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Saturday, March 22, 2014

ATTENTION ... À VOTRE LANGAGE !

Je viens de recevoir un mail d’un fidèle lecteur, mail par lequel il me demande s’il me serait possible d’écrire quelque chose au sujet de : "comment communiquer efficacement et de façon correcte avec les Philippins ?"



Il semble plus particulièrement intéressé par la façon dont il pourrait faire passer ses idées, ses recommandations ou ses suggestions, sans heurter les sentiments des ‘’Pinoys’’, plus spécialement ceux des membres de sa belle famille.

J’aurais tendance à dire qu’il s’agit là d’un sujet important, un sujet que tout étranger, plus particulièrement occidental, se doit d’étudier sérieusement. Ceci s’il souhaite avoir de bonnes relations avec son entourage, ses voisins et toutes les personnes avec lesquelles il est ou sera régulièrement en contact.

Le fait est que la grande majorité des Philippins ont, quelque part, une idée très personnelle d’eux-mêmes. Bien qu’ayant reçu une éducation par laquelle ils doivent se sentir humble et parfois inférieurs, n’oubliez pas que le groupe, la majorité, se trouve au-dessus de l’individu dans leur culture, ils demeurent néanmoins particulièrement susceptibles.

Il se peut très bien que, sans vous en rendre compte, en disant quelque chose qui vous parait totalement anodin, vous blessiez profondément un Philippin.

De mon expérience il ressort que lorsque vous heurtez l’égo d’un Philippin, cela peut prendre un certain temps, pour ne pas dire un temps certain, avant que la chose puisse s’arranger, à la condition qu’elle s’arrange un jour. Il est très facile aux Philippines et sans même s’en rendre compte, de se faire un ennemi à vie simplement avec quelques mots.



Il existe un profond fossé, une très grande différence culturelle, sur la façon de considérer l’estime que l’on a de soi. Le style direct occidental s’oppose au style indirect du Philippin (c’est la même chose pour d’autres peuples d’Asie). Prenons un exemple, vous avez fait une très grosse connerie et quelqu’un vous le fait remarquer brutalement et vertement. Oui, j’ai fait une grosse connerie, je vais essayer d’arranger les choses et vous allez plus ou moins rapidement oublier. Pas le Philippin, qui dans un cas semblable va culpabiliser et surtout vous en vouloir, de lui avoir fait remarquer son ou ses erreurs.

Si en plus il y a des témoins de votre brutale remarque, il se peut que vous vous soyez fait, non pas un ami, mais un ennemi qui peut vous en vouloir à mort et ceci peut ne pas être une simple image.

Donc prenez un maximum de précautions lorsque vous souhaitez faire un reproche ou une remontrance à un Philippin. Mieux, faites intervenir une tierce personne qui servira d’amortisseur, cette personne, locale bien évidemment, saura employer les mots qu’il faut afin de faire passer le message.

En 1901, le Président des États-Unis d’Amérique, Teddy Roosevelt, a utilisé pour la première fois une formule qui par la suite devint fameuse « Parle doucement, mais porte un gros bâton ». Cette formule devint connue sous le nom de la ‘’Big Stick Diplomacy’’. Il voulait dire par là que les États-Unis n’avaient nul besoin de s’affoler et nul besoin de s’emporter en disant des choses, mais se devaient plutôt de rester calmes et surtout d’avoir de nombreuses forces derrière ce qui est dit. D’après la théorie du Président Roosevelt, les USA ont la possibilité d’obtenir ce qu’ils veulent, simplement en brandissant la menace d’une possible intervention militaire, ceci sans avoir à se battre.

Cette déclaration de Roosevelt à une application pour un étranger qui se trouve aux Philippines, ‘’parler doucement’’, mais uniquement cette partie de la formule, laissez le gros bâton à la maison, il ne pourrait que vous attirer des ennuis.



Lorsque vous discutez avec les membres de votre belle famille, ou avec des Philippins plus en général, n’oubliez pas de prendre en compte que l’anglais est leur seconde, parfois leur troisième langue. De plus ils parlent et comprennent cette langue d’une manière différente d’un Anglais ou d’un Américain.

Déjà que les Anglais et les Américains n’ont pas exactement la même compréhension de certains mots, que certaines phrases peuvent avoir des significations sensiblement différentes, alors qu’ils parlent la même langue et qu’il s’agit de leur langue maternelle, imaginez ce que cela peut-être, pour nous Français. 

