Sunday, August 24, 2014

CINQ AUTRES ERREURS ... À NE PAS COMMETTRE !

Dans un billet daté du 7 juin 2013, il y a donc un peu plus d’un an de cela, je vous donnais les dix principales erreurs que faisaient, ou que pouvaient faire les candidats à l’expatriation aux philippines.


Je vous redonne ces dix principales erreurs ainsi que le lien, ici, pour retrouver le post ‘’Expatriation aux Philippines … les dix erreurs’’.

Ces dix premières erreurs étaient et sont toujours les suivantes.

1 –  Penser que vous allez pouvoir facilement trouver un emploi ici,
2 –  Penser que vous allez pouvoir acheter un terrain, ou que vous allez pouvoir contourner la loi pour le faire,
 3 –  Plonger et tomber un peu trop rapidement amoureux,
 4 –  Songer uniquement à ces vieilles et mêmes idées de business,
 5 –  Penser que bien sûr les choses vont être ici un peu différentes, mais pas plus que cela,
 6 –  Sous-estimer le coût de la vie,
 7 –  Avoir des attentes qui ne soient pas réalistes,
 8 –  S’inquiéter pour les visas,
 9 –  S’inquiéter pour les taux de change,
10 – Ne pas essayer d’apprendre, en partie tout du moins, ce qu’est la culture locale.


Suite à quelques discussions animées avec des amis qui vivent ici de longue date, j’ai décidé de vous donner cinq autres erreurs communément commises par les nouveaux arrivants ou par ceux qui souhaitent venir nous rejoindre.

Vous êtes de plus en plus nombreux à vouloir quitter la morosité ambiante de l’hexagone et les nouvelles que vous me faites parvenir ne laissent rien présager de bon pour le futur. La douce France de Charles Trenet semble se transformer en triste France de François Hollande.


Vous êtes même si nombreux à vouloir fuir le pays, que cela commence à sérieusement inquiéter notre ‘’classe dirigeante’’, « Nous sommes en train de perdre nos meilleurs esclaves », une phrase sibylline qui désormais se propage et fait des vagues dans les hautes sphères du pouvoir.

Quels nouveaux mensonges vont-ils pouvoir désormais inventer pour vous retenir à la maison ?

Je leur fais confiance, mentir, comme voter de nouveaux impôts, semblent être devenu les deux seules activités visibles de ces hommes et femmes au pouvoir. Il y a également les détournements de fonds, les prises illégales d’intérêts, les cumuls de mandats, les augmentations d’indemnités et d’avantages, les placements illégaux d’argent à l’étranger, etc.

La liste est si longue… Mais attention, pour eux, exclusivement pour eux, pas pour vous gens du peuple.

Si jamais il y a grande orientation à prendre, ne vous inquiétez pas, vous, le peuple, serez consulté par voie de référendum, nous disent-ils. « Petits bandits, vous n’avez pas bien suivi les consignes, donc nous allons voter le texte entre nous, entre gens qui savons et qui comprenons ce qui est bon pour vous… et surtout pour nous ».

Sans oublier que de plus en plus de décisions concernant nos vies de citoyens sont prises à Bruxelles, aux ordres de Washington et de plus par des gens qui ne sont pas élus. Très forts, ils sont très forts ces Américains ! Petite anecdote, les fonctionnaires de Bruxelles peuvent désormais prendre leurs retraites à 50 ans et avec des retraites, je ne vous dis que cela. Pour vous, gens du peuple, l’âge de cette même retraite devrait prochainement être porté à 65 ans, en attendant mieux.

Il n’y a plus de sous vous assènent-ils, plus de sous pour vous, mais pas pour eux.


Mais revenons aux cinq autres erreurs que vous faites ou que vous pourriez faire lorsque vous venez vous installer sur l’archipel du sourire.


                 1        -  Ne pas vouloir, ne pas pouvoir ou ne pas savoir accepter le changement

Le changement est inévitable dans la vie. Même si vous restez tranquillement installé dans votre petit pavillon de banlieue à relire des livres anciens, en regardant ce qui se passe autour de vous il vous sera facile de constater qu’il y a du changement.

