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Wednesday, June 20, 2012

AMOUR, MARIAGE ... AUX PHILIPPINES !


AMOUR, MARIAGE AUX PHILIPPINES


Cela fait maintenant plus de quinze ans que je vis en permanence aux Philippines.

Depuis quelques années je m’intéresse plus particulièrement à la culture, à la vie sociale, aux mœurs, aux us et coutumes, à la façon dont vit ce peuple, je devrais presque dire ces peuples, mais essayons de parler en termes généraux, sans trop entrer dans les détails, dans un premier temps tout du moins.


Premièrement je vais essayer de répondre aux commentaires de certains qui me disent que cela ne se passe pas comme cela avec leur ‘’Pinay’’, commentaires relatifs à mon post ''LA FEMME PHILIPPINE  ...  LA PINAY  !''

Il est bien entendu et évident, que si vous avez sorti votre Pinay de son contexte originelle, il se peut qu’elle soit devenue quelque peu différente, une autre personne en somme.



Heureusement, Dieu a su créer des femmes dont aucune ne ressemble totalement à une autre.

Heureusement, sinon nous serions tous en train de nous poser les uns les autres des questions du genre : « Ta poupée Barbie, avec les cheveux longs ou courts ? Quel modèle as-tu choisi ? La couleur de sa peau, bleu, blanc, rouge ? Quels vêtements lui as-tu mis ce matin ?  Et j’en passe et des meilleures.


Si vous l’avez mariée et emmenée en occident, peut être est-elle un peu différente de ce que je décris dans ce post, vous l’avez sortie de son contexte, c’est à elle de s’adapter à son nouvel environnement.

Ne vous faites pas d’illusions, elle est certainement un peu perdue, même si elle ne l’avoue pas ouvertement.
Néanmoins, vous pouvez me croire que si vous l’avez amenée au fin fond du Luberon, elle ne va pas tarder à déprimer, peut-être même à vouloir rentrer au pays.

D’un autre côté si votre lieu de résidence est Paris ou une autre grande ville d’Europe … elle ne va pas tarder à chercher à se rapprocher de ses concitoyens qui vivent dans les environs.

Le Pinoy a la faculté extraordinaire de recréer son propre univers partout dans le monde.


Même si vous l’avez simplement amenée du fin fond de Samar ou Leyte, de Bukidnon ou de la Cordillera jusqu’à Makati, une fois de plus vous l’avez sortie de son contexte.

Elle n’est plus dans le contexte de sa famille, au sens de la famille philippine et de nouveau vous avez quelqu’un qui ne ressemble plus à ce que je décris comme étant la majorité des jeunes femmes philippines.

Néanmoins, comme je le dis souvent, vous pouvez sortir la femme philippine des philippines, mais vous aurez beaucoup de mal à sortir les Philippines de la Pinay.

Sauf exception, mais l’exception ne confirme-t-elle pas la règle ?  


Je me suis intéressé aux occidentaux qui viennent ici chercher l’âme sœur, ceux qui viennent en pensant trouver ici le véritable amour et le bonheur.
La plupart des étrangers viennent dans des pays comme les Philippines (mais également la Thaïlande, le Vietnam, le Laos, le Cambodge), attirés par la réputation qui a été faite aux femmes asiatiques. Parce qu’ils en ont entendu parlé ou qu’ils s’imaginent que les femmes d’ici ne sont pas seulement belles, ce qui est très souvent vrai, mais aussi qu’elles sont plus ou moins soumises à leurs maris.

En ajoutant que sous les tropiques le climat est plus agréable, que le coût de la vie est tout de même plus bas qu’en occident, beaucoup s’attendent (et se préparent) à un avenir insouciant (sans soucis) et heureux.

Attention et là je mets des barrières, je m’adresse avant tout dans ce post, comme dans beaucoup d’autres,  à des hommes à la retraite ou proche de la retraite, des hommes mûres et d’expérience, qui ont une pension ou des moyens financiers suffisants pour vivre aux Philippines. À la limite à ceux qui auraient besoin d’un petit complément pour vivre, mais toujours dans la même tranche d’âge, disons de quarante-cinq à soixante-cinq ans.


Des célibataires endurcis, des veufs et des divorcés, plein de divorcés, des personnes souvent seules, très seules.

