Monday, December 5, 2011

ASAWA ... LE DIFFICILE RETOUR !

C’est quelque chose à laquelle rares sont les couples mixtes qui s’y sont préparés.
Je veux parler de l’installation définitive sur l’archipel, afin d’y vivre ou d’y prendre sa retraite, après une longue période passée dans un pays occidental.

Je souhaite surtout insister sur le retour de la Asawa dans son pays d’origine, en l’occurrence les Philippines. Parfois plusieurs dizaines d’années vont s’écouler avant que l’épouse ne revienne sur la terre de ses ancêtres.

Bien évidemment, lorsque le couple revient chaque année pour passer des vacances au pays des 7.107 îles, les choses vont en général se passer plus facilement. La rupture n’a pas été totale, le contact a été conservé, le changement n’est pas aussi brutal, il s’est effectué au cours des ans. 

C'est un sujet que je n’ai encore jamais abordé, pourtant c’est un sujet important et le fait d’en parler pourra peut-être en aider certain à surmonter ce que je considère comme un obstacle à une vie pleine et réussie aux Philippines.


Il s’agit des problèmes rencontrés par une  Filipina qui s’est mariée avec un étranger, qui est partie vivre dans le pays de son époux et qui revient vivre au pays avec toute la famille.

Un problème de réinsertion en sorte, qui souvent se termine par un retour définitif de la famille dans le pays d’origine de l’époux.

Ce n’est pas mon cas. Avec mon épouse, souvent à son grand désappointement pour ne pas dire plus, nous avons décidé de vivre et d’élever nos enfants sous le soleil des tropiques.

Mais j’ai de nombreux exemples d’amis et de connaissances dont le retour au pays de la Asawa, l’épouse philippine, ne s’est pas très bien passé. Quand même il ne s’agissait pas d’une catastrophe obligeant le couple de s’en retourner d’où il venait, dans les mois ou les années qui ont suivi son arrivée au pays des 7.107 îles.

Le fait de revenir aux Philippines est souvent, pour ne pas dire toujours, très difficile pour la ''Pinay'' (la femme philippine) qui a vécu plusieurs années dans un pays occidental et cela demande du temps avant qu’elle n’arrive à se réajuster.  


Il est commun, dans les mois qui suivent l’arrivée, d’entendre l’épouse dire qu’elle ne supporte pas la vie ici et qu’elle veut retourner en Europe, aux USA, au Canada, etc. Et cela peut durer des années avant qu’elle n’arrive à se réajuster, si elle y arrive !


Pratiquement tous les couples que je connais ou que j’ai eu la possibilité de fréquenter ont fait l’expérience de cette situation. L’épouse ne se réadapte pas ou éprouve de grandes difficultés à se réadapter.
Pourquoi ? Je vais essayer de vous donner quelques raisons, tout du moins les raisons qui pour moi sont responsables de cet état de fait.

Généralement la Pinay qui se marie avec un étranger est jeune, entre 20 et 25 ans, elle est encore naïve, n’a pas été exposée à la culture de l’ouest, ou très peu à travers les films et séries américaines qui passent sur les chaînes locales. Peut- être même pense-t-elle que les rues de l’ouest sont pavées d’or, que les billets de 100 dollars se cueillent sur des arbres … souvenez-vous de mon post ‘’Tous les Kanos sont riches’’.

Aussi quand elle arrive dans un pays de l’ouest, c’est un choc pour elle, mais un choc qu’elle va très facilement surmonter. En moins de dix années elle va apprendre beaucoup et totalement changer, devenir une dame version occidentale, une dame sophistiquée. En moins de dix ans elle n’est plus la même personne, elle n’est plus la jeune fille plus ou moins naïve qui a épousé un Kano, elle n’est plus la même que celle qui a quitté une province reculée des Philippines.

Et surtout, elle n’est plus la même jeune femme que sa famille et ses amis ont connue !