Les vitrines des magasins ne sont plus éclairées la nuit ; seul un lampadaire sur deux, dans votre petite rue, donne encore une lueur blafarde ; il est désormais interdit de fumer dans les lieux publics ; les éboueurs ne passent plus que deux fois par semaine ; votre bureau de poste local a disparu, il vous faut désormais faire trois kilomètres pour trouver un bureau ouvert ; il faut vous y prendre pratiquement un an à l’avance pour passer une IRM, par contre l’augmentation de vos impôts, charges et taxes locales suit une courbe exponentielle.

Vos voisins sont partis, certains pour leur dernier voyage, d’autres pour la province, d’autres encore pour des  contrées plus lointaines. Ceux qui les ont remplacés, vous n’avez pas de contacts avec eux et pour cause, ils ne parlent pas le même langage. 

Et le centre-ville, quel changement, la moitié des commerces sont fermés. Votre boucher préféré, un ami de trente ans, a pris sa retraite ; la boucherie existe toujours, mais c’est désormais une boucherie halal. Les petits cafés, qui faisaient le charme des villes et des villages français, disparaissent les uns après les autres. Où et avec qui vont bien pouvoir parler ceux qui se retrouvent seuls ?


Nouvelles zones pavillonnaires, nouvelles cités dortoirs, nouvelles routes et autoroutes… sans âmes que tout cela. Nouvelles règles, réglementations, interdictions en tous genres, attention à votre langage, certains mots courants sont devenus des insultes et ne doivent plus être utilisés.
Et j’en passe et j’en passe.

Je comprends pourquoi vous avez l’intention de nous rejoindre au plus vite.

Donc, même dans cette France qui vous est familière, les choses bougent, les choses changent.

Le changement arrive, vous ne pouvez l’éviter, vous ne pouvez que le subir.
Imaginez maintenant, pour ceux qui ne sont pas encore partis, que vous avez décidé de tout quitter, de tout plaquer pour vous installer dans un pays étranger, disons les Philippines pour prendre un exemple.

Vous allez quitter vos racines pour vous installer dans un pays qui se trouve à l’autre bout de la planète, dans un monde dont la culture vous est totalement étrangère, dans une société dont vous ne connaissez ni les us ni les coutumes, avec des gens, dont au départ vous ne connaissez rien, ou presque rien. 

Oui, la majorité d’entre eux parle l’anglais, oui ils peuvent manger dans des fast-foods dont les noms vous sont familiers, oui ils portent des jeans et des tee-shirts, oui ils ont des téléphones portables, des Ipads, des tablettes et des Iphones, oui ils ont de belles voitures, qui de plus roulent à droite, oui… ils font tout comme nous et pourtant pas comme nous.

En fait c’est pratiquement toute votre vie qui va se trouver changée quand vous allez arriver aux Philippines. Même ce qui peut vous sembler être ‘’presque la même chose’’, va en fait être très différent de ce que vous avez imaginé au premier abord. 



Aussi tout ce qui va faire la différence entre une expatriation réussie et une expatriation qui ne le serait pas, va être la façon avec laquelle vous allez négocier et vous adapter à ce changement. De plus ce changement va être brutal, il ne va pas se faire progressivement comme celui que vous avez connu dans votre pays d’origine.

Pouvez-vous accepter le changement ou allez-vous batailler à chaque instant ?
Si vous êtes comme la majorité des étrangers qui vivent ici, je faisais partie de cette majorité au début de mon expatriation, vous allez combattre, ou tout du moins vous allez tenter de combattre ce changement. Vous allez en arriver au point de vous dire que les Philippins doivent changer, qu’ils ne font pas les choses comme elles devraient être faites, qu’ils ne font pas les choses comme vous les feriez et donc qu’ils doivent changer leur façon de faire.

Vous aurez le sentiment que c’est aux Philippins de changer leurs façons de faire, de penser et de se comporter et non pas à vous d’essayer de comprendre le comment et le pourquoi de ce qu’ils font et de comment ils le font. Si vous êtes suffisamment intelligent, avant que ce sentiment ne devienne trop fort et prenne le dessus sur tout ce que vous faites et pensez, vous allez rapidement réaliser que plus de cent millions de Philippins ne vont pas changer leurs façons de faire les choses et de penser, uniquement pour vous faire plaisir.