 Les enfants sont grands, bobonne est partie au Kenya (très à la mode ces derniers temps, avant c’était plutôt le Sénégal), la maison est vendue ou est en vente et vous ne vous sentez pas dans la peau d‘un pépé, vous êtes encore bien vert, actif comme jamais et vous pensez très sérieusement à une deuxième, voire une troisième vie.

Et donc vous songez ou vous avez songé aux Philippines. 

Des amis, des connaissances, qui sont mariés avec des Pinay et cela se passe au mieux, alors vous vous dites, pourquoi pas moi ?

J’ouvre une petite parenthèse.
Vous pensez mariage ? Oui, dans ce cas choisissez une femme plus jeune, mais pas trop jeune.

A mon avis, mais ce n’est que mon avis, une différence d’âge de 25 ans est un maximum, plus vous risquez de courir à la catastrophe. Disons jusqu’à 30, pour ceux qui ont plus de soixante printemps, mais c’est SGDG.
Si vous avez soixante-dix ans et que vous choisissez une petite de vingt ans, celle qui va vous traîner dans les discos et autres endroits à la mode fréquentés par les jeunes … vous risquez de ne pas vous amuser longtemps sous le soleil exactement.

La réalité est que, ce n’est que si vous trouvez la femme qui vous convient, la femme parfaite pour vous, que vous pourrez penser mariage avec de réelles chances de succès et cela est valable n’importe où dans le monde, pas uniquement aux Philippines !

Les avantages que vous pouvez rencontrer ici. 

Elles sont souvent très belles et cela n’est pas négligeable.
Elles savent s’occuper d’un homme et elles adorent les enfants. La différence d’âge est considérée comme négligeable, la vieillesse est respectée en Asie. Nous sommes un peu comme ces vieilles bouteilles de bons vins qui se bonifient avec le temps. Vous me demandez la beauté, l’aspect physique ? Rassurez-vous, un portefeuille bien garni est le reflet de votre beauté intérieure.


Nombreux sont ceux qui regardent vers l’Est après avoir donné à l’Ouest, pour les Européens tout du moins.
Ils sont déjà passés par l’expérience traumatisante d’une relation qui n’a pas marché, avant que de songer à chercher une partenaire ici aux Philippines. Avec très certainement une ou plusieurs autres expériences amères en cours de route.

C’est quand ils arrivent ici pour rencontrer, pour la première fois, celle avec laquelle ils communiquent depuis plus ou moins longtemps, c’est à ce moment précis, quand la réalité commence à frapper à la porte, que le bonheur ou le désappointement, va commencer.

Récemment un lecteur m’a parlé de sa nouvelle petite amie sur le net. Cette dernière lui demande une allocation mensuelle pour mettre sa jeune sœur à l’université. Connaissant cette jeune femme depuis moins d’un mois, je lui ai conseillé de laisser tomber, immédiatement, avant que les demandes ne deviennent quotidiennes.



Malheureusement, il n’existe pas de formule magique pour le bonheur conjugal, que ce soit ici où dans votre pays d’origine. Vous le savez probablement déjà, il ne faut pas se leurrer, certain ressortent plus pauvres, malheureux et malades de l’expérience.

Si vous venez ici et que vous regardez autour de vous, vous verrez, inscrit sur leurs visages, que certains ont très probablement fait le mauvais choix de partenaire.

D’un autre côté il y a de très nombreux étrangers qui vivent ici parfaitement heureux avec leur ‘’Pinay’’, avec leurs fidèles et loyales épouses philippines.

Avant tout je dirais, soyez honnête avec vous-même, soyez honnête avec elle.
Sachez ce que vous voulez et parlez-en avec elle. La Pinay est rêveuse, faites la rêver. Où allez-vous vivre, dans votre pays, aux Philippines ? Voulez-vous des enfants ? Comment envisagez-vous votre vie aux pays des 7.107 îles ? Veut-elle travailler, etc.

Maintenant ne proposez pas le mariage et ne vous engagez pas avec la première jeune femme qui vous sourit.
Elles sont de centaines de milliers à attendre le Prince Charmant … elles sont des centaines de milliers à vous attendre, vous allez trouver celle qui va parfaitement vous compléter ;  pour cela, laissez au temps le temps de prendre son temps.

Ainsi prévenu, vous devriez être mieux armé.

