Showing posts with label voyages et retraite aux Philippines. Show all posts
Showing posts with label voyages et retraite aux Philippines. Show all posts

Sunday, August 12, 2018

ÉCONOMIE DES PHILIPPINES SEMESTRE 1 / 2018


ÉCONOMIE DES PHILIPPINES AU PREMIER SEMESTRE 2018

Au niveau de la compétitivité globale les Philippines font mieux que le Myanmar, le Cambodge et le Laos, mais moins bien que le Vietnam et l’Indonésie par exemple.

Si Singapour, la Thaïlande et la Malaisie caracolent en tête, les Philippines se sont vues dépassées par le Vietnam et l’Indonésie en termes de compétitivité, ceci dans la majorité des secteurs d’activité durant ces deux dernières années.

Ce qui ne veut pas dire que les Philippines n’ont pas amélioré leur compétitivité ces dernières années, mais moins que ses voisins et concurrents directs. C’est plus particulièrement durant les 
années 2010 à 2015 que les efforts accomplis ont porté leurs fruits.


Depuis l’avènement du Président Duterte, alors que les autres pays accéléraient leurs réformes, les Philippines sont demeurées quelque peu statiques, situation que l’on pourrait attribuer à la mise en place et aux ajustements nécessaires à la nouvelle administration.
Néanmoins, après trois ans de Gouvernement Duterte, l’on ne sait toujours pas vraiment pour quelles grandes orientations économiques cette administration semble vouloir opter.

Essayons maintenant de comparer l’état de l’économie d’aujourd’hui à celui qu’il était il y a trois ans, avant la prise de pouvoir de Monsieur Duterte.

En étudiant les données disponibles nous constatons immédiatement que l’économie demeure forte et que les fondamentaux sont bons ; néanmoins, quelques faiblesses apparaissent ici et là, faiblesses qui pourraient s’avérer néfastes dans un proche avenir, si rien n’est fait rapidement pour y remédier. 

Le Gross Domestic Product (GDP), l’équivalent du Produit Intérieur Brut (PIB), était de 6, 9 % en 2016, de 6, 7 % en 2017 et il est de 6, 8 % au premier semestre 2018.
Il faut noter que c’est la première fois, dans l’ère post-libération, que les Philippines affichent dix trimestres consécutifs avec une croissance supérieure à 6, 5 %.


Au niveau de la demande, les moteurs de l’économie ont été tirés par la dépense publique, la formation et la consommation des ménages. Cette dernière a toutefois ralenti cette année du fait de l’augmentation du prix des matières premières et donc des prix à la consommation.

Du côté de l’offre, le secteur des services a progressé de 6, 8 % en 2017 et de 7 % au premier trimestre 2018. Le secteur industriel a progressé de 7, 3 % en 2017 et de 7, 9 % en 2018.

Ces chiffres sont importants, ils montrent que le secteur industriel croit plus rapidement que le secteur des services. Cela prouve que la fabrication dans le pays est en expansion et que l’industrialisation est en bonne voie.
Par contre, la croissance du secteur agricole demeure faible, pour ne pas dire décevante, à 2, 4 % en 2017 et à 1, 5 % au premier semestre 2018.

Dans l’ensemble la croissance du PIB en 2017 a été supérieure à celle enregistrée en 2015 (6, 7 % contre 5, 8 %). La croissance moyenne durant l’Administration Aquino a été de 6, 3 %.

Du fait de la bonne tenue de l’économie, le revenu moyen per capita a considérablement augmenté, passant de 6.875 US$ en 2015 à 8.229 dollars en 2017. Soit une augmentation de revenu de près de 20 %.

De nombreuses entreprises françaises !

Les chiffres du chômage et du sous-emploi ce sont également améliorés.
L’amélioration de la situation du chômage dans le pays résulte en grande partie d’une augmentation des investissements directs étrangers et donc des emplois créés qui en découlent. Ces investissements étrangers (IDE) sont passés de 6, 64 milliards de dollars en 2015 à 10, 05 milliards en 2017.