George Bernard Show a dit un jour, « Anglais et Américains sont séparés par une langue commune ». Cette séparation va être encore plus grande entre un Anglais et un Philippin, ou toute autre personne qui parle l’anglais et un Philippin.

Maintenant si votre connaissance de la langue de Shakespeare est dans la moyenne de la pratique de l’anglais par la majorité des Français, je ne peux que vous recommander la plus grande prudence.

N’employez que des mots dont vous êtes sûr de la traduction, parlez doucement, prononcez vos mots aussi clairement que possible, utilisez un ton neutre.

Cela devrait vous permettre d’arriver à vous entretenir avec la belle famille et vos amis philippins, dans des conditions acceptables.

Attention qu’il y a beaucoup de ‘’non dit’’ dans le langage philippin. Il vous faudra également apprendre le langage du corps, qui souvent en dit plus que de nombreuses paroles.
Il y a également la forme polie de vous dire non.
Il y a des Philippins qui vous diront ‘’Maybe’’ (peut-être), d’autres emploieront le mot Tagalog ‘’Seguro’’, qui veut dire la même chose,  ou alors ‘’Tingnan natin’’, we shall see.
Le ‘’Baka puede naman ‘’, probably it can be done.



Le ‘’Bahala Ka’’ aura plus tendance à vous faire comprendre que c’est à vous de prendre la décision, la balle est dans votre camp, mais ce qui implique certainement que la personne n’est pas vraiment prête à faire ce que vous souhaitez. Un non déguisé, mais qui vous laisse tout de même une possibilité.

Si vous vous trouvez dans les Visayas ou sur Mindanao, cela donnera ‘’Tingali’’ pour peut-être, siguro est également employé, ‘’Sulayan nako’’ et ‘’Ikaw bahala’’. A la condition que les gens parlent le Bisaya.


Pas d’affrontement direct.

Une autre chose que j’ai apprise par l’expérience, le fait de ne pas être d’accord avec un interlocuteur peut prendre un aspect totalement différent lorsque vous parlez avec un Philippin.
Nous occidentaux, sommes extrêmement directs et si nous ne sommes pas d’accord avec notre interlocuteur, nous lui disons directement, sans prendre de gants. Même si cela peut heurter son égo, car après quelques minutes il aura en grande partie oublié et vous pourrez partager quelques bières, après être passé à un autre sujet. 

Ce qui n’est pas le cas avec le Philippin moyen.

De ce fait, je pense qu’il est bon, dans le cas d’un parfait désaccord sur un sujet avec un Philippin, de faire glisser doucement la conversation sur un autre sujet.
C’est également valable avec les épouses, partant du principe que la ‘’Filipina’’ a toujours raison, plus particulièrement quand elle a tort.




Maintenant il y a quelques sujets qu’il est préférable de d’éviter, sauf à parfaitement connaître votre interlocuteur et encore. Le premier de ces sujets est la politique, le second étant la religion.
Deux autres sujets qui peuvent amener à des confrontations plus ou moins ouvertes, les superstitions et la corruption locale. Dans la mesure du possible, deux autres sujets qu’il est préférable d’éviter.

Une grande partie de la communication des Philippins n’est pas verbale et vous risquez fort de manquer de nombreuses choses si vous ne faites pas l’effort de comprendre comment cela fonctionne.

Néanmoins, je peux vous assurer qu’il s’est passé quelque chose, si vous voyez autour de vous des visages qui semblent gelés, comme figés, des Moon faces comme je les appelle. Pas un sourire, pas de hochements ou de mouvements de têtes, des regards vides… des gens qui semblent regarder au loin, des gens qui semblent vous ignorer et c’est ainsi. Vous êtes en dehors du coup et il en sera ainsi jusqu’à ce que le problème soit réglé.

Les gens vont regarder à droite, à gauche, voire à travers vous, c’est comme si vous n’existiez plus. 

S’ils sont obligés de vous saluer, les membres de la famille de votre épouse par exemple, vous allez voir des sourires sans chaleur, des sourires qui n’atteignent pas vos yeux, comme s’ils étaient destinés à quelqu’un d’autre. Vous allez vous retrouver avec des visages de cire, des visages style Musée Grévin et plus personne ne va faire l’effort de parler anglais ou un langage que vous pourriez comprendre.



Vous avez causé, sûrement sans le savoir, un problème à un ou plusieurs membres de la tribu (du Clan et non pas de l’attribut). La solution, parlez-en avec votre épouse, quelqu’un ou quelqu’une s’est sentie insulté ou humilié. Votre épouse se chargera de réparer les dégâts, après avoir pris connaissance de ce qu’il s’est passé et de vous en avoir informé. Et le plus tôt sera le mieux.