Vous aurez alors le choix, vous adapter, ou tout du moins vous ajuster à leurs façons de voir, de faire et de penser, ou alors retournez d’où vous venez, dans un endroit où vous vous sentirez à l’aise pour vivre votre vie.

Et ceci est valable pour tout pays du monde autre que celui dans lequel vous avez vécu jusqu’à ce jour. Je ne vous dis pas de devenir cent pourcent philippin, mais de vous ajuster un minimum au changement, votre vie n’en sera que facilitée. Quand je dis changement, pour certains ce pourra être un véritable bouleversement.


De plus, les gens d’ici qui vous verront faire des efforts afin d’essayer de vous adapter, vous accepteront plus facilement, nombre d’entre eux feront même en sorte de vous aider dans vos efforts d’adaptation.


        2   –   Ne rechercher tout le temps que la compagnie d’étrangers 

C’est un sujet un peu délicat, mais il est important d’en parler. La majorité des étrangers qui arrivent ici recherchent le contact avec d’autres étrangers, si possible avec d’autres étrangers qui parlent la même langue. Ce qui dans un sens est très compréhensible, la barrière de la langue étant un sérieux handicap pour nombre de nos concitoyens. Particulièrement pour ceux qui ne maîtrisent pas ou mal la langue de Shakespeare.

Je connais quelqu’un qui, arrivé depuis quelques mois, disons plus de trois maintenant, s’est donné pour but de découvrir le pays de l’intérieur. Non pas comme un touriste, mais comme une personne qui a fermement l’intention de se fixer définitivement sur l’archipel.

Il regarde, il observe, il essaye de comprendre, mais sans jamais critiquer, sans jamais faire de remontrances, il reste d’un calme olympien quoi qu’il puisse arriver.

Il s’efforce d’être aussi proche que possible des populations locales et pour cela il marche, prend des tricycles, des jeepneys ou des bus pour les déplacements plus longs. Il mange local, il boit local, fait de petits stops dans les Sari-sari pour y déguste une bière bien fraiche, dans une eaterie au bord de la route pour manger un ou deux plats du cru. Il parle avec les gens, s’essaye à quelques mots de Tagalog ou du langage local. 

Il n’a pas encore bien assimilé la différence entre les deux, mais il fait l’effort d’essayer et les Philippins qu’il rencontre lui en sont gré. Dans la mesure du possible, il évite de se retrouver dans les endroits fréquentés par les ‘’Kanos’’ et pour cela il a choisi de louer une petite villa en dehors de la ville, un petit coin tranquille, mais néanmoins en bord de mer.


Avoir quelques amis, ou tout du moins des connaissances Philippines, est un excellent début. Ce sont certainement ceux qui vont pouvoir vous aider le plus dans cette période d’adaptation qui va suivre votre arrivée au pays des 7.107 îles.

Il n’y a aucun mal à avoir des amis et relations qui soient de votre pays, ou d’un autre pays étranger, aucun mal du tout. Mais vous devez également essayer d’avoir des contacts avec vos voisins et autres locaux que vous pouvez rencontrer ici et là, vous ne savez pas, mais il se pourrait que vous en rencontriez qui aient une grande influence sur votre vie future.


3                         3     -  Ne pas essayer d’apprendre quelques mots du langage local     

C’est un sujet que j’ai abordé à de nombreuses reprises, mais le fait d’apprendre, ne serais-ce que quelques mots et phrases courantes du langage local, va grandement vous changer et surtout vous faciliter la vie.

Il n’est pas question, sauf à le vouloir, de devenir parfaitement bilingue, mais plutôt d’apprendre les phrases les plus communes. Vous allez alors découvrir que les gens vont devenir beaucoup plus amicaux et vous accepteront beaucoup plus facilement, si vous faites l’effort de parler quelques mots de leur langage.

Attention qu’il existe de nombreux dialectes et sous dialectes en plus des langues, choisissez bien. Ou alors optez pour le Tagalog si vous résidez sur Luzon ou le Cebuano / Bisaya si vous demeurez dans les Visayas ou sur Mindanao.


