire un temps certain, avant que la chose puisse s’arranger, à la condition qu’elle s’arrange un jour. Il est très facile aux Philippines et sans même s’en rendre compte, de se faire un ennemi à vie simplement avec quelques mots.



Il existe un profond fossé, une très grande différence culturelle, sur la façon de considérer l’estime que l’on a de soi. Le style direct occidental s’oppose au style indirect du Philippin (c’est la même chose pour d’autres peuples d’Asie). Prenons un exemple, vous avez fait une très grosse connerie et quelqu’un vous le fait remarquer brutalement et vertement. Oui, j’ai fait une grosse connerie, je vais essayer d’arranger les choses et vous allez plus ou moins rapidement oublier. Pas le Philippin, qui dans un cas semblable va culpabiliser et surtout vous en vouloir, de lui avoir fait remarquer son ou ses erreurs.

Si en plus il y a des témoins de votre brutale remarque, il se peut que vous vous soyez fait, non pas un ami, mais un ennemi qui peut vous en vouloir à mort et ceci peut ne pas être une simple image.

Donc prenez un maximum de précautions lorsque vous souhaitez faire un reproche ou une remontrance à un Philippin. Mieux, faites intervenir une tierce personne qui servira d’amortisseur, cette personne, locale bien évidemment, saura employer les mots qu’il faut afin de faire passer le message.

En 1901, le Président des États-Unis d’Amérique, Teddy Roosevelt, a utilisé pour la première fois une formule qui par la suite devint fameuse « Parle doucement, mais porte un gros bâton ». Cette formule devint connue sous le nom de la ‘’Big Stick Diplomacy’’. Il voulait dire par là que les États-Unis n’avaient nul besoin de s’affoler et nul besoin de s’emporter en disant des choses, mais se devaient plutôt de rester calmes et surtout d’avoir de nombreuses forces derrière ce qui est dit. D’après la théorie du Président Roosevelt, les USA ont la possibilité d’obtenir ce qu’ils veulent, simplement en brandissant la menace d’une possible intervention militaire, ceci sans avoir à se battre.

Cette déclaration de Roosevelt à une application pour un étranger qui se trouve aux Philippines, ‘’parler doucement’’, mais uniquement cette partie de la formule, laissez le gros bâton à la maison, il ne pourrait que vous attirer des ennuis.



Lorsque vous discutez avec les membres de votre belle famille, ou avec des Philippins plus en général, n’oubliez pas de prendre en compte que l’anglais est leur seconde, parfois leur troisième langue. De plus ils parlent et comprennent cette langue d’une manière différente d’un Anglais ou d’un Américain.

Déjà que les Anglais et les Américains n’ont pas exactement la même compréhension de certains mots, que certaines phrases peuvent avoir des significations sensiblement différentes, alors qu’ils parlent la même langue et qu’il s’agit de leur langue maternelle, imaginez ce que cela peut-être, pour nous Français. 

George Bernard Show a dit un jour, « Anglais et Américains sont séparés par une langue commune ». Cette séparation va être encore plus grande entre un Anglais et un Philippin, ou toute autre personne qui parle l’anglais et un Philippin.

Maintenant si votre connaissance de la langue de Shakespeare est dans la moyenne de la pratique de l’anglais par la majorité des Français, je ne peux que vous recommander la plus grande prudence.

N’employez que des mots dont vous êtes sûr de la traduction, parlez doucement, prononcez vos mots aussi clairement que possible, utilisez un ton neutre.

Cela devrait vous permettre d’arriver à vous entretenir avec la belle famille et vos amis philippins, dans des conditions acceptables.

Attention qu’il y a beaucoup de ‘’non dit’’ dans le langage philippin. Il vous faudra également apprendre le langage du corps, qui souvent en dit plus que de nombreuses paroles.
Il y a également la forme polie de vous dire non.
Il y a des Philippins qui vous diront ‘’Maybe’’ (peut-être), d’autres emploieront le mot Tagalog ‘’Seguro’’, qui veut dire la même chose,  ou alors ‘’Tingnan natin’’, we shall see.
Le ‘’Baka puede naman ‘’, probably it can be done.



