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Sunday, May 4, 2014

UNE VISION PHILIPPINE ... DU KANO !

Une vision philippine du Kano.

Lorsque je vous parle des expats qui vivent ici, ou encore des touristes qui passent sur l’archipel, je vous donne généralement la version vue à travers les yeux d’un occidental, parfois la vision d’une épouse philippine.



Je souhaitais avoir la version d’un Philippin, de quelqu’un qui ne soit pas directement en contact permanent avec des étrangers ; je voulais savoir comment le Philippin moyen voit et catalogue les étrangers qui se trouvent au pays des 7.107 îles ?

Récemment j’ai eu la possibilité d’avoir une discussion avec une jeune femme qui vit et travaille à Manille et elle m’a donné sa version.  


Je me trouvais à Greenbelt, un quartier de Makati, l’endroit où il faut aller au moins une fois si l’on se trouve à Manille.

C’est un ensemble de plusieurs Centres Commerciaux reliés les uns aux autres, où l’on trouve pratiquement toutes les grandes marques internationales. Des centaines de boutiques de luxe qui pourraient faire pâlir d’envie la grande majorité de nos centres commerciaux européens. L’ensemble occupe  près de vingt-cinq hectares et c’est un lieu exclusivement réservé aux piétons.

Des boutiques, mais également une pléthore de fast-foods, de restaurants présentant les cuisines du monde entier, des cafés, des cinémas, un parc, une petite pièce d’eau, des cocotiers et autres arbres exotiques, il y a même une chapelle. 

Il y a également, plus particulièrement en début de soirée, quelques orchestres locaux qui jouent ici et là.

Donc je me trouvais installé au ‘’Café Breton’’, tout à côté du Havana Café dont je parle plus longuement dans un autre post, http://expatauxphilippines.blogspot.com/2012/12/le-havana-cafe-makati-manille.html  , à déguster une SanMig lite, en fait à me réhydrater… il faisait une chaleur, je ne vous dis que cela. 


Pour différencier le Café Breton du Havana Café, si jamais vous étiez un peu fatigué, les parasols du Café Breton sont bleus ronds et petits, ceux du Havana sont rouges, grands et carrés.

Il devait être trois heures de l’après-midi, j’attendais un copain qui m’avait annoncé être passablement en retard du fait de son vol et je descendais ma deuxième bière tout en prenant des notes. Quand tout à coup, troublant ma quiétude, une personne m’a demandée si elle pouvait s’asseoir à ma table.  « Sorry Sir, may I use one chair, there is no more place in the area ?

Connaissant la réputation du lieu, j’ai rapidement fait un tour d’horizon et, effectivement, toutes les tables semblaient être occupées. J’étais semble-t-il, le seul à avoir une table, minuscule, mais néanmoins une table, avec trois chaises de libres. « My pleasure, take a seat » et je me suis replongé dans mes notes.

Il faut dire que mon radar n’avait semble-t-il pas détecté la ‘’chose’’.

Que je vous la décrive un peu mieux. Cheveux courts, pas maquillée, portant lunettes, de vue je précise ; habillée d’une sorte de chemisier ample qui cachait ses éventuelles formes, un jean quelque peu tirebouchonné qui tombait sur des chaussures plates… pas vraiment une bombe, plutôt du genre MILF farouche militante.

Son âge ? Je dirais entre 25 et 30 ans, à vue de nez.

Un petit sac en bandoulière et une sorte de cartable, genre huissier en tournée, complétait la tenue de la ‘’chose’’. La vitesse avec laquelle elle a descendu un grand verre de ce qui me semblait être un café glacé, avant d’en recommander un second, m’a conforté dans l’idée que je n’avais pas à faire avec une de ces demoiselles, qui parfois hantent ces lieux à la recherche d’un amour éphémère.


Puis la chose se met à s’excuser.
« Désolé de vous avoir dérangé, mais j’avais vraiment soif et il n’y avait aucune autre chaise de libre ».

Je lui réponds qu’elle ne me dérange nullement, mais je n’ajoute tout de même pas que je suis enchanté de l’avoir à ma table. Puis de fil en aiguille, mais sans l’enfiler (le fil dans le chas de l’aiguille), j’apprends qu’elle est journaliste dans un quotidien de Manille, spécialiste des questions économiques.

Nous parlons donc économie, principalement de l’économie locale, de l’inflation, des taux de changes, du Stock Exchange qui a tendance à plonger, etc.

Puis, alors qu’elle essaie de m’emmener sur le terrain de la politique, sujet dangereux s’il en est, je lui pose la question : « Quelles sont les différentes catégories d’étrangers que vous rencontrez à Manille ? » « Comment les voyez-vous, comment les classez-vous, quels sont vos sentiments à leur égard ? »

J’ai certainement frappé à la bonne porte, elle démarre au quart de tour, mon jour de chance en quelque sorte, pour une interview tout du moins.


Je vous livre son récit.

J’ai toujours vécu à Manille où je suis née, j’ai vu et parlé avec tant d’étranger que j’en sais suffisamment sur leurs motivations et intentions quand ils viennent ici. Tout comme les expats qui sont ici peuvent avoir une bonne ou une mauvaise opinion des Philippins, nous avons également une bonne ou une mauvaise opinion d’eux.


Il y a les expats qui sont systématiquement à la recherche d’une fille pour passer la nuit.
Ils sont pratiquement partout. Au début je pensais qu’ils se cantonnaient du côté de Makati Avenue, le quartier chaud non officiel des Philippines, mais j’ai découvert qu’ils envahissent peu à peu, même les endroits les plus inattendus, à la recherche de filles. 

