Friday, December 9, 2016

DYNASTIES POLITIQUES AUX PHILIPPINES !

Le règne des dynasties politiques aux Philippines.

Les dynasties politiques se caractérisent par des groupes familiaux dont des membres (pas obligatoirement tous) sont impliqués dans des activités gouvernementales.
Si la Constitution (Philippine) de 1987 interdit effectivement les dynasties politiques, nous ne pouvons que constater que soixante-quinze pour cent de l'élite politique des Philippines provient de familles depuis longtemps politiquement enracinées.


L'ancien Sénat philippin

À la question de savoir si elle appuierait le projet de loi sur la dynastie ant-ipolitique moribonde qui a été présenté au Sénat, la Sénatrice Nancy Binay a répondu rapidement: Non !

Elle ne le ferait pas, dit-elle, parce que si les enfants de médecins et avocats sont autorisés et incités  par leurs parents dans le choix de leurs professions, pourquoi pas la progéniture des politiciens?
Et d'ailleurs, a-t-elle soutenu, pourquoi limiter les choix des électeurs? Par leurs votes, ce sont eux qui de toute façon prennent la décision finale dans une élection.

Il ne fallut pas longtemps à un médecin pour répondre à l'analogie du sénateur. Comme le Dr Toto Carandang, de l'hôpital général philippin, l’a écrit dans une lettre ouverte sur les médias sociaux : « nous ne gagnons pas nos diplômes par la popularité ou le vote démocratique. Nous les gagnons par de longues années d’études ». Le personnel médical, de même que celui de la plupart des autres professions, doivent faire de longues années d'études et de préparation avant d'être autorisés à exercer et encore, seulement s'ils réussissent les examens qui les qualifient dans leur domaine.

Aucun examen n'est exigé des politiciens, seulement la capacité de présenter un vague programme, d’apparaître comme le plus sincère possible devant les électeurs, d’avoir du charme et de dire ce que les gens attendent que l’on dise. Les mots justes pour des promesses qui ne seront jamais tenues.
Et surtout d’avoir beaucoup d’argent, pour passer dans les médias, jouer au populiste en distribuant quelques miettes de la manne accumulée, exercer des pressions et parfois même acheter des votes !

Néanmoins, nous devons constater qu’un certain nombre de politiciens ont reconnu qu’il serait souhaitable de se préparer à la fonction publique. Par exemple en suivant des cours dans l'administration publique, ceci afin de mieux comprendre les fondements juridiques et structurels de gouvernement, ou bien de se lancer dans la carrière politique à des échelons inférieurs, Cela permettrait de mieux comprendre les rouages de la gouvernance publique.

La Sénatrice Binay, comme beaucoup d'autres au Congrès, n'a fait aucune de ces deux préparations. Pendant de nombreuses années, elle a travaillé dans l'ombre comme une « assistante personnelle » de ses parents. Ils se sont relayés comme Maires de Makati, avant que son père ne gagne la vice-présidence du pays, principalement grâce à  quelques réalisations comme directeur général de la ville la plus riche des Philippines.
Quand il y a de l’argent, l’on peut, parfois, réaliser de bonnes choses.
Malheureusement, toutes les villes de l’archipel ne sont pas Makati.



Elle n’a jamais eu de poste électoral ou de nomination au sein du gouvernement qui l'aurait préparée d'une manière ou d'une autre à travailler comme fonctionnaire, sans parler de devenir Sénatrice de la République. Elle n’a jamais eu  aucune position connue sur la politique publique, elle n'a jamais exprimé  d’argument sur aucun des problèmes sociaux et politiques brûlants de notre époque. En bref, elle s’est, comme tant d'autres avant elle, appuyée sur le nom qu’elle porte, « Fille de » et sur la force que représente l’argent amassé par la famille Binay.

Son principal et semble-t-il unique argument, selon lequel le choix devrait être laissé aux électeurs, comme dans son cas, néglige de mentionner que, avec les dynasties politiques, les électeurs n'ont guère de choix.

 Avec le pouvoir et l'influence concentrés dans les familles dynastiques pendant des années, voire des décennies, le système électoral est finalement biaisé à chaque fois en faveur des descendants. Leur richesse et leur médiatisation à outrance leur donnant un avantage indu. Une véritable exploitation du peuple qui va à l’encontre de la volonté publique, un véritable patronage féodal, le retour des seigneurs et maîtres, Parfois, s’ils l’estiment nécessaire, dans certaines régions du pays, ils s’imposent par la violence et le harcèlement

L'égalité d'accès aux possibilités de service public imposée par la Constitution a disparu. Toujours les mêmes noms de familles, les mêmes visages, les mêmes intérêts, les mêmes maux historiques.