Je vous donne l’exemple d’un ami canadien, qui fin des années 90, se trouve en vacances dans la famille de sa femme dans une grande ville du sud. Il est marié avec sa Pinay depuis une dizaine d’années et ils ont deux enfants. Lorsqu’il pose la question à sa belle-sœur de ce qu’elle pense de sa sœur, la réponse : « She is fat ! », elle est grosse. Comme il me racontait, son épouse à cette époque devait peser 60 kilogrammes. Il ajoutait tout de même que lors de son départ pour Vancouver, elle n’avait que la peau et les os et devait afficher moins de 45 kilos sur la balance. Mais tout de même, la seule différence dont parle la sœur, quelques kilogrammes supplémentaires … rien d’autre, l’incompréhension totale, elle ne reconnait plus sa sœur.
Et cette réponse était typique des sentiments de la famille à l’égard de son épouse, ils ne pouvaient pas comprendre qui elle était devenue.

Début des années 2000, ce couple décide de venir s’installer et de vivre aux Philippines. L’attitude de la famille à l’égard de l’épouse va encore plus se détériorer, la famille n’arrive plus à la comprendre, elle l’accuse d’être devenue plus Canadienne (Kano) que Filipina et la famille n’aime pas cela, elle va tout faire pour renverser la situation.


La  famille ne comprend pas pourquoi l’épouse n’accepte pas que la moitié des membres de la famille (au sens de la famille étendue philippine, qui inclue les cousins au troisième et quatrième degré) ne soient pas autorisés à rester en permanence dans sa maison, n’est-elle pas mariée avec un ‘’Kano’’, n’est-elle pas ‘’riche’’ !

Pourquoi ne les autorise-t-elle pas à considérer sa maison comme leur maison, le contenu du réfrigérateur comme leur réserve de nourriture, la motocyclette et la voiture comme leurs propres moyens de transport, pourquoi ? 

Bien que nouvellement arrivés, inconnus au bataillon, certains de ces ‘’parents’’ considéraient comme leur droit de vivre dans la maison de ce Canadien Kano.

N’est-ce pas la culture philippine ?

Oui, mais l’épouse, bien que n’ayant vécu qu’un peu plus d’une dizaine d’années dans un pays dit civilisé, n’accepte pas, n’accepte plus, ne supporte pas et elle a l’impression de se retrouver prise entre le marteau et l’enclume. Elle a pris l’habitude du respect de la vie privée, elle applique le ‘’ma liberté s’arrête là où commence celle des autres’’, une notion totalement inconnue aux pays des 7.107 îles.


Elle sait pertinemment qu’elle ne peut laisser sa famille agir ainsi, sauf à ne plus avoir de vie, son mari ne supporte pas, elle non plus. La première position qu’elle prend est de dire ou de faire dire (mettre un intermédiaire qui amortira le choc) aux membres de la famille, qu’ils peuvent venir les visiter  …  à la condition de prévenir à l’avance, d’en être autorisés et de ne pas arriver tous ensemble, pas la tribu entière, une ou deux personnes à la fois.

Ce n’est pas de cette façon que fonctionne la culture Philippine. Attendre d’être invité pour pouvoir manger, dormir, utiliser tout ce qui se trouve dans la maison du Kano !  No way !

Elle est devenue une mauvaise personne, elle n’est plus dans la norme de la société philippine, elle est en train de renier ses origines …

Que peut-elle faire ? Quoi qu’elle fasse, il y en a toujours qui sont mécontents.

Un jour, à bout, elle a pris la décision de dire fermement aux membres de sa famille, qu’elle, son mari et les enfants avaient besoin de leur espace de liberté.

Qu’ils étaient les bienvenus, mais à la condition express d’avoir été invités au préalable et ce pour un temps limité. Un choc terrible, pour la famille, mais également pour l’épouse du Kano. Un choc qui en a heurté de nombreux, un choc qui, dix ans après dure toujours, un mur les sépare et les séparera à jamais.



Un deuxième point qui contribue, toujours à mon avis, à la difficile réadaptation de la Pinay dans son pays, les amis d'enfance et les relations d’école et de collège.

Toujours en reprenant l’exemple de mon ami canadien.

Quand son épouse se trouvait au collège, il y avait, comme partout aux Philippines, deux clans : le clan des enfants de riches et celui des enfants de pauvres. Son épouse se trouvait dans cette dernière catégorie et le clan des enfants riches, à cette époque, l’ignorait totalement.

