Monday, July 28, 2014

GLENDA ... NOUS REND VISITE !




Dimanche 20 juillet 2014

L’électricité est revenue, la fée électricité est de retour à Ternate après une absence de cinq longs jours. 
Ce qui explique mon silence de ces derniers temps, aussi bien sur mes blogs que sur les réseaux sociaux, ou encore vos mails restés sans réponses. La batterie du laptop n’aura duré que quelques heures et le courant délivré par notre petit groupe n’est pas d’une qualité suffisante pour songer à l’utiliser avec du matériel électronique. 

Dans le noir, nous nous sommes retrouvés dans le noir après le passage de Glenda ; un petit typhon de catégorie 1, mais qui est passé directement sur la province de Cavite. 

Par contre l’Internet ne semble toujours pas être rétabli, problème au niveau du relais local ou serais-ce plus grave ? Personne ne semble avoir d’information à ce sujet, même les responsables d’Internet café ne semblent pas savoir ce qui se passe. Il est 08 h 30 ce dimanche 20 juillet et nous ne savons pas jusqu’à quand nous allons rester sans accès à la toile.

Pour souffler cela a soufflé, mais rien à voir avec un Haiyan (Yolanda).


Quelques cocotiers ont été décapités, les bananier déchiquetés sont couchés à terre, les acacias n’ont pratiquement plus de feuilles et ont perdu de grosses branches, quelques toitures ont joué ‘’good bye my friend’’, les rues sont jonchées de feuilles, de branches, de tôles et de débris divers. 

Mais sur Trece Martires, Tanza, Naïc se sont les pylônes électriques qui on subit les affres du typhon et plusieurs lignes électriques majeures se sont couchées sous la violence des rafales, privant par là même une partie de la province de courant électrique. 

Seules lumières dans la ville ces deux dernières nuits, l’éclairage du 7/Eleven qui utilise un puissant groupe électrogène.

Petit typhon sommes toutes, en vingt quatre heures tout était dit.

Cela a commencé à se couvrir vers le sud-est à partir de 14 h 00 le mardi 15.
Petites pluies jusqu’à 16 h 00, mais pas un souffle de vent.
La pluie, violente, va reprendre à partir de dix-huit heures et ce jusqu’à vingt heures.
De vingt deux heures à une heure du matin le 16, ce ne sont plus que quelques petites averses intermittentes. 

A partir de une heure trente le vent se lève en bourrasques, mais il ne pleut plus.
Puis cela se calme à nouveau et il recommence à pleuvoir.
Ce n’est qu’à partir de trois heures trente que les choses sérieuses vont commencer.
De quatre à sept heures violentes rafales de vent, la pluie arrive à l’horizontale par vagues qui se succèdent, des rideaux d’eau en provenance du nord-nord-ouest. Les sommets des cocotiers commencent à ressembler à des serpillères. Le ciel est invisible, tout est devenu gris, les collines distantes de trois cent mètres à peine ont disparu dans cette grisaille qui recouvre l’ensemble du  paysage.


Sous la violence du vent les lignes électriques entrent en résonnance, une musique qui vient s’ajouter au sifflement du vent, au bruit des tôles qui roulent dans les rues, au claquement des câbles électriques qui tapent sur le ciment, au craquement des branches qui cassent, au bruissement de milliers de feuilles et de branchages qui viennent s’écraser sur les façades et les toits des maisons.   

Vers sept heures trente, d’un seul coup, sans prévenir, le plafond remonte, la luminosité revient, le vent est tombé et il ne pleut plus. Oh, ce n’est pas terminé, nous sommes simplement dans l’œil du typhon.

J’en profite pour sortir prendre quelques photos.

La rivière menace de passer au-dessus des berges, de nombreuses habitations situées au bord de l’eau sont déjà inondées, Certains habitants, avec de l’eau jusqu’à la taille, déménagent leurs effets les plus précieux. Téléviseurs, chaines stéréo, machines à laver, ballots de vêtements, sont transférés chez des voisins situés plus en hauteur.