          4     – Se résigner trop rapidement

Vous allez certainement vous demander ce que je veux dire par là.


Tout simplement que je trouve que certains d’entre vous ne laisse pas assez au temps de prendre son temps. S’adapter, ou plutôt comme j’aime à le dire, s’ajuster à la vie aux Philippines n’est pas une chose aisée. C’est une difficile transition qu’il va vous falloir effectuer. Donc laissez du temps au temps, de plus s’agissant du temps philippin…

Trop souvent, après un séjour sur place relativement court, disons un an pour prendre un exemple, il y en a parmi vous qui se disent, je n’y arriverais jamais, je repars d’où je viens, je ne peux pas, je n’en peux plus, c’est trop dur pour moi.

C’est dur pour tout le monde, ne vous faites pas d’illusions ! Nous avons tous eu des périodes difficiles, des périodes durant lesquelles nous nous sommes dit, mais que suis-je venu faire dans cette galère ?

Je pense que dès le départ il faut se fixer une durée de séjour sur la base de, par exemple :
« Quoi qu’il puisse arriver, je me fixe dès maintenant un but, rester un minimum de trois ou quatre ans et je prendrai ma décision finale au bout de ce laps de temps. »

Ne faites surtout pas l’erreur, comme certains, de repartir à la moindre contrariété ou après une courte période d’abattement ou de nostalgie. Vous prendrez ainsi votre décision finale en connaissance de cause. 


         5      – Se précipiter pour acheter ou pour faire construire

Je connais des personnes, principalement des Américains, qui font construire ici, avant même que d’avoir visité une seule fois le pays, avant que d’avoir mis le pied sur l’archipel.

C’est un sujet que j’ai abordé à plusieurs reprises.  

Comment peut- on faire construire et s’installer dans un endroit que l’on ne connaît pas, de plus dans un pays que l’on n’a jamais visité ? Pas étonnant que l’on trouve de superbes propriétés isolées à vendre, souvent pour une bouchée de pain.




Comme vous l’avez sûrement constaté, je n’ai été présent sur la toile que par rares intermittences ces derniers quarante jours. La faute au typhon qui nous est passé dessus le 15 août dernier.

Si nos fournisseurs nous ont bien remis l’Internet dans les quinze jours qui ont suivi le passage de Glenda, le signal reçu était très faible. En fait mes antennes, tombées sous les rafales, étaient endommagées et il nous a fallu faire procéder au changement de ces dernières.

J’ai opté pour un système sans antennes extérieures et j’ai le plaisir de vous confirmer que je suis à nouveau opérationnel  à cent pour cent.   



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Tuesday, August 5, 2014

GIGANTES ISLANDS !

Il s’agit d’un billet que j’écrivais il y a trois ans maintenant.

Les mystères de l’informatique, perdu sur le PC, retrouvé par hasard sur une clé USB, je vous le livre tel quel, tel que je l’ai écrit en juillet 2011. 


Dans la série visitons les petites îles, je vais aujourd’hui vous emmener à l’extrême nord-est de l’île de Panay, île qui se situe au centre de l’archipel, dans la région des Visayas.

Carles et les Gigantes Islands se situent pratiquement à l’opposé de Boracay sur cette même île de Panay et ce qui est étonnant, c’est qu’avant l’avènement de Boracay au début des années 80, c’est Carles et surtout les Gigantes Islands qui étaient les lieux où se retrouvait la jet-set, aussi bien locale qu’internationale.

Panay c’est la 65 ème plus grande île des Philippines. Elle possède quatre provinces, Aklan, Antique, Capiz et Iloilo. La population, qui est estimée à un peu plus de quatre millions d’habitants, est composée des groupes ethniques que sont les Ati, les Visayan (Aklanon, Capiznon, Caluyanon, Karay-ay) et les Suludnon. La capitale en est Iloilo et c’est par la capitale que nous allons arriver, une liaison aérienne en provenance de Manille.

Nous pourrions également, du fait des îles que je souhaite vous faire visiter aujourd’hui, arriver par Capiz, mais les liaisons sont peu fréquentes et donc préférons Iloilo.

