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Wednesday, December 17, 2014

ACHETER UN TERRAIN ... AUX PHILIPPINES !

Vous voulez acheter, louer un terrain aux Philippines pour y faire construire ?

Quelques petits rappels.

Depuis quelques années, pour ceux qui sont mariés avec une Filipina pour les hommes, ou à un Filipino pour les femmes, il est dorénavant  possible d’acheter un terrain qui sera officiellement enregistré sous le nom des deux époux. Cela évite de se retrouver tout nu si jamais le mariage se mettait un jour à battre de l’aile.



L’acquisition d’un bien immobilier aux Philippines est régie par le Republic Act Nº 8179 (qui amende le R.A  7042).
Ainsi que par le Republic Act Nº 7652, qui autorise un investisseur étranger à louer pour une durée de 50 ans (plus une éventuelle prorogation de 25 ans), des terrains privés philippins.

Qui peut posséder des terres aux Philippines ?
- Les nationaux Philippins, à la condition qu’ils n’aient pas perdu leur nationalité,
- Les binationaux Philippins, mais avec certaines restrictions sur les surfaces,
- Les sociétés philippines, celles dont les actionnaires, associés ou partenaires sont majoritaires à hauteur d’au moins soixante pour cent (60 %) des parts ou actions.

 À noter que le mari, ou l’épouse, hérite des biens du conjoint en cas de décès de ce dernier. 


Votre situation :

Vous êtes légalement marié avec un ressortissant philippin et ce dernier possède la nationalité philippine (ou la double nationalité). De ce fait, vous êtes en droit d’acquérir un bien immobilier aux Philippines aux noms des époux. Au décès de votre conjoint vous deviendrez l’héritier légal de ce bien ainsi que vos enfants légitimes.

Vous êtes étranger, non marié à un ressortissant philippin et vous souhaiter acheter un terrain pour faire construire et vivre aux Philippines.


Vous avez quatre possibilités :

 1- Vous vous associez avec un ou plusieurs ressortissants  philippins afin de créer une société dans laquelle vous détiendrez au maximum 40 % des parts ou des actions. Le bien immobilier sera acquis au nom de la société.


 2- Vous signez un bail d’une durée de 50 ans pouvant être renouvelé une fois 25 ans (″leasing″), bail emphytéotique.

 3- Selon le Condominium Act of the Philippines R.A. 4726, les étrangers peuvent acquérir un appartement dans un immeuble (que l’on appelle plus communément ″Condominium″) à la condition que les propriétaires étrangers dans cet immeuble ne dépassent pas 40% de la totalité des propriétaires. La plupart de ces appartements se situent dans des immeubles, cependant, certaines maisons de ville sont également considérées comme des appartements et entrent dans la réglementation des condominiums.

4- Vous avez une amie ou un ami Philippin et en prenant certaines précautions, il vous est possible de mettre le terrain sous son nom, tout en vous protégeant d’une éventuelle rupture.


Petites précisions :
Le divorce n’est pas reconnu aux Philippines, il en est de même du Pacs, quand au ‘’Mariage pour tous’’… oubliez, la chose n’est pas d’actualité aux Philippines.

La ‘’Land Registration Authority’’ est la seule agence gouvernementale qui  enregistre les titres de propriété et les transferts de titres. Il s’agit d’un Département du Ministère de la Justice (Department of Justice).

Le Bureau qui centralise tous les actes se situe Unit 204, L R A  Building, East Avenue Corner NIA Road à Quezon City.

En province, la Land Registration Authority possède des annexes dans les plus grandes villes, en général les capitales provinciales.


Attention

L’on estime que la moitié des titres privés de propriété en circulation sont des faux ou entachés d’erreurs qui les rendent nuls !


Vous souhaitez acheter ou louer un terrain

1- Vous achetez dans une subdivision : assurez-vous que cette subdivision est terminée ou presque terminée ; murs d’enceinte, rues, drainage, éclairage, gardiennage,  parties communes, piscine, terrains de jeux, etc. et que plusieurs maisons ou villas sont déjà construites et occupées. Les subdivisions fantômes sont légions aux Philippines.