Comme je l’ai dit, la plupart des étrangers qui vivent ici sont des retraités ou des semi-retraités, avec soit une pension, soit des économies, parfois les deux.

Ce n’est pas uniquement l’amour initial qui va couter de l’argent, c’est aussi l’amour futur.

La femme que vous souhaitez épouser a un ou plusieurs enfants.
Etes-vous prêt à assumer la tâche d’un père, aussi bien financièrement que moralement ?
Etes-vous prêt à assumer des dépenses pour vos futurs beaux-parents ?
Les Philippines sont comme nulle part où vous avez pu aller ailleurs dans le monde !

Vous allez devenir membre d’une famille philippine, ce peut-être le paradis ou l’enfer, parfois les deux.
Si vous n’êtes pas prêt ou disposé à intégrer, vous risquez fort de rester dehors, au froid (relatif ici) et l’avenir sera tout, sauf heureux. 

Même aux Philippines,  peut-être plus aux Philippines qu’ailleurs, le mariage est un partenariat et mieux vaut ici partager qu’allouer.

La morale de cette histoire, s’il peut y avoir une morale, est que : oui l’amour, le vrai et le bonheur, peuvent être trouvés dans ce pays. Mais il y a un prix à payer, un prix à la fois financier et culturel.


Si vous êtes prêt à payer, si vous êtes prêt à y mettre le prix, à y mettre de vous-même, je suis certain que vous allez trouver cette femme spéciale, cette femme qui va vous faire devenir le plus heureux des hommes.

Préférez-vous devenir un misérable petit vieux dont personne ne se soucie, un cadavre en sursis dans une maison délabrée, abandonné par ses derniers amis, la famille ayant fuit depuis longtemps ?

C’est malheureusement, parfois, trop souvent, la réalité.


Attention que sans une véritable épouse philippine, il est également très facile de tomber en déchéance sur l’archipel … il y a quelques belles épaves échouées sur les nombreux récifs qui ceinturent les îles tropicales.



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Saturday, June 9, 2012

LES DOUTES ... DE RITCHIE !


Vous vous souvenez de cette histoire, l’histoire de Ritchie, une jeune fille de Samar, une jeune fille de province, venue à Manille pour y exercer, sans le savoir,  le plus vieux métier du monde ?

Ses problèmes, ses angoisses, son rapprochement, sa dévotion pour Dieu, ou plutôt pour son Dieu, Jésus Christ, le rédempteur, le sauveur, celui qui, seul pouvait la sortir du cercle infernal dans lequel elle était tombée, le seul qui pouvait la protéger de ce monde inconnu qui la dévorait, qui la détruisait peu à peu.

Et pourtant, parfois, elle disait s’amuser, être intéressée par les histoires de ces hommes qui passaient brièvement dans sa vie, de ces étreintes rapides dans une chambre d’hôtel plus ou moins confortable.

Elle avait l’avantage, si cela peut-être un avantage, de côtoyer le pire et le meilleur, passant d’une chambre d’hôtel sordide à un cinq étoiles de la capitale, lorsqu’elle avait la chance de rencontrer un ‘’Kano’’, un foreigner qui s’intéressait à elle, si cela peut-être une chance.

Du fait de sa timidité, peut-être du fait de l’éducation qu’elle a reçu, elle n’a jamais cherché à tirer profit de ces quelques étrangers, qui pourtant se montraient souvent très généreux avec elle.

Combien de fois n’a-telle pas dit qu’un ‘’Kano’’ lui rapportait dix fois plus qu’un local ?


Elle a, comme la majorité de ces filles, touché un jour à la drogue.

Le ‘’Shabu’’, une drogue synthétique qui rend fou et addict après quelques prises, est très répandue aux Philippines, surtout parmi les jeunes, un fléau pour le pays, une manne pour certains.

Petit à petit Ritchie s’est rapproché de son seul refuge, de son jardin secret, de son Dieu, de Jésus Christ !

L’on pouvait la voir chaque jour, avant l’ouverture du bar dans lequel elle travaillait, vers dix-huit heures, se rendre à l’église de Baclaran, la Redemptionrist Church de Pasay ou à la Malate Catholic Church, églises dans lesquelles elle déposait de petits mots ou des poèmes dans lesquels elle suppliait God, assimilé à Jésus Christ pour elle, de la protéger et de lui envoyer quelque espoir d’un futur meilleur.