Dans les mois qui ont suivi son retour, elle a rencontré plusieurs de ses amies de classe, certaines travaillant dans des supermarchés ou comme vendeuses dans des Malls. Elle a essayé de renouer avec ces dernières, mais sans succès.

Elle les a senties froides, distantes et réservées, les discussions n’étaient ni franches ni ouvertes comme il devrait l’être entre amies d’enfance qui se retrouvent après quelques années de séparation.
Ces amies ne se sentaient plus à l’aise avec l’épouse de mon Canadien. Il existait maintenant un fossé, fossé creusé par son mariage avec un Kano et le fait qu’elle soit devenue riche.

Culturellement l’épouse et les amis d’enfance étaient soudain devenus différents, les copines de classe ne trouvaient aucun intérêt à renouer avec les liens du passé, elles ne se sentaient plus à l’aise, inférieures en quelque sorte.


Un autre aspect, plus rigolo.
Le clan des enfants riches, celui qui l’ignorait totalement lorsqu’elle se trouvait à l’école, tentait maintenant de se rapprocher d’elle. Tous ces changements dans l’attitude des amis d’enfance ont profondément choqué l’esprit de l’épouse canadienne, elle a mis des années à le surmonter et à s’en remettre. Aux dernières nouvelles, tous se passe très bien … maintenant qu’ils vivent à plus de deux cents kilomètres de la famille et des amis.

Il y a également quelques petits autres problèmes que l’épouse philippine, habituée à la vie occidentale et de retour au pays, doit surmonter.
Mais c’est également notre lot quotidien, comme le bruit, la queue dans les supermarchés, no more stock, la lenteur des transactions bancaires, les ATM qui sont toujours hors-service, les pneus qui crèvent, le temps philippin … Ajustons nous, mes amis, ajustons nous, à défaut de nous adapter.

Donc si vous songez à venir vous installer aux Philippines avec votre ''Asawa'' ...
Toujours à mon avis, vivre relativement éloigné de la famille de l’épouse est une sage précaution. Je vous invite à ce sujet à lire ou à relire mon post sur ‘’la famille de ma femme’’. Une centaine de kilomètres c’est pas mal … plus c’est mieux.

Attention tout de même que le Philippin adopte très facilement le :
« Si tu ne viens à Lagardère, Lagardère viendra à toi ! ». Ce qui en gros veut dire qu’il est capable de se déplacer et de venir se greffer. 

J’avais mis plus de 1000 kilomètres entre la famille de ma femme et notre lieu de résidence. Un frère est arrivé chez nous, puis une sœur, des cousins, des cousines, certains ont fait souche ici. Donc, dans ce cas, lorsqu’ils jouent les Lagardère, adoptez ma botte secrète, la botte de Nevers (pour les connaisseurs).


Pour Windy qui souhaite visiter Siquijor, qu’elle me laisse un lien sur mon e-mail.
Pour Frank, merci pour le lien Ambassade des Phils à Paris, je vais l’ajouter.
Pour Getehem, au sujet du Pasalubong, j’ai fait un post sur ‘’Mais … Pourquoi’’, n’ouvre t’elle pas mon cadeau ? Du 5 février 2011, je ne souhaitais pas me répéter. Contrairement aux autres cadeaux, le Pasalubong n’est jamais emballé. Je pense qu’il s’agit de faire voir à tout un chacun ce qui est offert aux uns et aux autres.


Pour Alex, sur le Barangay Captain, ce n’est pas seulement pendant les élections qu’il est préférable de rester neutre en termes de politique. Je dirais 365 jours ¼ par an ! Autre sujets à éviter, sauf à très, très bien connaître les personnes, la religion et la corruption.


Pour Buwan au sujet des reportages sur le pays ; je pense avoir donné mon opinion sur ces journalistes qui écrivent leurs articles dans leur chambre climatisée d’un hôtel cinq étoiles de la capitale !

Expériences, avis, critiques et commentaires, comme d’habitude sont les bienvenus.

Chaque jeudi de 18 à 20 h, 12 à 14 h  en Europe sur Yahoo Messenger :
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