En général les prix des terrains dans ce genre d’endroit sont relativement élevés et je vous conseille fortement de bien faire préciser le montant des charges des parties et services communs. Gardiennage, éclairage, entretien et maintenance des parties communes, etc.  Il y a parfois (souvent) des surprises.  

Faites également préciser s’il y a des restrictions concernant le type de construction que vous pouvez ériger sur le terrain. Dans la plupart des cas, à la condition d’avoir à faire avec une société sérieuse, un ou plusieurs agents se trouvent sur place.

2 -  Une annonce dans les médias (rare), une information glanée sur place, une pancarte 4 sale, a retenu votre attention ; le terrain, la parcelle de terrain que je recherche depuis longtemps !

La première démarche qu’il va vous falloir effectuer, rencontrer le propriétaire ou son représentant légal.

Il est préférable de rencontrer directement le propriétaire, malheureusement ce n’est pas toujours possible.
Nombre de grands propriétaires terriens vivent à l’étranger, le plus souvent aux USA.

Le ‘’bouche à oreille’’ demeure la meilleure source de renseignement pour ce qui concerne l’immobilier en milieu rural.


Demandez à voir le titre original de propriété et à en avoir une photocopie.

Celui-ci se présente sous la forme d’un document de dimension 329 x 214 en millimètres, je viens d’en mesurer un, ce qui, à ma connaissance, ne correspond à aucune dimension ISO.
Il est encadré de rouge et  présente un sceau à la feuille d’or sur la partie basse du document, à gauche.

Il est intitulé ORIGINAL CERTIFICATE OF TITLE avec en en-tête : Republic of the Philippines, Department of Justice, Land Registration Commission, etc.
Au verso se trouve la description technique du terrain, signée par un ‘’Geodetic  Ingineer’’, (un géomètre expert).

L’absence du titre original est en général un mauvais signe, même dans ‘’la famille de ma femme’’.

Perdu, nanti au profit d’une banque ou d’un financier qui détient ce document, disparu, au nom d’un ancêtre et dans ce cas il y a de grandes chances que les partages n’aient pas été effectués, voire que les taxes afférentes n’aient pas été réglées depuis des dizaines d’années ! Donc, je réitère ma recommandation, la plus grande prudence s’impose.



A partir du moment où vous cherchez à acquérir un terrain dans un certain endroit, la nouvelle va se répandre comme une traînée de poudre et vous avez de grandes chances d’être contactés par des personnes qui disent avoir des terrains à vendre. Il s’agit le plus souvent de gens du cru qui ont plus ou moins connaissance de terrains susceptibles d’être à vendre. 

L’amie de la cousine d’un caretaker (un gardien) par exemple. Et tout ce petit monde entend bien tirer profit du Kano qui recherche un terrain.

Sauf à vouloir payer votre terrain le double de son prix, évitez de tomber dans ce genre de piège. Vous rencontrez le caretaker et vous essayez d’obtenir l’adresse du propriétaire ou de son représentant légal.

Demandez également une copie de la dernière ‘’Tax Declaration’’ (impôts locaux).

Afin d’éviter une Skin Tax, toujours possible, faites effectuer ces démarches par un Philippin.

Du fait des problèmes rencontrés avec les ‘’squatters’’, car aux Philippines les squatters ont des droits, la grande majorité des terrains sont surveillés par des caretakers. Parfois ce gardien habite sur la propriété qui se trouve à vendre, après y avoir construit une cabane ; c’est un accord entre le propriétaire et le caretaker. En échange du gardiennage, le caretaker vit gratuitement sur le terrain.

Vous pouvez vous rendre au Barangay et obtenir quelques informations sur le terrain dont vous souhaitez vous porter acquéreur. Existe-t-il des servitudes, un agrandissement de la route est-il prévu, d’autres constructions sont-elles programmées à proximité… ?


