Wednesday, February 22, 2012

TROUVER UNE MOTO ... AUX PHILIPPINES !

Une expérience récente qui date de la mi-janvier 2012, nous a démontré qu’il est très difficile de louer une motocyclette aux Philippines. Sauf à quelques très rares exceptions près, que sont les endroits les plus fréquentés par les touristes, il n’y a pas de société ou même de particulier qui louent des motocyclettes.

Sur Angeles City, Panglao sur Bohol, San Fernando (La Union), Palawan et peut-être quelques autres endroits, il est possible de trouver ce type de service. En général ce sont des resorts tenus par des étrangers qui offrent cette possibilité.

Vous louez une chambre pour une ou plusieurs journées dans un resort et parfois, moyennant un petit supplément, il vous est possible de louer une motocyclette.

Ne vous attendez surtout pas à trouver des Harley, des BMW ou même de grosses cylindrées. Que des petits modèles, certainement, à mon avis tout du moins, plus adaptés aux conditions de la conduite locale.

Pour une petite 100 / 125 cc vous comptez entre 300 et 400 pesos la journée, plus l’essence. Honda, Suzuki, Kawasaki, Yamaha, auxquelles nous ajoutons quelques plus ou moins copies de conception chinoise et c’est à peu près tout.

Les cylindrées vont de la petite 70 cc à la 175 cc, avec une gamme de 90, 100, 110, 125, 150 cc et depuis peu des modèles en 200 cc.

Rien de vraiment spectaculaire, mais largement suffisant pour les routes philippines et pour ce que nous avons à en faire. Par exemple, mon ami Peter a une petite Honda Wave de 100 cc, ce qui lui permet tout de même d’atteindre les 100 km/h, rarement et généralement de nuit, sur une courte distance de route pas trop défoncée et s’il n’y a pas d’obstacles. Il a récemment évité une vache de très, très peu, mais n’a pas raté le chien qui était caché par la vache.

Vous roulez la plupart du temps entre 40 et 60 km/h, avec parfois des pointes à 70/80 km/h. Ne vous attendez pas à aller beaucoup plus vite compte tenu de la circulation anarchique et des différents types de véhicules qui circulent sur la même route.

Les vélos, les tricycles qui se traînent à 30/40 km/h, les jeeps et jeepneys, les camions, les différents types de bus qui stoppent et démarrent pour prendre des passages, la plupart du temps sans indiquer leurs intentions, avec des feux stops et des clignotants qui sont aux abonnés absents …

Lorsque vous faites un long trajet, estimez votre vitesse moyenne à 30 km/h.

Voir à ce sujet mon post sur la conduite aux Philippines.

Pour l’ami Henri qui se trouve à Ternate depuis plusieurs jours et qui songe à prendre une location dans le secteur pour plusieurs mois, être dépendant des tricycles et bus est par trop contraignant. Il me fait part de son intention de louer une petite moto.

Qu’à cela ne tienne ; un petit tour sur le net, pas grand-chose, deux offres de locations, une sur Manille, l’autre sur Quezon-City, loin, mais pas le choix.

J’envoie deux messages, je ne recevrai jamais de réponse, normal.

Le plan B, allons visiter les vendeurs de motocyclettes, peut-être font-ils de la location, bien que je n’en ai jamais entendu parler.

Direction Naïc, la plus proche ville digne de ce nom et qui surtout abrite une bonne vingtaine de revendeurs de motocyclettes.

La majorité de ces revendeurs sont regroupés sur la Hi Way, la grand route et nous arpentons celle-ci, passant d’un magasin à un autre. Faisons une dizaine de revendeurs et au moins deux kilomètres, pauvre Henri !
La réponse est toujours la même, négative, pas de location de motos.
A la question ‘’Saan ?’’, où pourrions nous trouver ce genre de service, réponses souvent carrément négatives, parfois évasives.


Donc cela ne semble pas exister. Comme il fait soif sous le soleil et que de plus il y a énormément de poussière le long de la Hi Way, faisons une pause bière.

Quelques bières plus tard, après concertation et réflexion (la bière aide à la réflexion), décidons qu’il faudrait peut-être envisager un plan C !

Quel pourrait être ce plan C ?

