Showing posts with label Baguio. Show all posts
Showing posts with label Baguio. Show all posts

Friday, August 19, 2011

SAN FERNANDO ... LA UNION !


PLUS DE 600 KILOMÈTRES EN BUS ... SEUL !

SAN FERNANDO  …  LA UNION.

Lundi 13 juin 2011, six heures du matin.

Je prends, avec mon sac, la direction des terminaux de bus qui se situent sur la High Way de Ternate.


Un bus de la compagnie Ariel, moteur tournant est prêt au départ. Quelques minutes d’attente, que je préfère passer au dehors, car la climatisation transforme l’intérieur de ces bus en petite Sibérie.
Le ‘’conductor’’ m’invite à monter, je m’installe et sort mon pull … que j’enfile en urgence, je gèle littéralement. Je vais passer une partie de ce trajet de trois heures avec mes mains au chaud … sous mes cuisses, pas pratique, mais efficace.


Il est six heures vingt-cinq, nous démarrons, en trombe, le driver (chauffeur) est un nerveux, il passe devant deux bus de la concurrence de façon à ramasser les clients sur la route. Mais, pas beaucoup de clients ce matin, quelques étudiants et c’est à peu près tout, les travailleurs se rendant à Manille sont partis depuis longtemps.


Quelques embouteillages dans la traversée de Naïc, il est sept heures, l’heure de la rentrée des classes pour les écoliers. Pas de problème de circulation jusqu’à Tanza et là l’horreur, plus d’une heure pour faire moins de trois kilomètres, c’est à chaque fois la même chose, il serait temps de construire une déviation pour contourner la ville.


Tanza est une plaque tournante, les véhicules en provenance de l’ouest, du sud et de l’est y convergent pour remonter vers le nord en direction de Manille. L’avenue principale est large, une bonne quatre voies, dans les deux sens … oui, mais les ponts laissent tout juste, passer un véhicule dans chaque sens ! De plus avec tous les bus, jeepneys et FX qui transportent les employés de la zone économique spéciale d’EPZA … l’horreur !

Le soleil, levé depuis cinq heures trente, commence à chauffer doucement le toit de notre bus, l’atmosphère se réchauffe, je peux retirer mes mains de sous mes fesses, mais je conserve le pull.

Surprise, nous empruntons la nouvelle portion de la Costal Road, sorte d’autoroute à péage qui a été construite le long de la côte sur d’anciens marais asséchés. Ouverte depuis quelques jours seulement, cette portion de route va nous éviter de nous aventurer dans les embouteillages chroniques de Bacoor et de las Piñas, nous faisant ainsi gagner une bonne demi-heure sur le temps du trajet.


De nombreux squatters habitent toujours dans leurs cahutes montées sur pilotis, les pieds dans l’eau, pas de sanitaires, encore moins de tout à l’égout, tout est rejeté dans ce marécage, où néanmoins la marée continue à se fait sentir.

Par endroit, des parcs à huîtres, des cages à poissons, il y a de quoi les nourrir avec les ordures et autres qui se déversent dans cette lagune !



Baclaran, le terminus sud de la plupart des compagnies de bus, la majorité des passagers descend à cet endroit, il y a des correspondances pour toutes les destinations à l’intérieur du grand Manille et l’aéroport international est à quelques centaines de mètres.


Deux kilomètres de plus pour atteindre mon point de chute, Roxas boulevard corner EDSA. Pour ceux qui ne connaissent pas, Roxas Bvd. c’est la grande avenue du bord de mer, la baie de Manille ; corner veut dire intersection et EDSA, c’est Epifanio De los Santos, une sorte de périphérique local.

Nous repartons, je me positionne, prêt à sortir, il me faudra faire vite, car il n’y a pas d’arrêt à cet endroit. Le chauffeur stop, la porte s’ouvre, je m’éjecte et monte sur le terre-plein pour atteindre la contre allée. Vive la gym, préférable d’avoir un peu d’entrainement et de ne pas être handicapé. Il est presque neuf heures.