Attention que le langage du corps fonctionne dans les deux sens.

Nous avons, nous occidentaux, également un langage corporel très clair. Mais nous en avons, pour la plupart d’entre nous tout du moins, oublié la compréhension, nous ne savons plus le décrypter. Nous utilisons avant tout le verbe.

Mais les Philippins, ceux qui sont autour de vous, sont parfaitement capables de lire votre langage corporel.
Ils n’ont pas besoin que vous leur parliez pour savoir si vous êtes en colère, si vous avez eu une altercation avec votre compagne ou s’il y a quelque chose qui vous dérange ou vous tracasse. 

Aussi nous faut-il contrôler ce que nous disons, mais également les intonations que nous utilisons, la puissance de notre voie et les expressions de notre corps. Peut-être que de compter jusqu’à dix, avant que de formuler une question ou de répondre à une interrogation, serait un bon début.


Souvenez-vous tout de même que ce que j’écris dans ce billet, ou dans tout autre billet de ce blog, au sujet des Philippins : « tous les Philippins ne se ressemblent pas, aucun n’est le clone d’un autre.

Gardez en mémoire que je parle du Philippin, pas de tous les Philippins ».

Mais n’oubliez jamais… parlez doucement et surtout laissez le gros bâton à la maison. 

Ceci est un court extrait de mon dernier livre ‘’COMPRENDRE LES PHILIPPINES’’, pour y vivre, y travailler, y faire ou y refaire sa vie. Ce livre est également destiné à toute personne qui souhaiteraient découvrir l’archipel en toute connaissance de cause et non pas en simple touriste.

Après un bref rappel historique et géographique de l’archipel, j’aborde, sur plus de 275 pages, des sujets comme :

- Comment préparer votre venue sur l’archipel,
- Comment obtenir un SRRV visa,
- Le système de santé et les soins aux Philippines,
- Qu’est-ce qu’une ACR I-Card,
- Où s’installer, avantages et inconvénients de plusieurs grandes villes,
- Le déménagement, que faut-il apporter,
- Nourriture, locale et importée, France, Europe, États-Unis et autres,
- Les Balikbayan Boxes, comment les utiliser,
- Maladies endémiques, où et comment s’en protéger,
- Obtenir un permis de conduire, la conduite locale,
- Obtenir un Balikbayan visa,
- Ouvrir un compte bancaire aux Philippines,
- J’ai des enfants, comment est l’éducation ?,
- Avoir une bonne connexion Internet et les liaisons téléphoniques,
- Vivre en ville, ou en Province,
- Les moyens de transports aux Philippines,
- Utiliser les bus et les Jeepneys,
- Louer, acheter ou faire construire,
- Faut-il apprendre une langue locale,
- Obtenir un visa de résident permanent,
- Le visa touristique, ses limitations et contraintes,
- La télévision aux Philippines,
- Les distractions à notre disposition, la vie culturelle,
- Les taxes et impôts aux Philippines,
- Etc.




J’aborde, mais succinctement, les possibilités de travailler ou de générer des revenus aux Philippines.
C’est un sujet très vaste sur lequel j’ai écrit un livre complet : ‘’101 façons de Générer des Revenus aux Philippines, pour y vivre.

Il en est de même au sujet de l’amour entre un Occidental et une Pinay, sujet complexe que vous pouvez retrouver dans le livre : ‘’ÉPOUSER UNE PHILIPPINE, chercher, trouver et marier une Pinay’’.   

Dans le livre ‘’Comprendre les Philippines’’, j’insiste plus particulièrement sur la culture locale et le système particulier du SIR.  Le ‘’Smooth Interpersonal Relations’’, ou comprendre comment fonctionne la société philippine, ce qu’il faut faire et ne pas faire, dire et ne pas dire.

Ils font tout comme nous et pourtant pas comme nous !


Expériences, avis, critiques et commentaires, comme d’habitude sont les bienvenus.

Chaque jeudi de 18 à 20 h, 12 à 14 h  en Europe sur Yahoo Messenger :
Pseudo < dtesteil >

Les articles de ce blog sont © Copyright protected. Leur reproduction, mise en réseau public ou privé, sous quelque forme sont interdites sans l'accord préalable de l'auteur.

Prendre sa retraite aux Philippines,
Pourquoi ?
7107 îles, plus de 36.000 kilomètres 
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S’adresse à tous les hommes occidentaux  qui souhaitent trouver aux pays des 7.107 îles celle qui deviendra la compagne de leur vie.