Ils sont dans les coffee shops, reluquant les femmes, dans l’espoir que quelques unes viendront se joindre à eux, et cela même en plein jour.

Lorsque j’avais 14 ans, un affreux vieillard m’a demandé si je voulais lui tenir compagnie en échange de quelques cafés. Je ne sais s’il était complètement bourré, ou sous l’effet de quelque drogue, pour penser que j’étais ce genre de fille qui pouvais accepter.

Cela aurait du être évident pour lui, je portais mon uniforme d’écolière.

Ils sont également dans le Centre Commercial qui se trouve près de chez moi.
Non, ils ne sont pas là pour manger un Burger. Ils sont juste là, partout, assis, attablés au dehors, occupant des tables sans manger, envahissant l’espace, à la recherche de quelqu’un qui leur tiendra compagnie.

Comment je sais qu’ils sont à la recherche de femmes ?
Facile, ils ne commandent rien, car il n’y a rien sur leurs tables et ils sont sans cesse en train de reluquer les filles qui passent à proximité. 

Souvent on en voit, seuls ou en petits groupes, qui sont en train de déjeuner avec des femmes trop jeunes pour être leurs femmes, ou habillées d’une façon trop provocante pour être leurs filles. Il est évident, à la façon dont ils se tiennent, qu’ils viennent juste de se rencontrer. 

Il est également évident qu’ils vont faire plus ample connaissance, le marchandage du prix pour ce service est difficile à ne pas entendre, tellement ils parlent fort.    


Vous allez dire que je juge la chose trop sévèrement, mais si vous aviez vu cela comme moi aussi souvent, vous penseriez probablement la même chose.
Même Greenbelt, pourtant l’un des Centres commerciaux les plus huppés des Philippines, a été envahi par le tourisme sexuel et les expats à la recherche de plaisirs éphémères, mais souvent renouvelés.

Comment je sais tout cela ?
La semaine dernière, je me trouvais ici, à Greenbelt.
Il était aux environs de vingt-trois heures et je me rendais au cinéma pour voir ‘’The Amazing Spiderman’’.

Sur le chemin des cinémas, alors que nous nous trouvions un jour de semaine, j’ai été surprise par le nombre impressionnant de gens qui se trouvaient encore dans le complexe à cette heure tardive. Tout aurait dû être calme, sauf peut-être aux abords des cinémas, pour la dernière séance de 23 h 30.

J’ai pensé que peut-être il y avait une ‘’Party’’, mais je me trompais.
J’ai entendu un gars crier ’’Hey, je vais vous donner 500 pesos pour venir avec moi !’’.

Cela m’a mise en colère, j’aurais voulu lui mettre mon poing dans la figure.
C’est trop peu, cinq cents pesos cela fait tout juste une douzaine de dollars ! 

La fille à laquelle il s’adressait se retourna, puis s’éloigna rapidement, sans un mot.
Je ne sais si la jeune femme était sérieusement humiliée, ou si elle pensait que 500 pesos n’était pas assez, toujours est-il qu’elle s’est enfuie. La suite est plus triste, car dès que la jeune femme se fût éloignée, un couple d’autres filles se rapprocha du gars.

Peut-être que pour ces dernières, cinq-cents pesos représentait une somme suffisante.
Je ne les blâme pas, je sais que pour certaines personnes 500 pesos, c’est 500 pesos, peut importe la façon dont cette somme est gagnée. C’est de l’argent dont on a besoin afin de mettre de la nourriture sur la table.


Mis à part les expatriés qui alimentent l’industrie du tourisme sexuel, il y a ceux (les étrangers) qui abusent de la mentalité d’anciens colonisés des Philippins. Ces étrangers arrivent ici en pensant qu’ils doivent et seront traités comme des rois et comme des reines, uniquement du fait qu’ils sont étrangers.

J’en rencontre tous les jours, se pavanant comme s’ils possédaient les lieux. Ils réprimandent les serveurs et les vendeuses, sont toujours en train de se plaindre, de rouspéter et conduisent leurs voitures comme si les rues leur appartenaient.

Tristement, il ya un peu de vrai dans ce que pensent de nous les étrangers.

Nous avons été colonisés durant plus de trois siècles et cela a profondément affecté la façon dont les Philippins perçoivent les étrangers. ‘’Pag kano, mayaman’’, ce qui peut se traduire par ‘’Si vous êtes blanc, vous êtes riches’’, ce qui sous-entend que, ‘’Si vous êtes blanc, vous êtes riches, aussi dois-je bien vous traiter si je veux recevoir votre argent’’.

Il se peut que quelques de mes concitoyens en viennent à me détester de dire cela.
Je le dis simplement comme je le vois, comme je le ressens. Je pense que les étrangers qui vivent ici depuis de longues années, seront d’accord avec moi. J’ai lu de nombreux blogs dans lesquels des expatriés se plaignent ouvertement que la famille élargie de leur épouse, fiancée ou compagne, avait tendance à les prendre pour un distributeur automatique de billets, une ATM comme l’on dit ici.

Mais il y a un point dont il faut tenir compte.
Ce ne sont pas tous les Philippins qui courent ainsi après l’argent des étrangers. Ce ne sont pas tous les Philippins qui vont faire des kilomètres afin de satisfaire vos désirs. 