A pied je remonte EDZA sur un petit kilomètre, enjambe le périphérique, il y a une passerelle piétonne au niveau de Taft avenue qui dessert la station du LRT (le métro aérien local). Trois cents mètre de plus, j’enfile une avenue sur la droite (un quartier de Pasay que je connais) et cherche le terminal de la compagnie Partas. OK, là sur la gauche, des bus de Partas arrivent et partent.
Je me renseigne auprès du personnel présent. « San Fernando La Union, à quelle heure le prochain départ ?


Dix heures ! ». Parfait j’ai le temps de boire une petite bière, où … presque en face il y a un videoke qui fait un bruit d’enfer, mais pas le choix. Un ‘’boui-boui, presque propre, deux consommateurs qui doivent commencer à être bien, compte tenu du nombre de bouteilles vides qui encombrent leur table. Et ils recommandent une bouteille de Red Horse, la bière forte locale. Pour moi une petite SanMig Light bien fraiche … commence à faire chaud.

Une fille qui chante des chansons locale, assez belle voix, mais comme souvent le ton est monocorde. A peine la chanson terminée elle s’éclipse quelques instants et revient accompagnée d’une autre fille qui essaie aussitôt d’attirer mon attention.
Rien à faire, je pars dans une demi-heure et … la fille est moche, grande, grosse et grasse, les trois G, réellement moche. Neuf heures quarante, j’ai payé mes Php 50 et je traverse pour rejoindre le terminal (terminus) de Partas.

Où se trouve le bus pour San Fernando ?
Pas ici, me répond un employé, ici c’est le garage et vous devez vous rendre au Terminal qui est sur EDSA. Bonjour pour la fiabilité des renseignements. Trois cents mètres, cela doit-être faisable pour dix heures.

On se presse un peu, EDSA, sur la droite, 50 mètres le ‘’Terminal’’ de Partas, le Guichet … San Fernando La Union, un ticket s’il vous plait. Merci, le départ à ? 10 h 30 ! Parfait, je m’assois dans ce qui ressemble à une salle d’attente, mais ouverte sur un côté.


L’inévitable TV qui passe un match de boxe, ce qui ne m’intéresse nullement. Je regarde les voyageurs ; un peu de tout, des jeunes, des moins jeunes, des couples avec des enfants, certainement des familles qui sont venues visiter des proches et qui retournent dans leur province, ils ont de nombreux bagages.

Inspection du bus et des bagages par les gardes de sécurité, les passagers embarquent et … à 10 h 47 nous démarrons, les horaires philippins.
Remonté d’EDSA, pas trop de trafic en ce milieu de matinée, nous roulons bien. Makati, Mandaluyong, camp Crame, Timog, Quezón Avenue et allons rejoindre le NLEX, une bonne autoroute, la seule et unique en direction du nord de Luzon.


Belle autoroute, quatre voies dans chaque sens, sauf quand il y a des travaux et il y en a souvent, peu de trafic, les tarifs sont pour beaucoup dissuasifs et certaines catégories de véhicules ne sont pas autorisées de circulation.

La vitesse est limitée à 100 km/h, notre bus doit rouler entre 90 et 100 km/h et peu de véhicules nous dépassent. De Bulacan au nord de Manille jusqu’à Clark (Angeles City) nous mettons une heure pour environ 80 klicks et le paysage est du type morne plaine. Plat, des champs de riz et encore du riz, un peu de canne à sucre, peu, voir pas d’arbres, ce n’est qu’en approchant San Fernando (Pampanga) que l’on aperçoit, sur la gauche, une chaine de montagnes dans laquelle se situe le Mont Pinatubo, ce volcan qui a explosé en 1991 avec les conséquences que l’on connait.


Au fil des ans, la contrée a reverdit. Je me souviens être passé dans San Fernando en mai 1996, cinq ans après la catastrophe tout de même, un paysage lunaire … la route qui avait été dégagée semblait creusée dans les cendres du volcan. Des murs de cendre de deux mètres et plus qui bordaient les bords de la route, des maisons dont l’on apercevait plus que les toits, dans le meilleur des cas et à chaque pluie des milliers sinon des millions de tonnes de boues qui dévalaient les pentes du volcan et anéantissaient les efforts de déblaiement et nettoyage. Les champs étaient gris, recouverts d’une épaisse couche de cendres et rien n’y poussait plus. Apocalyptique et désolant.