L’investissement dans les infrastructures est à ce jour la pièce maitresse de l’administration Duterte.
Le ratio des dépenses d’infrastructure rapporté au PIB est passé de 4, 3 % en 2015 à 5, 3 % en 2017.
Il est à noter que c’est la première fois en cinquante ans que ce ratio est supérieur à 5 %.
Si le programme de l’administration Duterte est respecté, ce ratio devrait passer à plus de 7 % entre 2019 et 2022.

L’INFLATION

Malheureusement tout n’est pas si rose.

La forte croissance du PIB est grandement menacée par la poussée de l’inflation.
Le mois dernier, juin 2018, l’inflation a atteint 5, 2 %, portant la moyenne de cette dernière sur les six premiers mois à 4, 3 %. Rappelons qu’en 2015 l’inflation était négligeable, à hauteur de 1, 41 %.

Le mois de juin dernier était le quatrième mois consécutif qui voyait dépassées les prévisions de la Banque Centrale concernant l’inflation. Alors que cette dernière tablait sur une inflation, pour l’année 2018, se situant entre 2 et 4 % dans ses prévisions les plus pessimistes, nous savons que ces pourcentages seront dépassés.


L’augmentation de l’inflation résulte principalement de la mise en vigueur de la loi TRAIN, donc des hausses des taxes sur les produits pétroliers, les automobiles et autres moyens de transport, les boissons sucrées et alcoolisées, le tabac, l’éducation et les soins de santé, etc.

L’augmentation du prix des produits pétroliers induit automatiquement une hausse des produits manufacturés que les fabricants répercutent directement sur les prix aux consommateurs.
Augmentation du prix des transports et de la logistique, de l’électricité, de la nourriture et des boissons, des meubles et de l’électroménager, de l’éducation et des soins de santé, des véhicules, etc.

Afin de faire face à ces hausses de prix, les consommateurs vont puiser dans leur épargne.
Moins d’épargne, donc moins de fonds disponibles pour l’investissement, d’où un certain ralentissement de l’économie.

Une inflation élevée incite généralement les autorités monétaires à augmenter les taux d’intérêts ; d’où un argent plus cher (et plus rare dans certains cas) pour les emprunteurs.
Ce qui veut dire un argent plus cher pour les fabricants et fournisseurs de services ; ces derniers vont alors répercuter ces coûts supplémentaires sur les prix de vente aux consommateurs de leurs produits et services.

Les prêts hypothécaires et à la consommation deviendront également plus chers, ce qui risque de compliquer l’achat de maisons, de véhicules, de meubles et d’électroménager. 
Des taux d’intérêts élevés absorbent les liquidités sur le marché.
Cela freine les dépenses de consommation et entraine une baisse du PIB.

Pour les exportateurs, le coût élevé de l’argent, de l’électricité, du transport et de la logistique, érode leur compétitivité sur le marché mondial.
En réalité, une forte baisse des exportations philippines est déjà constatée.



Une inflation élevée provoque des fluctuations de taux de change.
La volatilité du peso affecte les exportations, les importations, les transactions commerciales et financières transfrontalières. Cela alimente également l’incertitude des entreprises.

Les investisseurs étrangers potentiels réfléchiront à deux fois avant d’investir dans un pays aux prix instables et à la monnaie erratique. 

Une inflation élevée a de nombreux effets toxiques qui peuvent atténuer, voire annuler, les avantages d’une croissance supérieure à 6 %.


UNE DETTE À LA HAUSSE

La dette croissante doit être une source d’inquiétude.
La dette publique est passée de 115, 6 milliards de dollars en 2015 à 129, 16 milliards de dollars à la fin 2017. En juillet dernier le gouvernement a annoncé son intention d’emprunter une somme de 22, 4 milliards de dollars (1.189 milliards de pesos), afin de financer son plan de dépense pour 2019.

Ceci en plus des 16, 75 milliards (888, 23milliards de pesos) qu’il empruntera cette année.
Le ratio dette publique / PIB était d’environ 41 % en 2015 et devrait augmenter d’au moins trois points en raison des emprunts de l’État. Cela est gérable, à la condition que balance commerciale et compte courants soient sains… le problème est que les deux se détériorent rapidement.