Laissons passer la nuit.
Le lendemain matin, en fin de matinée tout de même, laissons au temps le temps, back to Naïc avec le plan C ; l’achat d’une motocyclette d’occasion, une  ‘’second hand’’ pour ici.

Le budget d’Henri … entre 15 et 20.000 pesos.
Pas énorme quand on sait qu’une moto neuve coûte entre 50 et 85.000 pesos. Essayons, je connais plusieurs revendeurs et ils vendent également des motos d’occasions.
La plupart sont des motos dont le crédit n’a pas été payé, qui ont été reprises et qui sont revendues …souvent cher.

Passons à Motortrade, là où j’ai fait l’achat de mes deux précédentes motos.
Je discute avec la mécanique, il me présente plusieurs motos dont les prix varient entre 42 et 60.000 pesos, pas exactement dans la fourchette de prix du budget de l’ami Henri !

Je lui fais comprendre que nous souhaiterions un prix plus proche des 20.000 pesos. Ah, une MCX, un modèle 100 cc, avec plus de 20.000 kilomètres au compteur et qui fait réellement défraichie ; pas terrible ! Et de plus 23.000 pesos, hors budget.

Passons chez Honda, pas grand-chose et cher.
Là, au bord de la route trois motocyclettes poussiéreuses avec des pancartes ‘’for sale’’ ; pas très belles, pas mal de kilomètres et de plus ce n’est pas un concessionnaire … les prix sont très élevés, trop élevés.

Un revendeur Kawazaki, que va-t-il nous proposer ?
Une bonne vingtaine de motocyclettes de marques différentes, mais toujours et de loin, hors de portée de la bourse d’Henri.
Visitons deux autres concessionnaires sans rien voir d’intéressant et toujours rien dans la gamme de prix souhaitée.

Commençons à douter de pouvoir trouver quelque chose.
Mais nous insistons et en avant, en face, chez Rusi, une marque chinoise, certainement assemblée  aux Philippines et copies de japonaises.

Cinq, six modèles dont les prix s’étalent entre 35 et 55.000 pesos et une petite 100cc, bleu, guidons surbaissés … à 12.000 pesos !

Plus dans nos cordes, regardons un peu.

Le pneu avant est aussi lisse que la peau des fesses d’un bébé, les feux arrières sont détruits, mais elle démarre au quart de tour, dans un bruit de … pot d’échappement trafiqué. Un petit essai sur la route, dont je me charge.
Poussons un peu ; première, seconde, trois quatre, les vitesses passent bien.
Petit essai des freins, ça répond, devant un disque, tambour à l’arrière.

Ca pousse, il y a de la compression, la vitesse augmente rapidement, ce n’est pas une fusée, mais pas mal. Revenons au garage, je donne mes impressions à Henri qui prend la décision, OK !

Le pneu avant à changer, le siège à fixer, le feu arrière, il y en a un de disponible, liquide de frein et purge pour le disque avant, ajustement du tambour arrière, changement de l’huile après vidange, un peu de graisse ici et là. Tension de la chaine, nous avions oublié, sera-t-il possible de l’emmener aujourd’hui ? Oui, commencez dès maintenant les quelques réparations que nous avons demandées.

Une petite bière dans notre restaurant préféré, une deuxième pour faire bonne mesure et quand nous revenons une heure après … rien n’a été fait.
Je me prends par la main, demande la taille du pneu avant, il est acheté dans les dix minutes qui suivent. Le phare, quelques vis, le frein avant, etc.

Bousculons un peu la mécanique pour qu’il se dépêche un peu, cela doit bien faire trois heures que nous sommes là.

J’informe Henri qu’il lui faut acheter un casque, ouvert de préférable, il en profite pour draguer la vendeuse et nièce de la propriétaire de la boutique.
Il a maintenant un beau casque ouvert et noir, du plus bel effet.

Un viking à l’attaque des Philippines, le black angel de Ternate, le démon de ces dames … attention il a maintenant sa monture.


La moto est prête, plus ou moins et il lui faudra repasser lundi pour le test d’émission de CO2 et préparer les papiers de transfert de propriétaire.

Nous sommes le jeudi 27 janvier, nous allons célébrer l’achat avec quelques bières, il fait toujours aussi chaud et la poussière est toujours là.