Passé Clark, sur la droite le Mont Arayat, un volcan conique, isolé, qui semble avoir jailli des champs de riz pour culminer à plus de 1.000 mètres, étonnant.
Pluie d’orage, sur les montagnes se sont développés des nuages cumuliformes et nous recevons une pissée. Cela ne dure pas, quelques petites minutes et nous retrouvons le soleil.


Un dernier poste de péage, finie l’autoroute, nous reprenons la route traditionnelle philippine, la deux voies qui traverse les villes et villages, celle où l’on retrouve toutes les catégories de véhicules, celle où l’on roule doucement, au rythme du pays.


Une cinquantaine de kilomètres et nous atteignons Tarlac City, la capitale de la province du même nom, une ville de plus d’un million d’habitants dont l’économie est dominée par l’agriculture, principalement la culture du riz et de la canne à sucre.

Coutume locale : certaines portions de cette route ont été élargies de chaque côté, ce qui en fait donc une quatre voies par endroits. Mais les véhicules ne roulent que sur les deux voies du milieu ! Donc, si vous souhaitez dépasser un véhicule plus lent et qu’il y a du trafic qui vient en face … easy, vous dépassez par la droite.


Je présume que cette habitude de rouler au centre de la route est due au fait que lorsque la route redevient à deux voies, la plupart du temps cela n’est pas indiqué et il y a souvent des véhicules arrêtés sur la voie de droite. Les conducteurs ont l’impression de se sentir plus en sécurité au milieu de la route.

Après deux heures trente de route, arrêt buffet à un restaurant local, une eaterie où ils vendent toutes sortes de snacks, de pâtisseries, des hot-dogs à la mode philippine (pas de moutarde, mais de la sauce tomate à base de banane). Impressionnant ce qu’ils peuvent avaler comme ‘’cochonneries’’, pas étonnant qu’ils deviennent gros et gras passé la trentaine. Il est 13 : 15 et les deux membres de l’équipage du bus vont se restaurer, mais c’est aussi un arrêt pipi, il vous en coutera Php 2.

Je mange quelques chips et demande s’ils ont de la bière, la réponse : « pas de boissons alcoolisées », je comprends, qu’à cela ne tienne, il y a un sari-sari juste en face, une bière SMB glacée pour la modique somme de Php 27, moins de 50 centimes d’euro.

Nous allons reprendre la route après une demi-heure d’arrêt, le conducteur compte ses passagers … OK, le compte est bon, roulez jeunesse.

Roulons pendant deux heures, sur une plaine plate comme la main.
La route à deux ou quatre voies traverse plusieurs villes, je remarque partout de nouveaux centres commerciaux, SM Mall, Robinson et d’autres chaînes que je ne connais pas.
Pas grand-chose à voir, de plus le soleil tape et je tire le rideau pour protéger ma voisine qui ne semble pas apprécier l’astre du jour.


Deuxième arrêt ‘’pipi’’ alors que nous apercevons sur la droite, en partie dans les nuages, les premiers contreforts des montagnes de la Cordillera. Arrêt plus bref, une quinzaine de minutes tout au plus. Peu avant Rosario la route se divise en deux ; sur la droite direction les montagnes, Baguio et Benguet, sur la gauche, notre route en direction de la côte.

Cela grimpe, tourne, vire, les nuages s’accumulent, le plafond bas se crève, il tombe des cordes. Cela ne dure qu’une dizaine de minutes avant que le soleil ne fasse sa réapparition.

A quelque chose dans l’air l’on sent que la mer n’est pas loin et au passage d’un pont qui enjambe un estuaire, sur la gauche, à environ cinq cents mètres, la baie de Lingayen.
Traversons des villes qui se nomment Agoo, Aringay, Caba, avant d’arriver, presque, à ma destination … Bauang, (prononcer Ba –ou- ang).