Un passage au Municipio (la mairie) peut s’avérer utile.
Généralement un cadastre est installé dans les mairies et, munie de la copie du ‘’Original Certificate of Title’’, il vous sera possible de comparer les indications sur le plan et le titre. Vous pouvez également demander quel est le prix moyen pratiqué (prix au mètre carré) dans les transactions effectuées sur la municipalité, dans le quartier que vous avez choisi.

Attention qu’il existe trois sortes de terrains : résidentiels, commerciaux et agricoles.
En cas d’achat d’un terrain agricole, faites confirmer qu’il vous sera possible de construire une habitation, éventuellement en faisant procéder au changement de statut du terrain.

Vous avez maintenant une copie du Titre, une copie de la Tax Declaration (cette Tax Declaration n’a aucune valeur quand au véritable propriétaire du terrain), le prix demandé par le propriétaire ; vous avez effectué quelques vérifications, tout vous semble en ordre et vous allez pouvoir faire votre proposition d’achat (ou contre-proposition) au vendeur.

À partir de ce stade et sauf à bien connaître les procédures officielles et non officielles du pays, je vous conseille vivement de vous attacher les services d’un notaire ou d’un avocat spécialisé.
Le parcours du combattant version philippine, car c’est à l’acheteur qu’incombe le transfert du titre de propriété.

Votre notaire, ou avocat, en fonction des instructions que vous allez lui donner, va préparer une ‘’Letter of Intend to Purchase Property’’. Dans cette lettre sont indiqués : la description et la situation de la propriété, le prix que vous proposez, ainsi que les spécifications qui vous sont propres. Bornage de la propriété, enlèvement des cabanes du caretaker, agrandissement du chemin d’accès, éviction des éventuels squatters, etc. 


Cette proposition est normalement accompagnée d’un dépôt qui représente 5 ou 10 % du montant total de la transaction. Ce montant est déposé sur un compte bancaire bloqué et ne pourra être mis à disposition du vendeur que contre un document qui lui sera remis par votre notaire. Sous réserve, je crois me souvenir qu’il s’agit d’une copie certifiée du Transfert Certificate of Title.

Le vendeur accepte votre proposition et votre notaire va alors rédiger le Deed of Absolute Sale (DOAS). Un peu l’équivalent d’une promesse de vente.

C’est à partir de ce document que vous allez, après de nombreuses démarches et attentes, obtenir votre Transfert Certificate of Title.

Pour cela vous, ou mieux  votre représentant va se rendre au Municipio qui a juridiction, afin d’obtenir une copie certifiée de la dernière Tax Declaration.
Puis il faudra se rendre au Revenue District Office (RDO) assigné afin de remplir des formulaires qui permettront au BIR de calculer le montant des taxes que vous allez devoir acquitter. 

Ces documents seront envoyés à l’Agent bancaire autorisé (AAB) pour le paiement du Capital Gains Tax et de la Documentary Stamp Tax. Avant de payer ces taxes à l’AAB, il vous faudra remplir un formulaire et payer le montant dû en espèces.



À nouveau au BIR (les impôts)  pour y remettre les copies originales de l’AAB, un original plus deux copies du Deed of Sale, le  document  Transfert Certificate of Title du propriétaire plus deux copies, etc. plus cinq autres documents et leurs copies. Plus un pouvoir spécial de l’attorney, un plan ou une carte si la zone où se situe la propriété ne peut être clairement définie avec les documents fournis, etc. Plus tous les autres documents qui pourraient être requis par la loi et les règlements.

Après cela il faudra demander le Certificat Authorising Registration (CAR) (5 jours)…
Et encore pas mal de documents à remplir et à compléter.

Enfin, après avoir payé les frais d’enregistrement, le nouvel et heureux propriétaire se verra délivrer le new ‘’Owner’s Duplicate Copy of the Transfert Certificate of Title’’.