Départ de Ternate à 08 : 30, nous sommes le 26 juin, un dimanche, donc peu de circulation … en route, direction Manille. A dix heures nous sommes au terminal Nº 3 de l’aéroport de Manille, le NAIA.
Notre vol, Cebu Pacific flight 449. Départ à 11 : 10 pour une arrivée à Iloilo vers 12 : 15, parfait pour le déjeuner.


L’Airbus A 319 nous transporte en toute quiétude, un peu dans les nuages malgré tout et nous atterrissons, dans les temps à l’aéroport de, alors là attention, suivez bien … ‘’Paliparang Pandaigdig ng Iloilo’’ en Filipino et ‘’Internasyonal nga Hulugpaan sang Iloilo’’ en Hiligaynon, le langage local.
Ce qui dans un cas comme dans l’autre veut dire exactement la même chose, à savoir : ‘’Aéroport International de Iloilo’’. Ce nouvel aéroport, inauguré en mars 2007, se situe à 19 kilomètres du centre- ville, il remplace l’ancien aéroport de Mandurriao qui datait des années trente, mais qui lui se trouvait pratiquement au cœur de la Cité.

Vol intérieur, les formalités … sans formalités, sortie directe.

Nous prenons un taxi qui va suivre une belle avenue plantée de cocotiers pour nous emmener, après avoir tourné sur la gauche, à Pavia, une ville qui touche le nord d’Iloilo. Direction le Carlito’s Restaurant qui se situe sur la ‘’National Highway’’, donc la route que nous suivons.

Je vous recommande le ‘’Steak ala Teresa’’ ou une Teresa’s Spanish Pizza’’ et en dessert,  surtout ne manquez pas le ‘’Butterscotch à la mode’’, qui n’est ni plus ni moins que le fameux Biscocho Haus surmonté d’une boule de glace à la vanille et d’une crème.


Il est déjà 14 : 20, temps de prendre un taxi pour nous rendre au terminal des bus pour Carles. Le Tagbak Terminal dans le district de Jaro, ce qui fait que nous n’avons pas besoin de passer dans le centre-ville. Moins de dix minutes et nous sommes arrivés.

« Direction Carles s’il vous plait ? » Une dame nous indique gentiment un bus climatisé qui effectivement affiche une pancarte ‘’Carles’’ sur le pare brise.
Le bus semble neuf, la compagnie se nomme Ceres, il va démarrer à 16 : 00 h (il y en a un par heure), comme il est 15 : 50, nous n’aurons pas trop à attendre. Quelques snacks (ma Pinay oblige), quelques bières en can (pour ma pomme) et nous voilà parés pour un voyage qui va durer trois heures trente. 

Parlons tarifs : le bus Iloilo pour Carles Php.185, l’avion 1.100 plus la taxe d’aéroport Php.200, le taxi un peu plus de Php.120, qu’il faut multiplier par deux, sauf pour le taxi. Le restaurant, je ne compte pas, cela va dépendre de ce que vous mangez et rien ne vous empêche de prendre une pièce de poulet grillé avec une portion de riz et un verre d’eau. Sur le bord de la route cela vous coutera  Php.30 ou moins.

N’oubliez pas de demander au Conductor, non pas le chauffeur (driver), le conductor, celui qui distribue les billets et qui encaisse la monnaie, de vous arrêter au Barangay Barosbos à Carles. Le Shangry –la Family Resort, vous ne pouvez pas le manquer, c’est sur la route principale, la route qu’emprunte le bus. Si bien entendu vous avez fait le choix de ce resort.

L’endroit est bien situé, simple, sans prétention, dans la nature et l’on ne se ruine pas.
Un petit dîner, poisson et riz plus quelques fruits avant que d’apprendre que pour se rendre aux Islas Gigantes, qui est le lieu sur lequel je veux vous emmener, il nous faut passer par le port d’Estancia qui se situe à quinze kilomètres de l’endroit où nous nous trouvons. Pas un gros problème les ‘’Bangkas’’, les punpboats qui se rendent aux îles, partent généralement vers 12/14 heures. 