Mon ami Fabien, chez qui je me rends, m’a envoyé un mail qui donnait la précision suivante : deux à trois kilomètres après la sortie de la ville, tu demandes à te faire arrêter au Rose Bowl restaurant, qui est un nouveau restaurant et que le personnel du bus connait certainement.

Aucun problème, le chauffeur stoppe en face du restaurant, je descends presque en marche, pose mon sac à terre et retire mon pull … car il fait chaud. Je regarde à gauche et sans surprise j’aperçois Fabien et Gina qui viennent à ma rencontre. Good timing, bon endroit et en route pour sa petite maison distante d’environ deux cents mètres.


Une petite bière bien fraîche et … la suite pour demain, le mariage de Gina et Fabien, Fabien dont je suis le témoin.

Allons-nous enterrer sa vie de garçon ?

Je joins quelques photos du Coconut Grove, le Resort que m’a réservé Fabien.
Excellent Resort, je pense tenu par des Australiens et que je recommande volontiers.

Tout cela pour vous dire que j’ai effectué un voyage aller et retour de plus de 600 kilomètres, seul, en bus climatisés, sans aucun problème et sans jamais avoir eu l’impression de courir un quelconque danger.

Dangereux ce pays ? Certainement moins que certains !
Au retour, de nuit, j’ai même dormi quelques heures dans mon siège inclinable.

Un parmi les nombreux voyages effectués en bus, le plus souvent avec mon épouse et le premier aussi long que j’effectue seul.


De plus les passagers locaux sont extrêmement serviables et le personnel attentionné.
Pour les très longs trajets, il existe également des bus avec couchettes. Le bus c’est le fer de lance du transport philippin.



Expériences, avis, critiques et commentaires, comme d’habitude sont les bienvenus.

Retrouvez-moi sur :
www.maretraiteauxphilippines.blogspot.com

www.philippinestoursetvoyages.blogspot.com

Chaque jeudi de 18 à 20 h, 12 à 14 h  en Europe sur Yahoo Messenger :
Pseudo < dtesteil >

Les articles de ce blog sont © Copyright protected. Leur reproduction, mise en réseau public ou privé, sous quelque forme sont interdites sans l'accord préalable de l'auteur.


Épouser une Femme Philippine”,

sous titré, 

Chercher Trouver et Marier une Pinay,





S’adresse à tous les hommes occidentaux  qui souhaitent trouver aux pays des 7.107 îles celle qui deviendra la compagne de leur vie.


Un livre complet qui aborde tous les sujets sans tabous.

Plus d’information sur la page ‘’livres’’



Mon petit livre 

101 façons de Générer des Revenus aux Philippines, pour y vivre’’ est maintenant disponible. 




Vous trouverez plus d’information sur la page ‘’Livres’’



 EST-ELLE réelle ?
              Est-elle celle qu’elle
                Prétend être ?

Enquêtes et Investigations
                   Aux Philippines





Thursday, June 10, 2010

DENTS ET TOURISME, BUDGET


Je vais essayer dans ce ‘’post’’ de vous donner une estimation du coût d’un séjour de trois semaines aux Philippines pour soins dentaires et tourisme. Hors frais de soins dentaires et transport de X (votre ville de départ) à manille et retour.

Hypothèse de base pour deux adultes :
Départ de votre lieu de résidence, le jour J,
Arrivée aux Philippines un lundi, matin ou après midi, J + 1, transfert aéroport/hôtel,  
Soins dentaires du mardi au vendredi ou samedi, J + 5 ou 6,

Départ pour Baguio, la capitale d’été et ville des pins, le samedi ou dimanche matin,
Quatre jours et trois nuits à Baguio,
Retour sur Manille et transfert sur Bohol, Tagbilaran, J + 9,
Quatre jours et trois nuits sur l’île de Panglao,
Transfert sur Cebu, J + 12,
Deux jours et deux nuits à Cebu,
Retour sur Manille et transfert sur l’île de Palawan, la dernière frontière, J + 14,
Cinq jours et quatre nuits sur Palawan,
Retour sur Manille, J + 18,
Une nuit et une journée sur Manille, J + 19,
Transfert aéroport et embarquement pour le retour. J + 20,

Retour au bercail, vous allez pleurer.