Un livre complet qui aborde tous les sujets sans tabous.

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Enquêtes et Investigations
                   Aux Philippines

Monday, February 24, 2014

SCOTT ARRIVE ... AUX PHILIPPINES !

Je souhaite vous parler de l’arrivée d’un Canadien aux Philippines, de son tout premier jour aux Philippines, de ses surprises, remarques et découvertes lorsqu’il a posé le pied pour la toute première fois sur l’archipel. 

Cela pourra peut-être en rassurer certain, ceux qui ne se sentiraient pas très à l’aise en arrivant.


Ce n’est pas un Canadien Français, il ne parle pas un seul mot de français, mais un Canadien d’origine anglaise. De plus c’est quelqu’un qui n’était jamais sorti des limites de son pays, sauf pour quelques rares incursions dans les Centres Commerciaux américains, avant que de faire la traversée de l’Océan Pacifique et de venir retrouver sa belle au pays des 7.107 îles.

C’est une personne atteinte d’une maladie à la fois d’origine génétique et environnementale, qui lui pose quelques problèmes et l’oblige à être en permanence sous traitement médical. Ne vous inquiétez pas outre mesure, il est tout à fait capable de s’en sortir, à la condition d’avoir en permanence son traitement. Il demeure néanmoins légèrement handicapé et le stress est pour lui un facteur aggravant.

Donc il a pris un jour la décision, en partie du fait de sa maladie, de totalement changer de vie et de venir s’installer aux Philippines où il souhaite passer le reste de ses jours, en compagnie de la jeune femme dont il a fait connaissance sur le net. Il a une petite pension, mais d’après ses calculs il doit pouvoir s’en sortir financièrement, sans faire de folies, mais en profitant d’une vie simple sous les tropiques.

Donc Scott un beau jour prend l’avion à Vancouver, fait une escale à Tokyo et arrive au terminal de l’aéroport de Manille, le Ninoy Aquino International Airport, ou pour faire court, à la filipino, le NAIA. Je précise que cela se passait il y a cinq ou six ans. 

Comme il me le racontait longtemps plus tard, « La partie marrante de l’histoire, c’est que je crois bien que je n’étais pas du tout préparé à ce que j’allais découvrir en arrivant aux Philippines ».

« Maintenant si vous êtes un voyageur vétéran et que vous avez visité de nombreux pays en voie de développement, il y a de grandes chances que vous ne soyez pas aussi dépaysé que j’ai pu l’être ».


C’était ma toute première fois, la  première fois que je sortais réellement de mon pays, de mon contexte, de ma routine, de mes habitudes. Le seul mot qui me vient à la bouche, ‘’choqué’’, j’ai été choqué, j’ai reçu un choc.

Maintenant il faut que je vous dise que ce choc n’était pas uniquement négatif.

Il y avait là ne nombreuses et belles choses, ainsi que des choses intéressantes dans ce qu’il m’a été possible de voir au premier coup d’œil.

En dehors du Canada, je ne suis jamais allé dans un autre pays et je n’avais absolument aucune idée de ce qui m’attendait ici lorsque j’ai débarqué sur l’archipel. Je pense, avec le recule, qu’il aurait été bon que je me renseigne sur le pays, que je lise des articles traitant des Philippines, que j’aille voir des films, des expositions, que je traîne sur le net à la recherche d’informations.

Rien, je suis arrivé ici en ne connaissant absolument rien sur le pays, sans avoir la moindre idée de ce qui m’attendait. Rétrospectivement, certainement une erreur de ma part.

Je ne suis pas resté longtemps à Manille, en fait je n’ai rien vu de la ville, mon séjour dans la capitale, que dis-je dans le terminal où j’ai quelque peu attendu, n’a duré que trois heures.
Vu d’en haut, une partie de la ville ressemble à ce que l’on peut voir aux USA ou au Canada, mais en fait je ne connais que l’île de Cebu et celle de Bohol. Même après quelques années passées ici, je ne me suis pas encore lancé dans l’aventure de l’exploration des milliers d’îles de l’archipel.


Si vous êtes une personne comme moi, ou comme nous, ceux qui viennent ici retrouver l’âme sœur, il y a de grandes chances que vous soyez un homme dans la force de l’âge, peut-être un peu plus âgé, disons entre 45 et 65 ans.

