Monday, December 21, 2015

TRAITS DE CARACTÈRE ... PHILIPPIN !

Caractère et attitude du Philippin, je précise homme.

Il y a quelques traits de caractère, des attitudes de l’homme Philippin, que celui qui vit ici depuis plusieurs années connaît parfaitement. Je sais automatiquement que si un de mes Kompadre ou un membre mâle de la famille, arrive seul à la maison, alors qu’il n’était pas invité et qu’il n’y a pas de motif particulier à sa venue, c’est qu’il a un problème et généralement un gros problème.


Il s’assoit dans un fauteuil, parle peu ou de choses superficielles et semble attendre quelque chose. 

Très souvent le problème du Philippin est une dispute avec l’épouse et presque systématiquement pour des questions d’argent. Pera et utang (argent et crédit) sont deux mots qui reviennent constamment dans les conversations entre Philippins. Mais il ne va jamais en parler, au début de sa visite tout du moins.

J’ai déjà eu l’occasion d’en parler longuement, mais il faut bien que vous gardiez à l’esprit que dans la famille philippine moyenne c’est la femme qui mène la barque. C’est elle qui s’occupe de la bonne tenue de la maison, qui prépare les repas, qui lave et parfois repasse le linge, qui élève les enfants et surtout c’est elle qui gère, tient le budget et prend les grandes décisions. C’est elle qui dépense, alors que l’homme, le mari, l’époux a lui pour obligation de pourvoir aux besoins financiers de la famille. Ce qui la plupart du temps veut dire donner l’intégralité et je dis bien l’intégralité de son salaire à l’épouse.

Ce qui pour de nombreux Pinoy est frustrant ; donner l’intégralité du salaire à l’épouse et ne rien avoir, même pour s’acheter une petite bouteille et boire avec des amis, car le Philippin boire il aime, que dis-je il adore.  


Ce qui parfois peut mener à des drames.

Les salaires aux Philippines sont versés deux fois par mois, vers le quinze et vers le trente de chaque mois. Et ici ce sont des espèces sonnantes et parfois trébuchantes, les chèques, virements, versements ne sont pas acceptés par la grande majorité des travailleurs locaux. Même dans les grandes entreprises internationales implantées localement, l’on paie en liquide. Il faut dire que quatre vingt pour cent (au moins) des locaux n’ont pas de comptes bancaires.

Je précise tout de même que si c’est l’épouse qui prend les grandes décisions, c’est souvent le mari qui les annonce. Il faut bien lui laisser quelque chose à ce pauvre homme, flatter son ego tout du moins.

Mais la décision finale est prise par l’épouse ; comme l’achat d’un terrain, d’une maison, de meubles, d’électroménager, d’un véhicule, etc., c’est l’épouse qui prend la décision après avoir fait ses comptes et qui laisse au mari le soin d’en informer l’entourage.

Comme le mari donne l’intégralité de son salaire, il n’a en général que peu, voire pas du tout d’argent de poche et donc ne peut s’acheter l’alcool dont il aurait besoin à certains moments ; comme après une violente dispute avec sa moitié par exemple. Car à la moindre contrariété le Pinoy a besoin de boire, d’oublier, de noyer son chagrin dans l’alcool.


À prendre en considération que le Philippin, comme la majorité des Asiatiques, tient mal, voire très mal l’alcool. De plus il a le vin mauvais.

Certains trichent, mon Kompadre Digus par exemple.
Pêcheur de calamars, il lui arrive de ne pas vendre la totalité de sa pêche au grossiste du coin. Il conserve quelques pièces qu’il va vendre à des connaissances, quitte à faire un prix, ce sera son argent de poche. Argent qui ne passera pas dans le budget familial et dont Sonia, son épouse, ne verra pas la couleur. Néanmoins, je l’ai vu parfois passer plusieurs fois à la maison totalement assoiffé, quelques problèmes avec l’épouse, Sonia, qu’il fallait noyer. Les problèmes ou l’épouse qu’il fallait noyer ? Je ne sais pas vraiment.