Il faut compter de 16 à 17 heures pour se rendre de Paris à Manille, en fait l’on passe une bonne journée à voyager. Passer par Hong-Kong est la meilleure solution, mais il existe aussi des possibilités par Bangkok et Kuala-Lumpur pour l’arrivée et Amsterdam en place de Paris pour le départ. A vous de choisir en fonction des tarifs et correspondances proposées.

Vous allez arriver au Niño Aquino International Airport, l’aéroport international de Manille qui porte le nom du père du futur Président. Comptez une heure pour les formalités s’il y a plusieurs vols internationaux qui sont arrivés en même temps. 

Ne vous fiez surtout pas à la mine rébarbative et suspicieuse des Officiers de l’Immigration, ils sont comme ça. J’ai toujours  l’impression de devoir ressembler à un trafiquant de haut vol, un puissant yakusa voir un terroriste international lorsque je m’aventure sur le territoire des Philippines. 

Par contre, les Douanes sont assez cool, je n’ai jamais assisté à une seule fouille de bagages. Prendre la file de sortie verte, rien à déclarer. Mieux vaut avoir quelqu’un qui vous attende à la sortie avec une pancarte portant votre nom. C’est plus sure et cela va certainement vous éviter d’éventuels problèmes avec les chauffeurs de taxis ou voitures particulières. Il y a les officiels et les officieux et pas mal de racket autour de ce business.
Vous êtes maintenant assis à l’arrière d’un véhicule climatisé qui roule sur Roxas Boulevard, longeant le front de mer de Manila Bay, en direction d’Ermita. En fonction du trafic, le trajet d’une quinzaine de kilomètres va durer de 20 minutes à une heure. Les bouchons de Manille sont terribles. Check in à l’hôtel, les bagages dans la chambre, une douche on se change et prêt pour un premier contact avec la ville. Ermita est un des quartiers touristiques de Manille, peut-être ‘’le quartier touristique’’

. Plusieurs visitent s’imposent, la vieille ville d’Intramuros, un ou deux musées, quelques anciennes églises …  Tout ceci pourra être fait en accordance et en alternance avec les visites chez le dentiste dans les jours qui suivent. Vous êtes golfeur, essayez le 18 trous d’Intramuros, en nocturne s’il vous plait, c’est inédit et grandiose, dans les anciennes douves de la forteresse. 

En soirée, après dîner, une petite promenade sur la contre allée qui longe la baie vous permettra d’apprécier la fraicheur de la brise marine. Shopping et boutiques souvenirs sont à distance de marche. Les restaurants de la rue Adriatico présentent toutes les cuisines du monde, souvent avec des spectacles de danses locales. Renseignez-vous.

Le samedi  ou le dimanche avec vos nouvelles dents et un sourire retrouvé, vous voilà prêt à savourer les plaisirs des Philippines. En route pour l’aéroport, mais le national cette fois en direction de Baguio. La distance à  vol d’oiseau de Manille à Baguio est de 114 NM, environ 205 kilomètres, mais Baguio est située dans les montagnes de la Cordillera et le trajet en voiture ou bus s’effectue en quelque quatre à cinq heures. Quarant- cinq minutes de vol au maximum et vous êtes arrivés, en forme pour découvrir la capitale d’été, la ville des pins qui s’étale sur d’imposantes collines boisées. La différence de température entre les deux capitales est de l’ordre de 10º C et, si vous vous aventurez dans les montagnes environnantes, préparez votre anorak.


Baguio dispose d’environ quarante hôtels, six resorts et de quelques autres facilités pour se loger. Le prix moyen d’une chambre standard est de l’ordre de $90. Pour les déplacements à l’intérieur de la ville et aux environs, la meilleure solution consiste à prendre un taxi, 35 php de prise en charge et 15 php du kilomètre. Egalement possibilité de louer un taxi à l’heure, de 200 à 250 php / heure.