Il ne vous restera plus alors qu’à demander à ce que la Tax Declaration soit désormais mise à votre nom, bureau de l’Assessor pour cette demande.



Dans l'éventualité où, le vendeur ou l’acheteur serait une société, il est bien évident que d’autres documents seront nécessaires.

Philippines laws, statutes and Codes, pour information.


Expériences, avis, critiques et commentaires, comme d’habitude sont les bienvenus.

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Sunday, June 2, 2013

EXPATRIATION AUX PHILIPPINES ... LES DIX ERREURS !

A notre époque, partir n’est pas un acte de lâcheté, c’est un acte de courage et de résistance.

Quitter la France, cette France exsangue, dépitée et désillusionnée, ce pays qui n’offre plus aucune  vision d’un avenir serein. Seule échappatoire pour cette jeunesse que l’on voudrait sacrifier sur l’autel d’une oligarchie qui ne pense qu’à mettre en place sa dynastie.

Cela fait maintenant près de trois années que j’ai commencé ce blog et près de dix-sept ans que je vis en permanence aux Philippines. A cette expatriation je dois ajouter trois années pendant lesquelles je me trouvais entre Hong Kong, Singapour, Manille et Paris.


Pour être complet je devrais ajouter quelques années passées aux Antilles, en Afrique de l’Ouest et Centrale et quatre années au Cambodge et alentours. De plus j’ai voyagé intensivement tout au long de ma vie, plus dans les pays en voie de développement que dans ceux dit développés.

Je pense donc avoir une petite expérience à l’expatriation, bien que je me considère maintenant plus comme un émigré que comme un expatrié. J’ai fait le choix de vivre dans un nouveau pays pour des raisons qui me sont strictement personnelles et qui concernent principalement la façon dont est gouverné et géré ce pays qui, il n’y a pas encore si longtemps s’appelait ‘’France’’.

Il se peut que je retourne un jour en France, le jour ou l’oligarchie qui a usurpée le pouvoir aura été chassée ou éliminée. 


VIVRE EN FRANCE OU PARTIR VIVRE À L’ÉTRANGER ?
Sauve qui peut !


21 % des Français rêvent de partir vivre à l’étranger !
Cette proportion est plus grande chez les moins de 25 ans, (28 %) que chez les plus de 50 ans (14 %).
Les CSP + et les plus hauts revenus ne sont pas plus ni moins nombreux que les autres à rêver de partir vivre à l’étranger. Sondage BVA de février / mars 2012.
Ces Français qui partent à l’étranger, une tendance qui se confirme
Près de 6 Français sur 10 ont plus de 41 ans,
La tranche des plus de 60 ans a triplé depuis 2005,
Les moins de 41 ans sont de moins en moins nombreux, en pourcentage, pas en nombre,
On note que depuis 2007 le nombre de créateurs d’entreprises a doublé, ils sont désormais près de deux sur dix.

Sept non-salariés sur dix restent pour un séjour de plus de dix ans.

Répartition géographique des expatriés français.

Union Européenne 39 %,
Amérique du Nord 19 %,
Asie du Sud-est 11 %,
Moyen Orient  7 %,
Europe, hors UE 7 %,
Asie hors Moyen Orient et Asie du Sud-est 6 %,
Amérique du sud 5 %,
Afrique noire 4 %.


Le bilan désastreux que l'on peut faire de la France explique peut-être pourquoi les Français, qui y résident, sont "les premiers consommateurs d'anxiolytiques et autres antidépresseurs de la planète" ; mais il explique certainement pourquoi tant d'entre eux, parmi les meilleurs dans leurs catégories, la quittent, faute d'y avoir des perspectives d'avenir. Ce faisant, ils emportent tout de même avec eux un peu de leur pays.


Mais revenons-en aux Philippines et aux dix plus grosses erreurs que les personnes qui souhaitent nous rejoindre font ou commettent au sujet de l’archipel.

