Saturday, October 18, 2014

DES FANTOMES ... À TERNATE !

Ils quittent un à un le pays, pour s’en aller gagner leur vie, loin de la terre où ils sont nés (!)
Depuis longtemps ils en rêvaient de la ville et de ses secrets, du formica et du ciné…
Nombreux sont ceux qui auront reconnu dans cette phrase, les premiers mots de ce qui est certainement la chanson la plus célèbre de Jean Ferrat, la Montagne.



Et bien, sachez que c’est ce qui se passe actuellement aux Philippines, la population locale quitte le monde rural pour aller s’installer dans les villes. Et c’est un exode massif auquel nous assistons, puisqu’en 2013 la population urbaine et ce pour la première fois de son histoire, dépasse la population des campagnes. Les citadins des grandes villes représentent désormais plus de 52 % d’une population totale estimée à cent cinq millions d’habitants. Alors que la population rurale était de 51,2 % en 1990, de 41,5 % en 2000 et de 33,6 % en 2010.

Oh le Philippin, celui qui quitte sa campagne pour la ville, ne rêve certainement pas au formica et au ciné, non ce qu’il recherche avant tout c’est la possibilité de se nourrir et de nourrir sa famille, d’échapper à la misère qui est la sienne dans sa lointaine province, peut-être également d’échapper à ses cauchemars.

Mais, n’avons nous pas connu ce type de situation en France ? Quand massivement arrivaient sur Paris les ‘’Bougnats’’ (en fait des Auvergnats, porteurs d’eau, puis charbonniers, d’où le nom ‘’Bougnats’’, puis marchands de vins et enfin cafetiers) ou alors ces migrations de jeunes filles bretonnes venues chercher du travail dans la capitale ? 

Petit aparté sur les jeunes Bretonnes qui, à partir de 1920, poussées par la misère arrivaient Gare Montparnasse : « Ce sont, dit-il, celles que l’on a accueillies la nuit dernière dans une rafle sur les boulevards. Monsieur le curé, vous pourriez prêcher en breton ici, presque toutes vous comprendraient. »
Voilà le genre de faits-divers que relayait la presse de l’époque. Bien sûr, toutes les Bretonnes ne tombaient pas dans la misère à leur arrivée. 


La Bretagne est alors un pays pauvre. Les salaires sont bas et les conditions de vie difficiles. Pour nombre d’entre elles, Paris apparaît comme le nouvel Eldorado. D’autant plus que ces jeunes filles “aussi sympathiques que capables”, selon un organisme de placement en bonnes, sont très recherchées. Elles sont des milliers à prendre le train et à débarquer sur les quais de la gare Montparnasse où la réalité est, en fait, toute autre. Sans argent ni relation, ne “baragouinant” que quelques mots de français, ces “naïves et confiantes” Bretonnes deviennent des proies faciles pour les proxénètes.

Aux Philippines, ce sont souvent des migrations qui font suite à des catastrophes naturelles, typhons dévastateurs, inondations de grandes ampleurs, éruptions volcaniques et dans une moindre mesure un tremblement de terre.

Ce sont majoritairement des paysans et des pêcheurs qui, après avoir tout perdu, très souvent leurs outils de travail, vont migrer en masse des campagnes et des bords de mer en direction des villes. Tacloban, Ormoc, Catbalogan, Calbayog, etc. pour ceux des provinces de Leyte et Samar.

Ainsi, il a été possible de constater un  afflux massif de nouveaux arrivants dans les grandes villes philippines comme Metro Manila et Metro Cebu, après le passage du typhon Haiyan, Yolanda pour son nom local.

Mais que vont bien pouvoir faire ces personnes, souvent sans ou avec peu d’éducation, que vont-ils bien pouvoir trouver comme travail, alors qu’il n’y en a déjà pas assez pour ceux arrivés avant eux ?
De plus, ceux arrivés de Leyte et Samar parlent le Waray, parfois avec une connaissance du Cebuano ; parfait pour Cebu, mais pas pour ceux qui arrivent à Manille. Des proies faciles pour les recruteurs en tout genre.


En 2013, l’agriculture employait encore 32 % de la main d’œuvre du pays pour seulement 12 % du GDP (PIB) national. Mais que vont bien pouvoir faire ces fermiers et pêcheurs dans une ville comme le grand Manille ou Metro Manilla, comme nous aimons l’appeler ?

Depuis quelques mois, peut-être une année, nous voyons des personnes qui errent dans la ville de Ternate.
Des personnes seules, parfois des femmes entre quarante et cinquante ans, qui font des allers-retours, à pied, du centre-ville aux Barangays périphériques de notre petite ville. Souvent emmitouflées dans des vêtements qui semblent être chauds, pas adaptés aux conditions climatiques locales. Parfois vêtus de haillons, ils ou elles marchent doucement, déambulent, s’assoient ici où là, mais étonnement sans jamais rien demander ni parler à quiconque. 

Comment font-elles pour se nourrir, où dorment-elles ? Je n’en sais absolument rien.