Je pense qu’il serait plus juste de dire que vous pouvez vous attendre à un traitement préférentiel, uniquement de personnes qui ont besoin de votre argent, de ceux qui sont obligés de se courber tout le temps, du fait que leurs pourboires en dépendent.

Je sais également que tous les étrangers qui viennent ici ne sont pas tous comme cela, mais il y en a tellement qui agissent de cette manière.

Il y a également les étrangers qui viennent ici pour faire du business, uniquement pour profiter des coûts de main d’œuvre extrêmement bas.

Je sais, il est très facile dans mon pays d’engager du personnel et ce pour trois raisons principales.

Le taux de chômage est extrêmement élevé, de ce fait les gens ont tendance à accepter des bas salaires, même pour des travaux dangereux, uniquement du fait qu’ils ont besoin de mettre de la nourriture sur la table.

La majorité des employeurs calculent le salaire de leurs employés sur une base mensuelle, non sur un taux horaire, comme cela se fait dans les pays occidentaux. Si l’on prend le salaire d’un professeur qui varie entre 12.000 et 30.000 pesos ($ 300 à 770), nous sommes loin des $ 5 à 12 par heure payés pour un travail équivalent en Occident, voire dans certains pays d’Asie du Sud-est asiatique.

La majorité des Philippins n’y connaissent rien, j’ai horreur de dire cela, mais c’est la vérité.
La plupart des employés vont prendre ce qu’on leur propose pour avoir un job, du fait qu’ils ne savent pas qu’ils pourraient demander beaucoup plus et qu’ils ont peur, s’ils essaient de négocier, de se voir refuser le job.

C’est de cette façon que je vois pourquoi autant d’étrangers ‘’outsourcent’’ leurs business ou viennent créer ici une petite entreprise. Bien que certains de ces entrepreneurs fassent leur business honnêtement, un nombre important d’entre eux bafouent les droits fondamentaux de leurs employés. Ils déduisent les taxes des salaires de leurs employés, mais ils oublient d’en informer le Bureau of Internal Revenue (BIR) et ils ne versent pas aux organismes les sommes qui leur sont dues, comme PhilHealth, SSS ou PagIbig.


Ces employeurs font travailler leurs employés comme des esclaves et non même pas la décence  de payer à leur personnel les avantages auxquels ceux-ci ont légalement droit. Dans certains cas, en cas d’accident par exemple, ils ne sont même pas aidés par l’entreprise.

Il y a une autre catégorie d’expatriés qui vivent aux Philippines, ceux que je nomme les oiseaux migrateurs. Ce sont des personnes âgées, majoritairement des militaires à la retraite qui ont décidé de passer leurs vieux jours ici. Souvent des militaires qui étaient stationnés sur l’archipel et qui viennent, en quelque sorte, y retrouver un peu de leur jeunesse. 

Certains d’entre eux se sont arrêtés là parce qu’ils aiment le pays, alors que d’autres recherchent simplement la chaleur, dans un pays qui leur permet une certaine aisance et ce malgré une petite pension. Parfois je les vois, assis, en train de boire dans un bar local avec des compatriotes, sûrement en train de se raconter des histoires de jeunesse.

Il y a également les touristes, ceux qui marchent sac au dos, voyageurs et nomades infatigables que l’on rencontre et qui semblent un peu perdu. Ils semblent fascinés par ce qu’ils voient et se plaignent souvent de la poussière, de la saleté, de la pollution et des embouteillages.

Quand j rencontre ces pleurnichards, je me dis combien mon pays doit leur apparaitre pauvre et retardé à leurs yeux. D’un autre côté, je les plains, parce qu’ils sont en train de perdre des jours à visiter une ville qui n’a rien d’extraordinaire, alors qu’en dehors de Manille il y a tant de choses à voir et à découvrir.

Pourquoi venir d’aussi loin pour visiter un centre commercial ?

Un court séjour en dehors de Manille et ils découvriraient les Philippines sous un autre jour.
Je suis certaine qu’il y a des étrangers qui viennent ici et qui ne tombent dans aucune des catégories que je viens de vous décrire. Je ne dis pas non plus que la liste est complète, néanmoins je souhaitais vous donner une idée de la façon dont nous, Filipino, percevons et traitons les étrangers. Une vision, notre vision, des étrangers, des ‘’Kano’’ comme nous disons ici.

Fin du récit de la demoiselle !



Je l’ai laissé parler, sans l’interrompre, sans la contredire ni la reprendre, nature le récit, tel quel, brut de coffrage.

Pas mal d’inepties, de contre vérités, d’idées toutes faites et pas mal de stéréotypes dans cette description du ‘’Kano’’ qui se trouvent aux Philippines. Remarquez que je lui parlais des étrangers et expatriés et qu’elle n’a parlé que des ‘’Kano’’, des blancs, certainement plus facile à reconnaître pour elle. 

Mais peut-être a-t-elle également quelque animosité envers les blancs. Les Chinois, les Coréens, les Japonais, elle n’en a parlé à aucun moment. Et pourtant, Dieu sait s’ils sont amateurs de  la chair fraîche des ‘’Pinay’’.

La jeune personne me semblait également un peu confuse, frustrée, humiliée, presque honteuse de son pays et présentait un tableau des étrangers qui se trouvent aux Philippines par trop réducteur. Elle semblait par moment réciter une leçon apprise par cœur.