À la fin de 2017 le déficit commercial (Exportations moins importations) était de 28, 786 milliards de dollars, le plus fort enregistré par le pays. À la mi 2018, ce déficit était déjà de 15, 77 milliards de dollars, ce qui veut dire qu’il devrait dépasser les trente milliards cette année.
Ce qui en ferait un nouveau record.



Les importations progressent à pas de géant du fait des besoins de produits pétroliers, de combustibles minéraux, de fer et d’acier, utilisés dans le programme de développement des infrastructures du gouvernement Duterte.

Il y a eu également une forte augmentation des importations de machines, engins et équipements dans le cadre de ce programme.
Si ces équipements sont correctement maintenus (maintenance/entretien) dans le temps, ils demeureront productifs, ce qui est une excellente chose.

Toutefois, les exportations n’ont pas progressé à un rythme pouvant compenser la hausse de la facture des importations. En fait, les exportations ont baissé, passant de 28, 33 milliards de dollars au premier semestre 2017 à 26, 914 au premier semestre 2018. En fait de janvier à mai 2017 et 2018. Soit une diminution de 5 % en glissement annuel.

L’objectif du gouvernement, visant à accroitre les exportations, de neuf pour cent (9 %), n’est d’ores et déjà  plus réalisable, principalement du fait de produits manufacturés devenus non compétitifs.

Le déficit augmente aussi dans le compte courant du pays (PNB).
D’un excédent de 601 millions en 2015, il entre en territoire déficitaire en 2017 (- 2, 52 milliards de dollars). Il devrait s’aggraver en 2018 pour atteindre un montant de – 3, 1 milliards de dollars US.

Les envois de fonds des OFW (travailleurs philippins de l’étranger), les revenus tirés des IT-BPO, le tourisme et les investissements étrangers dans le pays ne suffisent plus à couvrir les besoins en devises.

Normalement l’on devrait assister (l’on peut s’attendre) à un affaiblissement du peso contre les principales devises.



Il n’y a pas de problème à accumuler des dettes… à la condition que l’on puisse rembourser !

Le problème est que les réserves internationales brutes (RIF)
se sont également détériorées.
GIR représente le montant des dépôts en devises, des obligations, de l’or et des Droits de Tirage Spéciaux (DTS), détenus par un pays.
D’un montant de 86, 12 milliards de dollars en septembre 2015, il est tombé à 80, 669 milliards de dollars à la fin 2017 et s’est effondré à 77, 68 milliards en mai 2018.
La chute est brutale.

Les Philippines sont encore loin d’une crise de la dette ; mais la hausse de la dette, conjuguée à une érosion du compte courant et des réserves en devises, peut être source d’inquiétude.


ET APRÈS, QUEL FUTUR ?

La Présidence Ramos a vu l’essor de l’industrie électronique ; l’époque du Président Arroyo a été marquée par le développement du secteur IT-BPO ; l’administration Aquino a inauguré la reprise du secteur manufacturier et des partenariats Public / privé.

Trois ans après son arrivée au pouvoir, l’on ne sait toujours pas quel secteur le gouvernement Duterte à l’intention de promouvoir ! Quel secteur, industriel, commercial, de service, financier ou autre, il entend développer.



Attention que le développement des infrastructures n’est pas une industrie ; les infrastructures ne sont qu’un catalyseur de l’industrie.

La nécessité de développer de nouvelles industries est plus urgente que jamais, dans la mesure ou la plupart des sources de devises sont menacées.
Dans le secteur IT-BPO, l’arrivée de l’intelligence Artificielle (IA) remplacera très bientôt l’externalisation de nombreux métiers basés sur la voix. Ce sont ainsi des millions d’emplois qui vont disparaitre.

Rien qu’aux Philippines, ce sont plus de 1, 3 millions de personnes qui étaient employées dans ce secteur d’activité en 2017. De plus, avec des salaires dépassant largement le salaire moyen local, c’est une classe moyenne qui était en train d’émerger. Il se pourrait que ce secteur atteigne un pic de 1, 7 millions d’employés en 2018 / 2019, avant que de rapidement décliner.

Remplacé par quoi ?

 Dans le secteur de l’électronique, l’apparition de nouvelles générations de circuits intégrés et de semi-conducteurs rend obsolètes nombre d’entreprises locales impliquées dans ce secteur.