Il faut comprendre comment les députés ont réagi à l'idée que le projet de loi de la dynastie anti-politique soit lu en deuxième lecture. Ils ont menacé de quitter la séance plénière et ont donc fait annuler le vote prévu. C'est au tour de la nation toute entière de faire en sorte de sortir définitivement de cette configuration corrompue et corruptrice. Le Congrès doit faire passer la loi sur la dynastie anti-politique, ou laisser mourir la Démocratie. Ou alors, l’on risque fort de voir l’émergence rapide d’un Dictateur.

Contrairement à Donald Trump, le Président Rodrigo Duterte est un homme de l’Establishment.
C’est un politicien et un juriste qui est devenu le seizième Président de la République des Philippines.
Il a étudié les sciences politiques au Lyceum of the Philippines Université (il en sort diplômé en 1968), puis il est diplômé en droit, San Beda College of Law  en 1972. Il travaille comme avocat avant de devenir Procureur de Davao City.



Il devient Vice-Mayor (Maire adjoint) de cette ville, avant que d’être élu maire en 1986. Il fait partie des Maires qui sont restés le plus longtemps en fonction, sept termes pour un total de plus de vingt-deux ans à la tête de la ville. C’est actuellement une de ses filles qui est Maire de Davao City.
Il est le fils de Vincente G. Duterte, un avocat cebuano qui fût Maire de la ville de Danao (sur l’île de Cebu), puis Gouverneur de la province de Davao.

Maintenant si l’on regarde le parcours de la Sénatrice Nancy Binay. (Maria Lourdes Nancy Sombillo Binay-Angeles).

Elle est née en 1973, est entrée à l’Université des Philippines en juin 1991, après une éducation primaire et secondaire, où elle a étudié les arts culinaires, avant que d’obtenir un diplôme dans le secteur du tourisme.

Elle s’est présentée devant les électeurs pour la première et unique fois en 2013 en briguant un poste de Sénateur. Arrivée en cinquième position dans les urnes (au nombre de voix) elle a été élue Sénatrice en juin 2013.

Il faut dire qu’elle est la fille de Jejomar C. Binay, ancien Maire de Makati et Vice-président des Philippines sous l’administration du Président  Aquino. Elle est également la sœur aînée de Abigay Binay, l’actuelle Maire de Makati et de Jejomar Binay Junior, ancien Maire de cette même ville.

Le Sénat des Philippines, également appelé Haut Conseil des Philippines, est la chambre haute du parlement bicaméral des Philippines, le Congrès. La chambre des représentants étant la chambre basse.

Le Sénat comprend vingt-quatre Sénateurs, élus pour six ans et qui ne peuvent se représenter qu’une seule fois. Donc, cela fait douze ans, mais après trois ans…  ils peuvent à nouveau se représenter !

Regardons qui sont les vingt-quatre Sénateurs en poste à ce jour et  recherchons s’ils font partie d’une dynastie politique familiale.

Sonny Angara (44 ans), fils de l’ancien Sénateur Edgardo J. Angara,



Bam Aquino (39 ans), fils de Paul Aquino, jeune frère de Benigno ‘’Ninoy’’ Aquino et donc Corazon Aquino (ancienne Présidente des Philippines) était sa tante et Benigno Aquino III le Président (de 2010 à 2016) est son cousin germain.

Alan Peter Cayetano, (46 ans), fils de l’ancien Sénateur Renato Campañero Cayetano ; son épouse est la Maire de Taguig ; sa sœur aînée est une Congresswoman. Son plus jeune frère Lino est un producteur de films et ancien Congressman, etc.

J.V Ejercito, (47 ans), fils de Joseph Estrada (Erap), acteur vedette, Maire, Sénateur, Vice-président et ancien Président des Philippines, actuel Maire de San Juan. Sa mère a également été Sénatrice.

Francis Escudero, (47 ans), fils de Salvador Escudero, ancien Ministre de l’Agriculture et Congressman,

Gringo Honasan, (66 ans), ancien colonel et fils de colonel ; impliqué dans plusieurs coups d’état, contre Marcos, mais également contre le gouvernement de Gloria Macapagal Arroyo. A vécu clandestinement plusieurs années avant d’être arrêté, puis d’être gracié par le Président Ramos et de devenir Sénateur pour la première fois en 1995. Impliqué dans au moins neuf tentatives de renversement du pouvoir entre 1970 et 2007.

