Wednesday, December 7, 2011

NIPA ... HUT !


Nipa hut, avez-vous déjà entendu ce nom, savez-vous ce qu’est un, ou une nipa hut ?

Vous savez ce qu’est une hutte, la cabane de l’indien dirons-nous pour simplifier, la nipa hut c’est un peu cela, une cabane, la cabane locale.

Bahay, c’est le mot Tagalog utilisé pour maison et ici, aux Philippines, dans les provinces, dans les campagnes, nombreuses sont les Bahay qui ne sont autres que des Nipa hut.

Vous vous souvenez des toits de chaume, de ces toits faits avec de la paille de blé et qui reviennent à la mode? Et bien le Nipa, c’est ce qui remplace ici la paille et qui sert à confectionner le toit de la maison, le toit de la cabane.

L’on utilise les feuilles d’un petit arbre de la famille des palmiers (le Nypa fruticans) pour confectionner des plaques de deux mètres de long sur quarante à cinquante centimètres de large, le ‘’Pawid’’.
Mode d’emploi : prendre un bambou d’une quinzaine de centimètres de diamètre et couper une pièce de deux mètres de long. Comme le bambou est creux il est facile de fabriquer des lattes d’environ 1,5 centimètre de large par deux mètres. 


Vous devez maintenant vous trouver avec une trentaine de lattes.
Un petit tour au bord de la rivière, d’une zone marécageuse ou le long d’un estuaire, c’est là que pousse le nipa et vous allez couper des feuilles de spécimens suffisamment âgés. Ces feuilles sont toutes plus ou moins de la même dimension, un mètre de long pour cinq à six centimètres de large.

Retour à la maison où vous égalisez vos feuilles, toutes de la même taille, un mètre. Vous pliez vos feuilles en deux et les installez à cheval sur une latte de bambou, vous suivez ? Avec un fil de chanvre, enfilé sur une grosse (très grosse) aiguille, vous allez fixer et bloquer vos feuilles sur la latte de bambou.
Les gens d’ici utilisent de plus en plus des bobines de fil / ruban plastique.

Donc vous devez vous retrouver maintenant avec une latte de bambou de deux mètres, sur laquelle sont enfilées une quarantaine de feuilles de nipa pliées en deux et maintenues par votre fil de chanvre (ou plastique).

Ces lattes, en fait des liteaux dans le jargon des charpentiers, vont par la suite être attachées ou clouées sur les chevrons de la toiture qui seront faits de pièces de bambou.
Il vous faut maintenant calculer combien il vous faut de lattes en fonction de la surface de la toiture. Espacement des lattes / liteaux, de 5 à 8 centimètres.

Vous avez votre plan, vous allez pouvoir commencer à monter l’ossature de votre nipa hut. En général un simple carré ou quadrilatère avec un toit à double pente à 45 º. Deux points à ne pas oublier, la nipa hut doit-être surélevée à cause des inondations, des insectes et des animaux et il vous faut prévoir un débord de toit du fait des fortes pluies. Parfois les chevrons sont faits de cocolumber, le bois du cocotier.


Ce type de maison, la nipa hut, existait bien avant l’arrivée des Espagnols, elle n’a pas beaucoup changé depuis. Peut-être l’introduction de quelques pièces de cocotier, car difficile à découper sans outillage, de clous et de la ficelle plastique. C’est tout, le principe et les matériaux sont les mêmes depuis des siècles.
Plusieurs avantages à ce genre de construction. 

Premièrement c’est très économique, vous construisez pour quelques milliers de pesos. 
Deuxièmement, c’est relativement solide, vous serez surpris de voir qu’après le passage d’un typhon très peu de ces maisons sont à terre, sauf en ce qui concerne les toitures, qui souvent … ont disparues. De plus reconstruire n’est pas un gros problème, financièrement parlant tout du moins. 
Troisièmement et c’est à mon avis l’avantage le plus important, ces nipa hut sont fraîches à l’intérieur, de jour comme de nuit.


Je ne comprends pas que les locaux préfèrent maintenant construire en parpaings, ciments, contreplaqué et tôles ondulées. Il fait une chaleur étouffante, c’est intenable dans ces nouvelles maisons, qui de bien entendu ne sont pas isolées et ne possèdent pas de climatiseurs. Certainement une question de solidité, de durabilité, de sécurité, de protection des appareils électriques et des meubles.


Il y a quelques expats qui vivent dans des nipa hut, ils ne sont pas très nombreux, mais on en trouve, un peu partout, éparpillés sur l’ensemble du territoire, plus particulièrement dans les campagnes.

Majoritairement les nipa hut sont isolées, parfois groupées par deux ou trois.
Mais dans les villes, le long des berges des rivières ou à proximité du rivage, il n’est pas rare de trouver de véritables villages de ces constructions ; collées les unes aux autres, là il y a danger … le feu !
Il n’est pas rare, qu’un feu démarré dans une de ces nipa hut se propage à plus d’une centaine d’autres en quelques minutes.

Parfois le nipa du toit est remplacé par une grande herbe que l’on nomme ici Cogoon, la couverture du toit se rapproche alors plus de ce que nous connaissons avec le chaume en Europe. Attention que le danger du feu est encore plus grand avec ce matériau particulièrement inflammable.

Le nipa hut n’est pas exclusif aux Philippines, l’on retrouve ce genre de construction aussi bien en Indonésie qu’en Malaisie, mais ici nous avons un mini nipa hut, à ma connaissance, exclusif aux seules Philippines, le ‘’Kobo’’.

Le ‘’Kobo’’, dont l’ossature est et doit être uniquement composée de bambou, souvent traitée et vernie, se différencie du napa hut du fait de sa taille, de ses ouvertures et des bancs qui occupent trois de ses côtés.
Il est généralement carré, ouvert sur les quatre côtés de la ceinture jusqu’au toit et l’accès se fait par un seul côté, précédé de quelques marches.

Culturellement parlant, pour le Philippin, le ‘’Kobo’’ est un symbole ; c’est avant tout le symbole de la réunion entre amis. L’on s’y réunit pour boire, la ou les bouteilles de Ginebra, d’Emperador ou de Fundador, parfois, s’ils sont en fonds, de la bière Red Horse achetée par caisse, le tout étant bien entendu accompagné de l’indispensable ‘’Pulutan’’ ! 


Croyez-moi, durant les heures chaudes de la journée, alors que le soleil écrase le paysage, qu’hommes et bêtes recherchent désespérément l’ombre salvatrice, il est agréable de se reposer sous un Kobo installé en bord de mer.

Les îles philippines bénéficient de la fraicheur relative des vents alizées et une SanMig lite aidant, il n’est pas si difficile, sous la toiture rafraichissante du nipa, d’avoir une pensée émue pour nos pauvres compatriotes qui se les gèlent et qui s’ennuient en France où dans toute autre partie d’Europe.

J’avais un Kobo dans ma précédente location … croyez–moi, il me manque !

Faire construire une nipa hut en annexe, sûrement, un Kobo … c’est en cours.


Expériences, avis, critiques et commentaires, comme d’habitude sont les bienvenus.



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2 comments:

Anonymous said...

Merci de penser aux compatriotes ! hahaha
Max Oto

thierry leguen said...

Le jour où je viendrais finir mes jours aux Philipines, c'est dans un Nipa Hut que je vivrais....