Les cris des cochons que l’on traîne hors de l’eau se font entendre ici et là.
Il doit faire froid à barboter ainsi dans cette eau qui semble glacée.

La rivière, transformée en torrent, charrie de nombreuses branches et détritus, les eaux sont devenues jaunes, marbrées de marron par endroits. Il y flotte de nombreuses noix de coco, des bambous entiers viennent se bloquer contre les piles du pont, les tourbillons sont nombreux et semblent particulièrement violents. 



L’île du ‘’Balut’’ est à nouveau une île, la digue qui la transformait en presqu’île, pourtant haute de cinq mètres, n’a pas résisté à la violence des flots. 

L’eau continue de monter. Les riverains se sont installés sur la digue et inquiets, surveillent avec attention la progression de la montée des eaux.
Toujours sans prévenir le vent se lève à nouveau et la pluie, sous forme de trombes, s’abat sur ceux qui ne se sont pas mis à l’abri à temps. Il faut dire que cela arrive sans prévenir, en quelques secondes.

Le vent souffle maintenant du Sud-sud-est, mais le phénomène semble avoir un peu perdu de sa force. Par contre la pluie est plus intense et la rivière commence à déborder, forçant de plus en plus de personnes à évacuer.

A dix heure trente, il pleut toujours, mais le vent a considérablement perdu de sa force.
Il va continuer à pleuvoir intensément jusqu’à treize heures, puis ce sont des ondées intermittentes qui vont terminer le spectacle. Puis, ici et là, le bruit des marteaux va remplacer le crépitement de la pluie, on commence à réparer les toits en premier. Puis se sont les tronçonneuses qui se mêlent au concert du bruit des réparations, on débite les troncs des arbres tombés à terre.  

Dans deux, trois jours au maximum, tout ceci ne sera plus qu’un mauvais souvenir, seuls les arbres, avec leurs branches cassées, garderont un peu plus longtemps le souvenir du passage de Glenda.

A ce jour 21 juillet, il est midi et l’internet n’est toujours pas rétabli.
Le courant a été à nouveau interrompu hier en fin d’après-midi et l’internet est toujours aux abonnés absents. 



Mardi 22 juillet, toujours pas d’internet, les liaisons téléphoniques sont aléatoires et les coupures d’électricité fréquentes. Je vais mettre ce billet en ligne dès que j’aurai à nouveau accès à la toile.

Ce n’est qu’hier dimanche 27 juillet que nous avons récupéré l’Internet. Par contre les liaisons téléphoniques sont toujours aléatoires.

En fait Glenda, Rammasun pour son nom international, qui nous était annoncé comme un typhon de catégorie 1, s'est transformé en typhon de catégorie 4 avec des vents qui approchaient les 150 km/h et dépassaient les 185 km/h en rafales. 



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le soleil toute l’année ; des montagnes qui culminent 
à plus de 3.000 mètres,la jungle, les forêts, 
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Wednesday, July 2, 2014

OUT ... OF STOCK !

‘’Out of stock’’, ce qui peut se traduire par ‘’en rupture de stock’’ en français, une expression que vous risquez d’entendre souvent si vous faites vous-même vos courses dans un magasin philippin.


Et c’est ainsi pour tout ou à peu près tout, tout ce que vous cherchez et ne pouvez trouver.
Groceries, épicerie, grandes surfaces, magasins spécialisés, il semblerait que tout ce que vous recherchez et que vous ne pouvez pas trouver est ‘’out of stock’’ en cette saison !

C’est une formule que j’utilise beaucoup, souvent en plaisantant, lorsque je ne trouve pas ce que je cherche dans un magasin. Que je vous donne un exemple : disons que je me trouve dans une grande épicerie locale du genre Mini-Mart et que je recherche du Corned Beef en boîte, précisons du Corned Beef  brésilien Libbys Mac Neill & Libbys et de plus la boîte avec l’étiquette bleue.