Loren Legarda, (56 ans), ancienne présentatrice vedette et journaliste, épouse (mariage annulé en 2008) d’Antonio Leviste, ancien Gouverneur de la province de Batangas et actuellement emprisonné pour meurtre.
Élue Sénatrice pour la première fois en 1998, réélue en 2007, puis en 2013.
Son Grand-père maternel était l’éditeur du Manila Times, un grand quotidien philippin.

Aquilino Pimentel III, (52 ans), fils d’un avocat, mais surtout fils d’un ancien Sénateur (durant dix-huit ans) et Président du Sénat. Son père fût également Maire de Cagayan de Oro. Il est à ce jour Président du Sénat.

Grace Poe, (48 ans). Abandonnée à la naissance, elle sera recueillie par une riche femme de Bacolod, héritière d’un baron de l’industrie du sucre. Elle sera par la suite adoptée par Ferdinand Poe Junior, un acteur renommé qui se présentera à l’élection présidentielle de 2004 contre Macapagal Arroyo.
Une légende voudrait qu’elle soit la fille naturelle de Ferdinand Marcos et de Rosemarie Sonora, la sœur de l’épouse de Ferdinand Poe Jr. Elle vit principalement aux États-Unis et ne revient définitivement aux Philippines qu’en 2005. Élue Sénatrice en 2013, elle dit clairement qu’elle le doit principalement au nom qu’elle porte et à la notoriété que connaissait son acteur de père.  

Antonio Trillanes IV, (35 ans) c’est avant tout un militaire et un fils de militaire. Il est surtout connu pour avoir été le leader de la Mutinerie d’Oakwood (février 2003), quand lui et plus de trois cents Junior Officiers se sont révoltés en dénonçant la corruption qui régnait au sein des Forces Armées Philippines et du gouvernement.
Il est emprisonné pendant sept ans et demi et c’est de sa cellule qu’il va préparer sa campagne électorale.
Il est élu Sénateur en juin 2007 alors que toujours emprisonné et trouve un arrangement avec la Cour Régionale (RTC) afin de pouvoir exercer sa fonction. Le 29 novembre 2007, il s’échappe du Tribunal et dirige un siège en compagnie du Général Lim, cette fois au Peninsula hôtel, en protestation contre le Gouvernement et appelant la population à se joindre à eux. Les Mutins se rendent après six heures de siège. Pour ceux qui s’en souviennent des blindés dans le hall de l’hôtel Peninsula !
Il est réélu Sénateur en mai 2013.

Cynthia Villar, (66 ans), Congresswoman de 2001 à 2010, elle est élue Sénatrice en juin 2013.
Elle est l’épouse de Manny Villar, un multimilliardaire ancien Sénateur et elle est la sœur de l’actuelle Maire de Las Piñas. Elle est la fille de Filemon Aguilar qui fût durant plusieurs termes le Maire de Las Piñas, mais aussi Congressman.

Franklin Drillon, (71 ans). Peut-être le seul à ne venir ni d’une dynastie, ni du milieu du show business.
Mais, depuis la Présidence de Cory Aquino (1986), c’est un des piliers de la ‘’politique philippine’’.
Avocat de formation, il va rapidement se tourner vers la politique. Il est le Président pro tempore du Sénat.
Ministre du travail et de l’emploi 1987-1990, Ministre de la Justice, etc.
Il a été le 22ème, 24ème et 27ème Président du Sénat, Élu Sénateur pour la première fois en 1995.

Joë Villanueva, (41 ans). Avant d’être élu Sénateur en 2016, il a été Congressman durant trois termes, de 2001 à 2010. Si je n’ai pas trouvé de liens évidents avec une dynastie politique familiale. Néanmoins, il faut savoir que Joël Villanueva est (était) le présentateur d’une émission de télévision très populaire.  

Tito Sotto, (68 ans). Au départ un acteur, comédien, chanteur, présentateur de télévision, et journaliste qui, comme beaucoup, profitant de sa notoriété a tourné politique. Élu Sénateur pour la première fois en 1992, il a été réélu en 2010 et à nouveau en 2016.