Nombreux sont les expats qui ont une pension, d’un montant plus ou moins élevé, néanmoins une pension qui leur permet de vivre correctement au pays des 7.107 îles. D’autres arrivent ici avec pratiquement pour unique fortune les habits qu’ils ont sur le dos. Il est probable que vous ne connaissez personne ou presque ici et si vous avez fait 12.000 kilomètres afin de rejoindre la jeune femme que vous pensez aimer en étant dans cette situation, j’espère que vous avez un plan de secours. En général cela ne se termine pas très bien.

Maintenant si votre relation est déjà bien avancée, que vous venez pour la deuxième ou la troisième fois, peut être même pour vous marier, il se pourrait que la personne que vous avez élue, que cette personne spéciale, vous soit d’une grande utilité. Elle peut grandement vous aider à faire les premiers pas dans ce qui deviendra peut-être votre pays d’adoption.

La première indication que les choses ici seraient quelque peu différentes de ce que je connaissais m’est apparue immédiatement. Il faisait horriblement chaud et humide et il n’y avait pas d’air conditionné (A/C),

Si vous dites A/C aux Philippines, personne ne comprend, ils emploient Aircon. Vous voyez partout marqué Aircon, sur les taxis, les bus, les bars, les restaurants, etc. Ce qui en bon français nous donne l’air con. Oui, car en anglais, ou plutôt en philglish, l’on prononce airconne.

Pour votre information un réfrigérateur s’appelle un ref, ils ne savent pas ce qu’est un fridge.
Mais revenons à mes premiers pas sur le sol philippin, dans le hall d’arrivée de l’aéroport.


A l’arrivée l’on commence par faire la queue. Si par malheur plusieurs 747 sont arrivés pratiquement au même moment, le temps passé dans la file d’attente peut être long.

Ne vous impatientez pas et ne franchissez la ligne marquée au sol qu’une fois que l’officier de l’immigration vous en fera signe. Une fois qu’il en aura terminé avec le passager qui vous précède. Ne franchissez jamais la ligne avant qu’il en ait terminé avec son ‘’client’’ précédent.

Il se peut que l’officier de l’Immigration vous demande pourquoi vous n’avez pas emmené votre femme avec vous. Bien qu’il soit plutôt recommandé de dire OK à tout ce que vous dit un officier de l’Immigration, Scott a répondu : « Je viens juste de la quitter et je suis ici pour en trouver une autre ».

Dans le cas présent l’officier s’est mis à rire, mais je vous conseille plutôt d’éviter les plaisanteries avec les officiers du BI. Soyez courtois et poli avec ces personnes, ne faites jamais une remarque déplacée. Soyez calme, détendu, restez kooooool et toujours respectueux. Autrement vous pourriez être très facilement black-listé à vie et dire adieux à tous vos projets sur l’archipel.

Si vous êtes poli et respectueux envers les Officiers de l’immigration, il y a de grandes chances qu’ils adoptent la même attitude envers vous. Attention qu’avec la différence de culture, que bien entendu vous ne connaissez pas encore, car vous arrivez tout juste et du fait de votre anglais plus ou moins bien maîtrisé, il se pourrait que vous sortiez quelque chose qui pourrait être mal interprété.


La discussion s’envenime, sans même que vous vous en rendiez bien compte, direction le bureau du BI et là, tout peut arriver. Donc préférable d’employer le ‘’OK Sir’’, sur un ton calme et posé, aussi souvent que nécessaire.

La chaleur, l’air moite, pas un souffle d’air, aucune ventilation, difficile à supporter pour une personne un peu forte et de plus lessivée par un voyage qui dure depuis 28 heures. Pour quelqu’un habitué à vivre en permanence en air climatisé, dur-dur, je transpirais abondamment.

La chaleur, le premier indice qui m’a mis la puce à l’oreille ; il se pourrait que les choses ne se déroulent pas de la façon dont je l’avais envisagé. Il se pourrait même qu’en fait je n’ai rien envisagé du tout, pensant continuer mon petit train-train habituel, comme si je me trouvais toujours au Canada.

Après le BI, passage à la douane, deux fois, mais sans problème particulier, si ce n’est d’avoir, par deux fois, à dire que je n’avais rien à déclarer.

Alors que je me trouve dans une queue d’au moins une centaine de passagers au comptoir d’enregistrement, une charmante employée de la compagnie s’approche de moi, me prend par le bras et me demande de la suivre. Elle insiste pour m’amener à un autre comptoir afin de peser mon bagage à main.

Un, sur une centaine et je suis l’heureux gagnant, pourquoi moi ?