Plusieurs fois par an elle faisait des pèlerinages à l’église de Quiapo, implorant le Nazareno Noir d’intercéder en sa faveur, de lui accorder une vie meilleure, ne s’était-elle pas assez dévouée, sacrifiée pour sa famille, pour les autres ?

Ne pourrait-elle avoir quelque retour sur ce qu’elle a subi et enduré ?

Pourtant, malgré toutes ses supplications, incantations et implorations, ses mots d’amour et ses poèmes, Dieu, son Dieu, Jésus Christ, restait inflexible, son chemin de croix,  le chemin de croix de Ritchie était loin d’être terminé.

Elle est, est-elle enceinte ?

Malgré toutes les précautions prises, elle a l’impression d’être enceinte.
Ses connaissances sur la chose, bien qu’étant limitée, lui laissent à penser qu’elle pourrait être enceinte.

« Oh, mon Dieu, s’il vous plait, faites que je ne sois pas enceinte, ce n’est vraiment pas le moment ; j’ai toujours été une fidèle chrétienne, s’il vous plait, je vous en remercie par avance,  je vous en supplie d’avance, faites en sorte que je ne sois pas enceinte ».

Après l’église, les églises, alors que Jésus Christ ne semble pas intercéder en sa faveur, elle va se décider de passer à une autre solution, une solution interdite et réprimée  par l’église, l’avortement.

Pour cela, très simple.

Aux alentours de l’église de Quiapo se trouvent des centaines de vendeurs et vendeuses de ce que l’on appelle ici ‘’Pamparegla’’, une drogue destinée à faire revenir les règles d’une femme qui serait  en retard.

Cela fait maintenant plus de deux heures qu’elle se trouve agenouillée, priant, appelant son Dieu incarné en Jésus Christ, essayant de lui faire comprendre qu’elle ne peut garder cet enfant, qu’elle a besoin de continuer à travailler pour gagner de l’argent.

Elle se trouve balancée entre deux sentiments contradictoires qui se disputent violemment dans son esprit en grande confusion. Tuer ce qui pour elle est déjà un enfant et en cela accomplir un pêché mortel ou poursuivre cette grossesse non désirée, sachant pertinemment qu’il lui sera impossible, pendant plusieurs mois, d’envoyer de l’argent à la famille restée dans cette province reculée de Samar.

Mais comment pourrait-elle se plaindre, elle, jeune et en bonne santé, quand elle voit autour d’elle cette misère qui transpire sur les visages et les corps de centaines de malheureux, qui eux aussi prient dans un silence de plomb.

Ces deux petites filles en haillons qui se partagent un petit pain de sal, cette vieille toute ridée qui implorent les visiteurs d’acheter ses colliers de fleurs de Sapanguita, ces mendiants aux pieds et aux mains déformés, ces amputés qui se traînent sur le marbre du parvis, ces aveugles qui avancent en titubant et ces femmes, toutes agenouillées, concentrées sur leurs prières, sur leurs appels de Dieu, sur l’appel d’un Dieu qui reste le plus souvent désespérément sourd à leurs prières.


Elle se relève, c’est fait, elle a pris une décision, elle va se débarrasser de cet enfant, de cette chose indésirable, elle va aller acheter ce produit afin que ses règles reviennent, elle va se délivrer de cette angoisse, de cette chose qui l’oppresse. Elle va pouvoir continuer à nourrir sa famille.

Les piliers de marbre blanc, les dorures et le plafond resplendissant de l’église de Quiapo restent imperturbables, indifférents à la douleur de Ritchie.

Symboles insensibles à cette douleur profonde, symboles de la richesse et de la puissance de l’église Catholique et Romaine aux Philippines.

Mais dans les recoins, dans ces petites ruelles obscures qui entourent l’église, d’autres sont à l’affut ; ceux la même qui vont  briser un des piliers de cette église, église qui ne fait que contempler ces miséreux. Et ceux qui vont s’attaquer à un des fondements sacré de cette église insensible, ce sont ceux qui pratiquent ouvertement le commerce de l’avortement.

Une véritable cour des miracles s’est installée autour de ce monument de l’église catholique et romaine.