Le Resort possède sa propre bangka que vous pouvez louer pour la journée.
Comptez Pph.5.000, ce qui fait un peu chérot si vous êtes seul … par contre si vous êtes nombreux cela peut se révéler une bonne option.

Nous ne sommes que deux et quittons le Resort vers 10 : 00 h, après un copieux petit-déjeuner style philippin. En bus jusqu’à l’intersection de la route qui va en direction du port d’Estancia, de là un tricycle nous conduira jusqu’à destination.

Estancia, c’est le premier port de pêche de la région nord de la province de Iloilo. Il faut dire que les eaux des alentours sont extrêmement poissonneuses, parmi les plus poissonneuses de l’archipel.
C’est une superbe région touristique, mais largement sous-développée. Il n’y a pas de Ferry, ni de bateau digne de ce nom et la ‘’bangka’’, la pirogue à balancier, est tout juste capable de transporter de vingt à trente passagers entassés avec leurs bagages. À noter qu’il y a tout de même un moteur !

Les ‘’Bagkas’’ qui font la navette avec les Gigantes (une seule fois par jour), se trouvent face à la mer des Visayas, sur la partie gauche, à la pointe extrême nord du port de pêche.
Si vous ne trouvez pas, demandez aux gens du cru, vous recherchez le M/V Three Sisters ou le M/V Romel, les deux bangkas qui font la navette sur les Gigantes.
Généralement les deux bateaux arrivent vers 12 : 00 et repartent vers 14 : 00 h.


Faites un peu de ravitaillement, boissons, quelques snacks et de la nourriture pour une journée ou plus, en fonction de l’état de votre estomac, éventuellement de celui de la mer et en fonction du nombre de jours de votre séjour.

Dans ces îles, entre équateur et tropique, il est rare que la mer soit parfaitement calme. L’avantage de la pirogue à balancier, peu ou pas de roulis, mais ça tangue, les estomacs fragiles … Nautamine.

Un voyage qu’il est préférable d’effectuer durant la période qui va de fin novembre à fin mai, avec le changement de mousson, il arrive que la mer soit un peu forte et hachée, de plus cette région est parfois sujette aux typhons. 

En avant pour une petite traversée qui va durer entre une heure trente et deux heures et qui va vous coûter Php.150 par tête (dernièrement, en avril 2014, certaines personnes m’ont indiqué Php 100). Direction le Barangay de Lantangan sur l’île de Gigantes sud. Oui, il y a deux îles des géants, Gigantes Sur et Gigantes Norte.

Attention il n’y a aucune facilité sur ces îles. Vous pouvez louer une barque de pèche pour une journée, de l’ordre de Php.2.000, ou moins si vous savez négocier, mais pas d’hôtel, de resort ou de restaurant. Quelques Sari-Sari stores avec les basiques, mais plus cher, il faut payer le transport. Pour passer la nuit vous avez le choix entre veiller, dormir à la belle étoile ou chez l’habitant si vous connaissez du monde. 


Si vous ne connaissez personne, rendez-vous au Barangay hall, il y aura bien quelqu’un qui va vous trouver quelque chose pour passer la nuit. Par la même occasion, faites-vous préciser où se vendent les poissons et fruits de mer, il faut s’y rendre de bonne heure pour avoir du choix.

Note de juillet 2014.
Il y a au moins un resort maintenant, le Rosewood Place Resort. L’avantage de ce resort est qu’il y a possibilité d’y recevoir les signaux téléphoniques, que ce soit Smart, Globle ou Sun. Le reste des îles est inaccessible pour les portables.
Chambre avec climatiseur, salle d’eau, toilettes et avec la télévision, 1.500 pesos.
Chambre avec climatiseur pouvant accommoder jusqu’à 7 personnes, 2.000 pesos.
Nipa hutte pouvant recevoir de 2 à 4 personnes, 200 pesos par personne.
Tour des îles en bateau avec un guide, à partir de 2.000 pesos de 1 à 10 personnes.

Les appellations pour ces îles sont nombreuses ; Islas de Gigantes, Islas Gigantes, Higantes group ou Gigantes group, mais avant l’arrivée des Espagnols les natifs nommaient ces îles Sabuluag ou Salauag. Le Sabuluag étant une espèce d’arbre endémique à ces îles.