Trop lourd, mon bagage à main est trop lourd et doit aller en soute.
Le gars qui se trouve au comptoir me demande si j’ai des objets de valeur à l’intérieur de mon bagage.

Avec un début d’angoisse bien visible sur mon visage et en me penchant vers lui je murmure, afin que personne d’autre n’entende, « j’ai mes trois appareils photos ». Il semble faire une grimace… que cela veut-il dire ? Faut-il que je lui donne quelque argent ?
Je n’en suis pas sûr et préfère m’abstenir, peut-être pourrait-il mal le prendre.

Il met quelques étiquettes sur mon bagage et bye-bye, sur un tapis roulant mon bagage. Je me prends à penser qu’il se pourrait que je vienne de voir mes appareils photos pour la dernière fois.

Une fois traversés tous les barrages de sécurité et avoir monté un étage ou deux, je ne m’en souviens plus vraiment, je retrouve la civilisation. Et surtout le plus important pour moi à ce moment, je retrouve la climatisation. Il fait bon, certainement pas les 70º F (21º C) auxquels je suis habitués, mais tout du moins pas les 95º F (35º C) de l’étuve du rez-de-chaussée. Enfin, j’arrive à proximité de ma porte d’embarquement, vite un siège et je m’assois, que dis-je, je m’écroule.


Encore beaucoup de chance en ce qui me concerne, la porte d’embarquement est celle qui se situe le plus loin, tout au bout du terminal. Je suis totalement crevé, une chiffe molle, une serpillère à tordre du fait de l’abondante transpiration qui s’échappe de tous mes pores.

Aux regards inquiets que me jettent les autres voyageurs, je dois faire peur à voir. Les longues heures de vol additionnées à la température ambiante m’ont lessivé, en oubliant de me sécher.

Une petite heure quinze de vol plus tard me voyait débarquer à Cebu, à l’aéroport de Mactan.
Repassage à la douane, je me demande bien pourquoi ?
N’ayant plus de bagage à main, sauf une petite pochette contenant mes documents et mon argent, la formalité fût des plus brèves. Je récupère mes bagages, les pose sur un charriot et, je fonce tout droit.

Le seul petit problème étant qu’après leur avoir demandé mon chemin, les braves gabelous philippins m’ont envoyé vers une mauvaise sortie.

Ma fiancée Janelle étant supposée m’attendre à cette sortie, personne.

Mon téléphone portable, bien qu’équipé pour l’international, ne recevant aucun signal, impossible de lui faire parvenir un SMS. Mon téléphone se mettra à fonctionner plus tard, une fois que j’aurai quitté l’aéroport. Pour ceux qui auraient le même problème, allumez et éteignez votre portable plusieurs fois, il faut qu’il reconnaisse le signal et qu’il se connecte.


Un employé de l’aéroport s’empare de mon charriot et commence à le pousser, j’ai beau lui dire no, no, no, à de nombreuses reprises, il continue à pousser. Soit il ne comprend pas ce que veut dire no, soit il est sourd, ou alors il se pourrait que ma prononciation ne soit pas la bonne. Fatigué, de guerre lasse, je le laisse faire.

Se rendant compte que je semble avoir un problème avec mon téléphone, il me demande quel est le numéro que je souhaite joindre. Il sort un portable de sa poche et se met à composer le numéro que je lui donne. Ce qui tendrait à vouloir dire qu’il n’est pas sourd, reste donc qu’il ne comprend pas le ‘’no’’ ou que ma prononciation n’est pas la bonne.

Il me tend le téléphone et, oh surprise, la voie de Janelle « Scott where are you ? » Je lui indique le numéro de la porte où je me trouve et moins d’une minute plus tard elle se trouve à mes côtés. Le gars a bien gagné son pourboire.

J’avais prévu de me changer une fois arrivé à Manille et d’arriver à Cebu en chemise avec une cravate, car Janelle m’avait fait savoir aimer cela.

L’accueil avec beaucoup de chaleur de Manille m’avait fait reconsidérer la chose.
Cela aurait été, à mon avis tout du moins, la pire des choses à faire. 
D’autre part, après un jour et demi d’avion, après avoir traversé la ligne de partage des jours et donc d’avoir perdu un des précieux jours qu’il me reste à vivre quelque part dans l’avion qui m’amenait aux Philippines, je dois dire que le fait de me changer m’était quelque peu sorti de l’esprit.