On les voit ainsi rester quelques jours, voire quelques semaines, avant de disparaître du paysage local.
Je soupçonne fortement qu’il s’agit là de ces migrants, arrivés ou déplacés du fin fond de leurs lointaines provinces et qui se sont rendu compte qu’ils n’avaient absolument aucun avenir dans la grande ville de Manille.

Il se pourrait même qu’il s’agisse de gens qui ont perdu toute leur famille dans la catastrophe de la région de Tacloban, car ces personnes ressemblent plus à des fantômes qu’à des Philippins qui ont simplement perdu le matériel. Quand je dis fantômes… en fait ils ressemblent plus à des morts vivants !

Puis un jour ils ont décidé de bouger, de quitter la capitale, peut-être de s’en retourner d’où ils venaient, à pied, par courtes étapes entrecoupées de longues haltes au gré de leur voyage, sans véritable but.
Le fait qu’ils ne parlent pas, qu’ils n’engagent pas la conversation avec les populations locales, pourrait indiquer qu’ils ne parlent ni le Filipino, ni le Visaya, encore moins le Chavacaño.

Donc des personnes qui parleraient le Waray par exemple, des personnes qui viendraient des provinces de Samar et de Leyte, de ces provinces ravagées par le typhon de novembre 2013.



Ternate n’est pas la seule ville à voir passer ces personnes, j’en ai rencontré à Naïc, Tanza, Rosario, ces villes qui se situent avant notre petite ville, mais toutes se dirigeaient vers le sud, toutes semblaient fuir la capitale surpeuplée et certainement inhospitalière, pour elles tout du moins.

Lorsqu’il fait beau, l’on peut les rencontrer le long des routes, marchant lentement, parfois assises à l’ombre d’un de ces arbres qui bordent nos routes. Parfois, même en pleine journée, certaines de ces personnes dorment sur un bas côté fraichement tondu, mais généralement non loin d’habitations.

Ces personnes n’ont rien d’autre que ce qu’elles portent sur elles, pas même pas un sac ou un baluchon ne leur tient compagnie. Rien à voler, sauf peut-être leurs vies, mais qui se soucie de la vie de ces pauvres êtres ? 

Personne ne les dérange, la population les laisse tranquilles et ils ne semblent déranger personne.

En France nous appellerions ces gens des vagabonds. Rectification, nous aurions appelé ces  gens des vagabonds, car maintenant avec les nombreux SDF qui hantent les villes et les campagnes françaises, le paysage social a bien changé.

A l’occasion, petit rappel au revenant N. Sarkosy.
Promesse de Nicolas Sarkozy : zéro SDF en 2008.
Lors de la campagne présidentielle de 2007, le futur président Nicolas Sarkozy avait formulé les promesses suivantes : « Je veux si je suis élu président de la République que d'ici à deux ans plus personne ne soit obligé de dormir sur le trottoir et d'y mourir de froid.  Le droit à l'hébergement, c'est une obligation humaine. Si on n'est plus choqué quand quelqu'un n'a plus un toit lorsqu'il fait froid et qu'il est obligé de dormir dehors, c'est tout l'équilibre de la société qui s'en trouvera remis en cause. »

Deux ans plus tard, en 2009, 358 SDF sont morts dans la rue.


Si nous avons de plus en plus de SDF en France, la situation n’est guère meilleure aux Philippines.
J’ai l’impression que les gens qui dorment dans les rues sont de plus en plus nombreux à Manille. 
Depuis plusieurs années Ermita, un quartier touristique de la Capitale, est devenu un lieu où l’on rencontre de nombreuses familles avec des enfants qui dorment sur les trottoirs.  Mais Ermita n’a pas l’apanage de cette situation. Quiapo, Tondo, Binondo, ces quartiers que j’ai parcourus ces derniers jours, compte également des malheureux qui vivent et dorment dans la rue.

Ces gens qui errent, ces gens que l’on peut rencontrer à Ternate, sont-ils des déplacés de la région de Tacloban ?

Expériences, avis, critiques et commentaires, comme d’habitude sont les bienvenus.


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Friday, October 10, 2014

BONJOUR ... COLONEL LANSDALE !

Depuis quelques mois je m’intéresse aux coups tordus que les Américains nous ont faits, nous les Français, depuis la seconde guerre mondiale et ce, dans un premier temps, plus particulièrement dans la zone du Sud-est asiatique. 



Ayant vécu au Cambodge de 1967 à 1970, j’ai eu l’occasion, sur place,  d’entendre certaines anecdotes croustillantes que racontaient, lorsqu’ils étaient un peu éméchés, certains anciens de l’Indochine.
J’ai donc cherché à savoir ce qu’il en était exactement.

Depuis quelques temps les langues se délient, le sujet n’est plus tabou, des livres paraissent, des bribes de vérité émergent de la pourriture des cadavres qui ont engraissé les rizières de l’Indochine Française. 