A l’entendre parler ainsi nous serions de vieux colonialistes, esclavagistes et pourquoi pas impérialistes, de plus obsédés sexuels, sans aucune éducation, venus sur l’archipel pour profiter de la misère du pauvre peuple philippin !

A aucun moment elle ne m’a parlé de ces jeunes occidentaux, qui sont de plus en plus nombreux à venir travailler aux Philippines, plus particulièrement à Makati et qu’elle a forcement rencontré.
Pourtant, ils traînent également dans les bars et Malls, souvent accompagnés de jeunes femmes philippines. Non, elle n’a parlé que des vieux.

Elle ne nous a pas non plus parlé de ces détachés, qui viennent travailler quelques années sur l’archipel pour leurs compagnies. Ceux là sont très souvent en famille, avec des enfants, mais cette catégorie ne semblait pas non plus l’intéresser.


D’autre part, des retraités, qui vivent à Makati… je n’en connais pas beaucoup. 

Qu’il y en ait quelques-uns qui, arrivant de province pour une accomplir une formalité dans la capitale, en profitent pour faire une petite virée, je veux bien, mais ils ne sont tout de même pas légion.

Makati avenue, le quartier chaud des Philippines !
Soit elle ne connait pas son pays, soit elle raconte une histoire toute préparée et j’aurais tendance à pencher pour cette dernière hypothèse. Quid d’Olongapo, d’Angeles City, dans une moindre mesure de Boracay et… combien d’autres. Chaque ville a son (parfois ses) quartier chaud, que l’on nomme ici ‘’red lights district’’ et le moindre petit village a son Videoke / bar / boui-boui où il est possible de faire des rencontres.

 De plus, comme je l’ai déjà expliqué dans un autre billet, le tourisme sexuel ne représente qu’un infime pourcentage de la prostitution locale.

Elle nous parle également des gens qui viennent ici créer leurs entreprises, qui ne respecteraient pas les lois et qui paieraient leurs employés avec des lance-pierres !
Étonnant quand on sait comment il est difficile de créer une entreprise sur l’archipel, les restrictions qui nous sont imposées, voire les interdictions. De plus nous sommes, en tant qu’étrangers, particulièrement surveillés. 

Les gens, qu’il m’a été possible d’entendre se plaindre, se plaignaient plutôt des entreprises tenues par des locaux. Les charges sociales non versées, les heures supplémentaires qui passaient dans la poche d’un cadre, les déductions arbitraires sur les salaires, etc.

Qui emploie sous contrats à durées très courtes afin de contourner certaines obligations ?
Pas les étrangers.
Qui modifie, unilatéralement, un contrat en cours d’exécution ?
Donc, là encore, la vision des étrangers qu’a cette jeune personne me semble être passablement en dehors de la réalité.

Ce sont des personnes âgées, majoritairement des anciens militaires, que l’on retrouve à boire en bande dans les bars. Il doit y avoir trente mille retraités, en provenance de 107 pays, qui vivent aux Philippines et qui sont répertoriés par la ‘’Philippine Retirement Authority’’.

Estimons qu’il y en a autant qui, mariés avec une Philippine, ne sont pas inscrits au PRA.
Poussons même un peu plus et estimons qu’il y a cent mille étrangers retraités aux Philippines.
Ils se trouvent disséminés sur un archipel de 7.107 îles et dans un pays qui compte près de 100 millions d’habitants. Comment peuvent-ils être partout ? Un sur mille, 0,1 %.


Maintenant, demandez aux serveurs, barmen, vendeurs et vendeuses des bars, boutiques, hôtels, boutiques parisiens, s’ils ne sont pas souvent pris pour des larbins par les riches, ou moins riches, étrangers qui visitent la capitale. Demandez-leurs s’ils ne se font pas traiter de toutes sortes de noms d’oiseaux exotiques plus souvent qu’à leur tour.

Donc, pour moi, ce qu’a pu me raconter la demoiselle tient plus du discours idéologique que de la vérité sur le terrain. Le discours d’une  frange de la population locale qui voit d’un mauvais œil l’arrivée d’une population étrangère.

Elle oublie très certainement qu’il y a de l’ordre de 45.000 Philippins qui vivent en France légalement et que la population de Français, y compris les épouses philippines nationalisées et les enfants, qui vit sur l’archipel, est de l’ordre de 2.700 !

Néanmoins, ce n’est pas la première fois que j’entends ce genre de discours.

Évitons de nous conduire comme des goujats. Si vous avez des choses à faire, faites le discrètement, cela fera taire ces mauvaises langues.

Ne pas oublier que le gouvernement philippin vient d’autoriser l’ouverture de bases militaires US sur l’archipel, ceci  expliquant peut-être cela.


Quand aux touristes, qui sacs au dos visitent les Malls, certainement de nouveaux arrivants qui font quelques achats, ou bien des touristes sur le départ à la recherche de quelques souvenirs.


Expériences, avis, critiques et commentaires, comme d’habitude sont les bienvenus.


Chaque jeudi de 18 à 20 h, 12 à 14 h  en Europe sur Yahoo Messenger :
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Monday, July 2, 2012

DETTES, RÉCESSION, DÉPRESSION ... ET EXPATS !


Dettes, récession, dépression ?

Est-on en train de nous la jouer à la ‘’on nous cache tout, on nous dit rien’’ ?
Ces deux derniers week-ends, du fait de la pluie générée par la mousson du Sud-ouest, pas de plage pour nous.