Le ‘’Bahala Ka’’ aura plus tendance à vous faire comprendre que c’est à vous de prendre la décision, la balle est dans votre camp, mais ce qui implique certainement que la personne n’est pas vraiment prête à faire ce que vous souhaitez. Un non déguisé, mais qui vous laisse tout de même une possibilité.

Si vous vous trouvez dans les Visayas ou sur Mindanao, cela donnera ‘’Tingali’’ pour peut-être, siguro est également employé, ‘’Sulayan nako’’ et ‘’Ikaw bahala’’. A la condition que les gens parlent le Bisaya.


Pas d’affrontement direct.

Une autre chose que j’ai apprise par l’expérience, le fait de ne pas être d’accord avec un interlocuteur peut prendre un aspect totalement différent lorsque vous parlez avec un Philippin.
Nous occidentaux, sommes extrêmement directs et si nous ne sommes pas d’accord avec notre interlocuteur, nous lui disons directement, sans prendre de gants. Même si cela peut heurter son égo, car après quelques minutes il aura en grande partie oublié et vous pourrez partager quelques bières, après être passé à un autre sujet. 

Ce qui n’est pas le cas avec le Philippin moyen.

De ce fait, je pense qu’il est bon, dans le cas d’un parfait désaccord sur un sujet avec un Philippin, de faire glisser doucement la conversation sur un autre sujet.
C’est également valable avec les épouses, partant du principe que la ‘’Filipina’’ a toujours raison, plus particulièrement quand elle a tort.




Maintenant il y a quelques sujets qu’il est préférable de d’éviter, sauf à parfaitement connaître votre interlocuteur et encore. Le premier de ces sujets est la politique, le second étant la religion.
Deux autres sujets qui peuvent amener à des confrontations plus ou moins ouvertes, les superstitions et la corruption locale. Dans la mesure du possible, deux autres sujets qu’il est préférable d’éviter.

Une grande partie de la communication des Philippins n’est pas verbale et vous risquez fort de manquer de nombreuses choses si vous ne faites pas l’effort de comprendre comment cela fonctionne.

Néanmoins, je peux vous assurer qu’il s’est passé quelque chose, si vous voyez autour de vous des visages qui semblent gelés, comme figés, des Moon faces comme je les appelle. Pas un sourire, pas de hochements ou de mouvements de têtes, des regards vides… des gens qui semblent regarder au loin, des gens qui semblent vous ignorer et c’est ainsi. Vous êtes en dehors du coup et il en sera ainsi jusqu’à ce que le problème soit réglé.

Les gens vont regarder à droite, à gauche, voire à travers vous, c’est comme si vous n’existiez plus. 

S’ils sont obligés de vous saluer, les membres de la famille de votre épouse par exemple, vous allez voir des sourires sans chaleur, des sourires qui n’atteignent pas vos yeux, comme s’ils étaient destinés à quelqu’un d’autre. Vous allez vous retrouver avec des visages de cire, des visages style Musée Grévin et plus personne ne va faire l’effort de parler anglais ou un langage que vous pourriez comprendre.



Vous avez causé, sûrement sans le savoir, un problème à un ou plusieurs membres de la tribu (du Clan et non pas de l’attribut). La solution, parlez-en avec votre épouse, quelqu’un ou quelqu’une s’est sentie insulté ou humilié. Votre épouse se chargera de réparer les dégâts, après avoir pris connaissance de ce qu’il s’est passé et de vous en avoir informé. Et le plus tôt sera le mieux.

Attention que le langage du corps fonctionne dans les deux sens.

Nous avons, nous occidentaux, également un langage corporel très clair. Mais nous en avons, pour la plupart d’entre nous tout du moins, oublié la compréhension, nous ne savons plus le décrypter. Nous utilisons avant tout le verbe.