Faute d’attirer de nouvelles compagnies à la pointe de la technologie, par des incitations fiscales et des facilités d’implantation, ainsi que d’offrir des possibilités de modernisation aux entreprises déjà  implantées sur place, les revenus actuels de 32 milliards de dollars vont très certainement fortement diminuer.

Pour faire court, il semble nécessaire et impératif que les Philippines développent rapidement de nouveaux secteurs porteurs à l’exportation.
Certains « experts » ont suggéré que les Philippines pourraient être compétitives dans les secteurs agro-industriels, la construction navale, les appareils ménagers et les produits chimiques.


Ventes de motocyclettes 2016 et 2017

Pour résumer, le Departement of Trade and Industry (DTI) doit redoubler d’effort pour développer ces industries. Le pays a besoin de nouvelles sources de devises et il en a besoin maintenant, ne serais-ce que pour demeurer économiquement solide.

Malheureusement, le Président Duterte, lors de son discours sur l’état de la nation, discours prononcé le 23 juillet dernier, n’a donné aucune indication sur un possible développement de ces nouvelles industries.

Tout juste la possibilité de la création d’un fond spécial destiné à la filière ‘’noix de coco’’.



À tous je souhaite une excellente semaine, que la Force vous accompagne.

Avis, critiques et commentaires, comme d'habitude sont les bienvenus.

Retrouvez-moi sur :

ME CONTACTER POUR

COMMANDER MES LIVRES :
VAN AÉROPORT et TRANSPORT SUR LUZON,
LOCATION MAISON / CONDOMINIUM À TERNATE :
TERRAINS À VENDRE :
CIRCUITS TOURISTIQUES SUR MESURE :
PÊCHE / PÊCHE PROMENADE EN MER :
ÉTUDES ET PRÉ-ÉTUDES DE MARCHÉ :
CRÉATION DE SOCIÉTÉ / JOINT-VENTURE / PARTNERSHIP :
ENQUÊTE, CONTRÔLE ET SURVEILLANCE :
STAGE D’ADAPTATION À L’EXPATRIATION EN IMMERSION : (NEW)
POSER  DES QUESTIONS EN RELATION AVEC LES PHILIPPINES.

                        UN SEUL MAIL : asiatribart@gmail.com 

Les articles de ce blog sont © Copyright protected. Leur reproduction, mise en réseau public ou privé, sous quelque forme sont interdites sans l'accord préalable de l'auteur.

Prendre sa retraite aux Philippines,
Pourquoi ?
7107 îles, plus de 36.000 kilomètres de côtes,
   des  milliers de plages de sable blanc, le soleil toute l’année ;
des montagnes qui culminent à près de 3.000 mètres,
la jungle, les forêts, des paysages grandioses.

Une population chaleureuse et accueillante, des tribus colorées.
Un excellent service de santé à un prix abordable. Le coût de la vie,
   un des plus bas au monde ; de nombreux avantages offerts aux retraités,
pas d’impôts ni de taxes.

      Rendez-vous sur la page livres pour en savoir plus.


Épouser une Femme Philippine”,

sous titré, 

Chercher Trouver et Marier une Pinay,





S’adresse à tous les hommes occidentaux  qui souhaitent trouver aux pays des 7.107 îles celle qui deviendra la compagne de leur vie.


Un livre complet qui aborde tous les sujets sans tabous.

Plus d’information sur la page ‘’livres’’



Mon petit livre 

101 façons de Générer des Revenus aux Philippines, pour y vivre’’ est maintenant disponible. 




Vous trouverez plus d’information sur la page ‘’Livres’’

  EST-ELLE réelle ?
              Est-elle celle qu’elle
                Prétend être ?

 Enquêtes et Investigations
                   Aux Philippines






               

Sunday, March 12, 2017

COMME UNE PERLE ... POSÉE SUR L'EAU !

Si vous suivez ce blog, vous le savez, l’archipel philippin se compose de sept milles cent sept îles.
Nombreuses sont celles qui sont inhabitées et certaines ne possèdent même pas de nom officiel. Les locaux leur en donnent bien un, mais ces noms n’apparaissent sur aucune carte.