Une expatriation est quelque chose de sérieux, ce n’est pas une chose à prendre à la légère et encore moins sur un coup de tête. Pour la majorité d’entre vous, prendre la décision de s’expatrier aux Philippines sera certainement l’une des plus importantes décisions de toute votre vie. 


Quelque chose que l’on pourrait comparer au chois des études et de l’emploi, au mariage et à la mort. Bien que pour cette dernière, sauf dans certains cas limités, vous n’aurez guère le choix.

La décision que chacun  doit prendre n’est pas des plus aisées et pour compliquer la chose, pour une question que vous vous posez, vous pouvez trouver cinquante réponses différentes émanant de cinquante personnes expatriées ; que ce soit sur un forum ou un site sur le net, dans les médias, dans des livres, revues ou périodiques.

Précisons que chacun à ses propres standards de vie et ce qui peut être acceptable pour une personne peut ne pas être acceptable pour une autre.

Néanmoins, je pense qu’il est possible de faire une moyenne, en éliminant en premier les extrêmes.

Je citerai l’exemple d’une personne, détachée aux Philippines par son entreprise, arrivée depuis moins de trois mois sur l’archipel et qui écrivait sur un forum  :
« Je sens le danger partout et je ne sors jamais sans mon chauffeur et mon garde du corps ».

Là, je suis désolé, je rigole à gorge déployée.



Comme si la ville de San Fernando, dans la province de Pampanga, et qui se situe à une centaine de kilomètres au nord de Manille, pouvait présenter un quelconque danger permanent.

Un utopiste, nous avons affaire à un utopiste ou à quelqu’un qui cherche à se faire mousser.
« Les Philippines, mes pauvres amis, un coupe-gorge, un pays en guerre permanente, ça tire de partout, mettez vos gilets pare-balles … ». Mais peut-être cherchait-il simplement à faire considérablement augmenter sa prime de risque.

San Fernando, j’ai visité, j’y suis passé à de nombreuses reprises, de jour comme de nuit, en voiture, en bus, en jeepney, en tricycle et même à pied, sans jamais ressentir la moindre présence d’un quelconque danger.

Néanmoins, après avoir vécu ici plus de seize ans, d’avoir écrit sur ce blog depuis près de trois ans et d’avoir répondu à des centaines de questions qui m’étaient posées, j’en suis arrivé à la conclusion que nombreux sont ceux qui font des erreurs de jugement au sujet des Philippines.

J’ai fait et je fais encore certainement de nombreuses erreurs, pourtant je pense pouvoir regrouper les dix plus importantes questions que se posent les candidats à l’expatriation, celles sur lesquelles ils font les plus grossières erreurs de jugement ou d’interprétation.



1 – Penser que vous allez pouvoir facilement trouver un emploi ici.

Même si la vie est relativement peu chère sur l’archipel, il faut vivre ou tout du moins survivre.
Le marché du travail s’est récemment ouvert un tout petit peu à la main d’œuvre étrangère, principalement du fait de la multiplication des entreprises de BPO (Business Process Outsourcing). Mais, ne vous faites pas d’illusion, ce sont peut-être quelques petites centaines d’emplois, pas plus.

L’on peut ajouter professeurs de langues, quelques emplois dans des secteurs extrêmement pointus et, sauf à être détaché par votre entreprise française, c’est à peu près tout.

Monter votre propre entreprise, à la condition de disposer de quelques capitaux, peut-être une solution.

Il y a bien quelques autres solutions, les expatriés qui vivent ici ne sont pas tous des pensionnés ou des retraités. C’est ce que j’explique dans le détail dans mon petit livre ‘’101 façons de Générer des Revenus aux Philippines, pour y vivre’’.



2 – Penser que vous allez pouvoir acheter un terrain, ou que vous allez pouvoir contourner la loi pour le faire.