Je me trouvais tout à coup dans cet aéroport de Cebu, de plus avec Janelle à mes côtés et cela me donna un coup de fouet. Tout à coup je me trouvais en pleine forme, même sans cravate et excité d’attaquer une nouvelle vie.

Les Philippins font partie d’une société très hiérarchisée. Le fait de porter une chemise et une cravate n’est pas si courant, même parmi les hommes d’affaires locaux.  Se présenter avec ce genre de vêtements positionne celui qui les porte, dans la société locale tout du moins.

Quelques jours avant mon départ j’avais expédié une grande partie de mes médicaments par UPS.

Un gros paquet qui avait entièrement rempli un de leurs plus gros cartons standards
Arrivé dans les bureaux d’UPS et après échange de quelques phrases entre Janelle et l’employé de permanence, ma compagne me fait savoir que la compagnie me réclame $ 300.

Un désastre pour moi, j’ai pratiquement dépensé tout ce que j’avais pour venir ici, il doit me rester quelque chose comme $ 400 en poche et ma pension m’a été versée il y a quelques jours.

Quatre cents moins trois cents, si je calcule bien cela va faire de moi un expat affamé jusqu’au versement du mois suivant. Ma location ayant été payée en avance par l’intermédiaire de Janelle, ces $ 400 étaient destinés à nous nourrir jusqu’au début du mois suivant.


Un peu remonté, je repars en direction du local où devraient se trouver mes médicaments, poursuivi bien évidemment par Janelle qui éprouve quelques difficultés à suivre. Dans ma précipitation j’ai failli renverser un garde de sécurité armé d’un shotgun. L’homme est sur la défensive, de plus dans ma précipitation je me suis trompé de chemin et je fonçais droit dans un endroit interdit au public.

Une fois que les deux Filipinas, Janelle et l’employée, lui aient donné des explications sur le motif de notre présence ici, l’homme semble se détendre quelque peu et nous indique le bon endroit.

Ne parlant pas un mot du langage local, je suis totalement perdu.
Je n’ai aucune idée de ce qui se passe et encore moins de ce qui se dit.

Si vous vous promenez en ville sur l’archipel vous verrez de nombreux gardes armés en uniformes.
Il y en a partout. Devant les banques, aux entrées des immeubles, devant certains magasins, dans les entreprises privées, les administrations, pour vous dire les gardes de sécurité sont partout.

Lors de vos premiers pas dans un Mall, ces Centres Commerciaux géants que l’on trouve dans les villes, vous risquez fort d’être effrayé. Pourquoi tous ces gardes armés. Que ce passe-t-il, il y a la guerre par ici ?

Alors que généralement il ne se passe rien, absolument rien.
Oh, il y a bien un hold-up ou une tentative de temps en temps, mais je ne suis pas sûr qu’il y en ait plus qu’en France. J’aurais même tendance à penser qu’il y en a moins.


Après négociations, j’arrive, avec l’aide de Janelle qui traduit, à faire retirer les $ 300 de supplément qui m’était demandé pour mes médicaments. Une lecture attentive de la facture des dits médicaments fait ressortir que quelqu’un a ajouté un zéro à la valeur de mes prescriptions ( ?).

Ce que je ne savais pas, mais que je vais découvrir plus tard, c’est qu’en fait aux Philippines je n’ai nul besoin de prescription pour acheter la plupart des médicaments que je prends. Ici vous n’avez besoin d’une prescription que pour des produits contrôlés dans la plupart des pays de l’ouest.
Médicaments des tableaux B et C.
Une autre découverte pour moi.

Quelque chose d’intéressant, pour moi, est arrivé alors que je me trouvais encore dans le bureau d’UPS, en compagnie de Janelle et de notre guide féminine.

L’employé homme de la compagnie, qui se trouvait de l’autre côté du comptoir, s’est levé de son siège, me l’a apporté et m’a fait signe de m’asseoir. M’asseoir alors que les deux jeunes femmes qui sont avec moi resteraient debout, pas dans mes habitudes. Je l’ai remercié, tout en lui faisant comprendre que je n’avais nullement l’intention de m’asseoir. J’ai demandé à Janelle si j’étais supposé lui donner un pourboire, elle m’a répondu « non ».

Au vu de ma mine perplexe elle a cru bon d’ajouter « il faut que tu en prennes l’habitude, tu es blanc ».

C’est quelque chose qui arrive très fréquemment, l’homme blanc étant hiérarchiquement considéré comme supérieur à une demoiselle philippine. Et ce n’est pas une question d’argent, l’employé d’UPS n’attendant aucun pourboire de ma part.