C’est pire que tout ce que je pouvais imaginer, une véritable guerre secrète dont on commence seulement à parler et encore, sans jamais ou presque jamais insister sur le rôle ambigu de la CIA et du SDECE dans ce conflit de l’ombre.


Deux livres, peu connus du grand public français, m’avaient mis la puce à l’oreille et donné un début de piste ; ‘’A Bright Shining Lie’’ de Neil Sheeman (Prix Pulitzer tout de même) et ‘’About Face’’ du Colonel David H. Hackworth et de Julie Sherman.

Le premier raconte la vie d’un homme, John Paul Vann, un américain peu connu qui va jouer un rôle déterminant dans la guerre du Vietnam (la seconde, celle des Américains) et le second raconte la vie de soldat d’un homme profondément attaché à son pays, d’un homme qui va se battre sur plusieurs fronts, en Europe, en Corée et au Vietnam.

Mais le Colonel David Hackworth est avant tout un soldat, un homme qui a commencé tout en bas de la hiérarchie militaire, un homme qui a fait ses preuves et gagné ses galons sur les champs de bataille.
De plus, arrivé au Vietnam en juillet 1965, il ne m’intéresse que peu dans ma quête d’informations sur la guerre que se sont livrés les deux services secrets, en fait les deux nations par agences interposées.

Il en est de même pour Jonh Paul Vann, arrivé au Vietnam en mars 1962, bien qu’il ait été en relation avec l’homme qui va être le fil conducteur de ce billet et dont il va appliquer la doctrine sur le terrain. 




1962, à cette date, les Français étaient partis depuis longtemps d’un pays que certains croyaient être terre française à tous jamais. Mais c’était sans compter avec la duplicité des Etats-Unis d’Amérique.


En effet, le Corps Expéditionnaire Français en Extrême Orient (CEFEO) quitte officiellement l’Indochine le 28 avril 1956. En fait il est dissout ; les Français cèdent la place aux Américains et, sans grandeur, quittent l’Indochine presque un siècle après leur arrivée.

John Paul Vann est mort en juin 1972 dans le crash de son hélicoptère, près de Kontun au Vietnam, non loin des frontières du Cambodge et du Laos. Il a été enterré dans le cimetière militaire d’Arlington le 16 juin 1972, enterrement suivi d’une cérémonie à la Maison Blanche en présence du Président Nixon et de ses conseillers.

C’est pour vous dire si Vann était une personnalité importante.


Mais, que je vous raconte.
Lors de l’enterrement de Vann à Arlington, légèrement en retrait, se trouve un homme qui ne se remarque pas et que pourtant tout le monde vient saluer. Et c’est de cet homme dont je souhaite vous parler.


Qui pourrait imaginer que cet homme ordinaire de soixante-quatre ans, que cet homme que rien ne distingue des autres, alors que vêtu d’un costume beige clair il serre les mains de ceux qui viennent se recueillir sur la dépouille de John Paul Vann, est une légende de la Centrale Intelligence Agency. 

Un clandestin de l’Agence, un agent de l’ombre qui a beaucoup œuvré pour son pays. Homme du renseignement de l’armée durant la seconde guerre mondiale, on le retrouve aux Philippines où il va jouer un grand rôle auprès de Magsasay, puis au Vietnam où il va engager une lutte à mort contre les Français.
Il est le ‘’Colonel Hillandale’’ (?) de la célèbre nouvelle ‘’The Ugly American’’.
Bien qu’il se pourrait que le caractère de cette nouvelle appartienne à un autre homme, je vais y revenir dans la deuxième partie de ce billet.




Donc que je vous présente l’homme.
Il est né en 1908 à Détroit dans le Michigan et a suivi des études à UCLA où il écrivait, pour vivre, des articles pour des journaux et des magazines. Puis il est devenu publicitaire à San Francisco et Los Angeles.


Durant la seconde guerre mondiale il se retrouve intégré à l’Office of Strategic Service ou OSS, l’ancêtre de la CIA. En 1943 il est nommé lieutenant dans l’armée américaine et effectue plusieurs missions de renseignement tout au long de la guerre. En 1945, après plusieurs promotions, il est transféré au Quartier Général de l’Air Force pour la zone Pacifique en tant que Major et il devient le chef de la division renseignements (Intelligence Division).

Notre homme, qui se trouve maintenant aux Philippines, prolonge son séjour sur place d’un tour, soit trois ans de plus, de 1945 à 1948. Il aide l’armée Philippine à reconstruire ses services de renseignements et s’occupe de nombreux cas de prisonniers de guerre.
Il semblerait que ces activités aient eu pour but de camoufler sa véritable mission, retrouver l’or des Japonais caché aux Philippines (le fameux trésor du général Yamashita).


Il réussit dans sa mission, puisque des fonds sont transférés dans de nombreuses banques à travers le monde sur des comptes secrets de la CIA. Fonds qui seront par la suite utilisés par l’Agence afin de financer des opérations noires (secrètes). Il est nommé capitaine dans l’armée de l’air américaine en 1947, avec rang temporaire de Major (Commandant).