Mais les Philippins, ceux qui sont autour de vous, sont parfaitement capables de lire votre langage corporel.
Ils n’ont pas besoin que vous leur parliez pour savoir si vous êtes en colère, si vous avez eu une altercation avec votre compagne ou s’il y a quelque chose qui vous dérange ou vous tracasse. 

Aussi nous faut-il contrôler ce que nous disons, mais également les intonations que nous utilisons, la puissance de notre voie et les expressions de notre corps. Peut-être que de compter jusqu’à dix, avant que de formuler une question ou de répondre à une interrogation, serait un bon début.


Souvenez-vous tout de même que ce que j’écris dans ce billet, ou dans tout autre billet de ce blog, au sujet des Philippins : « tous les Philippins ne se ressemblent pas, aucun n’est le clone d’un autre.

Gardez en mémoire que je parle du Philippin, pas de tous les Philippins ».

Mais n’oubliez jamais… parlez doucement et surtout laissez le gros bâton à la maison. 

Ceci est un court extrait de mon dernier livre ‘’COMPRENDRE LES PHILIPPINES’’, pour y vivre, y travailler, y faire ou y refaire sa vie. Ce livre est également destiné à toute personne qui souhaiteraient découvrir l’archipel en toute connaissance de cause et non pas en simple touriste.

Après un bref rappel historique et géographique de l’archipel, j’aborde, sur plus de 275 pages, des sujets comme :

- Comment préparer votre venue sur l’archipel,
- Comment obtenir un SRRV visa,
- Le système de santé et les soins aux Philippines,
- Qu’est-ce qu’une ACR I-Card,
- Où s’installer, avantages et inconvénients de plusieurs grandes villes,
- Le déménagement, que faut-il apporter,
- Nourriture, locale et importée, France, Europe, États-Unis et autres,
- Les Balikbayan Boxes, comment les utiliser,
- Maladies endémiques, où et comment s’en protéger,
- Obtenir un permis de conduire, la conduite locale,
- Obtenir un Balikbayan visa,
- Ouvrir un compte bancaire aux Philippines,
- J’ai des enfants, comment est l’éducation ?,
- Avoir une bonne connexion Internet et les liaisons téléphoniques,
- Vivre en ville, ou en Province,
- Les moyens de transports aux Philippines,
- Utiliser les bus et les Jeepneys,
- Louer, acheter ou faire construire,
- Faut-il apprendre une langue locale,
- Obtenir un visa de résident permanent,
- Le visa touristique, ses limitations et contraintes,
- La télévision aux Philippines,
- Les distractions à notre disposition, la vie culturelle,
- Les taxes et impôts aux Philippines,
- Etc.




J’aborde, mais succinctement, les possibilités de travailler ou de générer des revenus aux Philippines.
C’est un sujet très vaste sur lequel j’ai écrit un livre complet : ‘’101 façons de Générer des Revenus aux Philippines, pour y vivre.

Il en est de même au sujet de l’amour entre un Occidental et une Pinay, sujet complexe que vous pouvez retrouver dans le livre : ‘’ÉPOUSER UNE PHILIPPINE, chercher, trouver et marier une Pinay’’.   

Dans le livre ‘’Comprendre les Philippines’’, j’insiste plus particulièrement sur la culture locale et le système particulier du SIR.  Le ‘’Smooth Interpersonal Relations’’, ou comprendre comment fonctionne la société philippine, ce qu’il faut faire et ne pas faire, dire et ne pas dire.

Ils font tout comme nous et pourtant pas comme nous !


Expériences, avis, critiques et commentaires, comme d’habitude sont les bienvenus.

Chaque jeudi de 18 à 20 h, 12 à 14 h  en Europe sur Yahoo Messenger :
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Prendre sa retraite aux Philippines,
Pourquoi ?
7107 îles, plus de 36.000 kilomètres 
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Mon petit livre 

101 façons de Générer des Revenus aux Philippines, pour y vivre’’ est maintenant disponible. 




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