Compte tenu des informations qui me semblaient être partielles ou incomplètes de la part des principaux médias d’information économique, je me suis lancé dans une petite enquête personnelle sur le net.

Je ne suis ni banquier, ni économiste, ni prévisionniste, encore moins un spécialiste des marchés, néanmoins en me mettant dans la peau de ma Grand-mère, une sage s’il en est en matière de budget, de son budget tout du moins, je suis maintenant en mesure de vous livrer quelques-unes de mes impressions sur ma vision de la situation économique actuelle. 

Que je vous situe un peu ma Grand-mère : sans être auvergnate, elle n’en était pas loin, pour elle un chou était un chou et à ma connaissance elle n’a jamais empruntée un centime de toute sa vie. 

Très conservatrice, elle était du genre : « Tu ne dépenses pas plus que ce que tu as dans ta poche, déduction faite de 20 % que tu dois mettre de côté, au cas ou ».

Réflexion à chaud  de ma Grand-mère, sur ce que l’on a appelé ‘’pompeusement’’ le printemps arabe :
« Vous avez remplacé quelques affreux par de plus nombreux affreux et de plus ils sont tous barbus ».
Pensez-vous qu’une jeune femme, un peu libérée au sens occidental du terme, puisse voir arriver la ‘’Charia’’ d’un bon œil, est-ce là la démocratie promise ? Quelle démocratie et que veut dire démocratie dans un pays musulman qui applique la ‘’Charia’’ ?

Maintenant il y a peut-être quelques bons côtés :
Imaginez un seul instant que la Charia soit appliquée en France et qu’un voleur, pris la main dans le sac, se retrouve avec la main gauche coupée. Récidive et c’est sa main droite qui subit le même sort.

Que deviendraient, entre autres, nos hautes assemblées que sont le Sénat et l’Assemblée Nationale, la Chambre des Dépités ?

Des icebergs, des bouts de banquise à la dérive … couverts de ‘’manchots’’ !


Avec des chefs comme coupé, où irons-nous, où allons-nous ?

Actuellement l’Algérie et le Maroc jouent au jeu de reculer pour mieux sauter … dans la main des Islamistes purs et durs. La Tunisie n’en revient toujours pas, mais bon Dieu (Allah), où est passée la révolution ? Nous sommes toujours dans la même M..de !

L’arrière cour des pays du Maghreb n’est ni plus ni moins qu’un ‘’No man’s Land’’ où s’affrontent différentes factions, factions qui risquent  un jour de s’unir contre l’occident, temporairement tout du moins. Lire ou relire mes posts à ce sujet, ceux qui datent de deux ans et plus.

La Lybie, là encore nous avons, nous les occidentaux, frappés très fort.
Qu’en est-il aujourd’hui ?
Un pays divisé, éclaté, sans aucune direction, sans futur, différentes forces armées, différents clans qui s’affrontent … et pourtant il y a la richesse du pétrole !  Aucune possibilité d’unité, à brève échéance tout du moins, le pays part à la dérive.

L’Egypte, un des pays du printemps arabe ou de ce que l’on nomme le printemps arabe.
Renversement d’un dictateur, désolé il faut appeler les choses ou les êtres par leurs noms, et remplacement de ce dernier par : choix très limité, un ancien Général très proche de l’ancien régime ou alors, deuxième et dernier choix, un Islamiste fondamentaliste, un frère musulman qui prône la ‘’Charia’’. 

Et boom, la Charia arrive en tête.

Avant que de continuer en direction de l’Est, jetons un coup d’œil sur ce qui se passe en Afrique.
Mali, Niger, vous avez une petite idée de ce qui s’y trame ; n’oubliez pas toutes les armes rapatriées de Lybie. Soudan et la manne du pétrole, une nouvelle guerre civile en préparation et de plus dans ce cas précis affrontement entre Musulmans blancs et catholiques noirs. Cela fait des dizaines d’années que le conflit existe, mais avant la découverte de richesses pétrolières, personne ne s’en souciait de trop, on en parlait sans agir.
La crise du Darfour, oui mais … une énième catastrophe humanitaire.

Nigéria, un pays trop grand et trop peuplé, des affrontements ethniques et religieux depuis des dizaines d’années, qui s’en souciait avant l’avènement de la manne pétrolière dans le Sud du pays ?

La Côte d’Ivoire, pacification, réunification ou éclatement ?
Je pencherai personnellement pour cette dernière solution.

Cameroun, Gabon, Angola, à des degrés divers des dictatures toujours en place.
Le mirage de Ndjamena, le nouvel Eldorado ?

Le Kenya, l’Ethiopie, l’Uganda où règne la terreur …

Et Madagascar … terre qui fût française ! Dans quel état se trouve aujourd’hui la grande île ?

L’Irak, l’Afghanistan … rien n’est réglé et sans vouloir entrer dans les détails, qu’avons-nous été foutre dans ces affaires ? 

L’Iran, n’avons-nous pas, à une certaine époque, réchauffé le serpent en notre sein ?
Le Pakistan dispose de la ‘’bombe’’, que peut-il se passer si les ‘’fous de Dieu’’ prennent le pouvoir, le pays semble instable comme jamais.

Ok, Ok, je stoppe, venons en au problème de la dette ou plutôt au problème des dettes.
Il semblerait, à des degrés divers, que cela soit un problème mondial, au niveau des pays développés tout du moins.
Commençons par les USA, il faut bien commencer  quelque part.
L’on nous dit que l’endettement des USA serait plus ou moins de l’ordre de 100 % du PIB de ce pays.
Oui, mais ceci est uniquement la dette de l’Etat Fédéral, il faudrait y ajouter la dette des Etats comme la Californie ou la Floride et d’autres et y ajouter les garanties d’emprunts consenties par l’Etat Fédéral.
En ce cas nous atteignons facilement 150 % du PIB !