Il quitte les Philippines en 1948 et on le retrouve comme instructeur à la Strategic Intelligence School à Lowry Air Force Base dans le Colorado. Il est alors nommé, toujours à titre temporaire, Lieutenant Colonel en 1949.

En 1950, le Président Elpidio Aquino (Président des Philippines de cette époque) demande personnellement à ce qu’il soit transféré au ‘’Joint United States Military Assistant Group’’ aux Philippines. Il aura pour mission d’assister les Forces Armées Philippines dans leur combat contre les communistes du Hukbalahap.



Ramon Magsaysay vient tout juste d’être appointé au poste de Secrétaire à la Défense Nationale (Ministre de la Défense) et notre homme devient son Officier de liaison avec les Américains.

Une solide amitié se noue rapidement entre les deux hommes et ensemble ils visitent régulièrement les zones de combats. Avec l’aide du Lieutenant Colonel, une généreuse aide financière, Ramon Magsaysay deviendra Président des Philippines le 30 décembre 1953.
Dans sa lutte contre les communistes, il aide et forme les Forces Armées Philippines à des opérations de contre-guérillas armées, mais il mène également une guerre psychologique. Il engage des actions civiques et met en place la réhabilitation des prisonniers du Hukbalahap, avec des projets comme EDCOR. Il est promu au rang de Colonel, toujours à titre temporaire, en 1951.

Faisons un petit point.
Nous avons un homme qui a fait ses études supérieures à UCLA, où il gagnait sa vie et payait ses études en travaillant pour des journaux et magazines, puis qui est devenu publicitaire en Californie.


Au début de la seconde guerre mondiale il est recruté par l’OSS, l’Office of Strategic Service et ce, pas avant  juin 1942, date de la création de l’Agence. Il a donc alors 34 ans. La CIA, la fameuse Centrale Intelligence Agency, sera créée le 18 septembre 1947.

En moins de huit (8) ans, de 1943  à 1951, nous avons un civil qui, sans n’avoir fait aucune école militaire, se retrouve propulsé au rang de Colonel dans l’US Air Force !
L’on peut en conclure qu’il a certainement rendu de très, très grands services.


L’or ou le trésor de Yamashita, il en a retrouvé une partie, les archives de la CIA de cette époque sont maintenant accessibles. Je dis bien une partie, car j’ai d’autres sources qui confirment qu’une partie de cet immense trésor a été rapatrié de Chine (Shanghai) au Japon par les Yakusas.



Néanmoins, une importante quantité d’or, de platine, d’argent et autres métaux précieux, ainsi que des  bijoux, ont été cachés dans de nombreux endroits (par les Japonais) aux Philippines et ce, à partir de 1943. A Manille même, plus particulièrement dans les sous-sols de la vieille ville d’Intramuros, dans des églises et des lieux supposés ne pas être bombardés par les forces américaines.

L’opération ‘’Black Eagle’’

Severino García de Santa Romana (un Philippin, prêtre catholique, Colonel, agent de l’OSS puis de la CIA, dont le nom est Fr. José Antonio Diaz à certains moments, car il possède plein d’alias) obtient de nombreuses informations sur les itinéraires de Yamashita et, de cette manière, il réussit à trouver plusieurs cachettes. «Santy» devient alors le gardien du "trésor de Yamashita’’.

Il est resté, au début, sous le commandement direct de MacArthur jusqu'à ce que notre homme, notre ancien agent énigmatique de l'OSS, qui a récemment rejoint les services G-2 du général Willoughby, ait pris le commandement des opérations.


L’on peut supposer que notre homme et Severino Garcia, également appelé Santy, ont de par leurs positions interrogé les prisonniers Japonais qui passaient entre leurs mains. Et donc qu’il leur a été possible de localiser une partie des caches où avaient été enterrés les trésors.
Après avoir soumis la question au président Truman, il a été décidé que le butin récupéré servirait à créer un fond destiné à lutter contre le communisme, l’opération est plus connue sous le nom Black Eagle.

 Le projet, conçu par un conseiller de Roosevelt, consiste à utiliser l'or volé par l'Allemagne, l'Italie et le Japon (mais récupéré par les Américains), pour financer les gouvernements pro-américains et, par conséquent, à manipuler, avec utilisation de fonds secrets, les élections dans plusieurs ‘’démocraties’’ menacées par le ‘’péril rouge’’.



Avec l'aide de Robert Anderson, un spécialiste du blanchiment d'argent, l'or récupéré par Santy et notre homme a été dispersé dans 170 comptes bancaires, dans 42 pays. Le réseau bancaire de la CIA permet ainsi de dissimuler à nouveau la fortune volée de l'Asie du Sud-Est et de maintenir les prix de l'or à un niveau conforme aux intérêts économiques des États-Unis.