Baguio est un ancien centre minier et était une ville de repos pour les officiers américains. Américains et natifs (les tribus des anciens coupeurs de têtes) ont donné à la ville un riche mélange de cultures de l’ouest et de cultures des tribus locales. Aujourd’hui Baguio est un melting pot de ces tribus de la Cordillera, qui il n’y a pas encore si longtemps, se livraient à des guerres impitoyables. 

Six groupes ethniques se retrouvent sous la dénomination d’Igorot ou peuple des hautes terres : les Bontoc, les Ibaloi, les Ifugao, les Isneg (ou Apayao), les Kalinga et les Kankana-ey.

Ces tribus peuvent être visitées dans leurs villages autour de Baguio et certains membres portent encore leurs vêtements traditionnels. Ce sont d’excellents artisans et de nombreux objets peuvent être achetés comme souvenirs.


Faites dessiner votre portrait par un des artistes du Botanical Garden Gallery ou à Tam-Awam village, découvrez les huttes des différentes tribus et contemplez les statues géantes des différents personnages qui sont familiers aux tribus de la Cordillera.

A voir, le Cordillera Museum, le Bencab Museum, faites-vous poser un tatouage tribal, visitez le Camp John Hay, le marché central, l’Orchidarium du Burnham Park, posez pour une photo avec des natifs, posez en costume local … il y a tant à faire à voir et à visiter.


Ne pas oublier les terrasses de riz et si vous avez le temps les cercueils suspendus de Sagada.

Le temps a passé très vite, trop vite et il vous faut maintenant rejoindre l’aéroport direction Manille, changement d’avion et en route pour Tagbilaran sur l’île de Bohol. Changement total de décor, vous arrivez maintenant dans les îles du paradis. 

J'espère que vous avez pris la précaution de choisir votre siège près d’un hublot ! Vous passez par la petite aérogare blanche de deux étages au toit vert de style local et … votre chauffeur vous attend. Il conduit en général un van climatisé qui en 30 à 40 minutes va vous transporter jusqu’à Alona, sur l’île de Panglao  où se trouve votre resort, bien évidemment au bord d’une plage de sable blanc.

Au programme, une journée en mer avec les dauphins et les baleines qui se trouvent en grand nombre dans cette partie de l’île. Nager avec ces ‘’grosses bêtes’’ qui sont tout à fait inoffensives, vous pouvez me croire,  c’est une expérience inoubliable. Il faut déjà être bon nageur pour arriver à les suivre et  méfiez vous de la  queue de la grosse bestiole. Masques, tubas et quelques fois palmes sont à votre disposition dans la barque à balanciers. Demandez à votre guide et au conducteur de la barque quel était leur ancien métier. Il y a de grandes chances qu’ils vous répondent ‘’Whale hunters’’.


Deuxième journée du programme, visite du sanctuaire du Tarsier, le second plus petit primate au monde et que l’on ne trouve qu’aux Philippines. Passage obligé par les ‘’Chocolat hills’’ qui en fait ne sont de couleur chocolat que durant l’été local ; le reste de l’année elles sont de couleur jaune ou vert tendre. Descendez la rivière Loboc sur un catamaran local équipé de tables et de chaises, ce qui va vous permettre d’apprécier une petite collation au fil de l’eau. 


Peut-être un monument ou deux s’il reste un peu de temps et retour sur votre resort pour éventuellement une petite SanMig  ou deux. Aimez-vous la plongé sous-marine ? Cette partie sud-ouest de Bohol est classée, par les professionnels de la plongée, dans les dix premières destinations au monde.

A visiter également, les tours de guet construites par les espagnols et les maisons ancestrales.

Quatre jours que vous êtes arrivés à Panglao et il vous semble que cela fait des semaines.
C’est le départ, direction Cebu à quelques 69 kilomètres au nord-est. 


Le même van, sûrement avec le même chauffeur, vous conduit jusqu’au port de Tagbilaran. Le ferry n’attend pas il faut vous presser. En moins de trois heures si la mer est calme, vous passez entre l’île de Mactan et Cebu. 

Le navire est à quai, votre nouveau chauffeur vous attend, en voiture direction votre resort de Lapu Lapu. 