Ping Lacson, (68 ans). Chef de la Police de 1999 à 2001 après avoir gravi les échelons. À noter qu’un de ses camarades de classe, à la Philippine Military Academy, n’était autre que Gringo Honasan.
Alors qu’en poste en tant que chef de la police sous la présidence de Joseph Estrada, il a été accusé par la suite de meurtres et d’assassinats. Il faut dire qu’avec Juan Ponce Enrile, Gregorio Honasan, Miriam Defensor Santiago et Tito Sotto, il a mené EDSA III, une tentative pour aider Joseph Estrada à garder le pouvoir. Ceci contre Gloria Arroyo, considérée comme ayant usurpé ce même pouvoir.
Il va s’enfuir à Hong Kong, juste avant qu’un mandat d’arrêt soit délivré à son encontre en février 2010.
Sénateur de 2001 à 2013, il a été réélu en 2016. 

Richard Gordon, (71 ans). Fils de James Leonard Gordon, un politicien local descendant d’Américain, Maire d’Olangapo et d’Amelia Gordon, qui fût également maire d’Olongapo de 1967 à 1972.
Il devient Maire d’Olongapo de juin 1980 à 1993 avec une petite interruption.
Il va transformer l’ancienne base américaine de Subic Bay en une zone franche industrielle.
Il est tour à tour, Président de la Croix Rouge philippine, ministre du tourisme, etc.
Élu Sénateur en juin 2004 (2004-2010), il est de nouveau élu en  juin 2016.

Juan Miguel Zubiri, (48 ans). Fils de l’actuel Gouverneur de la province de Bukingdon, il est Congressman de juin 1998 à juin 2007, puis Sénateur de 2007 à 2013 et réélu en 2016.

Manny Pacquio, (38 ans) Tout le monde connaît ! Un boxeur à la renommée internationale, plusieurs fois champion du monde dans différentes catégories. Une légende dans son sport qui a décidé de se lancer dans la politique… avec la notoriété et l’argent aidant, pourquoi pas ? Malheureusement, l’argent ne fait pas tout !
Élu Sénateur en mai 2016, après avoir été Congressman de 2010 à 2016.

Kiko Pangilinan, (53 ans). Il a commencé comme avocat qui donnait des conseils gratuits dans une émission (Hoy Gising) qui passait sur la plus grande chaîne de télévision philippine.
Il avait également plusieurs émissions sur des radios locales dans lesquelles il expliquait aux Philippins leurs droits et leurs devoirs dans le système juridique.
Après avoir été diplômé de l’Université des Philippines (UP Diliman), il obtient un Master en Administration Publique et Stratégique Management à l’Université de Harvard aux USA.
Il a été élu au Sénat pour la première fois en 2001, réélu en 2007, puis à nouveau en 2016.
Il est le mari de Sharon Cuneta, une chanteuse, actrice et présentatrice très populaire aux Philippines.
Sa sœur est mariée avec le chanteur Gary Valenciano et un de ses frères avec une ancienne reine de beauté et actrice.

Risa Hontivros, (50 ans). C’est avant tout une activiste et une journaliste, mais qui a eu très jeune des liens avec le show business (elle a joué dans plusieurs comédies musicales). Congresswoman de 2004 à 2010 elle est élue Sénatrice en juin 2016.
Elle est la sœur aînée des journalistes et présentateurs de télévision Ginggay et Pia Hontiveros.
Farouche opposante de Gloria Arroyo elle a été emprisonnée en 2006 sans qu’aucun mandat d’arrêt ne soit délivré.
Une arrestation arbitraire dirons-nous.
Elle a été nominée pour recevoir le prix Nobel de la paix.

Win Gatchalian, (42 ans). Il est, avec son frère Rexlon, de la première génération de politiciens d’une famille Cino-Philippine, son père étant le tycoon businessman William Tiu Gatchalian.
Congressman de 2001à 2004, puis de 2013 à 2016, Maire de 2004 à 2013, il est élu Sénateur en juin 2016. C’est également un businessman, la famille ayant des intérêts dans le Wellex Groupe ainsi que dans des hôtels et casinos du front de mer.

Ralph Recto, (52 ans). Lui nous arrive tout droit d’une famille de politiciens. Le grand-père, Claro M. Recto était un nationaliste et homme d’état ; il fût Sénateur durant plusieurs termes (une des grandes avenues du vieux Manille, qui part du port (Tondo) pour aboutir à Mendiola (Quiapo), porte son nom). Son père, l’avocat Rafael Recto, était membre du parlement (the Regular Batasang Pambasa ou Regular National Assembly).