Canigao Island

Qui dit îles, dit plages ; nous sommes sous les tropiques et avec plus de trente-six mille kilomètres de côtes, ce ne sont pas les plages qui manquent.

Je souhaite vous faire découvrir des plages qui se situent en dehors des sentiers battus, des plages qui se trouvent sur des îles dont vous n’avez certainement jamais entendu prononcer le nom.

Pour ceux qui aiment les belles plages, la nature et surtout découvrir de nouveaux horizons, des endroits où l’on trouve la tranquillité, des places où il est possible de gouter pleinement au calme et à la décontraction, tout en contemplant des paysages magnifiques…  suivez-moi.

Je comprends parfaitement que nombreux sont ceux d’entre vous, surtout parmi les plus jeunes, qui aiment les endroits où ça bouge, où ça remue, où l’on s’amuse entre amis dans une ambiance de fête. Ceux la préféreront assurément  les plages à la ‘’mode’’ comme Boracay, Puerto Galera, El Nido, voire Samal Island ou San Fernando la Union. Rassurez-vous, il y en a d’autres, des plages à la mode.

Suivez-moi, nous partons aujourd’hui pour Canigao Island, un îlot perdu qui se situe au large des côtes de la province de Leyte.
Quand je dis au large… pas plus de trois, peut-être quatre kilomètres au grand maximum. Je ne saurais que vous conseiller de prendre la météo avant de partir, l’îlot ne présente aucun abri en cas de typhon.

Nous prenons l’avion à l’aéroport de Manille (RPLL-MNL) en direction de Tacloban (RPVA-TAC). Un peu plus d’une heure de vol et nous arrivons à l’aéroport D.Z. Romalduez, l’aéroport de Tacloban. Prenons un taxi, ou un van pour les groupes (70 à 120 pesos) et demandons au chauffeur de nous emmener au terminal des bus, terminal qui se situe en centre-ville. 


Airbus A330 de Cebu Pacific

Là nous avez le choix, le bus ou le van… le van est climatisé, le bus pas toujours, mais d’un autre côté, à mon avis tout du moins, il y a plus de place dans le bus que dans le van. Nous demandons au conductor, celui qui donne les tickets et empoche le prix de la course, de bien vouloir nous indiquer quand nous serons arrivés à Matalom et de bien vouloir nous arrêter en face de la place municipale de cette ville. Le coût du transport, cent cinquante pesos par personne (P.150) pour un trajet qui va durer environ quatre heures.

Le bus s’arrête en face de la place, nous descendons et demandons au premier passant de bien vouloir nous indiquer la direction du quai où se trouvent les Bangka qui se rendent à Canigao. Le quai se situe à quelques centaines de mètres de là et il est tout à fait possible de s’y rendre à pied. Il y a aussi la possibilité de prendre un tricycle, le prix de la course est de sept pesos (P. 7).  

Arrivés sur le quai, une petite cabane où l’on achète son ticket pour l’aller et le retour.
Sauf changement récent, vous devriez payer soixante pesos (P. 60) pour l’aller retour.
Attention que, plus de transport après dix-sept heures, la Bangka ne reprendra du service qu’au petit matin, quand le jour sera levé.


La Bangka qui fait la navette

Nous montons à bord avec armes et bagages et, après un bon quart d’heure d’attente, c’est le départ.
Le moteur démarre, un matelot fait reculer la barque avec une perche, un cent quatre-vingt degrés et ‘’vogue la galère’’ en direction de Canigao Island que l’on distingue au loin, une touffe de verdure sur le bleu de l’océan. 

En approchant de l’île nous distinguons une longue plage de sable blanc, quelques habitations (?), en fait des huttes locales et la verdure de la végétation. Le phare, qui se trouve de l’autre côté de l’île, n’est pas visible.

Ce qui n’était, il y a encore peu, qu’un simple abri de pêcheurs, est en train de devenir un lieu touristique des Visayas Orientales. Aussi, je vous déconseillerais de vous y aventurer durant les mois de mars, avril et mai (plus particulièrement les week-ends), mois qui sont aux Philippines la période des grandes vacances scolaires. Bien que, sauf durant la semaine Sainte, il n’y a pas foule.