Sans vouloir faire entrer en compte l’endettement des ménages américains qui est faramineux.

Je reçois à l’instant un document sur une nouvelle ville américaine qui se déclare en faillite
Mercredi soir, Stockton est devenue la plus grande ville américaine à déposer le bilan. Incapable de faire face à ses obligations financières, cette agglomération de 300.000 habitants, située à mi-chemin entre Sacramento (la capitale californienne) et la Silicon Valley (fief de l'industrie high-tech), s'est placée sous la protection du chapitre 9 de la loi sur les faillites. «Le but de cette loi », a déclaré le directeur municipal Bob Deis, est d'éviter une situation chaotique incontrôlable. Un dépôt de bilan équivaut à enfoncer la touche 'pause', à garder intacts les services et à fournir une structure permettant d'empêcher les poursuites judiciaires». Les négociations engagées au cours des trois derniers mois par la municipalité avec ses dix-huit créanciers pour tenter d'aboutir à un accord financier ont échoué. Pas plus du reste que les coupes drastiques de 90 millions de dollars étalonnées au cours des trois dernières années pour tenter d'équilibrer le budget: il y a un trou de 26 millions de dollars dans les caisses.

Donc les Etats-Unis se trouvent avec un endettement de l’ordre de 150 % du PIB.
Ce qui voudrait dire, avec un taux d’intérêt de 2 % pour simplifier, que le pays devrait avoir une croissance d’au moins 3 % pour rembourser les intérêts. Tout ce qui serait au-dessus de 3 % de croissance du PIB pourrait éventuellement servir à rembourser le principal de la dette.

Les Etats-Unis ont deux avantages si l’on compare ce pays à la France.

Le taux de prélèvement obligatoire y est faible, d’où une certaine marge de manœuvre possible en augmentant les impôts. Deuxièmement, l’essentiel de la dette est détenu par des résidants, des investisseurs américains.
Vous allez me dire oui, mais les entreprises américaines s’en sortent bien, elles font de belles marges.

Ceci est artificiel et principalement dû au dégraissage, aux très nombreux licenciements qui ont affecté les grands groupes US dans les années 2007 / 2008. Ces groupes ont réagi très vite en anticipant la crise. Une deuxième vague de licenciements est en cours et après … tous ces gens privés d’emploi se retrouvent maintenant sur le carreau, ce sont des consommateurs qui ne consomment plus.

Contrairement à ce qui est parfois murmuré, l’économie américaine n’est jamais repartie.

Le modèle reposait sur la croissance par la consommation. Faciliter au maximum le crédit pour que les gens consomment encore plus, toujours plus.
Quand chaque famille américaine possédait quatre ou cinq voitures, deux maisons, les derniers gadgets, tout cela à crédit … il y a un jour où il faut rembourser ce crédit, en étant au chômage ?

Pour l’instant l’industrie qui s’en sort aux USA … la planche à billet qui inonde le marché, le dollar ne vaut plus rien.

Les USA auraient officiellement 20 % de la population active au chômage et 15 % de la population se nourrit avec des tickets alimentaires.
Récession, dépression ?
Planche à billet, fuite en avant, révolution ?


Faisons un petit tour par le Japon, longtemps la deuxième économie mondiale, où en est ce pays aujourd’hui ?
La dette représente 250 % du PIB nippon !
Heureusement cette dette est pratiquement entièrement détenue par des résidents, des Japonais.
Population vieillissante …

Hyperinflation, dévaluation du Yen de 50 %, spoliation des épargnants ?

Emprunt sur les marchés extérieurs ?
Des intérêts au moins de 6 % par an, avec une dette de 250 % du PIB les intérêts représenteraient 15 % du PIB, impensable, intenable, ingérable.

Le Japon pourrait bien être le premier pays développé du XXIème siècle à faire défaut.


L’Europe va mal, très mal.

Ne nous faisons pas d’illusions, la Grèce est partie pour 15 à 25 ans de très forte dépression.
A ce que j’ai pu comprendre le seul remède mis en place à ce jour consiste à déplacer la dette d’un endroit à un autre. Mais la dette est toujours là, avec des taux d’intérêts qui ne font que la gonfler, jusqu’où ? La question se pose, le pays étant en forte récession, le PIB va forcément reculer.

L’Irlande, le Portugal, l’Espagne, l’Italie … demain la France ?

Eh bien oui, la France.
Certains de mes lecteurs ne m’ont-ils pas fait part de leurs difficultés à retirer l’argent qu’ils ont dans leurs banques ? Les retraits dans les DAB, limitations aux guichets ou alors il faut demander à l’avance et encore certains jours, souvent avec des plafonnements.

Il va falloir commencer à faire attention où vous déposez votre argent, la garantie de l’Etat n’en est plus une !

Souvenez-vous de l’Argentine, les queues aux banques, pas possible pour les Argentins de retirer leur argent, pourtant souvent durement gagné.

Techniquement la garantie des dépôts n’en est plus une.

L’Etat français n’a plus un centime en poche et se refinance semaine après semaine, comme la Sécurité sociale et la caisse vieillesse d’ailleurs, plus un fifrelin en poche !