Dans l’environnement des boîtes de conserves de jambon, d’ersatz de jambons et autres pâtés ‘’filipino style’’ se trouve un employé en train d’approvisionner les rayons. Il ouvre des cartons et en sort des boîtes qu’il va positionner sur les rayonnages. Je m’approche et je lui demande gentiment “Could you tell me where I can find some Brasilian Corned Beef in can ?” et j’ajoute “Out of stock ?” en souriant, histoire de plaisanter. Mais attention que ce genre de plaisanterie est souvent prise au premier degré par les gens du cru.

Sans se démonter il me répond ‘’Out of stock, Sir’’. Ne sachant s’il a bien interprété ma question, ou même si la question a suffisamment chatouillé ses petits neurones pour transmettre l’information à son cerveau, je réitère la question en parlant un peu plus fort, mais toujours en souriant. Brasilian Corned Beef in can, out of stock ? Sa réponse ne varie pas d’un iota, Out of stock, Sir.


Mais, en regardant de plus près les boîtes qu’il lui reste à déballer, n’en avons pas ici une sur laquelle semble inscrit Libbys Mac Neill & Libbys ? N’avons-nous pas d’inscrit en grosses lettres noires sur fond rouge  ‘’Brasilian Corned Beef ?’’ Il me semble bien que oui !
Je lui montre la boîte en question et lui demande s’il peut l’ouvrir.

Il s’exécute immédiatement et, avec une mine réjouie, me tend une boîte de Corned Beef Brésilien de la marque Libbys Mac Neill & Libbys.
« This is your Corned Beef, Sir ».

Ce à quoi je lui réponds « This is a red can, I’m looking for a blue one ! »
Son sourire disparaît et j’ai droit au “Out of stock, Sir”.


N’insistons pas.
Au fil des années j’ai appris que ces personnes, embauchées pour quelques semaines, voire quelques mois, ne recevaient aucune formation, ne savaient pas comment fonctionnait le business dans lequel ils travaillaient. Aucune motivation et ce n’est pas le salaire de misère qu’ils reçoivent à la fin du mois qui va les inciter à faire de gros efforts.

Ne vous fâchez pas, ne vous mettez pas en colère, cela ne servirait absolument à rien, sauf à faire monter votre pression sanguine, ce qui sous les tropiques n’est pas recommandé. Pensez à la bonne SanMig glacée que vous allez pouvoir descendre en compagnie d’une tranche de pain de campagne et de Corned Beef brésilien, étiquette rouge pour aujourd’hui, en ce qui me concerne.


Savoir comment trouver ce que vous cherchez va être la première étape de votre apprentissage, où..., va être la seconde. Il n’existe pas, comme en Europe ou plus généralement dans les pays occidentaux, de système standard pour présenter les produits.

Vous êtes à a recherche de sauce tomate et vous tombez sur de la moutarde.
Le bon sens voudrait que la sauce tomate soit dans les environs. Et bien non, pas aux Philippines. Il est même possible que vous découvriez plusieurs types de sauces tomate, de ketchup et de concentrés de tomate à différents endroits du magasin.  

Passez dans les rayons ; ici des savonnettes, les savons sont dans un autre rayon, dans une autre allée ; là des confitures, des jus de fruits en boîtes… tient découverte, quelque chose de nouveau, du papier hygiénique en rouleaux, introuvable en dehors des grandes surfaces il y a encore peu de temps.

Ici de la poudre pour le lavage, en petits sachets, les gros paquets de lessive sont à l’autre bout du magasin, du dentifrice en tube et en petits paquets, mais où sont les brosses ?

Donc, visitez tranquillement le magasin et ajoutez dans votre charriot, au fur et à mesure de vos découvertes, ce dont vous avez besoin. Ne sautez pas cette allée, peut-être y trouverez-vous votre sauce tomate, coincée entre des paquets de snacks et les laits en poudre.