Que faire à Canigao ?
Vous pouvez installer, ou faire installer un hamac, vous allonger, fermer les yeux et vous laisser bercer par la brise légère qui baigne régulièrement cette perle posée sur la Himo-aw Baie. Écouter le bruit des vaguelettes qui viennent mourir sur la grande plage de sable blanc, ouvrir les yeux et, tel un capitaine de galion, scruter l’horizon où se détache la presqu’île de Leyte. À la recherche de quelque danger qui pourrait menacer votre navire… Et oui, vous vous étiez assoupi, peut-être est-il temps d’aller faire une petite trempette dans l’eau turquoise afin de vous rafraîchir les idées. Magellan a visité ces côtes lors de son atterrissage sur l’archipel, l’île de Limasawa se situe à moins de soixante kilomètres dans le Sud-est de Canigao.  


Arrivée sur Canigao Island

Vous pouvez faire le tour de l’île, pieds nus, le sable blanc, contrairement à celui de granit, n’absorbe pas la chaleur et vous ne vous brûlerez pas la plante des pieds. Des plantes (pas de pieds), des fleurs, des essences rares, des arbres des régions tropicales et subtropicales, des coquillages et ces pêcheurs souriants qui vous font des signes de la main.

Nager, se baigner tout du moins, c’est ce que font tous ceux dès qu’ils arrivent. Les eaux claires et transparentes sont une invitation à la baignade que l’on ne peut refuser. Il est impossible d’y résister. Un masque et un tuba et partez à la découverte du monde sous-marin.
Les espaces maritimes du Nord et de l’Est de l’île sont des sanctuaires marins. Ce qui explique la richesse des fonds autour de Canigao. Jardins de coraux, poissons multicolores, coquillages et autres créatures aquatiques sont un enchantement pour les yeux.

Partez à la pêche avec des locaux. Les habitants de l’île sont parmi les plus amicaux de l’archipel, ce qui n’est pas peu dire de l’accueil qu’ils vont vous réserver. Il faut dire, qu’en plus de la gentillesse légendaire du Philippin, ceux-ci ont compris que le tourisme rapportait nettement plus que la pêche.

 Il n’y a pas de kayak ou de jets ski de disponibles à la location sur l’île. Néanmoins, pour ceux qui souhaiteraient faire du kayak ou du jet ski, sachez que les autorités locales autorisent tout un chacun d’apporter ses propres équipements. Il y a des aires spécialement dédiées à la pratique de ces sports.

Petite partie de la plage

Le volley-ball et le frisbee sont largement pratiqués, n’hésitez pas à vous joindre à un groupe qui pratique ces activités (en saison).

Au milieu de l’île se trouve un phare qui est l’un des plus anciens de la province de Leyte. Il est possible de le visiter, mais uniquement le matin. Du haut  de cette tour une vue panoramique époustouflante vous attend. Les îles des Camotes, Cebu, Bohol, Cagayan, Limasawa et de nombreuses autres s’étalent devant vos yeux. N’oubliez pas votre appareil photo, si possible avec un zoom puissant.

Un petit tour au marché où il est possible de trouver quelques souvenirs fabriqués par les artisans locaux ainsi qu’un peu de nourriture et des boissons. Mais ne vous faites pas d’illusions, il n’y a ni bar, ni café, pas de restaurants ni de pub et aucun supermarché ou même supérette. Soyez prévoyant, apportez quelques provisions avec vous. Dans les sari-sari il vous sera possible de trouves les basiques, mais sans plus. Savon, shampoing, quelques conserves, eau minérale, jus de fruits et sodas, peut-être de la bière et de l’Emperador si vous êtes chanceux. 

Donnez votre préférence aux poissons et crustacés, à partir de cinquante pesos (P. 50), que les locaux se feront un plaisir de vous préparer sur un feu de charbon de bois.

Il nous faut maintenant trouver un abri, que pensez-vous de cette ‘’maison’’, ou plutôt de cette cabane perchée dans l’arbre ?
Il doit faire frais là dedans à quelques mètres du sol. Ou alors un ‘’cottage’’ (500 à 700 pesos), une petite hutte qui laisse passer l’air  à travers des croisillons de bambou. Avez-vous emmené votre tente et le matériel de camping ?