Deux journées de farniente sur la plage, bain de soleil, baignade. Un petit tour sur le centre-ville de Cebu distant d’une vingtaine de minutes, de très bonne heure pour la visite du marché, la croix de Magellan, le fort espagnol, quelques monuments de votre choix et … attendez que la nuit tombe pour déambuler dans les petites rues de la ville. 

Tout d’abord, c’est la fumée qui va vous intriguer, une fumée qui sent le charbon de bois et qui parfois limite la vue à quelques mètres. Puis ce sont les odeurs de viandes grillées. Ah, ici ce doit être du poisson, là les odeurs échappent à votre reconnaissance. Des milliers de barbecues, installés sur les bords des rues, se sont allumés et grillent des brochettes de poulet, de porc, de poisson … le riz est cuit dans des feuilles de bananiers et les sauces sont nombreuses et variées.

Egalement de très beaux parcours de golf sur Cebu.
Il n’y a pas de vol direct entre Cebu et Palawan, il faut transiter par Manille. Heureusement les prix des transports aériens sont peu élevés et cela permet de voyager vite. N’oubliez pas que ce pays fait plus de deux mille kilomètres du nord au sud, plus de mille de l’est à l’ouest et qu’il y a 7.107 îles.

En route pour Palawan, la dernière frontière. Une heure à une heure trente de vol de Manille à Puerto Princesa la capitale de Palawan. L’île est différente des autres îles de l’archipel ; toute en longueur, plus de quatre cents kilomètres pour une largeur maximale de quarante à cinquante. Des plaines le long des côtes et une chaîne de ‘’montagnes’’ au centre, le Mont Mantaling (2.085 m) et la Cleopatra needle (1.608 m) en sont les sommets. 

La partie nord à  une étrange similitude avec la baie d’Halong (Vietnam), pour ceux qui connaissent. Durant la dernière période glaciaire, Palawan était reliée à Bornéo, de ce fait la faune est différente de celle que l’on peut trouver sur les autres îles de l’archipel et il y a des similitudes entre certaines tribus de Palawan et de Bornéo.

Les plus anciens restes humains fossilisés de l’archipel ont été découverts en 1962 par un américain, le Dr. Fox. Il s’agit de  l’homme de Tabon du nom de la cave dans laquelle les os de trois individus différents ont été découverts. La datation au carbone 14 indique - 22.000 ans. Des fouilles sont en cours et laissent supposer une présence de l’homme, ou de ses ancêtres, qui pourrait remonter à – 50.000 ans.                                                                                                                                                                                                                                                               

Je déconseille fortement au visiteur de s’aventurer dans la partie sud de l’le où sévit de façon endémique la forme sévère de la malaria, la forme hémorragique.
La communauté tribale des Batac ou Bataks.
Un des groupe indigène de Palawan, les Bataks, est un peuple de montagnards qui vit dans les vallées au nord de la capitale sur les pentes de la Cleopatra Needle. Ils sont d’origine ‘’Negrito’’ (rien à voir avec l’Afrique) et avec moins de cinq cents membres à ce jour, ils sont considérés comme en voie de disparition.


Vous prenez un bus de à Puerto Princesa et en route pour Sabang, une heure et demie de route à prendre des photos et vous êtes arrivés … pas tout à fait, il  vous faut maintenant faire une petite croisière pour atteindre Bahile, l’entrée de la rivière souterraine navigable la plus longue du monde (8,2 km). La pirogue qui vous entraine sous terre est propulsée à la force du muscle, à la rame. Rassurez vous, vous n’avez pas à ramer. 


A la lumière des torches électriques admirez les cathédrales, les amphithéâtres, les stalagmites et stalactites géantes faites de marbre et de calcaire qui prennent, sous à la lumière des torches, des couleurs qui vont vous émerveiller.

Une journée en barque à travers les îles, un stop sur une île déserte pour le déjeuner, retour au resort après avoir contemplé les coraux et la multitude de poissons tropicaux qui pullulent dans les eaux environnantes.
Je vais maintenant vous faire partir pour votre plus long voyage de ce séjour. Quatre à cinq heures, en bus, direction ‘’El Nido’’ tout au nord de Palawan. A partir de la ‘‘ville’’ de Rizal, sur la gauche plaines ou montagnes, sur la droite la mer. Installez-vous de préférence sur la droite du bus de façon à pouvoir contempler le spectacle marin. 