Il est temps que je vous donne l’identité de notre homme. Il se nomme Lansdale, de prénoms Edward, Geary. Aviez-vous jamais entendu parler de lui ? Et pourtant. Il fût ‘’Conseiller Militaire’’ de Chiang Kai-Shek , le leader nationaliste chinois battu par le Chinois communiste Mao zedong ; il a battu les maquis communistes aux Philippines et installé un Président pro-américains sur l’archipel ; il a fait de même au Vietnam ,avec la mise en place de nouveaux moyens de lutte contre la guérilla Viet-minh et il a installé un Président pro-américain en la personne de Ngo Dinh Diêm ; il a réduit l’influence française en Indochine à presque rien, monté des opérations contre le régime de Fidel Castro à Cuba et a certainement eu de l’influence sur les événements qui se sont déroulés en Amérique Centrale et du Sud dans les années 60’s.
Il prend sa retraite officielle de l’Air Force le 1er novembre 1963, avec le rang de ‘’Major General’’.

Néanmoins, on le retrouve à l’Ambassade des États-Unis à Saigon, de 1965 à 1968, en pleine guerre américaine du Vietnam.


Avant la seconde guerre mondiale, l’Indochine, avec le Tonkin, est la plus riche des colonies de l’Empire Colonial Français. L’on y exploite principalement le sel, le caoutchouc et le charbon, matières premières qui sont revendues dans le monde entier.

Petits rappels, pour ceux qui ne connaissent pas bien l’histoire et la géographie de cette région :
Ce qui est de nos jours le Vietnam était alors divisé en trois parties. Au nord le Tonkin avec Hanoï et le port d’Haiphong, partie bordée au nord par la Chine et à l’ouest par le Laos ; la partie centrale qui se nommait Annam, cette bande de terre étroite bordée à l’est par la mer et à l’ouest par le Laos et le Cambodge et la Cochinchine, la partie la plus au sud, celle où se situe Saigon et le delta du Mékong.




L’Indochine était alors composée des trois régions du Vietnam, du Cambodge et du Laos (plus la province chinoise du Kouang-Tchéou-Wan à une certaine époque).

Après la défaite de 1940, les Nationalistes vietnamiens découvrent que la puissance coloniale française n’est pas invincible. Alors que l’Indochine est gérée par le gouvernement pro-vichyste de Hanoi, sous la supervision des Japonais, une révolte communiste, mais surtout nationaliste anti-française menée par Ho Chi Minh éclate. 


En mai 1941 commence la première guerre du Vietnam, les soldats du Viet-Minh contre le colonisateur français et son ‘’allié’’ d’alors le Japon.

Là commence la duplicité des Américains. Ils vont armer et entrainer, avec des Conseillers Américains, l’armée du Viet-Minh ; pour lutter contre les Japonais, mais également et surtout contre les Français. Ce qui plus tard se retournera contre eux, ils ont entrainé des cadres Nord Vietnamiens qui vont combattre leurs propres hommes durant la seconde guerre du Vietnam.

Notre homme, celui qui n’est alors que le Colonel Lansdale, est ‘’Conseiller’’ auprès du Gouvernement philippin. Il développe et met en place de nouvelles stratégies de lutte contre les guérillas communistes.


L’Indochine Française pendant la seconde guerre mondiale, 1939-1945.

Au milieu de cet embrasement général, paradoxalement, l'Indochine, dans son isolement, pourrait apparaître comme un asile de paix, subissant toutefois les contrecoups du conflit mondial. Tantôt ilot noyé, mais toujours émergeant dans la marée nippone, elle est contrainte de céder aux exigences de ce dangereux voisinage par l'ambassadeur nippon à Vichy et, par obligation, demeure fidèle au gouvernement de Vichy.

De juin 1940 à avril 1941, la colonie et son armée affrontent leurs premières difficultés : les premiers combats entre Français et Japonais se situent autour de Langson ; les accrochages franco-siamois constituent des péripéties dans cette Asie du Sud-est.



Tel est le cadre général dans lequel se trouve l'Union indochinoise entre 1941 et 1944. Toujours maîtresse de son administration, de sa police, de son armée, la colonie repliée sur elle-même, s'efforce de survivre au cours de cette longue et difficile période d'isolement.
L'armée d'Indochine constitue la garantie première de cet effort de survie.

Dans la soirée du 9 mars 1945 se déclenche le coup de force japonais. L'Indochine française engage le combat dans les plus mauvaises conditions.
Vu les renforts qu'ils viennent de recevoir, les Japonais ont la supériorité du nombre et de l'armement. A cette force moderne et opérationnelle, l'armée coloniale, force de souveraineté, n'a à opposer qu'un matériel médiocre et vieillissant (équipement datant d'avant 1940).
Compte tenu de l'imbrication des unités en présence, la surprise est un des éléments déterminants du succès japonais.

Sans complicité profonde de la population, les Français, militaires et civils, vont ainsi se battre pour l'honneur, loin de tout et de tous. Ils ne se laisseront pas neutraliser comme l'armée d'armistice en Métropole, en novembre 1942.