C’est l’obsession de nombreux futurs ‘’expats’’, vouloir acheter un terrain, devenir propriétaire.
Il n’y a aucune possibilité pour que vous puissiez devenir propriétaire d’une portion du territoire philippin. C’est inscrit dans la constitution, c’est clair net et précis, aucune ambiguïté !



Vous pouvez lire sur de nombreux forums qu’il existe des possibilités comme monter une société, faire appel à un cabinet spécialisé, un trustee que l’on nomme ici dummy, etc.

Oui, il existe la possibilité de louer un terrain pour une longue période, sur la base d’un bail emphytéotique d’un maximum de 25 ans renouvelable une fois. Mais en aucun cas vous n’êtes ou ne devenez propriétaire du terrain !

Maintenant je vais vous dévoiler dans quel seul et unique cas vous pouvez devenir propriétaire (temporairement tout du moins), d’une portion du territoire philippin. C’est dans le cas ou votre épouse, propriétaire, viendrait à décéder. En effet la loi philippine stipule que si l’épouse décède, même en présence d’enfants, c’est le conjoint qui hérite.

Donc méfiance en ce qui concerne l’achat d’un terrain ou d’une propriété, c’est un des meilleurs moyens de perdre de l’argent. Vous êtes avertis.


3 – Plonger et tomber un peu trop rapidement amoureux 

Pensez-vous réellement pouvoir connaître une personne avec qui vous avez chatté quelques mois sur le net ? Oui je sais, il y a plusieurs histoires magnifiques qui se racontent à ce sujet sur la toile.

Ne dit-on pas que l’amour est aveugle ? Mais personnellement je connais un bon nombre d’histoires qui ne sont pas sur le net, mais qui sont particulièrement horribles et qui m’ont été directement rapportées. J’ai même assisté à de superbes manipulations, sans vouloir entrer dans les détails des enquêtes que nous avons été amenés à effectuer.  



Vous me direz, cela ne m’arrivera jamais … je suis informé et je me méfie. Combien de fois l’ai-je entendu ce refrain. 

La majorité des personnes qui s’y sont brûlés les ailes, souvent plus, m’ont tous dit la même chose.

Donc encore une fois, méfiance.


4 – Songer uniquement à ces vieilles et mêmes idées de business

Combien sont-ils à avoir investi dans un projet proposé par la famille, dans un Sari-sari store (mini-épicerie), dans les jeepneys, dans un Internet-café ? Pensant tous, qu’avec leurs connaissances ils allaient faire mieux que les locaux. 

Des milliers, ils sont des milliers à avoir essayé. Combien ont réussi à en vivre ? Très, très peu nombreux ceux qui s’en sont sortis, une poignée tout au plus, en faisant des heures comme pas possible. Combien de ceux qui ont échoué avaient essayé d’apprendre les règles qui régissent ici le commerce ?


5 – Penser que bien sûr les choses vont être ici un peu différentes, mais pas plus que cela 

Là attention, j’en ai longuement parlé, mais je recommence, j’insiste.

Venir ici passer quelques semaines de vacances une fois par an et y vivre en permanence ce n’est pas tout à fait la même chose. Le tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil, risque fort de rapidement disparaitre pour être remplacé par : mais Bon Dieu, pourquoi ne font-ils pas les choses comme nous ? 



Les choses courantes ont tendance à prendre beaucoup plus d’importance quand vous les vivez chaque jour tout au long de l’année.


6 – Sous-estimer le coût de la vie 

Oui effectivement, dans une certaine mesure le coût de la vie est nettement moins élevé sur l’archipel que dans la majorité des pays occidentaux. Vous pouvez aisément le constater dans les nombreux livres, majoritairement en anglais, qui vous disent qu’il est possible de vivre ici comme un roi avec un budget de $ 500. 

Pour un couple, j’en ai déjà parlé, il faut plutôt compter sur un budget de € 800 à 1.000 pour vivre, plus de 1.200 pour vivre bien et au-dessus de 1.500 / 2.000 pour vivre comme un roi.