Leila de Lima, (57 ans). Son père, Vincente de Lima était le Directeur de la COMELEC (la Commission on Elections), mais surtout elle a été élevée par sa tante (Julie Lima) qui était mariée au fondateur du Parti Communiste Philippin, Roger Sison. Diplômée en histoire (De La Salle University) et en droit (San Beda College of Law) et va commencer sa carrière dans le civil. Elle rejoint le Gouvernement en 1993.
Présidente de la ‘’Commission on Human Rights’’ sous la présidence de Gloria Arroyo, puis Ministre de la Justice sous la Présidence de Benigno Aquino III. Elle est élue Sénateur en juin 2016.
Elle s’oppose farouchement à la guerre contre la drogue menée par le Président Duterte ; ce dernier l’accuse d’avoir protégé des Drug Lords quand elle était Ministre de la Justice.

J’utilise le terme de Congressman (ou Congresswoman), pour les élus de la Chambre Basse, les Representatives, les représentants d’un district d’une province des Philippines. Ce qui correspond un peu à nos députés français.

Donc si j’ai bien compté, sur vingt-quatre Sénateurs, onze sont directement issus de dynasties politiques familiales ; six, auxquels nous pouvons ajouter Pacquiao, viennent du showbiz et/ou de la télévision ; deux sont des anciens militaires qui ont gagné leur notoriété en organisant des tentatives de coups d’état (Gringo Honasan est devenu un héro national après sa participation à la Révolution d’EDSA) ; un ancien chef de la police impliqué dans plusieurs affaires pas très claires ; deux viennent de la ‘’société civile’’…
Et Leila de Lima qui, du fait de la position de son père et de l’implication politique de son oncle, pourrait entrer dans la catégorie des dynasties politiques familiales.

Nous pouvons également constater de nombreux ponts et liens entre politique et showbiz / journalisme !

N’est-ce pas là ce qui se passe de plus en plus en France ?

Excellent week-end à tous et à toutes.

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Friday, December 2, 2016

UN NOUVEAU PONT ... À TERNATE !

Comme je vous l’ai dit à plusieurs reprises dans différents billets, les Philippines sont en plein « boum ».

Cela se caractérise, entre autres,  par la construction et la rénovation de nombreuses maisons particulières ;  par la création de villes nouvelles, véritables cités dortoirs, mais en demeures individuelles ; par la construction d’une pléthore de gratte-ciels dans la ville de Manille et de sa banlieue, ainsi et surtout par l’amélioration des infrastructures routières.

Ce qui veut dire passage des routes quatre voies en six ou huit voies et passage des deux voies, la majorité des routes locales, en quatre voies. En fait les deux voies supplémentaires vont surtout permettre aux Jeepneys, bus et tricycle de charger et décharger des passagers, mais également de se garer pour certains, sans empiéter sur les deux voies centrales réservées à la circulation.


Parfois des vendeurs ambulants vont s’installer sur ces deux nouvelles voies qui, bien que ne participant que peu à la circulation générale, la rendent cependant plus fluide.
En faisant attention que la voie soit libre, il vous sera ainsi possible de doubler un véhicule plus lent qui se traîne sur le milieu de la chaussée… par la droite.

Attention que, parfois, la voie la plus à droite peut être limitée en largeur par des arbres, voire des poteaux électriques qui n’ont pût être déplacés. Le ‘’Log Ban’’, ou interdiction de couper les arbres, vient parfois ainsi limiter la largeur des voies de droite. 


L’amélioration des infrastructures locales a pour principale conséquence d’offrir de nombreux emplois peu qualifiés  à toutes ces personnes qui se trouvaient privées d’emploi. L’État sous-traite à des contractors, véritables conglomérats, qui vont embaucher des entreprises contractuelles. Ces dernières vont alors embaucher des travailleurs locaux en fonction de leur charge de travail.

Nous avons ici une grosse entreprise, Cavdeal qui est le contractor principal, laquelle va sous traiter une partie des travaux annexes à la construction du pont et à l’élargissement de la route.
Construction des murets de protection, mise en place des systèmes de drainage et d’évacuation des eaux, remblaiement et aménagement des bas-côtés, etc.

Pour vous donner un exemple : une petite entreprise de terrassement / jardinier paysagiste, va être chargée de l’aménagement des bas côté. Cette petite entreprise, dotée d’un camion benne, va aller chercher pierres et graviers dans une carrière à proximité et les amener sur le chantier.