Le coup de force nippon crée dans tous les Etats d'Indochine un vide béant et dans ce vide, vont s'engouffrer tous les courants nationalistes.

Après le largage de bombes atomiques sur Hiroshima et Nagasaki, le Japon capitule le 15 août 1945.
Le lendemain le Général de Gaulle désigne l'amiral Thierry d'Argenlieu comme Haut-commissaire en Indochine et le général Leclerc, commandant supérieur des troupes.
Le 2 septembre 1945, à bord du cuirassé américain "Missouri", ancré en rade de Tokyo, le général Leclerc signait au nom de la France et à la suite du général Douglas Mac Arthur, l'acte de capitulation du Japon.

A la même date à Hanoï, Hô Chi Minh, le vieux chef révolutionnaire, à la tête du parti communiste indochinois, le Viet Minh, proclame l'indépendance du Vietnam qui comprend le Tonkin, l'Annam et la Cochinchine. Le Laos et le Cambodge réclament à leur tour leur indépendance.



En juillet 1943, le Comité français de la Libération nationale d'Alger avait décidé d'une participation des Forces françaises combattantes à la Guerre du Pacifique avec, dans l'esprit du général de Gaulle, un double objectif : participer à la guerre contre le Japon aux côtés des Alliés et rétablir l'autorité française sur ses colonies indochinoises que les Japonais avaient envahies en 1940 (puis mettront sous leur coupe en 1945). 

Sa mise sur pied est laborieuse, car la France manque d'équipements et de bateaux pour l'acheminement et doit faire appel aux Américains.

En juin 1945, Leclerc est placé à la tête de ce corps expéditionnaire. Son prestige va être utilisé en France pour contribuer au recrutement de volontaires. Mais, la capitulation du Japon est annoncée le 15 août 1945, alors que ce corps expéditionnaire n'a pas encore quitté la France.

L'Empire du Japon annonce sa capitulation à la mi-août, prenant de court le gouvernement français et permettant en Indochine une prise de pouvoir par les indépendantistes vietnamiens. Leclerc, arrivé à Kandy le 22 août pour préparer le débarquement de ses troupes, s'entend dire par Lord Mountbatten qu'en application des accords de Potsdam, Britanniques et Chinois pénétreront les premiers en Indochine. Leclerc demande à Charles de Gaulle d'obtenir que Harry Truman revienne sur cette décision, mais, les États-Unis ne souhaitent pas mécontenter Chiang Kaï-Shek.

Les premiers éléments du corps expéditionnaire, le Corps Léger d'Intervention, peuvent finalement pénétrer en Indochine à la mi-septembre et participent, avec les Britanniques et les Chinois, au désarmement des troupes japonaises. Le gros des troupes du corps expéditionnaire ne peut débarquer que début octobre, Leclerc lui-même débarquant le 5 octobre. Le corps expéditionnaire est ensuite bientôt engagé dans les combats contre le Việt-Minh.



Les commandos français de la DGER (constitués d'anciens Jedburgh), parachutés par la Force 136, sont déjà sur place depuis plusieurs mois luttant contre l'occupant nippon avec le concours de tribus montagnardes Hmong du Laos.

En août 1945, le Viêt Minh, mouvement indépendantiste vietnamien d'obédience communiste, profitant de la prise de contrôle de l'Indochine par les Japonais cinq mois auparavant, dans le contexte de la Guerre du Pacifique, prit le pouvoir de la colonie française. Si le Gouvernement provisoire de la République française ne tarda pas à envoyer un Corps expéditionnaire afin de reprendre en main son territoire, la situation se mua rapidement, après novembre 1946, en guerre ouverte entre forces du Viêt- Minh et Français.

Le conflit peut être divisé en deux phases historiques. La première, entre 1946 et 1949, voit le Viêt- Minh appliquer une guérilla meurtrière. La guerre est alors semblable à une simple lutte de décolonisation. Mais l'aspect communiste du Viêt-Minh, le déclenchement de la Guerre de Corée en 1950, l'avènement d'une Chine communiste en 1949 qui assura une aide logistique importante au Viêt Minh et la confrontation de plus en plus avouée entre les États-Unis et le monde marxiste-léniniste, achevèrent de procurer à la guerre d'Indochine la figure d'un conflit armé ancré dans la Guerre froide.

C'est la seconde phase, qui s'étend de 1949 jusqu'à la fin des combats, en 1954. Tout en bénéficiant de l'aide matérielle et logistique des Américains (80 % de l’effort de guerre français est supporté par les Américains), les Français mènent, lors de cette période, une guerre de plus en plus directe et frontale avec leurs ennemis, dont le soutien de la part des Chinois allait leur permettre de mettre sur pied une véritable armée conventionnelle et formée.

Malgré l'intervention indirecte américaine, les forces françaises, exténuées par la résistance adverse et plusieurs années de combats de plus en plus impopulaires en métropole, durent renoncer, surtout après la lourde défaite de Dien Bien Phu de mai 1954.