Plus l’on remonte vers le nord, plus nombreuses sont les îles et îlots.

 La région de ‘’El Nido’’ est une zone protégée de 90.321 hectares,  à 40%  terrestre et à 60% maritime. Cinq types de forêts, trois sortes d’habitats maritimes, des espèces marines mamales, dont le dugong, quatre espèces de tortues marines, 45 sortes de coraux, des oiseaux et des poissons endémiques … sont  maintenant protégés.

Les falaises de calcaire, les milliers de caves et de cavernes qui abritent des millions d’hirondelles, les plages,  sont également protégées. El Nido Resort est un cinq étoiles normes internationales,  une petite partie du prix que vous allez payer va alimenter le fond de protection du site. Palawan est considéré comme la 7ème plus belle île au monde et est, depuis 2007, classée au top niveau des meilleures destinations par le National Geographic Traveler.


Et oui, c’est presque terminé ! Peut-être une petite visite à la forêt tropicale et aux animaux sauvages, lors du retour sur Puerto Princesa, et … Il vous faudra embarquer pour Manille et votre dernière nuit aux pays des 7.107 îles. Oui une dernière journée sur Manille pour contrôler vos dents. Ah, vous aviez oublié que c’était le motif de votre visite !


Vous allez me dire : « c’est une visite virtuelle !» et je vais vous répondre « pour vous aujourd’hui, pas pour moi». Les hébergements se font en hôtel et resorts trois à cinq étoiles et les nombreux transferts s’effectuent en avion.  

Il est tout à fait possible de minimiser le prix d’un tel voyage, mais je me base sur les économies réalisées au niveau des soins. La différence entre, ce que vous auriez à payer pour vos soins dentaires en Europe de l’ouest et ce que cela va vous coûter aux Philippines, couvre largement le prix du séjour. Vous allez, en fait, ‘’gagner’’ de l’argent.

Maintenant combien va coûter un tel périple aux Philippines ? 

Comme indiqué au début de ce poste, hors frais médicaux et billet d’avion A/R Europe, je dirais : 3.300 à 3.500 $. Je suis désolé, mais ici les prix sont en dollars US, et, compte tenu de la volatilité de l’euro, je ne m’aventure pas à donner des prix en euro. Faites votre calcul.


Il est tout à fait possible de séjourner dans un resort, en bord de plage pour moins de la moitié de ce prix. Tout dépend de ce que vous recherchez.

Dans mon prochain post je vais vous proposer des vacances de dix jours au meilleur prix.
Des questions, commentaires, plus d’information ? Contactez-moi.


Expériences, avis, critiques et commentaires, comme d’habitude sont les bienvenus.

Retrouvez-moi sur :
www.maretraiteauxphilippines.blogspot.com

www.philippinestoursetvoyages.blogspot.com

Chaque jeudi de 18 à 20 h, 12 à 14 h  en Europe sur Yahoo Messenger :
Pseudo < dtesteil >

Les articles de ce blog sont © Copyright protected. Leur reproduction, mise en réseau public ou privé, sous quelque forme sont interdites sans l'accord préalable de l'auteur.


Épouser une Femme Philippine”,

sous titré, 

Chercher Trouver et Marier une Pinay,





S’adresse à tous les hommes occidentaux  qui souhaitent trouver aux pays des 7.107 îles celle qui deviendra la compagne de leur vie.


Un livre complet qui aborde tous les sujets sans tabous.

Plus d’information sur la page ‘’livres’’



Mon petit livre 

101 façons de Générer des Revenus aux Philippines, pour y vivre’’ est maintenant disponible. 




Vous trouverez plus d’information sur la page ‘’Livres’’



 EST-ELLE réelle ?
              Est-elle celle qu’elle
                Prétend être ?

Enquêtes et Investigations
                   Aux Philippines