Non ! Qu’à cela ne tienne, vous avez la possibilité de louer une ou plusieurs tentes. En plus de la location vous devrez également, en fonction de la surface utilisée, payer votre emplacement.
Vous souhaitez une table, des chaises ? Pas de problème, tout ceci est disponible, moyennant finances bien évidemment.  Pour ceux qui souhaiteraient un peu plus de confort, quelques chambres sont disponibles au prix fixe de mille cinq-cents pesos par jour. Mais, pour ce prix, vous bénéficiez d’une certaine intimité.

Tree house

Dix-sept heures et bien oui, il est déjà dix-sept heures, ici l’on dit 5 pm. Nous n’avons pas vu le temps passer. Prenons notre appareil photo et cherchons le meilleur emplacement  afin de prendre des photos de l’astre du jour qui va descendre rapidement avant de s’engloutir dans les flots. Quand la nuit sera venue, bien noire du fait qu’il n’y aura pas de lune, il nous sera possible de contempler la voute céleste dans toute sa splendeur, des myriades d’étoiles s’offriront alors à nos yeux.

Pas de pollution électrique sur Canigao Island, la Fée électricité n’y a pas encore donné son coup de baguette magique. Il doit bien y avoir quelques générateurs électriques, il faut bien faire fonctionner l’indispensable vidéoke et le phare, mais l’île n’est pas reliée au réseau.  

Une petite vidéo d'une minute tournée sur la plage.

À tous et à toutes, quelque soit l'endroit où vous vous trouvez sur la planète, je souhaite une excellente semaine.

ME CONTACTER POUR

COMMANDER MES LIVRES :
VAN AÉROPORT et TRANSPORT SUR LUZON,
LOCATION MAISON / CONDOMINIUM À TERNATE :
TERRAINS À VENDRE :
CIRCUITS TOURISTIQUES SUR MESURE :
PÊCHE / PÊCHE PROMENADE EN MER :
ÉTUDES ET PRÉ-ÉTUDES DE MARCHÉ :
CRÉATION DE SOCIÉTÉ / JOINT-VENTURE / PARTNERSHIP :
ENQUÊTE, CONTRÔLE ET SURVEILLANCE :
STAGE D’ADAPTATION À L’EXPATRIATION EN IMMERSION : (NEW)
                        UN SEUL MAIL : asiatribart@gmail.com

Vous pouvez me joindre en laissant un commentaire sur ce blog ou me me contactant par mail jevisauxphilippines@gmail.com

Retrouvez-moi sur  :
Les articles de ce blog sont © Copyright protected. Leur reproduction, mise en réseau public ou privé, sous quelque forme sont interdites sans l'accord préalable de l'auteur.

Prendre sa retraite aux Philippines,
Pourquoi ?
7107 îles, plus de 36.000 kilomètres de côtes,
   des  milliers de plages de sable blanc, le soleil toute l’année ;
des montagnes qui culminent à près de 3.000 mètres,
la jungle, les forêts, des paysages grandioses.

Une population chaleureuse et accueillante, des tribus colorées.
Un excellent service de santé à un prix abordable. Le coût de la vie,
   un des plus bas au monde ; de nombreux avantages offerts aux retraités,
pas d’impôts ni de taxes.

      Rendez-vous sur la page livres pour en savoir plus.




Épouser une Femme Philippine”,

sous titré, 

Chercher Trouver et Marier une Pinay,





S’adresse à tous les hommes occidentaux  qui souhaitent trouver aux pays des 7.107 îles celle qui deviendra la compagne de leur vie.


Un livre complet qui aborde tous les sujets sans tabous.

Plus d’information sur la page ‘’livres’’



Mon petit livre 

101 façons de Générer des Revenus aux Philippines, pour y vivre’’ est maintenant disponible. 




Vous trouverez plus d’information sur la page ‘’Livres’’



 EST-ELLE réelle ?
              Est-elle celle qu’elle
                Prétend être ?

Enquêtes et Investigations
                   Aux Philippines