Mais il s’agit d’une petite entreprise, trois ou quatre employés au maximum et lui faut aménager plus de cinq cents mètres de bas-côtés ; il va donc lui falloir recruter temporairement des ouvriers.

Et tout est fait à la main. Les pierres sont transportées une à une, le ciment mixé au sable sur la chaussée, l’eau tirée d’un puits qui se trouve à une centaine de mètres, les pierres taillées à la masse, le ciment transporté dans des seaux qui passent de mains en mains, etc. Beaucoup de main d’œuvre et très peu de mécanisation.

J’ai vu des ouvriers qui, alors qu’ils se rendaient au terminal des bus pour rejoindre leur chantier, être arrêtés par le chef de la petite entreprise. Celui-ci leur proposant alors quelques dizaines de pesos de plus que ce qu’ils gagnaient pour travailler pour lui !  
Gros avantage pour celui qui est embauché localement, pas de transport à payer.
Quand on sait que le transport représente plus du quart du salaire journalier, l’on comprend que certains puissent se laisser tenter.


Mais Cavdeal va également employer des manœuvres en fonction de sa charge de travail et des impératifs de planning. Un retard dans le planning, dû par exemple à de fortes pluies, va avoir pour conséquence l’embauche de nombreux ouvriers peu ou pas qualifiés. Les renforcements des piliers du pont, faits de barres de fer soudées, sont fabriqués sur place, entièrement à la main et sur un bas-côté de la route.

Je ne suis pas persuadé que la circulation enregistrée sur cet axe nécessitait la construction d’un deuxième pont. Sauf peut-être durant certains week-ends, la circulation est des plus fluides sur la High Way de Ternate. Y aurait-il des projets d’urbanisation dans le secteur ?
La réouverture et l’agrandissement du complexe touristique de Puerto-Azul ? 


L’endroit est encore sauvage, la forêt préservée, les criques sont magnifiques et souvent inaccessibles, sauf par la mer et les plages sont désertes. Y aurait-il des changements en vue, des plans dans les cartons ?

Mais il faut avouer que le pont actuel est en piteux état, particulièrement en ce qui concerne sa chaussée.
Des trous y apparaissent régulièrement et il ne se passe pas une semaine sans que l’on voit s’affairer l’équipe d’entretien qui tente, tant bien que mal, de réparer les dégâts.


Quand je dis des trous, il s’agit réellement de trous et l’on peut voir l’eau de la rivière qui coule en dessous du maillage de barres de fer qui constitue l’armature principale de la chaussée. Des trous qui peuvent faire deux à trois mètres carrés et dans lesquels, plus particulièrement de nuit, viennent se fracasser les amortisseurs de nombreux véhicules.

Il faut dire que le seul avertissement prévenant de ce danger est le plus souvent constitué d’une branche d’arbre, avec son feuillage tout de même. Branche que l’on coince entre les barres de fer qui apparaissent là où il n’y a plus ni goudron, ni ciment. Et comme l’éclairage de la majorité des véhicules, quand cet éclairage existe, laisse grandement à désirer… une petite branche d’arbre au milieu de la chaussée, par une nuit bien noire et sous la pluie, je vous laisse imaginer. 

Il faut dire que ce pont, initialement limité à dix-sept tonnes par véhicule, a été porté à vingt tonnes et ce avec un panneau routier officiel. 


Mais sur ce pont passent des semi-remorques chargés de sable et de pierres. Un rapide calcul, donc approximatif, me laisse à penser que le chargement de certains camions dépasse largement les quarante tonnes. Comme ces camions roulent souvent en convoi, avec un espacement entre eux qui n’est que de quelques mètres, je vous laisse imaginer les contraintes subies par la structure du pont.

Tout a commencé il y a environ trois ans par une étude géologique du fond de la rivière, sondages et carottages étaient au programme. Un radeau de bambous, du petit matériel de forage installé sur cette barge improvisée et une dizaine de personnes, dont un géologue et des employés locaux.


Puis ce sont les géomètres qui se sont mis au travail, par équipes d’une dizaine de personnes ; deux qui travaillent et huit qui surveillent, c’est la norme ici.

J’aurais très certainement l’occasion de revenir sur la construction de ce pont ainsi que sur l’élargissement  de la route. En effet cela ne va pas être sans conséquences pour certains squatters et propriétaires dont les habitations se trouvent sur l’emplacement de la future route… élargie !



À tous et à toutes, je souhaite un excellent week-end.


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