Nos banques sont exsangues, regardez ce qui se passe avec la proposition du Président concernant le doublement du plafond du livret de Caisse d’Epargne. Si les Français retirent leurs dépôts sur leurs comptes bancaires pour les transférer sur des livrets A de Caisse d’Epargne, les banques sautent.

Renationaliser les banques, c’est ce qui risque d’arriver à plus ou moins brève échéance, attention pas toutes, certains vont y laisser des plumes.

C’est ce qui a été fait, en partie tout du moins, par la Grande Bretagne.

Consommer, sur-consommer, avec des banques qui prêtent, qui accordent  très facilement des crédits …
Des banques centrales qui ne jouent pas le jeu en réduisant le débit du robinet du crédit, par augmentation des taux, limitation des encours, voire encadrement …

Non, la fuite en avant, la relance par la consommation … qui du fait des dettes accumulées et de la conjoncture économique est maintenant devenue impossible.

En France nous consommons plus que nous fabriquons.

Vous vous êtes bien amusés, vous avez bien dansé durant tous ces étés, maintenant il va falloir payer.
Et la note va être salée !

Le traité de Maëstricht qui spécifiait que la dette globale d’un état ne pouvait dépasser 60 % de son PIB et que le déficit annuel devait être inférieur à 3 % du PIB ; tout cela on s’assoit dessus mon bon monsieur, nous les ‘’Politiques’’ nous préférons la fuite en avant.
Depuis 2007 la France ne respecte plus les accords de Maëstricht. 


Et oui, la grande faute en revient à ces très chers élus qui ne pensent qu’à se faire élire et réélire … à l’infini. Il faut dire qu’ils sont dans cet exercice bien aidé par les banques, qui ont tout à y gagner.
Ce sont les banquiers qui les font élire et ce sont ces mêmes banquiers qui tiennent, ou qui du moins tenaient la croissance.

A ce jour plus de croissance en Europe, ou tout du moins même pas assez de croissance pour payer les intérêts des dettes. Quand au principal … renvoyé aux Calendes grecques !

Car si ma Grand-mère était toujours de ce monde elle vous dirait : « Mais cette dette il va falloir la payer, il va falloir rembourser, aviez-vous oublié ? »

Jusqu’où va-t-on aller ?
Jusqu’à l’effondrement total du système financier international ?
Faillites, pardon défauts, des principaux pays industrialisés ?
Annuellement des dettes souveraines ?

Possible pour les pays qui ont des dettes détenues par des résidants par la spoliation des épargnants.

Mais dans de nombreux pays ce n’est pas possible, une partie de la dette est détenue par des non-résidents. Si la moyenne européenne des dettes détenues par des étrangers est de l’ordre de 53 %, l’Espagne est à 75 %, le Portugal à 71 %, la France à 65 % dont 45 à 48 % sont dans des mains hors UE.

Qui sont les détenteurs de ces dettes hors UE ?
Nous trouvons la Chine, l’Inde, certains pays du Golf et des pays émergeants.
Allez dire à ces gens-là : « Désolé, plus de sous dans les caisses, je ne vous paye pas, annulons la dette et les intérêts de la dette, merci ».
Comment vont-ils réagir ?
Par la guerre ?

La Cour des Comptes, dans son dernier rapport, nous fait savoir que la dette de la France va représenter 90 % du PIB à la fin de cette année. De nombreux économistes s’accordent pour dire qu’à partir de 90 % du PIB la dette devient ingérable, c’est la spirale infernale.

Pour ceux qui ne le sauraient pas encore, la dette de la France à la fin 2008 représentait € 20 600 par habitant ou € 47 400 par actif.
La charge des intérêts de la dette € 850 par habitant ou €1 950 par actif, par an bien entendu.
Je vous fais grâce du montant total, vous risqueriez de tomber malade. 


La croissance en France : (estimations) 0,4 % en 2012 et 1,7 % en 2013 (ramenée à 1 % par la Cour des Comptes).
Etonnant comme l’on a des prévisions toujours par trop optimistes.

Pendant un temps l’Allemagne demandait la sortie immédiate de la Grèce de la zone euro.
Oui, mais après calculs les Allemands se sont aperçus que cela leur couterait € 100 milliards.
Un peu moins pour la France, de l’ordre de 58 milliards.

Mais ne vous faites pas trop d’illusions, à mon humble avis, c’est reculer pour mieux sauter, toujours la politique de l’autruche.

Nous continuons à vivre sur un modèle économique qui n’est plus viable, un modèle économique basé sur la croissance par la consommation.

C’est fini, il faut maintenant chercher un modèle qui favorise la production, pas la croissance.
Notre problème, à nous français, provient essentiellement de notre déficit de la balance du commerce extérieur.

Certains disent c’est la faute à la loi Giscard, cette loi de 1973 qui oblige l’Etat à se financer auprès des banques (marchés) et non plus auprès de la Banque Centrale. Foutaises que tout cela, l’Espagne, la Grèce, le Portugal, l’Italie, l’Irlande, ces pays ont-ils une loi Giscard ? Non et pourtant la crise de la dette est là.

Peut-être aurait-il fallu que le Politique interdise aux banques de jouer sur les marchés. Peut-être faut-il remettre les choses à plat, réformer le système bancaire et financier, faire en sorte que les banques fassent uniquement leur travail de banques.