Si vous êtes friand de produits importés comme vins, fromages, charcuterie, si l’utilisation d’un climatiseur vous est indispensable, si vous souhaitez que votre maison soit grande, confortable et située en bord de mer, si vous aimez sortir, avoir une grosse voiture, avoir des employés, faire du golf, avoir un bateau … il va falloir songer à sensiblement augmenter le budget.  

Donc la notion du coût de la vie doit-être prise avec quelques précautions.


7 – Avoir des attentes qui soient réalistes

N’oubliez pas que nous sommes dans un pays en voie de développement, dans un pays qui sera certainement un nouveau Tigre de l’Asie du Sud-est, dans un proche avenir. Mais pour l’instant le développement des infrastructures est assez limité, limité aux plus grandes villes et à leurs banlieues. 

Prenons le cas des écoles, des écoles internationales par exemple.

Si vous souhaitez que votre progéniture suive les cours d’une école française, avec le programme français, vous n’aurez pas le choix, il n’en existe qu’une seule. Située à Parañaque, la proche banlieue sud de Manille, le fait d’y emmener vos enfants, vous exclue automatiquement de la possibilité de vivre au bord d’une plage de sable blanc. 

Ou alors vous allez considérablement vous compliquer la vie, la plus proche plage digne de ce nom se situant à plus de 60 kilomètres, environ deux heures de route.

Il y a quelques autres écoles internationales qui suivent le cursus américain. Elles sont en général très chères et toutes situées dans les plus grandes villes de l’archipel. Principalement sur Manille, Cebu et Davao. 

Les Philippines, bien qu’en plein boom, ne sont pas encore la Suisse, Singapour ou Hong Kong.

Il en est de même pour les bons restaurants, les meilleurs hôpitaux, les hôtels quatre et cinq étoiles, les produits importés de qualité, etc. 

Soyez réalistes.



8 – S’inquiéter pour les visas

Les visas sont importants et nécessaires.

Mais ne vous inquiétez pas trop à ce sujet, le système des visas aux Philippines est certainement l’un des, sinon le plus souple qui puisse exister. A la rigueur il est même possible de vivre sur un simple visa touristique, jusqu’à deux ans, avant que de faire un petit tour à l’étranger et de revenir pour la même période de deux ans.

 Vous pouvez également arriver avec un visa touristique et le convertir plus tard, en fonction de votre situation. N’ayez aucune inquiétude à ce sujet, vous trouverez le visa qui vous convient le mieux, sans aucune difficulté.


9 – S’inquiéter pour le taux de change

A ce sujet je vous invite à lire ou à relire un de mes derniers posts ‘’Plus de dollars, de yens ou d’euros’’, sur le même blog et daté du 14 mai dernier.

J’y explique comment il est possible de se prémunir en partie de la variation des taux de change.

Malheureusement c’est quelque chose qu’il est difficile de contrôler, vous subissez. N’oubliez tout de même pas qu’il s’agit d’un phénomène cyclique.




10 – Ne pas essayer d’apprendre, en partie tout du moins, ce qu’est la culture locale

Je ne vous dis pas de devenir Philippin, mais croyez en mon expérience, il est bon de connaitre un minimum de cette culture qui est profondément différente de la nôtre. Apprendre la langue, encore une fois je ne vous demande pas de devenir parfaitement bilingue, mais d’apprendre quelques mots et phrases les plus couramment utilisés.

 Le fonctionnement de la famille, que faire et ne pas faire, que dire et ne pas dire, etc.
Votre vie en sera considérablement améliorée.

Lisez et apprenez un maximum au sujet des Philippines, l’histoire, la géographie, la faune, la flore, etc.

Ne pensez pas sans arrêt que vous êtes une riche cible à dévaliser, la skin-tax existe, mais je vous ai donné les astuces afin d’éviter de trop surpayer vos achats.


Sur ce ‘’Mabuhay’’ (bienvenue) au Club des expats francophones.




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