Vous savez maintenant où se trouvent les différents produits et marchandises dont vous avez le plus souvent besoin, donc à votre prochaine visite…


Détrompez vous, d’une semaine sur l’autre, d’un jour sur l’autre parfois, la sauce tomate, qui je vous rappelle se trouvait entre des paquets de snacks et les laits en poudre, a changé d’endroit ; essayez peut-être du côté des savonnettes. Si vous demandez à un employé, vous obtiendrez surement le ‘’Out of stock, Sir’’, parfois un ‘’Sorry, Sir, out of stock’’. Ne vous découragez pas, continuez à chercher… neuf fois sur dix vous allez trouver, là-bas, à côté des bonbons.


Plus d’électricité à la maison ce matin, la compagnie d’électricité doit être en ‘’rupture de stock’’, sorry Sir, no more stock.

La benne à ordures n’est pas passée la semaine dernière, maintenant vous savez pourquoi… elle était en rupture de stock. La formule peut s’appliquer à n’importe quelle situation sur l’archipel.

Vous ouvrez le robinet et… pas d’eau ! Dois-je vous expliquer pourquoi ?

Vous trouvez dans un rayon ce dont vous avez régulièrement besoin, si c’est quelque chose de non périssable, achetez en un lot, une quantité importante, faites des réserves, achetez un stock.

Vous trouvez un produit qui était rare, voire introuvable jusqu’à ce jour… faites un stock, même pour la viande si vous avez un grand congélateur.



D’un autre côté, certains produits sont rarement, voire jamais en rupture de stock. Je peux citer la bière San Miguel, le rhum Tanduay, le Ginebra (gin local à base de canne à sucre), la bière Red Horse…

J’en viens à redouter le jour où cela pourrait arriver. Je vais mourir de soif, déshydraté, desséché, comme une momie, sans même avoir été embaumé.  

Bien que, il y a de cela environ un mois, plus de rhum Tanduay à Ternate, le camion Tanduay a oublié de passer, certainement en rupture de stock. Il m’a fallu aller à Naïc, ville distante d’une dizaine de kilomètres afin de me ravitailler. J‘ai acheté un carton de dix bouteilles, de quoi ne pas mourir de soif durant les quelques jours de pénurie. 

Le rhum vieux, avec du Sprite ou du 7 up, un long drink désaltérant, une sorte de médecine locale. Un médicament, un remontant qui vaut toutes les vitamines, un remède contre la déshydratation chronique dont sont victimes de nombreux expats sous ce climat.  


Rendez-vous compte, plus de rhum à Ternate, même le 12 ans d’âge, même le 15 ans (1854), tous étaient ‘’out of stock’’ ! C’est après avoir pris connaissance des prévisions météorologiques pour les prochains jours, que je me suis dit que je ne pouvais rester ainsi.

La météo prévoyait un ciel bleu, sans un nuage et avec des températures avoisinant et pouvant dépasser les 36º C. Affronter de telles températures sans ‘’long drink’’, autant se tirer une balle dans la tête tout de suite. S’il faut mourir, que cela se fasse rapidement. Mais rendez-vous compte, mourir de soif, cela doit prendre du temps, temps qui doit paraître encore plus long… sans boire !

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LA SÉCU ... C'EST FOUTU !

C’est sur cette courte phrase laconique que je vais maintenant vous expliquer ce qui se passe avec votre Sécu, qui en fait regroupe quatre branches. 


C’est court, concis, sommaire, mais cela explique très bien la réalité de la situation sur le terrain.



Pour illustrer mon propos je vous donne l’exemple de cet homme qui, atteint d’un cancer de la langue a vu son visage totalement détruit par ‘’trop de rayons et trop forts’’. La peau a été brûlée et les os abîmés.



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7107 îles, plus de 36.000 kilomètres 
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à plus de 3.000 mètres,la jungle, les forêts, 
des paysages grandioses.
Une population chaleureuse et accueillante, 
des tribus colorées.Un excellent service de santé 
à un prix abordable. Le coût de la vie,un des plus bas 
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