Des enfilades de vendeurs de médailles saintes, de diseurs et diseuses de bonne aventure, de vendeurs de gadgets et d’amulettes, de charlatans, et surtout ces centaines de faiseurs d’anges, ces centaines de vendeurs de pamparegla et autres produits miracles destinés à faire venir des règles par trop en retard.

Mais l’on trouve également toutes sortes de marchands d’herbes et de potions susceptibles de guérir toutes les maladies du monde autour de l’église Catholique et Romaine de Quiapo. 

Cela va des rhumatismes au mal d’amour, en passant par les cancers, la pneumonie, la dengue, de la rougeole à l’AID, sans distinction de foi, de sexe, de conviction  ou de religion.
Tout est bon to ‘’Make Money’’ sur le dos des pauvres parmi les pauvres.

Pour 50 pesos, une vendeuse qui ne veut pas donner son nom, va vous tendre un sachet plastique contenant six cachets. Elle va vous assurer, si vous êtes une femme, avec moi cela ne marche pas, que si vous prenez deux de ces pilules par jour et ce pendant trois jours, vos règles vont revenir !

La vendeuse ajoute que, si cela ne marchait pas elle n’aurait plus d’acheteuses depuis de nombreuses années. Elle aurait fait faillite, pourtant elle est toujours là !

Comme elle nous le raconte, habituellement les acheteuses disent qu’elles ont quelques jours de délai et qu’elles souhaitent revenir à des intervalles normaux. « Mais je ne sais si cela est vrai, tout cela reste caché, car toujours interdit dans notre pays ».

L’avortement est interdit aux Philippines, c’est une peine de six ans d’emprisonnement qui attend la femme et l’avorteur s’ils se font prendre. Néanmoins, l’on estime que 750 000 femmes ont recours chaque année aux produits qui sont vendus dans les  ruelles aux abords de certaines églises du pays.

Environ 500 femmes par an (le chiffre est très certainement largement sous-estimé) perdent la vie dans le processus et celles dont l’état nécessite des soins médicaux sont rejetées et insultées.

Ce taux élevé d’avortement est principalement dû à une attitude ambivalente au sujet des moyens modernes de contraception.

L’église condamne irrémédiablement la contraception et c’est tout juste si un cinquième de la population utilise une de ces méthodes modernes.

De plus l’approvisionnement en moyen de contraception des plus pauvres dépend uniquement des donneurs.

L’ancienne Présidente Gloria Macapagal Arroyo est une fervente catholique qui assiste à la messe chaque jour. Le maire de Manille a fait passer une loi comme quoi seules les méthodes du planning familial naturel seraient disponibles dans les cliniques et hôpitaux de la capitale.

Désespérée, proche du suicide, son Dieu ne répondant pas à ses attentes, n’accédant pas à sa demande, n’écoutant même pas ses supplications, Ritchie songe sérieusement à mettre fin à ses jours ; Jésus Christ vous m’avez abandonné, pourquoi m’envoyer vous une nouvelle épreuve ?

Ritchie est un être très simple, ses connaissances de la religion, de sa religion, celle dans laquelle elle a été élevée, sont très limitées.

Oui, elle connait et croit en Dieu, mais pour elle Dieu c’est Jésus Christ, mort sur la croix pour sauver le monde. Bien entendu elle connait Mama Marie, la Sainte vierge, les 12 apôtres, les rois mages … mais même Joseph, pour elle c’est un peu compliqué.

Les miracles, Jésus à fait des miracles, dont il peut en faire à nouveau.
Je crois en Dieu le père tout puissant créateur et maitre de toute chose. 

Dieu est un esprit parfait …

Elle connait également par cœur quelques prières apprises sur un cahier qu’elle a acheté à Quiapo. Elle lit également la ‘’Bible’’, une bible simplifiée et édulcorée, quelques dizaines de pages aux sujets bien choisis, bible approuvée par le clergé local.

Ne donnons pas trop d’information au peuple, il pourrait se poser des questions et nous poser des questions.

Elle se souvient des sermons des prêtes de son enfance qui l’ont profondément marquée, faire ceci, pas cela, pour plaire à Dieu.
Elle a toujours obéi, souvent sans très bien comprendre, alors pourquoi toutes ces épreuves ? Serait-elle une nouvelle Marie-Madeleine ?



Expériences, avis, critiques et commentaires sont, comme toujours, les bienvenus.



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