Il arrive également que le jour de la paie notre Pinoy se laisse entraîner par ses compagnons dans quelques bars. Et là, dans l’ambiance, l’alcool aidant, le videoke et avec les jeunes filles qui se trouvent généralement dans ce genre d’établissements, il n’est pas rare qu’il se laisse aller à dépenser sans compter. Dans ce cas l’accueil à la maison risque d’être froid, glacial et ce même avec les plus trente degrés Celcius de température ambiante.

Et cela tourne très souvent au drame, la Pinay devient facilement hystérique. Elle crie, hurle, casse la vaisselle, balance à son homme tout ce qui lui passe sous la main, parfois menace avec un couteau, souvent avec un bolo, le coupe-coupe local. Si lui n’a pas encore totalement dessoulé, les choses peuvent très mal se finir. Très souvent ce sont des voisins qui vont intervenir afin de calmer les choses, à la condition qu’ils arrivent à temps. 
Les responsables des Barangay, qui sont un peu des policiers municipaux, rechignent à intervenir dans ce qu’ils considèrent comme des querelles familiales. Sauf si les choses tournent vraiment mal, mais dans ce cas il est souvent trop tard.  


Il y a une dizaine de jours passe à la maison Dada, un cousin de mon épouse originaire de Davao.
Suite à notre installation à Ternate, il est arrivé il y a une quinzaine d’années, a rencontré une jeune femme locale, l’a épousé et a fait souche ici. Charpentier de métier, en fait plus menuisier que réel charpentier, devant les salaires de misère qu’il pouvait espérer sur l’archipel, il a décidé de partir travailler à l’étranger. Il a effectué un premier séjour de deux ans à Singapour, puis un second d’une durée de trois ans et est rentré en juin dernier. Depuis il se laissait vivre tranquillement, attendant une réponse pour un contrat au Canada.

Le contrat n’arrivant pas, il a postulé, toujours avec son agence, pour un job en Arabie Saoudite.

Il devait partir pour Riyad dans la première semaine de décembre, mais un problème administratif a reporté ce départ à courant janvier. Plus d’argent à la maison et Belen, l’épouse, l’a littéralement harcelé pour qu’il trouve n’importe quoi, mais qui puisse apporter quelques finances à un budget des plus limités.

Depuis il fait quelques remplacements dans des chantiers ici et là. Mais à trois cents cinquante, voire quatre cents pesos par jour… pas suffisant pour l’épouse qui, avec deux enfants plus quelques membres de sa famille, souhaite plus. D’où quelques tensions dans le couple, ce qui explique l’arrivée impromptu de Dada, qui par ailleurs n’est pas un mauvais cheval, à mon domicile.



Il se déchausse, s’écroule dans un fauteuil et attend.
À voir sa mine, j’ai tout de suite compris qu’il avait quelques petits problèmes conjugaux.

Il faut dire qu’elles ne sont pas toujours très faciles à vivre les Pinays. En plus d’être jalouses, possessives et exclusives, elles sont exigeantes, ce qui explique en partie que nombreuses soient celles qui se retrouvent seules avec un ou deux gamins à élever. Je trouve que parfois elles en exigent trop de leurs maris ou compagnons et qu’elles en découragent beaucoup. Je me suis posé la question de savoir si c’était le Philippin qui était profondément volage dans l’âme ou si c’était l’attitude de la Filipina qui le rendait ainsi.

Donc, le cousin Dada qui est confortablement avachis dans mon fauteuil est en attente et il est en attente de quoi à votre avis ? Il attend que je lui serve un verre, que dis-je des verres d’alcool.

Une bouteille d’Emperador, je précise non entamée et vous comprendrez par la suite pourquoi je précise, un verre, des glaçons et une bouteille d’eau fraîche. Et le voilà paré !