Les Accords de Genève, signés en juillet 1954, consacraient le départ des Français de l'Indochine et la division du Viêt Nam en deux États indépendants et distincts: la République démocratique du Viêt Nam au nord, procommuniste, et l'État du Viêt Nam au sud, installé par la France.



Ce dernier allait être remplacé, après un Coup d'État en 1955, par la République du Vietnam, alliée des États-Unis. Coup d’État initié par le Colonel Lansdale.

Le 7 mai 1954 Diem Bien Phu, le camp retranché français, capitule après une héroïque résistance qui aura duré un mois, trois semaines et trois jours.

Le 1er juin 1954, alors que des pourparlers de paix sont en cours à Genève, le Colonel Lansdale quitte d’urgence les Philippines pour le Vietnam. Il va y créer la première Mission Militaire (CIA) à Saigon et en prendre la tête. Son rôle, entrer tranquillement au Vietnam et aider les pro-occidentaux Vietnamiens dans leur lutte politique et psychologique contre le Viet-Minh.


Mais le Vietnam est un pays différent, avec de nombreux problèmes différents.

Néanmoins, au cours de ses deux premières années sur place, le colonel Lansdale va consolider sa position dans le panthéon des guerriers avec sa guerre psychologique non conventionnelle des hommes de l’ombre. Il va devenir, pour certains, le prototype du cow-boy de génie qui déroge parfois aux règles pour atteindre ses objectifs; pour d'autres, il est le prototype d’un homme au service d'une politique étrangère arrogante qui va très mal se terminer en Asie du Sud-Est.

 Dans les deux cas, ses activités de chef ont eu un impact énorme sur le Vietnam dans les mois qui ont suivi la cuisante défaite des Français. Ses activités ont également été les prémices, une sorte de mise en scène, du drame mortel qui devait se jouer dans les deux décennies à venir.

Pour vous dire si son départ est précipité, je vous dis simplement qu’il quitte la base aérienne de Clark, au nord de Manille, à bord d’un avion amphibie du 31st Air Sea Rescue Squadron (très certainement un Grumman HU-16 Albatross). Il est assis dans un siège baquet et il lui faudra attendre plusieurs heures, que l’équipage finisse d’effectuer sa mission de reconnaissance, avant qu’il ne soit amené à Saigon.



Après l'atterrissage à Tan Son Nhut, l’aéroport de Saigon, il se rend au cœur de la ville dans la maison du lieutenant général John W. "Iron Mike" O'Daniel, qui était alors le chef de poste du Comité consultatif d'assistance militaire (MAAG) à Saigon. MAAG qui avait été créé en 1950 par le président Harry Truman dans le but de travailler conjointement avec les forces françaises en Indochine.

C’est lors d'une réunion qui s’est tenue au Pentagone six mois plus tôt, au sujet du Vietnam, que le secrétaire d'État John Foster Dulles s’est tourné vers Lansdale et lui a dit: « Nous allons vous envoyer là-bas », ce à quoi Lansdale répondit : « Pas pour aider les Français! » "Non’’, lui a répondu le Secrétaire d’État. Il a alors été rassuré, il aiderait les Vietnamiens dans leur lutte contre le communiste dominé par le Viet Minh en Indochine. Allen Dulles, directeur de la Central Intelligence Agency, a alors rejoint son frère dans la discussion. Lansdale sera le fondateur et le chef de la Mission Militaire de la CIA (SSM) à Saigon.

La sélection de Lansdale comme l'homme à mener des opérations paramilitaires et politiques contre le Viet Minh en Indochine n’a pas dû arriver comme une surprise pour le fringant Colonel de 46 ans. Après tout, il a fait partie l'année précédente d’une équipe d'évaluation de la guerre psychologique de l'Indochine française, dirigée par le général O'Daniel. Les observations de Lansdale, enregistrées dans plusieurs mémorandums, sur la nature des insurrections asiatiques, dissèquent les tactiques gagnantes des communistes. Elles soulignent le manque de maîtrise en ce qui concerne la contre-insurrection, aussi bien du côté français que du côté américain.

"Il y a conviction générale que le Viet Minh a« l'esprit national » et que les forces franco-vietnamiennes ne l’ont pas," Lansdale a écrit dans un mémorandum. "Ceci est le résultat de la réussite de la guerre psychologique et politique du Viet Minh. Il n'y a eu aucune guerre psychologique efficace engagée par les forces franco-vietnamiennes.

 Lansdale avait l'intention d’utiliser et de mettre en pratique au Vietnam, les aspects psychologiques de la guerre contre les communistes qu’il avait développés aux Philippines. En Indochine, il vise à utiliser la propagande noire et à exhorter les Français et leurs alliés vietnamiens à prendre l'initiative dans la lutte contre l'emprise du Viet Minh sur le peuple.



La Guerre secrète Franco-américaine, 1954/1956.