Les Gigantes Islands sont un groupe d’environ une dizaine d'îles et l’on y recense un peu plus de douze mille habitants qui se répartissent en quatre Barangay. Asluman et Granada sur Gigantes Norte, Lantangan et Gabi sur Gigantes Sur.


 Les deux principales îles sont Gigantes Norte et Gigantes Sur, îles qui sont séparées par un bras de mer de moins d’un kilomètre de large ; mais l’on trouve Antonia, Bantigui, Cabugao, Tanguingui et Turnira, des îlots situés au sud de Gigantes Sur, ainsi que Bulubadiang, Gigantillo et Gigantuna, au sud-est de Gigantes Norte. 

C’est durant la conquête espagnole que les noms des îles ont été changés. Selon une légende locale,  la découverte de cercueils contenant des ossements de ce qui semblait être des personnes nettement plus grandes que la moyenne, donc des géants, ont été découverts dans une grotte nommée Bakwitan.

Il faut dire que les deux îles, Gigantes Norte et Sur, dont les sommets s’élèvent respectivement à 213 et 232 mètres au-dessus du niveau de la mer, sont truffées de grottes et de cavernes, 73 au dernier recensement.

A voir ou à visiter ; les points d’intérêt en dehors des plages (Antonio Beach) et du tour des îles en bangka..
Le banc de sable de Bantigue, les grottes, dont celle de Bakwitan (Gigantes Norte) et surtout Pawikan (Gigantes Sur), la maison du gardien du phare, maison qui date de la colonisation espagnole et le Tangke.

Les grottes et cavernes de Pawikan sont une attraction incontournable pour qui visite les Gigantes Islands. Passé l’entrée de la caverne, vous êtes accueilli par une chambre immense à la formation rocheuse spectaculaire. Il existe de nombreuse ramifications, faites de cavités, de grottes, de salles immenses dont les plafonds (atriums) se sont écroulés et qui laissent passer la lumière du jour, un véritable gruyère pour géants que ce sommet de l’île des géants.


Les vues, partiellement souterraines et uniques, évoquent un autre monde, the Lord of the Rings, pourrait être ce qui s’en rapproche le plus. Si vous aviez la possibilité de vous entretenir avec les guides, je suis sûre que ceux-ci vous diraient comment leurs aînés leur ont souvent dit de ne pas aller à l’intérieur de ce labyrinthe, ceci afin de ne pas déranger les esprits qui y vivent.

Pawikan tire son nom de grandes formations rocheuses, en forme d’œufs de tortues géantes, qui se trouvaient installées dans une des plus profondes cavernes du complexe.

Selon une légende locale, ces œufs auraient été apportés et mis en place dans la grotte par l’armée impériale japonaise. Toujours selon la légende, il s’agissait de marqueurs destinés à indiquer l’emplacement d’une partie du trésor du général Yamashita, trésor qui aurait été constitué de lingots d’or (‘’Bulawan’’ dans le langage local). 

De nos jours les œufs ont disparu et il ne reste que des trous qui marquent les emplacements où ils se trouvaient. De ci, de-là, des excavations creusées dans le sol indiquent que des chercheurs de trésors sont passés dans ces grottes. Les habitants sont persuadés que les ‘’Tresure Hunters’’ ont pillé la ‘’Pakiwan Cave’’ de tous ses Bulawan.  

Pour se rendre à la Pawikan Cave.
A partir du Barangay Lantangan il faut louer une bangka qui en trente minutes vous amènera sur le côté sud de Gigantes Sur. De là, il va vous falloir grimper une falaise avant d’entrer dans une zone boisée. Attention que la pente est raide, un défi pour certains. Redoublez de prudence si l’accès est mouillé, voire simplement humide. La montée s’effectue en une demi-heure, voire une heure pour les moins sportifs.


Le Tangke est un lagon, totalement ceinturé de corniches, qui se remplit d’eau de mer au fur et à mesure de la montée de la marée. Il se situe également sur Gigantes Sur.
Cabugao Island, un enchantement.



Ne ratez surtout pas les Coquilles Saint-Jacques (Scallop) pêchées en abondance autour des îles.
Un délice !    



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