Mon paquet de médicaments se trouvant entreposé dans le magasin d’UPS en centre-ville, nous prenons un taxi.


Ma première expérience de la conduite aux Philippines. Une sorte d’énorme ‘’chaos’’ pour qui ne connait pas. Il ne semble pas y avoir de règles, pourtant il y en a, mais elles ne sont écrites nulle part.

L’habitude vient en conduisant et après quelques années passées ici, vous conduisez, sans vous préoccuper de ce que vous avez pu apprendre dans une autre vie.

Au premier regard, c’est un pays fait pour la photographie, le paradis des photographes.
Rien ne ressemble à ce que j’ai pu connaître au Canada. Tout ce que l’on peut voir aurait besoin d’un bon coup de peinture. Ici un vendeur d’eau minérale fraiche, qui au milieu des embouteillages, propose aux voyageurs et automobilistes de se désaltérer. Ses yeux semblent implorer de lui acheter son eau.

Tout semble sale, un manque de peinture évident et pourtant, en même temps, il ressort de l’ensemble une beauté naturelle des plus simples.

Alors que le taxi s’arrêtait en face de l’entrepôt d’UPS, je me suis tourné vers Janelle en lui demandant s’il n’y aurait pas un endroit plus sur où nous pourrions nous faire déposer.
Elle s’est mise à rire en me disant qu’il n’y avait pas d’endroit plus sûr que ce quartier.

Au faciès des personnes qui se trouvaient là à déambuler ou à ceux qui semblaient attendre un passant pour le dépouiller, j’ai ressenti comme un début de panique. Je me suis mis à penser que m’aventurer dans une rue de cette sorte au Canada, serait signer mon arrêt de mort.

Quelques années plus tard, j’en rigole encore.


Après avoir, sans aucune difficulté, récupéré mon colis, nous sommes remontés dans le taxi, en route direction notre hôtel.

Nous sommes passés par le Fuente Osmeña Circle et là, je pense avoir fermé les yeux durant plusieurs minutes. Une sorte d’énorme rond point, d’un diamètre de peut-être 250 mètres, un parc planté d’arbres avec en son centre un monument, en fait ce que je pense être une fontaine.

Comme je regardais à nouveau ce qui se passait autour de moi, j’ai remarqué que tous les véhicules de transports publics, dont les taxis, affichaient sur la partie arrière ‘’How is my driving’’.

J’ai éclaté de rire et je me suis esclaffé « Horrible, your driving is horrible ».
Ouf, le chauffeur de taxi semble ne pas avoir entendu, ou de ne pas avoir compris.

Après plusieurs années passées ici et après avoir conduit sur des milliers de kilomètres, je dois reconnaître que le système de conduite semble fonctionner, il y a relativement peu d’accidents.

Lire ou relire à ce sujet mon post : 

http://jevisauxphilippines.blogspot.com/2013/06/vous-voulez-vraiment-conduire-aux.html

Une autre petite remarque concernant mon acclimatation du premier jour.
Lorsque nous nous déplaçons en ville, Janelle ne veut absolument pas que nous traversions aux intersections.
Trop dangereux me dit-elle, il faut pouvoir apercevoir de loin les véhicules qui arrivent.

Une autre petite chose que j’ai rapidement remarqué, en fait ce sont surtout mes oreilles qui l’ont remarqué, le bruit. En ville plus particulièrement le bruit des klaxons. Dans un pays dit civilisé, utiliser ainsi le klaxon serait le meilleur moyen de se faire lyncher, ou à défaut de se faire tirer dessus.

Ici le klaxon veut dire beaucoup, je vais tourner, je vais doubler, attention j’arrive, ok vous pouvez passer, etc.


Après avoir dîné dans un restaurant ‘’Italien’’ du centre-ville, nous avons regagné notre hôtel à pied et j’ai enfin eu la possibilité de dormir dans une pièce à bonne température, pour moi, Janelle m’a avoué par la suite avoir grelotté toute la nuit.  

Vous arrivez pour la première fois ?
En toute circonstance restez calme.

Ne réagissez pas comme vous pourriez le faire dans votre pays ou en occident.
Les Philippins sont des gens charmants, très accueillants et qui adorent les étrangers, particulièrement les blancs (je vais encore me faire traiter de raciste par les âmes bien mal intentionnées).

Mais souvenez-vous bien que vous arrivez dans une autre culture, un autre monde.


Expériences, avis, critiques et commentaires, comme d’habitude sont les bienvenus.



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