Henri va trainer un peu dans Naïc avec sa nouvelle Bike et moi je rentre tranquillement avant que le ‘’Dragon’’ soit par trop en flammes.




Acheter une moto 


Trois possibilités : neuve ou d'occasion et dans ce dernier cas, concessionnaire (préférable) ou particulier.


Neuve, le concessionnaire va se charger de faire enregistrer la moto et obtenir une plaque d'immatriculation. Pendant environ un mois vous allez rouler avec une plaque ''For registration''. Néanmoins vous possédez un document du vendeur certifiant que vous avez bien acheté cette moto avec toutes les indications, marque, modèle, cylindrée, couleur, numéros châssis et moteur. 


Environ un mois après l'achat, vous recevrez votre plaque avec un sticker à coller (année en cours), le OR (équivalent de la carte grise) et une attestation d'assurance. (Attention que les assurances ne servent à rien ici, mais elles sont obligatoires et de l'ordre de P. 450). 


D'occasion chez un concessionnaire.


En général dans ce cas,  les motos sont vendues sans garanties ... ''As it is, where it is !''. 




Généralement, en plus du prix fixé, il vous propose de faire l'enregistrement de la moto à votre nom.


Deux cas peuvent se présenter. La moto à été reprise par le concessionnaire pour non paiement d'un crédit, été vendue par l'ancien proprio dans le but d'en acheter une nouvelle ou mise en dépôt vente ... 


A nouveau deux cas peuvent se présenter : la reprise, l'échange ou le dépôt vente a été effectué récemment et dans ce cas la moto est toujours immatriculée et est considérée comme en circulation. Ou la moto n'est plus en règle, pas enregistrée pour l'année en cours.


Ceci est une particularité des Philippines, les véhicules doivent être ré-enregistrés chaque année, à une date qui dépend des chiffres de la plaque.


Si la moto est en règle, en général l'on attend la date de renouvellement pour faire le changement de propriétaire.


Si elle n'est plus en règle, il est possible de rouler pendant une semaine avec un document du vendeur et faire enregistrer le véhicule aussi rapidement que possible.


Test d'émission de gaz et c'est la station de contrôle qui va présenter les papiers au LTO, le Land Transportation Office, pour un nouveau OR et l'attestation d'assurance.
Coût de l'ordre de 1.800 pesos pour l'ensemble. 


Normalement il faut donner une adresse aux Philippines, un ami un copain, une connaissance ou autre, pour mettre sur le OR.


Un passeport et un permis de conduire, national ou international. Ces deux derniers permettent de rouler pendant les 90 jours qui suivent l'entrée sur le territoire philippin.


Expériences, avis, critiques et commentaires, comme d’habitude sont les bienvenus.

Retrouvez moi sur :


Mon petit livre “101 façons de Générer des Revenus aux Philippines, pour y vivre’’ est maintenant disponible. 


Vous trouverez plus d’information sur la page ‘’Générer des revenus’’




OFFREZ-LUI UN CADEAU !Ce qui est fortement apprécié en ce moment :
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En Smart, Globe ou Sun Cellular
Elle peut ainsi vous parler pendant des dizaines de minutes et envoyer des centaines de messages,
Connexion Internet prépayée.
Consultez la page ‘’Offrez-lui un cadeau’’ !



  EST-ELLE réelle ?
              Est-elle celle qu’elle
               
 Prétend être ?

 Enquêtes et Investigations
                   Aux Philippines

2 comments:

Emballages de cartes SIN said...

Vous soulevez beaucoup de questions dans ma tête; vous avez écrit un excellent post, mais ce poste est également l'esprit provocateur, et je vais devoir y réfléchir un peu plus, je vais revenir bientôt.

marcodollars said...

Salut Domy !
Super post pour qui veut s'acheter une moto aux Ph !
J'en fait parti et je me posais la question :

- J'arrive à Manille dans une semaine et vais chercher une moto. Penses-tu que je puisse trouver relativement facilement (comme dans ton post, sans trop d'embrouille) à Manille ? Et si oui y'a-t-il un quartier en particulier ?
Ou peut-être est-il plus simple de faire 40 bornes et venir directement à Naic (rapport à la taille de la ville, la concentration des moto Shop, etc...)

Thx !

-marco-