En Espagne 50 % des jeunes sont au chômage, idem au Portugal, la Grèce à 60 % de jeunes au chômage et 30 % de sa population totale est dans la même situation ; pensez-vous sérieusement que ces gens vont sur-consommer ?

Quel avenir pour nos enfants et petits enfants ?
Travailler et encore travailler pour payer les dettes accumulées ?
Pensez-vous qu’ils soient d’accord, ne vont-ils pas se rebeller ?
Une petite révolution par-ci, une autre par là ?

Les politiques sont les grands fautifs, toutes leurs actions sont négatives pour l’économie, tous sortent du même moule où ont leur a inculqué un modèle économique qui est obsolète.

Ils ont tous fait les mêmes écoles et ne pensent qu’à protéger leur petit groupe.
De plus ils sont le plus souvent incompétents et dangereux.

Peut-être serait-il temps de changer et de mettre un de nos bons paysans à la tête du pays, une personne de bon sens plus qu’un théoricien, un gars pour qui un chou est un chou, quelqu’un qui vous ferait comprendre qu’un développement harmonieux passe par des taux de croissance de 1,5 à 2,5 %, pas par des 5, 8 ou 10 %. Oui, mais pour se faire réélire … toujours nos incompétents.

Mais vous n’avez pas élu un paysan et nous fonçons droit dans le mur, peu importe que cela soit à 250 à l’heure au lieu de 300, le résultat sera le même.


Le rêve américain s’est terminé et pourtant l’on continue, nous irons jusqu’au bout, à la catastrophe déjà inscrite dans les livres d’histoire. L’endettement des ménages par la planche à billets.

Sortons immédiatement la Grèce de la zone euro, sa dette ne va faire que grossir et passer d’un endroit à un autre sans être jamais remboursée. Sortons également, immédiatement, un ou deux autres pays, qui nous le savons vont prendre le même chemin que la Grèce, ajoutons y quelques pays qui ne peuvent pas suivre l’Union Européenne. Sans cela la contagion, l’éclatement de la zone euro, l’éclatement de l’Union.

Alors que faire ?
Comment se protéger de la catastrophe annoncée ?
Acheter une monnaie forte et qui puisse tenir la route ?
Pas du Yen ni du Dollar US, peut-être du Franc Suisse ?
De l’or, de l’argent, de la terre ?
N’étant pas un spécialiste, je ne me lancerai pas à donner un quelconque avis.


Mais nous les ‘’expats’’, ceux qui sont pensionnés tout du moins, allons en souffrir.

Imaginez votre pouvoir d’achat avec un euro qui aurait perdu la moitié de sa valeur !

Ou avec le retour d’un Franc qui ne vaudrait plus que le poids du papier sur lequel il est imprimé.

Il y a de grandes chances que CSG et TVA soient augmentées, peut-être pas cette année, mais l’année prochaine c’est sûr. Il va falloir faire 33 milliards d’économie en 2013, sans dépenser plus, pour atteindre les 3 % de déficit.

De plus pour la Sécu et la Cnav, la Cour des Comptes préconise de désindexer pensions de retraites et allocations familiales, les retraités expats ont encore tout à y gagner !


Voilà ce qui attend nos villes si rien n’est fait de toute urgence.
«Plus épouvantable ville d'Amérique»

Avant mercredi, Stockton souffrait déjà d'une mauvaise réputation. La ville occupe la deuxième place du palmarès national des saisies immobilières et a l'un des taux de chômage les plus élevés (16%) de Californie. Certains de ses quartiers, complètement vidés de leurs habitants, se sont transformés en zones anarchiques où prospère la criminalité. Entre 2009 et 2010, celle-ci a augmenté de 50%. Depuis janvier, 30 homicides ont été commis (contre 56 en 2010 et 58 en 2011). Peu de coupables ont été arrêtés: au cours des trois dernières années, la muncipalité a licencié 25% de ses policiers, 30% de ses pompiers et 40% de ses autres employés, faute de pouvoir les payer. C'est que les saisies immobilières ont entraîné une baisse vertigineuse des taxes foncières. La situation de la municipalité est devenue si déplorable que le magazine Forbes lui a décerné le prix de «plus épouvantable ville d'Amérique» deux ans de suite.

Que s'est-il passé? Au début du millénaire, Stockton, jusqu'alors ville rurale sans prétention de la vallée agricole de San Joaquin, a été prise d'une fièvre d'achats, de projets pharaoniques, de construction immobilière, bref, d'une sorte de folie des grandeurs financée par des emprunts. Elle a édifié une magnifique arène, dessiné une jolie promenade le long du fleuve San Joaquin, bâti un hôtel de luxe. Mais malgré leur éclat, ces lieux n'ont pas réussi à attirer la foule escomptée. Dans le même temps, des promoteurs avides ont construit une floppée de lotissements avec l'objectif de désengorger San Francisco (à 134 kilomètres à l'ouest) et Sacramento. Ils les ont vendus à des clients qui n'avaient pas vraiment le sou, des futures victimes de subprimes qui se sont laissées enivrer par des taux d'intérêts extrêmement bas, au début, puis dangereusement élevés au bout d'un an. 

Dans le public ou dans le privé, la ville et ses résidents se sont couverts de dettes. Lorsque la bulle a éclaté, en 2008, les catastrophes se sont enchaînées. La faillite devrait lui permettre d'éviter la dissolution de ses Police et Fire Department.


C’est pas la joie, mais il nous reste l’amour.


Expériences, avis, critiques et commentaires, comme d’habitude son les bienvenus.






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