Je suis devant mon PC et j’ai encore quelques petites choses à terminer, de ce fait pas d’alcool pour moi, je marche au thé glacé. Il souhaite regarder un film et me demande s’il peut utiliser la TV du salon. Je demande à ma fille aînée d’apporter un des DVD portables des gamins et qu’elle l’installe sur la table basse. Ce qui est fait en moins d’une minute. 


Renouvellement du seau à glace, il choisit un film, met les écouteurs et commence à regarder… je ne sais quoi, tout en sirotant allègrement mon Emperador ou MP comme l’on dit ici (prononcer hem-pi). L’Emperador c’est un Brandy espagnol qui arrive ici en citerne et qui est mis en bouteille par une distillerie locale. Une sorte de cognac du pauvre, la bouteille d’un litre est vendue aux alentours de cent trente pesos, rien à voir avec un Hennessy, une fine Napoléon ou un Martell.  

C’est de nos jours l’alcool le plus populaire sur l’archipel. Il y a une dizaine d’années il a détrôné le rhum Tanduay, pourtant cher aux yeux du Philippin. Il faut dire que l’Emperador est plus doux, plus sucré et qu’il passe mieux dans les gosiers locaux. C’est un alcool qui doit tirer à trente, trente-cinq degrés, pas plus.

Suite à l’infection des artères coronaires dont j’ai été victime l’été dernier, j’ai pris l’habitude de faire une petite sieste en après-midi. Oh pas très longtemps, une demi-heure, une heure au grand maximum, mais cela me remet en selle pour le restant de la journée et le début de soirée. Excellent pour la santé une petite sieste !

Donc, vers quatorze heures trente, j’informe le cousin ‘’cheval’’ que je me retire temporairement dans mes appartements. Il est tranquillement installé dans son fauteuil à regarder son film, le verre à porté de la main, avec des cigarettes, de la glace à profusion et la bouteille, encore presque pleine à cet instant, non loin de là.

Ma petite sieste terminée, un peu moins d’une heure si j’ai bonne mémoire et je suis de retour au salon.

La première chose qui me saute aux yeux… la bouteille d’un litre est presque vide et mon Dada qui rigole tout seul les yeux rivés à l’écran du DVD.
Je m’installe devant le PC et après un laps de temps assez court, Dada vient me trouver. Il a terminé son film et souhaite écouter de la musique. Je le fais quelque peu patienter, le temps de contrôler mes mails et je lui passe quelques chansons des Bee Gees, Eagles, Beatles, Doors et également des Stones, mais il n’apprécie pas trop ces derniers.


 La bouteille est maintenant vide, j’ai juste eu le temps de m’en servir un petit verre. Et à partir de ce moment le Dada ne va pas arrêter de me tarauder afin que j’ouvre une nouvelle bouteille. Je dis niet et je vais rester ferme sur la chose jusqu’à son départ vers dix-sept heures.

Je connais l’animal et ne souhaite pas le voir totalement déchiqueté. Il insiste comme pas possible pour que je lui donne de l’alcool, mais je demeure inflexible. Il me propose d’aller chez Jim, mon Kompadre et  tenancier du bar boui-boui local. Je dis non ! « Je vais payer » me dit-il… avec quoi, je sais qu’il n’a pas un centavo sur lui ? « Deux bouteilles de Red Horse », ajoute t-il. Ma réponse est toujours la même, non merci. Il va donc rentrer seul à son domicile alors que la nuit n’est pas encore tombée.


C’est le lendemain après-midi, alors que nous faisons quelques courses au marché, que nous apprenons ce qui s’est passé après son départ. D’après le récit qui nous en a fait une voisine, il serait tout d’abord passé chez Jim pour y boire quelques Red Horse avant que de rentrer au domicile où l’attendait Belen son épouse. Et là les choses se sont très mal passées et sans l’intervention des voisins elles auraient encore plus mal se passer. Depuis, Dada travaille tous les jours sur des chantiers ici et là.

Je crois savoir que cette semaine il se trouve à Tagaytay, un peu éloigné du domicile conjugal, ce qui aux dires de nombreuses personnes ne serait pas plus mal.



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