C’est une histoire dont les livres d’histoire ne vont pas vous parler, il ne faudrait surtout pas détruire l’aura de démocratie dont continuer à bénéficier les Etats-Unis d’Amérique dans l’esprit d’une majorité de nos concitoyens. Et pourtant, cette Démocratie n’hésite pas à fouler au pied les principes même qui font la Démocratie. Assassinats, manipulation, élections truquées, coups tordus, etc.

Tous les coups sont permis.

Petits rappels historiques, août 1945 / 20 juillet 1954.
La Révolution d'août de 1945 a conduit à la déclaration d'indépendance du Viêt Nam du 2 septembre 1945 et à l'établissement de la République démocratique du Viêt Nam. De conférences en accords non respectés du fait de l'hostilité française pour l'indépendance du Viêt Nam, les chemins de la guerre se sont ouverts.

23 novembre 1946, bombardements français sur Hải Phòng.
À l'instigation du général Valluy, les troupes du général Dèbes tentent de reprendre la ville d'Hải Phòng au Việt Minh (Ligue pour l'indépendance du Viêt Nam). Des quartiers annamites et chinois sont rasés. Les Français comptent 26 tués dans les combats, tandis que les victimes vietnamiennes sont nettement plus nombreuses. Le chiffre de 6000 victimes civiles est avancé, le général Valluy estimant pour sa part que le nombre de morts est vingt fois inférieur.

19 décembre 1946, coup de force Việt-Minh.
En décembre, le gouvernement du Việt-Minh tente un coup de force dans Hanoï puis, devant l'échec de sa manœuvre, prend le maquis. L'état de guerre en Indochine est instauré. Le conflit s'enlise jusqu'au retrait des troupes françaises et la proclamation de l'indépendance du Royaume du Laos et du Royaume du Cambodge le 21 juillet 1954.

Le Viêt Nam, divisé en deux zones, connaîtra une nouvelle guerre, impliquant cette fois les États-Unis.




19 décembre 1946, début officiel de la guerre d'Indochine.
Des ressortissants français sont massacrés et des maisons pillées. Ho Chi Minh appelle tout le peuple vietnamien à se rebeller contre la présence française : « Que celui qui a un fusil se serve de son fusil, que celui qui a une épée se serve de son épée. Que chacun combatte le colonialisme. »

La guerre d'Indochine commence. Elle s'achèvera le 21 juillet 1954 avec la signature des accords de Genève qui marqueront la fin de la présence française au Viêt Nam, au Laos et au Cambodge.

7 mai 1954, la chute de Diên Bien Phu.

Le camp retranché français de Diên Biên Phu tombe aux mains des troupes de l’Armée populaire vietnamienne après 57 jours de résistance. Les accords de Genève (21 juillet 1954) prévoient le retrait des troupes françaises, le partage du Viêt Nam et un référendum en vue d'une réunification. Mais le référendum n’a pas lieu et cela entraîne la Guerre du Viêt Nam.


La conférence de Genève
21 juillet 1954, fin de la guerre d'Indochine.
Ouverte à la fin du mois d'avril, la Conférence de Genève réunissant les délégués de 19 nations (États-Unis, Royaume-Uni, France, Union soviétique, Chine, Corée, République démocratique du Viêt Nam, État du Viêt Nam, Royaume du Cambodge, Royaume du Laos, etc.) s'achève avec la signature d'un accord sur l'Indochine. En partie parce qu'ils ne voulaient pas reconnaître la République Populaire de Chine, les États-Unis ne participèrent à la conférence qu'à titre d'observateurs et n'en ratifièrent pas les accords.



La réunion devait initialement régler le conflit en Corée, mais rapidement les débats se sont consacrés à la question indochinoise. L'armistice et le cessez-le-feu sont obtenus entre l'armée française et l'Armée populaire de la république démocratique du Viêt Nam. Il est établi que le Viêt Nam sera partagé en deux zones de regroupement militaire le long du 17e parallèle.

La ligne de démarcation qui devait diviser le nord du sud fut établie au 17e parallèle suite aux pressions des Chinois sur les Việt-Minh qui la désiraient au 14e alors que les Français ainsi que les Américains la désiraient au 18e. La réunification entre les deux zones est envisagée pour 1956 après référendum.

Mais les élections prévues n'eurent jamais lieu, car Diem, le nouveau chef du gouvernement de l'état vietnamien, n'en avait jamais eu l'intention et la guerre du Viêt Nam ou ‘’Deuxième Guerre d’Indochine’’ éclate donc entre les deux parties du pays et y entraînera par la suite les États-Unis. La victoire de Mao Zedong en Chine a déplacé la menace communiste ressentie de Berlin à Pékin, ce qui mettait l’Indochine française sur la ligne de front pendant la Guerre de Corée.


En deuxième partie, la guerre secrète Franco-américaine en ex-Indochine, assassinats et attentats (1954 / 1957), mafias, gangs et sectes, l’opium de la guerre, l’élimination de Diem et le début de l’implication militaire américaine directe au Vietnam.



Expériences, avis, critiques et commentaires, comme d’habitude sont les bienvenus.



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